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(fr) Sarkozy, Dieu (et nous)

Date Fri, 11 Jan 2008 13:01:34 +0100 (CET)



Dans /Dieu et l?Etat/, le vieux Bakounine écrivait ceci : « L?idée de Dieu implique
l?abdication de la raison et de la justice humaines ; elle est la négation la plus
décisive de la liberté humaine et aboutit nécessairement à l?esclavage des hommes,
tant en théorie qu?en pratique (?) Si Dieu est, l?homme est esclave ; or l?homme
peut, doit être libre ; donc Dieu n?existe pas. » Ce n?est bien sûr pas l?avis de
notre bouleversifiant président de la République, de passage à la basilique
Saint-Jean-de-Latran à Rome, histoire de faire la bise à Benoît XVI et de faire
rire le très Saint-Père en sortant de sa poche le plus beau rejeton de la Fille
aînée de l?Eglise : Jean-Marie Bigard, symbole du génie français à l?heure du PAF.
Du gras, du lourd, du graveleux, du bien beauf, du coussin péteur? il n?y a pas que
le pouvoir d?achat qui est en berne ici bas, il y a aussi l?humour. N?avez-vous pas
remarqué à quel point les humoristes, globalement, n?ont plus rien à dire sur ce
monde tel qu?il est, que la critique sociale a disparu de leurs spectacles ? Qu?il
n?y a plus guère que les politiques pour nous faire rire ? Encore que?

C?est le problème avec Nicolas Sarkozy. On devrait pouvoir rire à gorge déployée de
sa vision du monde, des ses analyses navrantes de l?Afrique et des Africains et de
cette énigmatique « identité nationale » dont il « n?existe aucune définition
objective ». [1] Le problème est qu?elles sont inquiétantes puisqu?elles sont
portées par un homme qui est censé faire notre bonheur pour, allez, j?ose !, la
décennie qui vient.

J?ai lu, comme vous peut-être, quelques extraits de son discours du 20 décembre
dernier publiés par le journal /Le Monde/.

Je passe rapidement sur le fait qu?il ait offert au pape quelques ?uvres de Georges
Bernanos. Le choix est judicieux. Je ne parle pas ici de la qualité littéraire des
écrits de Bernanos mais de la trajectoire politique de celui-ci : Bernanos était un
catholique fervent, un nationaliste forcené qui fut très longtemps lié à la très
antisémite et monarchiste Action française ; autant dire que Bernanos était un
mystique doublé d?un fieffé réactionnaire. Au moment de la guerre d?Espagne, il
soutient les franquistes, comme l?un de ses fils, engagé dans les Phalanges, mais
s?en éloigne assez vite, écoeuré par les massacres perpétrés au nom de Dieu par les
militaires rebelles, avec le soutien de l?église espagnole. Pendant la seconde
guerre mondiale, exilé au Brésil, il se rallie à la France libre et non à la
révolution nationale du maréchal Pétain, de même que ses deux fils engagés dans les
Forces françaises libres. Comme quoi, on peut aller tuer du « rouge » en 1937 en
Espagne et se battre contre l?Allemagne nazie quatre ans plus tard? Le fil rouge,
c?est la Nation, voire l?homme providentiel.

Mais laissons de côté Bernanos pour nous intéresser de plus près au discours
sarkozien qui doit devoir à la plume de l?incontournable Henri Guaino et à celle de
l?ineffable Max Gallo.

J?ai choisi de commenter quatre passages de ce discours.

