A - I n f o s

a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **
News in all languages
Last 30 posts (Homepage) Last two weeks' posts Our archives of old posts

The last 100 posts, according to language
Greek_ 中文 Chinese_ Castellano_ Catalan_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement

The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours

Links to indexes of first few lines of all posts of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007 | of 2008 | of 2009 | of 2010 | of 2011 | of 2012 | of 2013

Syndication Of A-Infos - including RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups

(fr) France, OCL - Courant Alternatif CA #228 - Big Brother - chroniques du contrôle et de la répression

Date Mon, 29 Apr 2013 15:25:35 +0300


Les enfants Roms boucs émissaires d’élus PS ! ---- Le maire socialiste de Ris-Orangis (Région parisienne) a refusé d’inscrire des enfants roms dans les écoles de la ville. Il n’y aurait plus de place! En fait, ce n’est qu’un prétexte contesté d’ailleurs par les profs des écoles directement concernés. C’est ainsi que treize enfants roms se sont retrouvés, depuis le 21 janvier, sur proposition du maire, dans une annexe de gymnase municipal en bordure de la nationale 7, à quelques centaines de mètres du bidonville où ils vivent avec leur famille depuis l’été dernier. L’inspection académique (c'est-à-dire l’Etat) a accepté cette classe ghetto. Le maire a justifié sa décision en déclarant : « C’est un outil pédagogique adapté à ces populations », « c’est pratique car tout près du bidonville » ! En effet, la « salle de classe » comprend quelques chaises, quelques bancs, pas de tableau.

Ces enfants ne sont pas officiellement
inscrits à l’école publique, pas
de certificats de scolarité, ils
n’ont donc pas le droit de man-
ger à la cantine. A midi, ils quit-
tent le gymnase et reviennent à
13h30 après avoir longé les 4
voies dans la boue. En fait, ce
maire attend l’expulsion des fa-
milles... qui tarde. En effet le
Conseil Général de l’Essonne et
Réseau Ferré de France proprié-
taires du terrain où s’est installé
le bidonville, n’ont lancé aucune
procédure d’expulsion. Ce
« grand socialiste » envisage de
prendre un arrêté de péril lui
permettant de demander l’ex-
pulsion des roms ... ce qui ré-
soudrait le problème de la
scolarisation de leurs enfants!
Le 9 février, M. Baudis, défenseur
des droits, réclame l'inscription
scolaire rapide d'enfants roms à
Ris-Orangis. A suivre !

Dans la ville de Saint-Fons dans
le Rhône, gérée elle-aussi par
une maire socialiste qui est
aussi sénatrice, une vingtaine
d’enfants Roms se rendent 8 fois
par semaine au poste de la po-
lice municipale situé à 5 kms de
leur bidonville. Est-ce pour ré-
pondre à une quelconque
convocation ? Non ! Ils vont à
l’école de la République ! Là
aussi ils sont privés de cantine
scolaire et de certificat de scola-
rité. Pour couronner le tout, la
« salle de classe » est située au
deuxième étage du bâtiment où
il n’y a ni eau, ni toilettes. Une
seule maîtresse les encadre
dans cet univers surréaliste. Là
aussi, cette classe a été ouverte
avec l’accord du Préfet et de
l’Education Nationale.

Comme le dit le ministre de l’In-
térieur, Manuel Valls : « Les Roms
ont vocation à rester en Rouma-
nie ou à y retourner »

------------------------------

« JP, Archi et les autres,
Fauteurs de trouble »

Ce film documentaire sur les in-
ternements psychiatriques abu-
sifs de Jean Claude Julien
annoncé sous cette rubrique
dans notre n°225, vient de sortir.
C’est un bon outil d’information
et un support de débat pour dé-
noncer le pouvoir que s’est
donné l’Etat d’utiliser l’hospita-
lisation psychiatrique à des fins
sécuritaires et répressives.
Voici un extrait de la plaquette
de présentation :

« JP, militant écologiste s’en-
chaîne le 26 mars 2012 à la grille
d’un puits de la mairie de son
village pour dénoncer l’absence
de protection d’une zone litto-
rale. Détaché par les pompiers, il
est emmené à l’hôpital psychia-
trique de Montpellier, enfermé
pendant dix jours sous médica-
tion forcée. Une forte mobilisa-
tion mettra fin à cet
internement à seule fin répres-
sive.

