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(fr) Montréal: Un des trois du G20 prisonnier à Orsainville

From "morris bubuv" <mbubuv@yahoo.com>, wrote:@ainfos.ca
Date Fri, 6 Apr 2001 12:12:21 -0400 (EDT)


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
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UN DES 3 DU G-20 PRISONNIER À ORSAINVILLE
 
 
MONTRÉAL, 5 avril 2001. Stéphane Blais, qui avait été
arrêté lors de la manif du 23 octobre 2000 contre la
réunion du G-20, est actuellement détenu au centre de
détention de Québec, mieux connut sous le nom de
prison d'Orsainville. 

Stéphane a été arrêté la semaine passée en vertu d'un
mandat d'arrestation émis en raison de son absence
lors de l'enquête préliminaire, qui s'est ouverte le
20 février dernier, pour trois accusés arrêtéEs lors
de la manif du 23 octobre.

Stéphane est détenu à Orsainville en rapport avec un
dossier en Beauce (qui n'est pas lié à aucune activité
politique) et sera transféré au centre de détention
Rivières-des-Prairies, à Montréal, dans le courant de
la semaine prochaine.

Son moral est bon, même si les autorités carcérales
lui refusent le droit de recevoir une alimentation
végétarienne. Même si ses geôliers lui ont confisqués
du courrier qu'il vient de recevoir aujourd'hui sous
le prétexte qu'il s'agissait d'articles de journaux
photocopiés. Stéphane va tenté de contester cette
confiscation arbitraire avec les moyens du bord...

L'enquête préliminaire des 3 du G-20 se poursuivra à
9h30 le 30 avril prochain à la salle 3.12 au Palais de
justice de Montréal sous la présidence du juge
Legault. Il n'est pas exclut que la Couronne s'oppose
à la remise en liberté de Stéphane d'ici cette date,
c'est pourquoi il sera primordial que la salle soit
remplit d'activistes solidaires lors de sa
comparution, dont la date devrait être connue bientôt.

Rappelons que Stéphane Blais fait partie d'un groupe
de trois personnes accusées, aux côtés de Kevin
Spilanne et de Daniel Carrière, qui avaient été
détenus pendant 16 journées en octobre/novembre
derniers suite à leur arrestation durant la première
manif contre la réunion du G-20. Les trois font
toujours soumis à des conditions de remise en liberté
tout à fait draconniennes: interdiction de participer
à des manifestations, couvre-feu, etc.

Le reste de la quarantaine d'autres personnes arrêtées
en rapport avec cet événement sont accusées devant la
Cour municipale de Montréal, sous divers chefs de
"participation à une émeute", "méfaits", etc. Les
trois accusés ci-haut mentionnés sont séparés d'avec
le reste du groupe d'arrêtéEs en raison de la gravité
des charges portées contre eux, à savoir: "voies de
fait contre un agent", "voies de fait contre agent
avec lésion", en plus des autres charges-bidons
habituelles. 

Si les chefs d'accusation sont sérieux, il ne faut pas
oublier que la poursuite reproche uniquement aux trois
du G-20 d'avoir lancé des projectiles sur des
policiers anti-émeute. 

Un flic-assassin est l'accusateur contre Blais
 
Soulignons enfin que le policier-plaignant dans le
dossier de Stéphane Blais est l'agent Dominique
Chartier, auteur de la mort d'Yvon Lafrance le 3
janvier 1989. Chartier a abattu Lafrance par balles
alors que ce dernier était visiblement en état
d'hébriété avancé et brandissait un simple couteau à
une bonne distance de l'agent. 

L'ex-policier Gaetan Rivest, qui avait fait l'enquête
sur cet homicide pour le compte de la Sûreté du
Québec, a admis publiquement plusieurs années plus
tard, qu'il avait trafiqué son enquête pour blanchir
Chartier.

Rappelons aussi que Chartier était le partenaire de
patrouille de l'agent Michel Garneau le jour même où
ce dernier a abattu mortellement Martin Suazo, le 31
mai 1995. Suazo, qui était un suspect dans un vol de
bermudas, n'était pas armé et ne résitait pas à son
arrestation au moment où Garneau lui a tiré une balle
dans la tête.

Chartier a été pendant longtemps un ardent adepte du
harcèlement des jeunes de la rue au centre-ville de
Montréal lorsqu'il besognait au sein du tristement
célèbre poste 33. Chartier a même déjà dit à des
jeunes qu'il persécutait qu'il aimait se faire appeler
le "bulldozer".

Inutile de vous dire que Chartier n'a jamais passé une
seule minute de sa pitoyable existence derrière les
barreaux d'une cellule...  

FACE AUX FLICS-ASSASSINS CHOUCHOUTÉS PAR UNE JUSTICE
CORROMPUE,

NOTRE MEILLEURE ARME EST CELLE DE LA SOLIDARITÉ!
 
ENSEMBLE, NOUS AURONS LE DESSUS!!


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