A - I n f o s

Une agence d'actualités par pour et au sujet des anars ** .
Informations dans toutes les langues
Les 30 derniers messages (accueil) Messages des deux dernières semaines Nos archives des anciens messages

Les 100 derniers messages selon la langue
Greek_ Chinese_ Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ _The.Supplement

Premières lignes des dix derniers messages
Greek_ Chinese_ Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe
Premières lignes des dix derniers messages
Premières lignes des messages des dernières 24 heures

Premières lignes des messages des dernière last 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007 | of 2008 | of 2009 | of 2010 | of 2011 | of 2012 | of 2013 | of 2014 | of 2015 | of 2016 | of 2017 | of 2018 | of 2019 | of 2020 | of 2021 | of 2022

(fr) FA Lyon - Manifestation 27 janvier 2022

Date Wed, 26 Jan 2022 18:29:02 +0000


Le groupe Graine d'Anar vous invite à se joindre à la manifestation du 27 janvier 2022, initiée par des syndicats de salarié.E.s, pour les emplois, les salaires et la diminution du temps de travail. ---- Rendez-vous à 11H30, gare des Brotteaux (métro du même nom) le 27 janvier 2022. ---- Ni gauche moribonde, ni droite revancharde - Agir au lieu d'élire! ---- Partout, tous les jours, que ce soit sur notre lieu de vie, notre lieu de travail, en discutant avec nos voisins, les raisons de se révolter ne manquent pas. ---- Le partage des richesses est de plus en plus inégalitaire: le CAC 40 a augmenté de 30% en 2021. ---- En 2020, malgré la pandémie, les richesses mondiales ont augmenté de 7,1%, le nombre de millionnaires en dollars s'est accru de 5,2 millions dont 309 000 rien que pour la France. Ces millionnaires qui représentaient 0,9% de la population française en 2000 dépassent aujourd'hui les 5% et leur nombre devrait augmenter de 70% d'ici 2025 (Étude du Crédit suisse de juin 2021). De l'autre côté, nos salaires, pensions et minimas sociaux sont gelés depuis des années ou augmentent moins vite que l'inflation galopante. L'adage capitaliste disant que les riches s'enrichissent et que les pauvres s'appauvrissent n'a jamais été aussi vrai.

La pandémie à démontré l'incurie et l'irresponsabilité de l'État. Alors que nous écrasons sur ce mois de janvier tous les records de contaminations depuis 2 ans et que le virus va continuer durablement de pourrir nos vies, notre service de public de santé est toujours à l'agonie par manque de moyens humains et financiers. Le gouvernement préfère diviser, stigmatiser, désigner des boucs-émissaires, alléger les règles sanitaires et les sanctions contre les entreprises qui refusent de les appliquer plutôt que d'apporter des mesures de fond massives pour le système de santé et ses agents, que de généraliser le port du masque FFP2 ou de lever les brevets des vaccins au niveau mondial...

Le capitalisme s'est mondialisé. Très bientôt, la première puissance capitaliste au monde sera gouvernée d'une main de fer par le Parti communiste chinois comme quoi le capitalisme d'État n'est que la continuité de l'État communiste!

Alors que l'Homo Sapiens est apparu sur Terre il y a près de 300 000 ans, il aura fallu moins de 200 ans de capitalisme industriel accéléré par ces dernières décennies de mondialisation pour menacer la vie sur notre planète. À ce rythme, pourrons nous survivre à seulement un siècle supplémentaire de capitalisme prédateur? Le moteur capitaliste en survitesse continuera à se gaver des énergies fossiles les plus polluantes: charbon, gaz de schiste, fioul, kérosène...

Même le nucléaire revient en grâce aux yeux des gouvernants malgré notre incapacité depuis plus de 60 ans à régler la problématique des déchets comme celle du démantèlement des réacteurs usagés et dangereux. La perturbation profonde des équilibres climatiques et naturels déjà en cours va rendre des portions croissantes de notre planète proprement invivables, ce qui va augmenter les conflits gigantesques pour la captation des ressources naturelles et le contrôle des espaces plus ou moins épargnés.

La société reste donc organisée économiquement sur la propriété privée des ressources naturelles, des marchandises, des moyens de production, des technologies et de la recherche, sur l'échange par l'argent, sur la concurrence et la compétition, sur le profit comme but, sur l'exploitation des femmes, des hommes et des enfants. L'éducation et l'instruction scolaire nient elles aussi la liberté et pratiquent sans vergogne la sélection et l'exclusion sociale. La culture de «masse» et de consommation s'érige comme supplétif au bonheur. La pub nous assomme de slogans: «Consommez, vous serez libre et heureux!».