En 2011, Archi est en prison pour
avoir réagi avec violence à la
destruction de son troupeau de-
mandée par le maire de son vil-
lage dans le Gard. A la fin de sa
peine de prison, le Préfet or-
donne son hospitalisation psy-
chiatrique. Il y restera 16 mois
pendant lesquels les médecins
de son service ne prescrivent
aucun soin et demandent, dès le
début, la levée de son hospitali-
sation. 16 mois d’enfermement
à seule fin répressive.

Ce sont des fauteurs de trouble
que l’Etat a le pouvoir de neu-
traliser par l’internement psy-
chiatrique quand il ne peut pas
les maintenir en prison...

Criminaliser la folie ou patholo-
giser la révolte participe de la
même tentative d’isoler les indi-
vidus. Faire en sorte de ce qui se
dit de singulier ou d’universel ne
puisse être entendu et reconnu
et que ne puissent se dévelop-
per l’entraide et la solidarité... ».
Ce film n’est pas un document
sur les soins psychiatriques en-
core moins sur la folie. A partir
de témoignages, il aborde essen-
tiellement le rôle sécuritaire,
renforcé par des lois récentes
dont celle de juillet 2011, que
l’Etat peut faire jouer à la psy-
chiatrie si nous ne réagissons
pas.

DVD vidéo – format 4/3 – durée :
1h 05’
Ce DVD est vendu 10 euros.
Contact :
noirs.moutons@wanadoo.fr

-----------------------------------------

Lutte contre le puçage RFID des animaux d’élevage

A l’appel des collectifs contre le puçage RFID des animaux d’élevage, une trans-
humance hivernale a eu lieu du 28 janvier au 1er février entre Momans et Va-
lence dans la Drôme.

Rappelons (voir CA 221) que le système d’identification classique (une boucle
à chaque oreille) assure une traçabilité largement suffisante. La puce RFID, obli-
gatoire depuis juillet 2010, est un marché fort intéressant à l’industrie des na-
notechnologies. Ces éleveurs sont inquiets «sur l’avenir d’une société qui puce
de plus en plus largement les êtres vivants et qui ne voit de salut que dans tou-
jours plus de technologie ». Cette transhumance avait aussi pour but de dé-
noncer l’obligation pour les éleveurs, en 2015, de se fournir en reproducteurs
mâles certifiés dans des centres de sélection. «Il s’agit d’interdire aux éleveurs
les échanges de mâles entre les fermes, comme cela s’est toujours fait. Les
mâles ne seront donc plus sélectionnés que sur des critères propres à
l’industrie. Exit les multiples critères paysans qui assurent diversité
génétique, rusticité, résistance aux maladies, etc. La seule chose que
l’élevage risque de gagner avec une telle mesure, c’est la dégrada-
tion du capital génétique existant et l’apparition de nouvelles ma-
ladies. Mais soyons rassurés, l’industrie saura inventer les
remèdes et vaccins nécessaires!»
Contact : http://contrelepucage.free

----------------------------------------

Une banque qui veille sur ses clients...

Un crédit Coopératif a en-
voyé à ses clients une let-
tre dont l’objet est « votre
carte bancaire à l’étranger
: précautions préalables
afin de lutter contre la
fraude » :

« Suite à une recrudes-
cence des fraudes à la
carte bancaire à travers le
monde, le Crédit Coopéra-
tif a renforcé son dispositif
de sécurité visant à assu-
rer une meilleure protec-
tion de ses clients,
enparticulier lorsqu’ils se
déplacent à l’étranger. Afin
de vous protéger, votre
carte peut, dans certains
cas, être bloquée afin de
prévenir toute utilisation
frauduleuse. Pour éviter
simplement ce désagré-
ment, nous vous invitons à
communiquer à votre
chargé de clientèle votre
destination ainsi que vos
dates de voyage à l’étran-
ger. Ceci nous donnera la
possibilité d’anticiper le
cas du blocage, vous per-
mettant ainsi d’utiliser
votre carte bancaire libre-
ment. N’hésitez pas à
communiquer également à
votre chargé de clientèle
un numéro de téléphone
ou une adresse e-mail où
vous joindre ... Rassurez-
vous « ces données ne se-
ront pas utilisées à des
fins commerciales ».

