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(fr) CNT-F Fédération des Travailleuses/eurs de l'Education - Jeudi 3 mai: Grèves dans l'éduc. A Paris, convergence de la manif avec les cheminots

Date Sat, 5 May 2018 13:01:04 +0100


Paris. Communiqué du comité de mobilisation de Jussieu, publié aux alentours de midi, jeudi 3 mai:
---- Aujourd'hui, le site Jussieu de Sorbonne Université a été bloqué jusqu'à 9:30. L'administration
a décidé d'ouvrir les entrées parking pour casser le blocage et donc empêcher le débat sur une loi
vivement contestée et rejetée par une majorité d'etudiantEs, malgré les négociations que nous avions
entreprises avec elle, pour assurer la sécurité de toutes et tous et calmer une situation de
tension. ---- Les étudiantEs et personnels mobiliséEs dénoncent les violences exercées pendant le
blocage, entre la sécurité qui nous frappe, qui nous pousse, et qui laisse des fachos casqués nous
frapper alors même qu'ils étaient témoins de la scène. Des agents et des membres de l'administration
se sont permis de filmer nos visages, nous exigeons qu'aucune de ces vidéos ne soient retenues pour
une quelconque répression administrative. ---- Nous comptons trois camarades blessés jusqu'au sang,
la sécurité nous a envoyé des chiens et menacée par diverses pressions physiques. Nous avons tout
filmé, nous discuterons dans les prochains jours de la publication de ces images (évidemment en
respectant le droit d'image). Nous avions filmé les violences lors du précédent blocage, que nous
avions préféré garder confidentielles, pensant que les équipes de sécurité avaient compris que la
violence envers des étudiantEs qu'iels sont censés protéger était inacceptable.

Nous ne laisserons pas une telle répression s'abattre sur le mouvement social. Le président de
Sorbonne Université Jean Chambaz devra répondre face à cette situation.

Aucune parole n'est libre dans Sorbonne Université. Nous en avons la preuve et nous ne baisserons
pas les bras. A une centaine, nous avons réussi à mettre à mal cette prison pendant quelques
heures. Prison idéologique, où seules l'indifférence et la docilité sont autorisées ou en tout cas
encouragée.

Totale solidarité avec les camarades de Paris 4 contre la sélection et la loi travaill qui ont
bloqué les deux autres sites de Clignancourt et Malesherbes.

Pour des facs ouvertes, gratuites et émancipatrices - c'est un simple blocage qui n'a pas réussi -,
mais notre politisation, notre capacité d'organisation et notre colère ne font que s'amplifier.

----

Strasbourg.

Communiqué sur les événements du jeudi 3 mai 2018 à l'université de Strasbourg

Non, ce ne sont pas les étudiants qui ont empêché la tenue des examens à Strasbourg ce jeudi mais la
présidence!

Ce jeudi matin, des étudiants disposant de cartes d'étudiants parfaitement valides ont été empêchés
de composer au prétexte de leur participation supposée au mouvement de contestation contre la loi
ORE. Les étudiants ont tout d'abord voulu protester contre ces contrôles intempestifs qui avaient
été opérés lundi dernier par des agents d'une société privée ayant manifestement reçu des ordres de
la présidence de l'université et ils ont été violemment évacués.

De plus, alors que des étudiants se sont présentés pour passer leur examen dans un autre bâtiment,
et alors qu'ils avaient légalement le droit de composer, l'accès à ce bâtiment leur a été refusé et
cela sous la supervision de 2 vice-présidents de l'université au prétexte qu'ils faisaient partie
des étudiants contestant la loi ORE. Suite aux contestations qui en ont résulté, les deux
vice-présidents qui étaient sur place ont décidé de délocaliser l'examen. Mais les étudiants et
enseignants, après s'être rendus dans ce nouveau bâtiment, n'ont pas pu y entrer. Les vigiles
avaient cette fois reçu l'ordre de ne laisser entrer personne. Confusion et chaos.La présidence a de
facto empêché le déroulement serein des examens. Les enseignants et personnels administratifs ont
fait l'objet de paroles d'intimidation par les vice-présidents présents. Et cela s'est fait en
communiquant dans les médias sur l'impossibilité d'organiser les examens à cause... des "bloqueurs"!
Quel jeu est véritablement joué ici?

Il apparaît inconcevable que les autorités de l'université puissent prendre l'initiative d'opérer un
tel tri à la volée entre des étudiants reconnus comme ayant participé au mouvement contre la loi ORE
(sur quelle base, avec quelle certitude?), de facto exclus du diplôme, et des étudiants non repérés,
autorisés à composer. Si la présidence de l'université souhaite instaurer un délit d'opinion
passible de la privation du droit de passage des examens, qu'elle le dise publiquement...

À l'heure où nous écrivons ce communiqué, des événements similaires se sont déroulés au Palais
Universitaire. Ces dysfonctionnements dans le déroulement de l'organisation des examens apparaissent
incompréhensibles. Les organisations syndicales se réservent la possibilité d'un recours au tribunal
administratif contre l'utilisation abusive de vigiles privés, par l'université de Strasbourg, pour
entraver l'accès de certains étudiants aux salles d'examen. L'attitude trouble et irresponsable que
la présidence de l'Université de Strasbourg manifeste depuis le début du mouvement de contestation
de la loi ORE est indubitablement la cause de l'état de tension que connaît actuellement la
communauté universitaire.

CNT-STP67, SNPREES-FO, SNESUP-FSU, Solidaires Etudiant.e.s Alsace, Sud Education Alsace

http://www.cnt-f.org/fte/2018/05/03/pendant-les-travaux-la-lutte-continue/
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