Premier passage : /« La laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n?a pas
le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le
faire. Elle n?aurait pas dû. »/ Quand a-t-elle tenté de le faire ? A la fin du 19e
siècle et au début du 20e siècle, lorsque les débats furent les plus virulents ?
Parle-t-il de ce moment, fugace, où en 1793-1794, le culte catholique fut aboli en
France sous l?influence des Hébertistes ? Sarkozy veut-il parler de la loi de
décembre 1905 sur ce que l?on appelle la « séparation de l?église et de l?Etat » ?
Il serait intéressant de le savoir. C?est d?ailleurs assez piquant de voir Nicolas
Sarkozy relire l?histoire de France en regrettant qu?elle ait été parsemée de
conflits. La France du début du 20e siècle, c?est une France où le clergé règne en
maître dans les campagne, où le syndicalisme révolutionnaire vit ses plus belles
heures, où, dans l?hémicycle, bourgeois « progressistes » et bourgeois «
réactionnaires » s?affrontent ; c?est une France où l?Etat bourgeois cherche à
s?émanciper de la tutelle religieuse ; c?est une France où l?Eglise entend
contrôler les âmes pour conjurer l?égalitarisme républicain ; c?est aussi une
France marquée, divisée par l?Affaire Dreyfus ; c?est une France en guerre. Et
pourtant? Pourtant, la crise lors des Inventaires des biens de l?église en 1906 ne
mettra pas le pays à feu et à sang. Ce ne sont que les catholiques les plus
traditionalistes qui s?opposeront aux forces de l?ordre. Et d?un autre côté, le
Vatican, après avoir jeté de l?huile sur le feu, cherchera la conciliation avec le
gouvernement ; gouvernement qui lui aussi a besoin de paix civile à l?approche des
élections. L?église est peut-être descendue de son trône (elle y remontra sous
Pétain), elle n?en a pas moins gardé un rôle important dans la société française de
l?époque ; et je ne sais s?il y a aujourd?hui un comité d?éthique quelconque qui ne
comprenne pas dans ses rangs un représentant de l?église catholique?

Je m?en voudrais de ne pas commenter un second passage, intrigant, de la pensée
sarkozienne. Ce passage, le voici : « Une morale dépourvue de liens avec la
transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la
facilité ». Bigre ! Doit-on y voir là une façon d?honorer le fondamentalisme
religieux ? Je ne suis ni théologien, ni philosophe et encore moins spécialiste de
l?histoire des mouvements religieux, mais je crois pouvoir affirmer sans craindre
d?être déjugé que l?évolution de la pensée religieuse doit tout au contraire aux
contingences historiques, à l?évolution de la pensée philosophique, celle de la
science, à l?évolution des rapports de production et de classe, de la nature des
régimes politiques et sociaux. Le travail d?analyse, d?interprétation des textes
religieux, ceux de la Bible, du Coran [2] ou de la Torah, ne naissent pas de rien,
hors du temps. Ils sont les produits d?une époque, d?un moment de l?histoire.
L?encyclique papale Rerum novarum de 1891 n?est-elle pas une réponse à la montée du
socialisme, conséquence de l?industrialisation et de l?urbanisation des sociétés
occidentales ? Pacem in terris en 1963 aurait-elle vu le jour hors du contexte de
la guerre froide ? Et la pensée de Hassan Al Banna, fondateur des Frères musulmans
en Egypte, n?a-t-elle aucun lien avec l?affirmation du nationalisme arabe ?

Les individus (leurs pensées, leurs convictions) pourvus « de liens avec la
transcendance » ne « flottent » pas dans les airs. Ils font partie de communautés
humaines, nationales, occupent une certaine position dans les rapports de
production, ont des intérêts individuels ou collectifs à défendre. Même les plus
fanatiques des croyants sont obligés de composer avec l?environnement qui est le
leur : les islamistes radicaux qui ne jurent que par l?Oummah (la communauté de
tous les musulmans) s?inscrivent le plus souvent dans une dynamique d?affirmation
politique nationale.

Il en va donc des croyants comme des mécréants. Les « contingences historiques »
s?emploient à mettre à l?épreuve la morale des uns, l?éthique des autres. Au niveau
individuel, tout est affaire de courage, de force, de conviction, voire d?héroïsme.
L?histoire de l?Humanité est peuplé de ces hommes et femmes, anticléricaux, athées,
croyants ou fous de Dieu restés fidèles à leurs convictions, à leurs valeurs et
leurs principes quels qu?ils furent, vaille que vaille, jusqu?à la mort. Mais la
fidélité est-elle en elle-même une vertu ? A mon sens, non ; ou en tout cas bien
moins que le questionnement permanent

Troisième passage : /« Le temps est venu que les religions et toutes les forces
vives de la nation regardent ensemble les enjeux de l?avenir et plus seulement les
blessures du passé »/. Ce genre de propos me laisse circonspect. J?ai le sentiment
d?avoir raté un événement récent d?importance, une guerre de religion ou bien une
guerre scolaire. A moins que ma mémoire ne défaille, il ne me semble pas que la
France de 2007 ait vécu récemment un conflit de cet ordre. Le dernier en date fut
la grande manifestation des défenseurs de l?école dite libre au milieu des années
1980. Il y a vingt ans déjà ! Je trouve même qu?on nage régulièrement en plein
?cuménisme et que souvent un rabbin, un pasteur, un curé et un Imam partagent la
même table. A moins que le président Sarkozy n?ait en tête l?Islam, la question du
passé colonial, les émeutes de 2005, et les dits « problèmes d?intégration »
auxquels sont confrontés les jeunes dit « issus de l?immigration ». A moins qu?il
n?agite devant nos yeux la promesse d?un « Grenelle de la laïcité positive » chargé
de redonner du sens et de la spiritualité à un quotidien qui en manque tant ?