----------------------------------

Thalès remporte le juteux marché public du bracelet électronique

Thalès (aéronautique, défense et sécurité) récupère le marché du bra-
celet électronique de 50 millions d’euros pour les 4 ans à venir. Thalès
succède à Datacet (PME basée à Anthony dans le 94) pour la période
2009-2013. A noter qu’avant 2009, c’était une entreprise israélienne qui
détenait ce marché.

Le bracelet électronique est autorisé en France depuis 1997, il concerne
aujourd’hui plus de 10000 personnes. C’est en fait depuis 2007, que ce
marché est en pleine expansion puisque le nombre de condamnés
équipés d’un bracelet a été multiplié par 4. Il est actuellement portés
par 9497 personnes en aménagement de peines, 607 personnes en fin
de peine, 209 personnes assignées à résidence et 47 personnes en
conditionnelle ou en mesure de sûreté (chiffre du ministère de la Jus-
tice du 1er août 2012). D’après les prévisions du ministère de la Justice
13500 devraient être placées sous surveillance électronique en 2015.
Tous les 4 ans, une entreprise (ou un groupement d’entreprises) est dé-
signée pour louer les bracelets et logiciels à l’administration péniten-
tiaire, s’occuper de la maintenance, de la télésurveillance et de la for-
mation des matons. C’est un marché dit public même si de nombreux
aspects du contrat sont couverts par le secret défense et le secret in-
dustriel. Pour la période 2013-2017, Thalès a remporté le marché dans
un groupement composé de Thalès services (spécialisée dans l’infor-
matique), Thalès communication et sécurité, Telem (filiale d’Onet : pro-
preté-services et sécurité) et G4S pour les logiciels. A noter que G4S est
l’entreprise britannique de sécurité qui s’est rendue célèbre aux JO de
Londres où elle fut incapable d’honorer son contrat.

Rappelons rapidement que le bracelet peut être vécu dans certains cas
comme «pire que la prison». De plus aucune étude n’a pour l’instant
été réalisée sur les impacts psychiques des personnes portant ce bra-
celet. (sources rue89)

---------------------------------------------------

Un logiciel qui prédit les délits

Cela nous vient des USA. La ville de Santa Cruz (Californie) s’est dotée en juillet 2011
d’un logiciel basé sur un algorithme qui a pour fonction de prédire où et quand un crime va se produire. Grâce à une base de données recensant les infractions passées, des formules mathématiques (tenues se- crètes évidemment) permettent de faire fonctionner cet algorithme qui indique aux flics le lieu et l’heure, avec évidemment une incertitude mesurée, où devrait se produire tel ou tel délit ou agression. Ce logiciel n’a pas pour fonction de savoir qui va commet- tre ce crime. Cette invention classée au top 50 pour l’année 2011 par le magazine « Time » a été acheté par plusieurs villes américaines (Los Angeles, New York, Mem- phis, ...) en 2012. Il paraît que les résultats seraient probants. Depuis le 10 décembre 2012, la police du Kent en Grande-Bretagne teste l’outil. Ce logiciel s’inspire des logiciels de prévention des séismes et est accessible depuis un ordinateur, une tablette ou même un smartphone. En fait, ce système s’actua- lise en temps réel et détermine à tout ins- tant les points chauds où le risque d’infraction est le plus élevé afin de guider les patrouilles de flics. En France on voit bien la municipalité de Nice investir dans un tel matos ! A suivre...

