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(fr) Communiqué CGA : Derrière le "dialogue" et la "conférence" sociales, c'est le Capital qui impose la cadence

Date Fri, 20 Jul 2012 12:31:15 +0200


Tandis que la crise du capitalisme s'étend, les travailleurs et travailleuses
d'Europe (comme en Espagne, Grèce et Italie) continuent à subir les plans
d'austérité. La France n'en est pas exempte, même si de nombreuses mesures avaient
été suspendues le temps que se déroule le cirque électoral : l'augmentation des prix
(en particulier du gaz), le gel des salaires et des minimas sociaux, la destruction
des services publics et les licenciements reprennent de plus belle, à peine un mois
après la fin des élections.
Ainsi ce Jeudi 12 Juillet le groupe PSA a fini par révéler son plan de
restructuration : ce sont donc 8 000 salariéEs, dont l'intégralité des 3 000
travailleurs et travailleuses du site d'Aulnay, qui seront jetéEs à la porte, sans
compter des dizaines de milliers d'autres dans des entreprises sous traitantes. Ce
qui n'est que l'amorce d'une vague massive de restructurations dont les salariéEs,
comme les Sanofi de Toulouse, seront les seulEs à faire les frais.

Ces annonces interviennent après la clôture de la « Conférence Sociale » orchestrée
par la nouvelle majorité gouvernementale, véritable mascarade destinée à faire
croire que l?État est une institution neutre capable d'arbitrer de façon impartiale
entre les intérêts contradictoires défendus par les organisations ouvrières et
patronales.

La seule mesure palpable qui en ressort finalement est le remplacement de la hausse
de la TVA de la majorité précédente par la hausse de la CSG. Si la TVA est un impôt
particulièrement inégalitaire, puisqu'il pèse plus lourdement sur les plus pauvres,
la hausse de la CSG n'est qu'un « changement » dans la continuité : sous prétexte de
trouver de nouveaux financements pour la protection sociale il s'agit bien de
réduire d'autant les cotisations sociales du patronat. En prétendant « mettre à
contribution autant le patronat que les salariés », c'est en fait une nouvelle fois
ces derniers qui vont passer à la caisse...

Ainsi, c'est avec une remarquable unanimité que la classe politique aux affaires (la
Droite d'hier, comme la Gauche d'aujourd'hui) s'accorde à dire que, pour sortir de
la crise, il faut « réduire le coût du travail » ou « alléger les charges des
entreprises », c'est à dire transformer la partie des richesses produites par les
travailleurs et travailleuses qui leur est redistribuée indirectement sous forme de
prestations sociales... en bénéfices pour le patronat. On ne saurait mieux illustrer
le fait que l'État, quelque soit sa couleur politique, n'est pas le garant de la
justice sociale, mais bien un instrument destiné à défendre les intérêts de la
bourgeoisie.

A l'heure où, dans de nombreuses entreprises et dans les services publics, les
travailleurs et travailleuses (dont des syndicalistes de base) luttent contre les
licenciements ou les suppressions de poste, le fait que des bureaucrates syndicaux
se félicitent d'une reprise du dialogue social montre bien le décalage entre les
préoccupations de la classe ouvrière et celles des appareils censés les représenter.

Les travailleurs et travailleuses, en activité ou pas, n'ont pas besoin de dialoguer
avec leurs exploiteurs dont ils entendent quotidiennement les ordres. mais de
s'organiser collectivement pour défendre leurs intérêts. Les déclarations de
sollicitude de certainEs politicienNEs ou responsables syndicaux ne remplaceront
jamais l'action directe, et contrôlée par la base dans nos luttes pour construire le
rapport de force nécessaire pour faire reculer le patronat et en finir avec le
capitalisme.

A Aulnay, Toulouse comme ailleurs, seule la lutte paiera !
Contre les licenciements, reprise directe des entreprises !


le 14 Juillet 2012,
Relations Extérieures
de la Coordination des Groupes Anarchistes

http://www.c-g-a.org/
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