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(fr) ucl-saguenay.blogspot.co.il/2017/11/saguenay-le-roi-est-mort-vive-la-reine.html, Saguenay: Le roi est mort! Vive la reine? par Collectif Emma Goldman

Date Tue, 14 Nov 2017 10:30:40 +0200


Jean Tremblay a quitté l'Hôtel de Ville de Saguenay après 20 ans de règne. Bien qu'il a dominé la vie politique au Saguenay lors des deux dernières décennies, ce dernier n'aura pas réussi à imposer son dauphin à la tête de la ville. Non seulement son candidat a terminé en quatrième position, mais un seul candidat du Parti des citoyens de Saguenay (PCS) a conservé son siège à l'Hôtel de Ville (finalement, il siègera comme indépendant). C'est peut-être la fin d'un règne, mais de là à affirmer une petite révolution à Saguenay, il y a une petite gêne que certains et certaines devraient conserver. Car, après tout, sous l'étiquette de l'ERD, c'est bel et bien la vieille machine électorale péquiste et les nostalgiques du nom Chicoutimi que l'on retrouve et ce ne sont même pas des secrets.

Les résultats électoraux nous démontrent clairement que ceux et celles qui se sont prévalus de leur droit de vote ont majoritairement rejeté la partisanerie et la ligne de parti. En effet, L'Équipe du renouveau démocratique a fait élire sa candidate à la Mairie de Saguenay. Toutefois, seulement trois des quinze candidats et candidates viendront épauler Josée Néron. Mais que l'on ne se trompe pas, l'indépendance des conseillers ou des conseillères est bien souvent superficielle.

Le chiffre le plus équivoque est sans aucun doute le taux de participation qui dépasse à peine 50%. Que près d'une personne sur deux ne se soit pas sentie interpellée, concernée ou intéressée après plus d'un mois de battage médiatique, l'image est forte et la crise de la démocratie représentative est profonde. Et ce ne sont pas les discours moralisateurs sur l'exercice du vote qui vont y changer quelque chose.

«Pourquoi abdiquer sa propre liberté, sa propre initiative aux mains d'étranger? Pourquoi leur donner cette faculté de s'emparer de la force de tous contre la volonté de chacun ou non, et d'en disposer à leur gré?» Éricio Malatesta, L'Anarchie

Petit retour sur la marmite du 29 octobre

Par une journée grise d'automne, une quarantaine de personnes se sont déplacées le temps d'un après-midi pour échanger un repas et discuter de la vie au centre-ville. Nous sommes conscients et conscientes qu'à elle seule cette initiative ne mettra pas un terme au processus d'embourgeoisement, ou à la vie chère dans le quartier. Mais nous croyons que c'est en multipliant les initiatives d'entraide, en favorisant l'auto-organisation et en brisant le sentiment d'isolement des individus que nous pourrons collectivement reprendre du pouvoir sur nos vies.

Voici la retranscription du tract qui a été diffusé lors de l'évènement...

On parle de campagne électorale et de candidats et candidates qui souhaitent nous représenter. Mais on en conviendra, c'est plus pour la forme que pour le fond. Oui, on a vu leur face dans les rues du quartier. On a même assisté à un concours grotesque de qui aura la plus grosse pancarte. Au mieux, ils et elles ont voulu nous serrer la main ou encore ils et elles se sont contenté.e.s de laisser leur dépliant à notre porte. Car, dans les faits, les candidats et candidates ne tentent pas de séduire les résidents et résidentes du quartier, mais bien la Chambre de commerce, le milieu des affaires et les gens de passage. Tous et toutes ont adopté le nouveau branding de quartier des affaires. Mais bien peu s'intéresse à la réalité des gens qui habitent ce quartier. Les réalisations du conseiller municipal du centre-ville, Simon-Olivier Côté, sont plus que risibles. Entre siéger sur quelques comités, réparer deux-trois nids de poule et changer des poubelles, le bilan est bien mince. Nous ne sommes pas contre les traverses piétonnes, mais dans un quartier populaire où c'est le Dollarama qui vend le plus de nourriture, il faut plus qu'un brigadier statique pour donner accès à de la bouffe de qualité et à bas prix aux résident.e.s. Rappelons que le centre-ville est l'un des territoires les plus défavorisés de Chicoutimi et peu être considéré comme un désert alimentaire.

Lors des dernières années, les promoteurs et les affairistes ont transformé des appartements en espaces commerciaux, construit des tours à bureaux, ouvert des restaurants branchés hors de prix pour la majorité des résident.e.s du quartier, rasé des édifices et des espaces verts pour faire place à plus de stationnements, etc. C'est ce que l'on appelle l'embourgeoisement. L'objectif est à terme de remplacer les résident.e.s pauvres par une couche sociale de gens plus aisés qui pourront se gaver à La Cuisine, aller se refaire le dentier à la clinique dentaire Gauthier McNicoll et s'acheter un condominium avec vue sur le Saguenay.

Des impacts directs sur les femmes

Les conséquences sont importantes pour la classe défavorisée.La mutation d'un quartier historiquement populaire en un quartier des affaires et de propriétaires de condos engendre une hausse générale des prix des loyers dans le secteur. Rappelons que plus de la moitié des femmes qui vivent seules au Saguenay-Lac- Saint-Jean (59 %) consacrent - plus de 25% de leur revenu pour payer leur logement, et pour une femme sur cinq (20,8 %) cela représente plus de la moitié. Incapable de trouver un logement de qualité et abordable, la classe populaire, et plus particulièrement les femmes, se voit repousser vers des quartiers périphériques (St-Paul, Rivière-du-moulin par exemple), diminuant par ce fait l'accès aux services publics et aux organismes situés au centre-ville.

Avec l'embourgeoisement viennent la répression et la sécurisation du quartier. Augmentation du nombre de caméras et de policiers, déplacement du poste de police dans le centre-ville, etc. Malgré toutes ces dispositions, cela ne garantit pas pour autant la sécurité des femmes. Les agressions verbales (sifflements, être abordée, allusions à caractère sexuel, etc.) demeurent une réalité quotidienne vécue par les femmes. Les risques de subir des agressions physiques demeurent très élevés. D'une autre part, ce semblant de ''sécurité'' n'enraye pas la violence que subissent les femmes dans leur logement. Il est question de harcèlement, d'agressions et des viols commis, entre autres, par des propriétaires, des voisins, des chambreurs, des colocataires ou encore des concierges.

Si en pleine campagne électorale, les questions sociales (logements abordables, sécurité alimentaire, etc.) ne font pas partie des discussions et des engagements des candidats et candidates, imaginez lorsqu'ils et elles seront éluEs. Plus que jamais, nous pouvons compter que sur notre seule solidarité...

http://ucl-saguenay.blogspot.co.il/2017/11/saguenay-le-roi-est-mort-vive-la-reine.html
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