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(fr) France, Courant Alternatif CA #229 - Lâislamophobie en France Sainte LaÃcità clivante priez pour nous !

Date Sat, 20 Apr 2013 15:55:13 +0300


Institutionnel et commun, particulier et quotidien, le systÃme dans lequel nous vivons baigne dans le racisme et la peur de lâautre. Le terme  islamophobie  rentre dans la catÃgorie de ces mots oà lâopacità le dispute à lâintensitÃ. Contrairement à ce que les stÃrÃotypes de base vÃhiculent, la diffusion de lâislam dans les rÃgions franÃaises ne date ni de la fin de la guerre dâAlgÃrie ni des attentats du 11 septembre 2001, mÃme si depuis ces derniers ÃvÃnements, la  musulmanophobie  - à contrario de parler dâ islamophobie  tant ce terme prÃsente des controverses profondes - a pris des proportions beaucoup plus importantes trÃs rapidement. ---- Lâislam est prÃsent en Europe depuis de nombreux siÃcles. Quâil sâagisse entre autres de la France, de la GrÃce, de la Turquie, des pays balkaniques, de lâEspagne ou de la Sicile, lâinterpÃnÃtration des communautÃs religieuses est effective de longue date.

Certes, lâhistoricità des religions nous prouve sans lâombre dâun doute que dÃs quâil sâagit de se massacrer plus ou moins systÃmatiquement les uns les autres et de sâopprimer, nulle objection nâest rÃellement invoquÃe, comme disait lâautre :  Tuez-les tous, Dieu reconnaÃtra les siens Â. En effet, au-delà des dogmatismes, le respect et la tolÃrance ne sont pas des finalitÃs strictement religieuses, finalitÃs que les porteurs dâencens de tous bords voudraient bien nous faire croire dÃtenues par leurs chapelles respectives. Les religions ainsi que leurs reprÃsentants ne sont que des vecteurs du capitalisme, nous savons pertinemment que seuls leurs prÃbendes les intÃressent au final. Cependant, chacun est libre de sâadonner aux billevesÃes qui le rassurent tant quâelles restent de lâordre de la sphÃre individuelle. Mais oà sâarrÃte la tolÃrance et oà commence le radicalisme religieux ?

Actuellement en France, lâislam est devenu la seconde religion la plus pratiquÃe aprÃs le christianisme1. Mais tout comme ce dernier, la religion musulmane ne se prÃsente pas de faÃon globale, car elle incorpore toute une plÃiade dâexpressions diverses, de pratiques et de traditions diverses (sunnisme, chiisme, soufisme, malÃkisme, alÃvisme...)

Nous osons espÃrer que nul besoin nâest ici de dÃmontrer les caractÃres iniques et la nocività entraÃnÃs dans leurs sillages par les religions sur lâesprit des femmes et des hommes au travers de lâensemble dâune population. La  musulmanophobie  nâest quâun outil de domination et dâasservissement parmi dâautres, il nâest quâun vecteur de xÃnophobie au milieu de lâoffensive permanente alimentÃe par les forces rÃactionnaires. Lâobscurantisme dâÃtat et/ou religieux nâest jamais loin et aucun mot nâest innocent, le terme  islamophobie  nâÃchappe pas à la rÃgle. Il convient de nous interroger sur les sens quâil revÃt ainsi que sur ceux quâil sous-entend.

Un mot à gÃomÃtrie variable

Les sources semblent limoneuses et se confondent concernant lâorigine de ce mot. Lâune dâelles, tout aussi peu fiable que les autres lâattribue à la rÃvolution iranienne durant les annÃes 80 oà des mollahs auraient qualifià des fÃministes de ce pays par ce terme en les dÃsignant ainsi comme des mauvaises musulmanes, car ne portant pas le voile.

Quoi quâil en soit, le terme  islamophobie  est un nÃologisme qui dÃsigne lâopposition, la peur, ou les prÃjugÃs à lâencontre de lâislam et par la suite la peur et le rejet des personnes de confession musulmanes.

Lâ islamophobie  rÃfÃre thÃoriquement à lâhostilità envers lâislam, ou une attitude considÃrÃe comme discriminatoire à lâencontre des personnes de cette religion et par amalgame des rÃsidents dâorigine maghrÃbine ou arabe. Dâautres2 occurrences issues dâune littÃrature coloniale Ãvoquent ce terme dÃs 1910 en langue franÃaise. Peu importe lâorigine Ãtymologique à laquelle lâon se rÃfÃre, il est indÃniable que le racisme envers les rÃsidents dâorigine maghrÃbine ou arabe est une rÃalità concrÃte qui remonte à des Ãpoques anciennes. Certes, de nos jours, dâautres communautÃs telles celles des Rroms par exemple sont aussi trÃs largement stigmatisÃes par lâoppression de lâÃtat et lâinformation matraquÃe en boucle par tous les mÃdias pour imprÃgner la peur dans les mÃnages. Les boucs Ãmissaires changent selon les Ãpoques, mais pas les procÃdÃs consistants à les dÃsigner : cathares, juifs, homosexuels, palestiniens, protestants, immigrÃs, communistes et anarchistes entre autres, la liste est sans fin. Le seul ennemi à dÃsigner est celui qui divise. Il est trÃs intÃressant de noter que ce concept prÃsente une rÃsonance sociale particuliÃre : son emploi est trÃs largement galvaudà par ses usagers. Dans la bouche et les oreilles de beaucoup de personnes, son emploi est manifestement utilisà comme une charge violente, un anathÃmatisation marquant le front de son interlocuteur dâun sceau dâopprobre le dÃsignant à la vindicte si vous nous passez notre lyrisme. Bref, ce mot, comme peuvent lâÃtre les mots  fasciste  ou  antisÃmite  prÃsente des usages à gÃomÃtrie variable selon qui lâemploient et à qui il sâadresse.

