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(de) France, UCL AL #318 - Politik, Lokaler Aktivist in Angers: Der Funke geht aus, aber die Flamme bleibt (ca, en, it, fr, pt)[maschinelle Übersetzung]

Date Mon, 9 Aug 2021 10:40:47 +0300


Der 1997 eröffnete lokale Verein, selbstverwaltet und militant Anjou, der Spark wird im Juli seine Pforten schließen. Ein Mekka für das lokale politische und gegenkulturelle Leben, eine fragmentarische Rückkehr in das bewegte und bewegungsreiche Leben von L'Étincelle. ---- Quand on vit dans une ville de taille moyenne, on n'a pas forcément toujours les moyens d'être aussi sectaires que dans d'autres villes. C'est ainsi qu'à la sortie du grand mouvement social de décembre 1995 les groupes de la Ligue communiste révolutionnaire (ancêtre du NPA), de la Fédération anarchiste, du réseau No Pasaran, d'Agir contre le chômage!, des militantes féministes, des activistes de la contre-culture, des militant·es révolutionnaires de divers horizons, décident de se regrouper pour monter un local sur Angers. Le projet de l'Étincelle est lancé.

En 1996 un local est trouvé. Après quelques mois de travaux le lieu ouvre officiellement ses portes en février 1997. L'aventure est lancée. L'Étincelle devient alors un lieu incontournable du mouvement social angevin. Pour notre part, c'est en 2002, lorsqu'un Collectif pour une Alternative libertaire verra le jour à Angers, que nous rejoignons l'Étincelle pour ne plus la quitter jusqu'à aujourd'hui. Dès lors nous n'avons cessé de nous investir dans ce local qui est pour nous un outil pour mettre en pratique l'une des idées fortes de notre courant: l'autogestion.

Autogérons les difficultés
Force est de constater que faire vivre un local militant de manière autogérée ce n'est pas toujours simple. Combien de camarades se sont épuisé·es à porter la vie quotidienne du lieu ? Quand vider les poubelles et passer le balai est réservé à une poignée, c'est qu'il y a un vrai problème d'organisation et d'implication. Mais jusqu'à aujourd'hui beaucoup ont pu se reposer sur cette petite minorité qui faisait son possible pour maintenir le local à flot.

Et les problèmes administratifs n'ont pas aidé. Le local était au départ loué à un propriétaire privé. Mais au milieu des années 2000 la mairie est devenue propriétaire du local avec pour objectif de le détruire dans le cadre de la « rénovation urbaine du quartier », aussi connu sous le nom de gentrification. Dès lors le local s'est retrouvé dans un bail précaire renouvelable tous les trois mois. L'épée de Damoclès administrative était au-dessus de nous. Difficile dans ces conditions de se lancer dans des grands projets. On pare au plus pressé, on continue bon an mal an nos activités.

Cette situation a duré plus de dix ans. Et un beau jour de 2017, alors que nous nous apprêtions à fêter les vingt ans du lieu, nous avons reçu la missive des services municipaux. Il fallait déménager au plus vite. Mais pas de panique, dans sa grande mansuétude la mairie de droite nous proposait un relogement. Devant l'évolution rapide de l'urbanisme sur le centre-ville, il nous semblait difficile de résister à cette expulsion. Nous avons donc collectivement fait le choix d'accepter le relogement de la mairie, non sans un grand nombre de conditions. Quitter notre local de la rue Maillé ne s'est pas fait de gaieté de coeur. Il avait certes beaucoup de défauts, mais c'était notre local historique, là où nous avions construit ce projet.

Pour certain·es cette décision a été vue comme une trahison, nous nous jetions dans les bras de la mairie. Pour d'autres, dont nous faisions partie, l'essentiel était de défendre et sauvegarder les outils, avec pragmatisme. Nous aurions tout perdu si, en s'opposant à ce déménagement nous nous étions retrouvé·es sans rien, incapables de nous reloger décemment par nos propres moyens.

Loin des yeux loin du coeur
Après moult négociations nous parvenons donc à obtenir un local dans lequel nous pourrions faire perdurer nos activités. Et les services de la mairie sont formels : il n'y aura aucun projet sur ce local avant plusieurs décennies... Après plusieurs semaines de travaux l'Étincelle rouvre ses portes boulevard du Doyenné à l'automne. Nous avons désormais un jardin, des espaces de stockage au sous-sol, des espaces distincts, un chauffage central et des fenêtres (quand on vous disait que l'ancien local avait quelques défauts...).

Après un quart de siècle bien vivace, les militant·es décident collectivement de fermer l'Étincelle plutôt que de la laisser mourir à petit feu.
Et nous continuons nos activités : concerts, conférences-débats, projections, ateliers, etc. Mais la fréquentation est en baisse. Déjà dans notre ancien local on sentait les choses s'émietter petit à petit. Là, la situation devenait plus difficile et il était parfois compliqué de rentrer dans nos frais.

Comment expliquer ce désintérêt pour l'Étincelle ? Déjà nous n'étions plus dans le centre-ville, mais en périphérie. Et puis d'autres lieux alternatifs ont pu ouvrir sur la ville. Des lieux où le cadre organisationnel était sans doute moins contraignant que l'Étincelle.

Das i-Tüpfelchen, mitten in einer Pandemie, während der Spark seit März 2020 fast stillsteht, entfernt uns das Rathaus endgültig für den Sommer 2021 aus den Räumlichkeiten, diesmal ohne Umzugsvorschlag. Was also tun ? Verhandlungen werden automatisch ausgeschlossen. Wir haben mit diesen Leuten nichts mehr zu tun. Neu starten und das Projekt an anderer Stelle neu starten ? Dort weist der Energiemangel auf die Nasenspitze. Egal, anstatt langsam zu sterben, beschließt der Spark, sich selbst zu versenken und erklärt das Ende des Abenteuers für den Sommer 2021.

Auf dem Höhepunkt ihrer Mittel haben die UCL Angers-Gruppe und ihre Aktivisten immer an diesem Abenteuer teilgenommen. Es war für uns ein konkreter Weg, um zu erkennen, dass Selbstmanagement alles andere als einfach ist. Aber wenn wir uns mit den richtigen Werkzeugen ausstatten, können wir Menschen mit ganz unterschiedlichen politischen Hintergründen zusammenbringen und in eine Richtung bewegen. Natürlich war das Leben der Spark nicht immer rosig: Angriffe durch Faschisten, sexistische und sexuelle Übergriffe, gewöhnlicher Rassismus usw. Aber wir haben gelernt, all diese Ereignisse gemeinsam zu managen, und dies hat die soziale Bewegung der Anjou genährt. Kurzum, wir waren in vielen Fragen ein Schmelztiegel, der dann unser gesamtes soziales Lager bewässerte.

Und das alles wird nicht über Nacht verschwinden. Bereits jetzt florieren lokale Projekte und Ideen fließen. Wir können wetten, dass sich die Stadt innerhalb weniger Wochen mit einem neuen Werkzeug im Dienste der sozialen Kämpfe ausstatten wird. Und wie wir während der Mai-Demonstration sangen, wenn "der Funke weggeht, werden wir immer noch da sein" !

Die UCL Angers-Gruppe

https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Local-militant-a-Angers-l-Etincelle-s-eteint-mais-la-flamme-demeure
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