C?est ce que je crois comprendre avec ce dernier extrait : « Ceux qui ne croient
pas doivent être protégés de toute forme d?intolérance et de prosélytisme. Mais un
homme qui croît est un homme qui espère. Et l?intérêt de la République, c?est qu?il
y ait beaucoup d?hommes et de femmes qui espèrent. » Loin de moi l?idée de conjurer
toute idée de « croyance ». On passe notre temps à croire : croire en Dieu pour
certains, dans son abolition pour d?autres ; croire aux lendemains qui chantent,
croire en la capacité des hommes et femmes à se débarrasser des entraves multiples
qui les enserrent ; croire en la toute-puissance de la Raison, croire au Progrès, à
la Technique ; quant à la République et à l?Etat, ils doivent beaucoup dans ce
qu?ils donnent à voir, dans leurs rituels, à l?héritage religieux? Nous sommes des
êtres de chair et de sang qui pensent, réfléchissent, imaginent et parfois sont
portés à l?Utopie. « La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert
spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres n?ont
pas rendu les Français plus heureux » nous dit Nicolas Sarkozy. Alors il nous
faudrait croire pour combler le vide spirituel créé par la société moderne
matérialiste ? Nicolas Sarkozy est un être étonnant : toute sa façon de vivre se
veut résolument libérale et moderne (divorce, vacances sur un yacht, dé-tabouiser
la richesse?) et il ose verser des larmes de crocodile sur la France d?antan,
encore marquée par la ruralité et tout ce que cela charrie comme styles supposés de
vie quotidienne et façons d?être au monde. Il se hasarde même à parler de « désert
spirituel des banlieues » alors que tout me semble indiquer le contraire, notamment
la permanence d?un Islam non fondamentaliste ou le développement de toutes les
religions ou sectes issus du protestantisme qui prolifèrent au sein de communautés
d?Afrique noire.

Comme Nicolas Sarkozy ne me semble pas le plus disposé à critiquer le monde tel
qu?il est, c?est-à-dire un monde dominé par la frénésie de la consommation,
l?hédonisme de pacotille, et l?individualisme le plus creux, j?en viens à me dire
que ses propos sont les témoins de son « obsession américaine » : formidable
Amérique marquée par le puritanisme le plus austère (Amish, Quakers) et la sainte
alliance du profit et de la spiritualité ; stupéfiante Amérique où Dieu est
partout, comme sur les dollars qui s?empilent dans les poches des
prédicateurs-bonimenteurs ; incroyable Amérique qui intègrerait ses migrants mille
fois mieux que nous ; étonnante Amérique où même les pauvres pensent appartenir à
la classe moyenne !

La France propose la République comme projet commun ; l?Amérique offre des success
stories, donc un rêve. Autant dire une espérance ou un mirage. Rêve fascinant de
réussite sociale placé sous les auspices divines [3], sentiment que tout est
possible à condition d?avoir la foi. Mais, comme le dit Arthur Koestler, « la foi
est vraiment une chose étonnante : elle rend les hommes capables non seulement de
remuer les montagnes mais de prendre un hareng pour un cheval de course. » [4]

Dans ses v?ux pour la nouvelle année, Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou avec des
accents messianiques et gaulliens : « Dans l?époque où nous sommes, a-t-il dit,
nous avons besoin de ce que j?appelle une politique de civilisation (?) Notre vieux
monde a besoin d?une nouvelle Renaissance. Eh bien, que la France soit l?âme de
cette Renaissance (?) Que la France montre la voie, c?est ce que depuis toujours
tous les peuples du monde attendent d?elle. »