Bref il n'y a rien de bon à attendre du statu quo: la solution la plus sage et la plus réaliste reste bien la révolution sociale pour retrouver une humanité durable et harmonieuse. Mais pour cela il faut rompre radicalement avec les conditions qui nous ont menées dans cette impasse actuelle: ni dieu, ni maître, ni patron, ni mari, notre salut ne passera ni par la conquête du pouvoir ni par la logique du profit.

Les puissants sont des voyous qui ne tentent même plus de cacher leur cynisme et leur mépris: ils ne comprennent que le rapport de force. Nous assistons à une nouvelle lutte des classes, beaucoup plus franche et plus brutale et cette lutte c'est à nous de la gagner car nous en avons la force au plus profond de nous-mêmes.

On nous divise en inventant des cloisonnements et des identités imaginaires selon la bonne vieille tactique de diviser pour mieux régner. L'individualisme et le communautarisme ne font que renforcer les égoïsmes individuels ou collectifs, au détriment de la solidarité universelle.

Les politiciens continuent de nous bercer d'illusions.

Ils sont impuissants pour enrayer la destruction de la planète, mais d'ailleurs, le veulent-ils? Seule importe pour eux la «place» et la compétition électorale.

Gouvernements, députés, patrons, Églises et clergé, institutions représentatives...: tous nous envoient dans le mur en nous promettant un État plus social, et un capitalisme à «visage humain» et protecteur de l'environnement.

À chaque élection, les politiciens nous ressortent le mythe que l'État pourrait garantir nos droits et nos libertés, s'il était dirigé par des personnels politiques vertueux. Outre que cette espèce d'oiseau rare n'a jamais été observée sur terre, c'est oublier la nature même de l'État qui est avant tout un outil au service de la classe dirigeante et du capitalisme. Les États, garants de cet ordre économique et autoritaire, n'ont de cesse de contrôler, réprimer, enfermer, écraser...

Les élections pestilentielles à venir ne dérogent pas à la règle. Parmi les dizaines de candidats et de candidates, c'est une véritable et affligeante surenchère dans la médiocrité et dans la démagogie relayée 24h/24 par les chaînes d'information continue.

Il n'y a plus d'idées, plus de projet, plus d'utopie, à la place, la politique se trouve personnifiée par la figure charismatique du nouveau messie ou du sauveur. On se trouve dans la satisfaction des egos et l'auto justification des partis tentant de surnager dans les marais de l'Histoire et cherchant à sauver leurs finances et leurs permanents.

Les partis ont abandonné la vie réelle, le terrain social, les milieux populaires dont ils ne comprennent plus les aspirations. Leur déconnexion est proportionnelle à leur obsession du pouvoir. La démocratie représentative consiste à signer un chèque en blanc à des professionnels de la politique sur qui nous perdons ensuite tout contrôle. Ainsi ils oublieront la plupart de leurs promesses ou bien imposeront des réformes antisociales qui ne figuraient même pas dans leurs programmes.

-> Les anarchistes opposent comme stratégie l'action directe, c'est à dire la lutte sans intermédiaires politiciens ou bureaucrates auto-organisée en assemblées générales et en comités de grève.
-> Les anarchistes proposent un fédéralisme inspiré de la Commune et basé sur le mandatement impératif, la rotation et la nonprofessionnalisation des mandatés.
-> Les anarchistes luttent pour l'égalité économique et sociale, pour une société sans classes et sans État.

Contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, l'Histoire n'est pas finie. Partout sur la planète, des gens luttent contre l'oppression, et l'émancipation de l'humanité reste à conquérir.

Nous ne devons pas douter de nos capacités collectives à transformer ce monde, mais nous ne devons pas reproduire les erreurs du passé. Ce ne sera pas en recréant les mêmes institutions (État, gouvernement, partis politiques, Églises, syndicats de cogestion...) que nous nous libérerons, mais en développant l'autonomie des exploités et des opprimés. Pour cela, nous pensons que le développement de structures auto-organisées, selon les principes anarchistes, participent de ce mouvement révolutionnaire qui reste à construire.

Loin d'établir un catalogue des méfaits induits par le capitalisme, notre analyse reste globale car nous pensons que toutes les oppressions, qu'elles soient économiques, politiques, ou idéologiques (religions, racismes, sexismes...), se croisent et se renforcent.

Nous voulons contribuer à redonner un sens collectif aux luttes, sortir de l'individualisme pour développer les résistances collectives. Cela passe notamment par la transmission de la mémoire des mouvements sociaux, pour reconstruire l'Utopie d'un projet global, le communisme anarchiste.

le 27 janvier 2022

Merci au groupe Emma Goldman de Périgueux pour le tract.
https://grainedanar.org/2022/01/26/manifestation-27-janvier-2022
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr