A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Greek_ 中文 Chinese_ Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement

The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Greek_ 中文 Chinese_ Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007 | of 2008 | of 2009 | of 2010 | of 2011 | of 2012 | of 2013 | of 2015 | of 2016 | of 2017 | of 2018 | of 2019 | of 2020 | of 2021 | of 2022

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) CLAC - Saison 2, épisode 2: Le féminisme anticarcéral

Date Sun, 13 Mar 2022 19:08:01 +0000


Le verger au complet - saison 2, épisode 2: le féminisme anticarcéral ---- Ce deuxième épisode de la seconde saison du Verger au complet porte sur le féminisme anticarcéral et prend la forme d'une entrevue avec Lux, qui est juriste et féministe antiraciste. ---- MUSIQUE ---- *Samuele - "La Sortie", tiré de l'album "Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent", 2017, https://samuele.bandcamp.com/, utilisé avec la permission du groupe. ---- *Tribade - "Las Desheredadas", tiré de l'album "Las Desheredadas", 2019, https://www.tribaderap.com, utilisé avec la permission du groupe. ---- Ressources complémentaires ---- Livres ---- Pour elles toutes - Gwenola Ricordeau (https://luxediteur.com/catalogue/pour-elles-toutes/) ---- Beyond Survival - Ejeris Dixon et Leah Lakshmi Piepzna-Samarasinha (à l'édition) (https://www.akpress.org/beyond-survival.html) ---- Becoming Abolitionists - Derecka Purnell (voir le chapitre Sex, love & violence et la conclusion) (https://astrapublishinghouse.com/product/becoming-abolitionists-9781662600517/) ---- Alternatives au 911: https://cobp.resist.ca/fr/node/22666

Transcription

Intro générale:
Dans nos sociétés de surveillance, où tous nos moindres faits et gestes sont épiés, contrôlés, calculés, puis enregistrés dans d'immenses bases de données, réfléchir sur le rôle colonial, capitaliste et oppressif de la police et des prisons s'avère plus que jamais incontournable.

Quand de nouvelles vidéos d'interventions policières font scandale par leur violence raciste, les dirigeants les policiers et les politiciens parlent de pommes pourries. Mais si on observe la tendance de fond, ces bavures se répètent depuis des décennies. Les écarts de conduite des policiers sont systématiques; la violence policière est systémique.

Dans cette deuxième saison du Verger au complet, au menu, on vous propose des pistes de réflexion un peu plus spécifiques que les épisodes de la première saison. Toujours sous forme d'entrevues avec des personnes aussi passionnées que passionnantes, on abordera entre autre les impacts de ces institutions sur les travailleuses et travailleurs du sexe, la police au sein des communautés autochtones, le féminisme anti-carcéral, la militarisation de la police, la justice transformatrice et les prisons pour migrants et migrantes.

Attaquons-nous au Verger au complet!

Intro d'épisode
Avant de plonger dans l'épisode, on tient à vous avertir que cet épisode du Verger au complet traite de sujets sensibles, dont les violences sexistes et sexuelles.

L'État et la gendarmerie insistent sur le fait qu'il est nécessaire de protéger la population en emprisonnant les personnes qui auraient commis des crimes, et ce, peu importe la nature du crime ses motifs ou encore les désirs de la victime, s'il y en a. Le chemin vers la prison passe par le processus pénal: qui commence par l'arrestation, et qui est suivi de procédures juridiques menant à déclarer une personne criminellement responsable d'un acte commis. Ces mécanismes ont des conséquences catastrophiques sur l'ensemble des personnes détenues et leur entourage. De plus, ces dernières n'affectent pas les différentes franges de la population de la même manière. Qu'elles soient détenues, survivantes ou encore proches d'une personne incarcérée, les femmes, trans ou cisgenre, sont particulièrement affectées par le système pénal. Dans cet épisode du Verger au complet, on discute ainsi des enjeux liés au féminisme anti-carcéral avec lux, qui est juriste et s'implique dans différents collectifs féministes antiracistes et queers.

Q1: Tout d'abord, comment est-il possible de définir le féminisme anti-carcéral? Qu'est-ce qui le distingue du féminisme libéral?

Lux: Premièrement, le féminisme libéral est un courant intéressé par l'égalité des droits. Il ne considère pas que le système en soit est de façon inhérente mauvais, mais plutôt que les inégalités proviennent du fait que les principes libéraux ne sont pas assez appliqués. Il suffirait donc de réformes juridiques pour atteindre l'égalité des genres. Le féminisme libéral c'est le féminisme mainstream, qu'on peut aussi appeler le féminisme bourgeois, parce qu'il avantage juste certaines femmes, soit les cis hétéra bourgeoises et blanches. On peut aussi dire que ce féminisme est un féminisme carcéral car il croit que la solution aux violences sexistes est la répression et l'emprisonnement des hommes qui commettent ces actes. Le féminisme anticarcéral s'oppose à cette vision et ne s'intéresse pas juste aux femmes blanches et bourgeoises, mais à toutes les femmes et les personnes de la diversité de genre. Donc, aussi aux femmes qui sont touchées par le système carcéral. Il considère que la prison est nuisible pour les femmes et pour les hommes et que ça ne favorise pas du tout une égalité des genres. Le féminisme anticarcéral est également un antiracisme et un anticapitalisme dans la mesure où il considère la prison comme un outil de contrôle des classes populaires et des personnes racisées. Autrement dit, le système pénal sert les intérêts du capitalisme et de la suprématie blanche en plus de renforcir le patriarcat.

Q2: Pourquoi les féministes anti-carcérales ont-elles eu besoin de formuler une critique anti-carcérale dans une perspective féministe, plutôt que de se joindre à d'autres mouvements anti-prison, tels que les mouvements de libération des prisonniers et prisonnières politiques ou encore les anarchistes, qui sont traditionnellement contre les prisons?

Lux: Une analyse féministe est nécessaire parce que la prison affecte différemment les hommes et les femmes. Je vais expliquer cela avec trois situations de femmes touchées de façon distincte par la prison. Cette catégorisation a été effectuée par Gwenola Ricordeau dans son livre Pour elles toutes.

Premièrement, il y a les femmes qui sont victimes de préjudice. Une façon par laquelle le système pénal ne les protège pas, c'est dans la définition même des crimes. Certains préjudices comme les difficultés à l'accès à l'éducation ou à la santé ne sont pas considérés comme des crimes. Ensuite, il y a aussi le fait que la plupart des violences sexuelles restent impunies par le système pénal dans la mesure que les femmes ne portent pas toujours plainte ou, en fait, peu souvent. Ou si le procureur général décide de pas poursuivre toutes les plaintes et souvent dans les procès, l'auteur des violences est trouvé non coupable ou, lorsqu'il l'est, les peines sont considérées trop minimes. De plus, il est à noter que le profil des victimes influence la sentence. Autrement dit, lorsque la victime est pauvre ou utilisatrice de drogue, cela peut amener une peine plus mince pour l'auteur des actes. Donc, le système pénal, en laissant largement impuni les crimes des hommes envers les femmes, sert les intérêt du patriarcat. Ça c'est un point que le féminisme mainstream partage, par contre, selon ce courant la solution serait que tous les hommes qui commettent ces actes soient amenés en prison. Nous on considère que le fait que des centaines de milliers d'hommes soit en prison n'est pas une solution féministe. Ce serait plutôt de l'ordre de la vengeance dans la mesure qu'étant donné le caractère structurel des violences sexuelles en prison, les auteurs de ces violences risquent d'en subir à leur tour aussi. De plus, cela enlève la possibilité pour la collectivité à travailler à transformer et réparer l'auteur de ces crimes. Aussi souvent la victime ne recherche pas la prison pour l'auteur, donc le système pénal ne répond pas aux besoins des victimes de retrouver une maitrise de leur vie. Puis aussi, le système pénal encourage les acteurs de violence à se prétendre innocent vu la menace de la prison, et donc cela n'encourage pas les auteurs à exprimer des remords.

Ensuite, il y a les femmes enfermées. Les femmes incarcérées appartiennent majoritairement aux classes populaires, sont issues de l'immigration ou de l'héritage colonial, un niveau d'éducation inférieur au reste de la population généralement et beaucoup de problème de santé mentale. Aussi, il y a une surreprésentaion des femmes lesbiennes et trans. Il faut noter qu'une grande partie des femmes en prison ont été victimes d'abus sexuels dans leur enfance, dans leur vie donc même si elles ne sont pas allées en prison pour le fait d'être victime, il faut prendre ça en considération. Il faut aussi prendre en compte que pour des raisons de socialisation, les femmes agissent plus rarement seules pour leurs crimes. Souvent il y a un homme dans le décors qui sans lui elle n'aurait pas commis le crime. Aussi il faut voir que les conséquences de la prisons sont différentes pour les femmes dans la mesure que elles se trouvent plus souvent isolées. Les hommes conjoints quittent plus les femmes incarcérées que ce que les femmes font aux hommes incarcérées. Elles ont aussi plus de difficulté à se trouver un partenaire par la suite. Aussi, il y a des femmes qui sont incarcérées pour l'homicide d'un proche, elles ont été des fois victime donc des fois elles sont enfermées pour s'être défendues face à la violence du patriarcat.

Finalement, il y a les femmes qui sont les proches des personnes incarcérées et donc à cause de la socialisation, ce sont surtout les femmes qui ont le rôle social du travail du care, du travail de soin. Donc c'est important de voir toutes les femmes qui ne sont pas en prison mais qui sont touchées par la prison. Il y a énormément de couts monétaires mais aussi émotionnel par exemple le fait d'avoir son conjoint en prison c'est difficile pour la relation. Aussi souvent les proches vont ressentir de la honte, ils sont stigmatisés comme étant coupables par association. Ils peuvent aussi avoir des symptomes dépressifs. Donc c'est difficile être un proche d'une personne incarcérée.

Q3: Le système de justice est intentionnellement compliqué, surtout lorsqu'on a pas fait des études en droit. Serait-il possible de nous expliquer ta conception du système de justice et à quoi pourrait ressembler une justice anticarcérale?

Lux: Le système judiciaire et administratif peut être vu comme étant composé de plein de sous-systèmes. En ce qui concerne les préjudices qui sont criminalisés, il y a le système criminel, le système du droit civil et le système de l'IVAC (le programme d'indemnisation des victimes d'actes criminels). Voyons les fonctions de chacuns.

Le but du droit criminel c'est la dissuasion de la population par la menace de la prison, qui marche pas très bien en fait. Il y a aussi la rétribution et la punition donc c'est lié à l'idée qu'une infraction doit être punie, c'est proche de la vengeance d'une certaine façon. Il y a aussi la réhabilitation, un objectif très mal rempli par le système carcéral et l'élimination, éliminer la présence d'une personne dans la société, surtout dans le cas des peines à perpétuité. Donc il faut comprendre que dans le droit criminel il y a relation entre l'État et les individus. C'est parce qu'on considère qu'un individu a brisé le contrat social, qui est de respecter les lois, qu'il a envers l'État que celui-ci le réprime en retour. L'accent n'est pas mis sur le tort fait à la victime. La victime n'est qu'un témoin.

Dans le droit civil, le droit civil sert à gérer les relations entre les gens. Donc dans ce cas la victime va être agente, ce sera par exemple la personne demanderesse (la victime) contre la personne défenderesse (l'agresseur). Donc le droit civil peut couvrir les actes de violence, donc ceux à caractères sexuels. Dans ce système il y a le principe de responsabilité et réparation. Par exemple, pour un cas de violence à caractère sexuel, une victime pourrait recevoir de son agresseur un montant qui correspond aux dommages matériels et émotionnels qu'elle a subit. Ici l'État n'est pas une partie. Le problème est que, pareillement avec le système criminel,  la menace de payer un montant élevé pèse sur la partie défenderesse ce qui fait en sorte que l'agresseur va tenter de se défendre et nier la version de la victime. Donc ça n'encourage pas vraiment la responsabilisation et l'accountability. Aussi, si jamais son agresseur est pauvre, la victime, son jugement ne lui servira pas parce que l'agresseur peut déclarer faillite et la victime ne pourra toucher à rien.

Finalement, il y a l'IVAC, qui est le système d'indemnisation des victimes d'actes criminels, qui a récemment été réformé. Ici, les victimes peuvent faire une demande pour recevoir un montant ou des services tels que des services psychologiques dépendamment de leur situation. Elles n'ont pas besoin d'avoir fait une plainte à la police, ni même de connaître le nom de leur agresseur. Donc c'est vraiment la relation État-victime ici qui est en jeu et le but est la réparation. On considère que le crime est un problème social pour lequel l'État doit assumer les couts. Par contre, le problème ici c'est qu'on ne responsabilise pas les agresseurs parce qu'ils sont pas au courant qu'une demande a été faite. Les agresseurs ne sont donc pas responsabilisés dans ce système là.

On voit que ces deux derniers systèmes sont imparfaits mais même s'ils sont plus intéressants que le droit criminel qui lui est clairement oppressif. Donc une justice anticarcérale féministe, selon moi, metterait l'accent sur les principes de réparation, de responsabilisation (accountability), et de transformation. C'est une justice transformatrice qui prendrait en charge les besoins de la victime tels que les services psychologiques et autres puis la responsabilisation, donc mettre en place un cadre dans lequel les agresseurs les personnes qui ont commis des préjudices sont encouragées à prendre responsabilité sur ce qu'ils ont fait, à comprendre et à voir comment est-ce qu'ils peuvent demander pardon puis réparer d'une certaine façon les torts, s'engager à ne plus commettre de tels actes. Le tout en ayant les besoins des victimes en avant plan.

Q4: Une des questions centrales du féminisme anti-carcéral est celle des violences à caractère sexuel. Tu nous as parlé des façons dont les féministes anticarcérales veulent y remédier, notamment avec la justice transformatrice. Mais voudrais-tu élaborer un peu plus sur la perception ou la compréhension de ces violences d'un point de vue féministe anti-carcéral?

Lux: La vision du féminisme anticarcéral est vraiment opposée à celle du système pénal dans la mesure que dans la conception du système pénal, ce sont des actes isolés, les violences sexistes et sexuelles. Ce sont des actes isolés faits par des individus isolés et donc la répression individuelle, ça marcherait. Dans le féminisme anticarcéral, on considère que étant donné le caractère systémique des violences sexuels, il y a un besoin d'une réponse systémique et pour un accent sur ce qui fonde les violence, c'est-à-dire le patriarcat. C'est important de voir les violences genrées comme s'inscrivant dans les système d'oppression comme le patriarcat, mais aussi la suprématie blanche et le capitalisme. Donc on peut pas combattre ces violences sans s'attaquer aux systèmes d'oppression. Donc ça passe par l'éducation la prévention, et aussi, comme mentionné plus tôt, la justice transformatrice. Et donc dans une conception où les agresseurs ne sont pas des monstres ni des exceptions. Je tiens à dire aussi que le féminisme anticarcéral ne cherche pas à blâmer les victimes qui utilisent le système pénal dans la mesure qu'il y a des fois peu de ressources pour avoir des processus de justice transformatrice, surtout avec des personnes qui ne sont pas dans nos communautés. Il faut donc le voir comme un échec collectif lorsqu'on a recours au système pénal et entreprendre des mesure qui favorise notre autonomie vis-à-vis le système pénal notamment par la justice transformatrice.

Q5: Quelle est la vision des féministes anti-carcérales sur la police?

Lux: Le féminisme anticarcéral il dépasse juste la prison dans le fond ça s'attaque au système pénal au complet. Dans ce sens, c'est peut-être mieux de parler d'abolitionnisme pénal féministe. Donc, il s'attaque à l'ensemble des institutions qui concernent la pénalité, c'est-à-dire police, la justice criminelle puis la prison, mais aussi à toutes les mesures post-prison telles que la probation ou avoir les agents de probation, etc. Donc l'abolitionnisme pénal n'est pas réductible aux luttes seulement contre la prison. C'est aussi intéressant de ne pas avoir cet accent là mis juste sur les prisons dans la mesure qu'il y a aussi des mesures comme le bracelet électronique qui dépasse les murs de la prison mais qui constitue de la surveillance et qui concerne la pénalité. Donc la police c'est une institution répressive et donc opprimante dans son essence même donc c'est sur que les féministes anticarcérales s'y opposent également.

Q6: Quels sont les collectifs féministes anti-carcéraux actifs à Tiohtià:ke/Montréal? En quoi consiste leur travail?

Lux: Il n'y en a pas tout à fait, en fait il y a des collectifs contre les prisons, comme le collectif Contre les prisons, Anticarceral Group qui j'imagine doivent avoir une féministe aussi dans leur travail. Sinon il y a aussi la collective Féminisme et droit associé à l'UQAM qui est composé de militantes juristes de gauche qui dans le passé ont eu des activités sur le féminisme anticarcéral parce que certaines s'intéressent notamment à la profession de criminaliste, soit la défense de personnes accusées ou pratiquer le droit carcéral pour améliorer les conditions de vie des personnes détenues. Mais le collectif ne se concentre pas juste sur les luttes anticarcérales. Ce qui veut dire que le terrain est là pour des groupes qui voudraient ce se former, des groupes féministes anticarcérales qui voudraient se former. Je crois que ce serait vraiment pertinent.

Conclusion:

Comme nous l'avons vu dans cet épisode, le système carcéral n'est pas une solution souhaitable pour répondre aux violences sexistes. Non seulement tout le monde n'est pas égal devant le système de justice, mais les prisons ne règlent en rien les violences du patriarcat, elles les accentuent. Or, il n'existe pas de solution unique pour réparer les torts causés à autrui, ni pour guérir des blessures subies. C'est pourquoi nous devons réfléchir dès aujourd'hui aux moyens les plus adaptés à nos besoins et nos réalités. Plusieurs ouvrages proposent des pistes pour régler nos conflits avec une justice transformatrice et de nombreuses alternatives à la police et au 911 existent déjà. On vous laisse en description une liste de ces outils!

C'est tout pour cet épisode du Verger au complet, on vous revient sous peu avec du nouveau contenu et, d'ici là, la manifestation anuelle du Collectif Opposé à la Brutalité Policière aura lieu ce 15 mars à 17h30, au métro Lionel-Groulx. La manif a pour thème cette année: "La police, c'est colon en crisse!" On se voit dans la rue!

https://www.clac-montreal.net/fr/node/792
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center