Ainsi donc, la France, puissance moyenne orpheline de sa puissance impériale
d?antan, doit se sentir investi d?une nouvelle mission civilisatrice. Sarkozy se
fait flatteur. Il sait que faire basculer dans le « monde moderne néo-libéral » la
société française ne sera pas sans risque. Que veut dire « basculer dans le monde
moderne néo-libéral » ? Cela signifie s?aligner peu ou prou sur les politiques
économiques et sociales à l??uvre aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en
Australie ; autrement dit, limiter la capacité de nuisance des organisations
syndicales, briser les capacités de résistance collective des travailleurs,
redéfinir le rôle de la puissance publique dans l?ordre économique capitaliste,
rendre le travailleur plus flexible/réactif/soumis aux impératifs de la machine
productive, mettre la pression sur le chômeur pour qu?il s?adapte au marché du
travail tel qu?il est? bref toutes ces choses qui ne vont pas de soi dans
l?hexagone, et qui sont passés souvent comme une lettre à la poste, au-delà de nos
frontières. « Pour pouvoir subsister en tant que régime politique, écrit Eduardo
Colombo, la société capitaliste moderne privatise les individus, les renvoie
constamment à la sphère sans relief de leurs affaires, de leur maison, de leur
travail, de leur télévision, de leurs loisirs. En même temps, le tissu social se
distend, la scène politique où peut s?exercer la volonté du peuple perd consistance
et netteté. L?apathie, le sentiment d?impuissance, l?idée que la pensée et l?action
individuelle sont inopérantes pour modifier les conditions de la vie s?emparent de
la plupart des individus et les isolent encore plus les uns des autres [5]. » Nous
en sommes presque là et pointe à l?horizon la sombre sentence tenue en 1987 par
Margaret Thatcher : « Il n?y a pas de société, il n?y a que des individus et des
familles. »

Mais Sarkozy n?est pas Thatcher ; il est plus proche de l?esprit qui anime Tony
Blair et le New Labour qui entendaient « responsabiliser » les gens, c?est-à-dire
les soumettre aux diktats de la classe dominante au lieu de les y soustraire
quelque peu par le biais des politiques sociales. Sarkozy sait que pour que les
groupes humains existent, pour que nos sociétés « modernes » ou « post-modernes »,
« démocratiques bourgeoises » n?implosent pas, ne sombrent pas, ne se déchirent pas
[6], il faut autre chose, quelque chose qui les relie. Il faut vendre une Idée
(Dieu, la Nation, la République, la Démocratie) capable de masquer la réalité crue,
celle de la violence des rapports de production, celle de la violence des rapports
hommes-femmes, celle de la domination sous toutes ses formes. Il faut vendre une
Idée qui n?entre pas en contradiction fondamentale avec le système politique et
économique actuel. Pas question donc d?une morale de la frugalité et de l?ascétisme
qui viendrait à mettre en péril la production continue de marchandises ; pas
question de remettre en question la « démocratie bourgeoise », le « gouvernement
des meilleurs » bâti sur le mépris du peuple et de ses capacités créatrices. Par
contre l?Idée très chrétienne du travail rédempteur, du travail comme
auto-réalisation de soi, du Mérite, protégée par un Etat non plus « providence »
mais gendarme et paternalo-moralisateur a me semble-t-il de beaux jours devant lui.
A moins que tous autant que nous sommes, nous cessions de prendre les harengs pour
des chevaux de course?


Notes

[1] Selon les mots de Gérard Noiriel in /A quoi sert « l?identité nationale »/,
Agone, 2007, p. 10.

[2] Lire à ce sujet Olivier Roy, /Généalogie de l?islamisme/, Hachette, 1995.

[3] Voir Nicole Guétin, /Etats-Unis : l?imposture messianique/, L?Harmattan, 2004 ;
Daniel Becquemont et Pierre Bonte, /Mythologies du travail ? Le travail nommé/,
L?Harmattan, 2004 (notamment le chapitre 4 /Le monde des choses et le monde des
hommes : travail et éthique)/.

[4] Arthur Koestler, /Les militants/, Mille-et-une-nuits, 1997, p. 57.

[5] Eduardo Colombo, /La volonté du peuple ? Démocratie et anarchie/, Ed. CNT/Ed.
Libertaires, 2007.

[6] Lire à ce sujet les réflexions de Arjun Appadurai, /Géographie de la colère ?
La violence à l?âge de la globalisation/, Payot, 2007.


*Le Monde comme il va*, émission # 12 du jeudi 10 janvier 2008

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