-----------------------------------------

Lutte contre le fichage des enfants à l’école

Après une période d’attentisme post-électo-
rale, cette lutte semble reprendre vigueur. Il
faut dire que la chasse aux enseignants ré-
sistants continue. C’est ainsi que le 7 janvier,
le Directeur académique des services de
l’Education nationale du Jura a adressé une
mise en demeure à une vingtaine de direc-
teurs d’école n’ayant pas fait remonter, via la
Base Elèves, les données nominatives de
leurs élèves, les menaçant de retenues fi-
nancières pour service non fait.
Une rencontre nationale du Collectif Natio-
nal à Base élèves se tiendra les 6 et 7 avril à
Fontenay, à côté de Paris sous le signe : «un
printemps contre le fichage».
Le CNRBE vient de réaliser un document de
8 pages qui résume les enjeux du vaste fi-
chage des élèves tout au long de la vie. Ce
document démontre les ravages que le fi-
chage des «compétences» ne manquera pas
de produire sur les conventions collectives
et sur le droit du travail, déjà bien mis à mal
par le remplacement progressif des qualifi-
cations collectives par des «compétences»
individuelles.

Ce document intitulé «Le fichage des com-
pétences à l’assaut du droit du travail» est à
télécharger surhttp://retraitbaseeleves.word-
press.com

De plus, une chronique radiophonique de ré-
sistance à Base Elèves existe dorénavant sur
Canal Sud Toulouse. C’est 10 minutes pour
comprendre le fichage de l’enfance à l’école
et le fichage des travailleurs ; 10 minutes
pour démentir les arguments de gestion des
gouvernements successifs. Quatre chro-
niques ont été enregistrées pour le moment
et diffusées tous les lundis de 12h20 à 12h30
sur la radio Canal Sud à Toulouse et sur la
plateforme d’échange sonore

sonsenluttes.net


---------------------------------------------

Feu la loi sur la suspension des allocations familiales

Le candidat Hollande avait promis de supprimer la suspension
des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire mis en
place par Eric Ciotti sous Sarkozy. C’est chose faite depuis la loi
du 1er février 2013. Ce mécanisme de suspension est remplacé
par la mise en place « d’une aide et d’un accompagnement adap-
tés et contractualisés avec les personnes responsables de l’en-
fant ». Par contre, cette loi est muette sur le sort que sera réservé
aux informations déjà enregistrées !
Le caractère dissuasif de cette loi Ciotti tant vanté par les sécu-
ritaires fut un échec complet. En effet, pendant sa durée de vie,
le nombre de collégiens et de lycéens en situation de décrochage
scolaire n’a fait qu’augmenter pour atteindre aujourd’hui plus
de 300 000 ! De plus l’application de cette loi n’a concerné que
472 allocataires du 1er janvier 2011 au 31 mars 2012 ! En plus
d’être inefficace et évidemment injuste, c’était aussi difficile-
ment applicable !

------------------------------------------

Luttes des assistantes sociales de la Seine-Saint-Denis

Elles ont rédigé un pamphlet contre l’informatisation massive et
ubuesque du Service Social Départemental. En effet le progiciel COSMOS
fiche la vie privée et l’intimité des personnes qui viennent demander de
l’aide, en 375 items informatiques (voir CA 225). Sur leur blog, ces assis-
tantes sociales ont mis en ligne une étude pleine de réflexions et de dé-
tails édifiants. En voici un extrait :

«Renseigner des items est en soi subjectif (comme «conflit de couple sans
violence»...) ou font référence à un métier qui n’est pas le nôtre («pro-
blème de santé psychique»...). Et même lorsqu’ils sont objectifs comme
la nationalité, ils ne dispensent pas de s’interroger sur leur utilité. Ces
données ne sont donc ni totalement objectives ni véritablement néces-
saires»

Vous trouverez le texte intégral sur le blog : http://rageas93.over-blog.com
Ce regroupement du personnel du service social départemental existe
depuis début 2009 suite à une AG syndicale. Il compte des syndiqué-e-s
(FSU, SUD, CGT, ..) et des non syndiqué-e-s. Des A.G. régulières ont lieu,
elles abordent les difficultés rencontrées avec l’encadrement/manage-
ment, les souffrances au travail et l’informatisation du service social.
Grâces à ces rencontres régulières, diverses actions ont déjà eu lieu : pé-
titions, perturbation du bilan annuel du service, boycott des statistiques
annuelles, ...
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr


A-Infos Information Center