Ainsi, on peut aussi bien lâentendre dans le discours dâun musulman radical vÃhiculant une vision rÃtrograde et archaÃque de lâislam que dans ceux dâintellectuels goguenards, faussement laÃcs, souhaitant dÃfendre des valeurs  rÃpublicaines Â. Ne nous y trompons pas, car il ne sâagit ici que dâune forme de racisme respectable, bon teint, car il est employà avant tout pour dÃsigner les musulmans. Un terme bouc Ãmissaire comme le sont  les jeunes des quartiers  ou les  gens du voyage Â, autrement dit : la souplesse stylistique de lâeuphÃmisme au service de lâostracisme.

Lâargument anti-islamique a toujours Ãtà un argument fort utile pour ceux qui souhaitent lÃgitimer leur haine de lâArabe et leur refus de lâaccueillir3, mais avoir peur de quelque chose nâest absolument pas identique à ne pas aimer quelque chose. On peut dâailleurs observer la puissante rÃsurgence de stÃrÃotypes coloniaux justifiant des pratiques discriminatoires à lâencontre des musulmans. Lâislam est perÃu comme violent, agressif, menaÃant (la fameuse phobie !) et forcÃment soutenant le terrorisme, ce regard est tout droit issu de lâimaginaire raciste : choc des civilisations, religion utilisÃe au service dâune idÃologie politique et à des fins politiques et militaires.

Lâislam est aussi perÃu comme un bloc monolithique, statique, incapable de rÃpondre aux changements et il est vrai que rarement les religieux radicaux furent à la pointe du progressisme, mais cela quels que soient leurs bords. Toujours dans le principe de cette mÃme vision homogÃnÃisatrice, lâislam est vu comme infÃrieur, car barbare, irrationnel et sexiste. Dâun autre cÃtÃ, la culture catholique traditionnelle peut aussi sâenorgueillir dâÃtre un modÃle de vertu civilisatrice de lâinquisition à nos jours. ConcrÃtement, lâhostilità anti-musulmane est devenue pour nombre de nos contemporains une chose naturelle et normale4.

Un phÃnomÃne psychosocial

Le dÃveloppement de la haine ou de la peur du musulman et de sa religion est liÃe en partie à des processus inconscients. Wilhelm Reich, lâun des fondateurs du Freudo-marxisme et de lâÃcole de Francfort dÃmontra dans un de ses ouvrages5 que les individus crÃent des stÃrÃotypes quâils projettent sur autrui et que ceci influence activement la sociÃtà et les comportements humains.

Ces stÃrÃotypes engendrent une fausse conscience et câest là lâune des grandes contributions de lâÃcole de Francfort que lâanalyse de cette fausse conscience. Celle-ci a fait lâobjet dâune investigation systÃmatique à un moment oà les idÃologies racistes se dÃveloppÃrent et oà elles furent tout particuliÃrement imprÃgnÃes dâantisÃmitisme.

DÃs la fin de la guerre, en 1947, dâautres sociologues tels que Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, posaient à leur tour la question centrale de Wilhelm Reich sur la psychologie de masse et tentaient dâapporter une rÃponse thÃorique à  la mystÃrieuse disposition quâont les masses à se laisser fasciner par nâimporte quel despotisme, leur affinità autodestructrice avec la paranoÃa raciste Â6.

La critique de lâassujettissement par la propagande industrielle dâun systÃme tout entier, systÃme centrà sur la froide rationalità de la domination est nÃcessaire. Cette  mystification des masses  est liÃe à lâadministration totalitaire des choses ou de leur faux-semblant5 et nous amÃne à la critique de la culture de masse ;  masses dÃmoralisÃes par une vie soumise sans cesse aux pressions du systÃme [et] dont le seul signe de civilisation est un comportement dâautomate susceptible de rares sursauts de colÃre et de rÃbellion Â. ExposÃes aux injonctions idÃologiques (publicitaires mercantiles), les masses se retrouvent englouties au cÅur dâun systÃme dâaliÃnation ce qui chez Adorno et Horkheimer dÃbouche sur la critique impitoyable dâune  sociÃtà de dÃsespÃrÃs [...] proie facile pour le gangstÃrisme Â.7 Mais câest surtout le gangstÃrisme de masse fasciste, en tant que dissolution totale et totalitaire des LumiÃres, qui mÃritait dâÃtre soumis à lâanalyse critique, et notamment à lâaune de son fondement idÃologique : lâantisÃmitisme.  Les fascistes ne considÃrent pas les Juifs comme une minoritÃ, mais comme lâautre race, lâincarnation du principe nÃgatif absolu : le bonheur du monde dÃpend de leur extermination Â.8

LâintÃrÃt thÃorique de lâÅuvre fondatrice de Theodor W. Adorno et Max Horkheimer Ãtait aussi de pointer le rÃle des stÃrÃotypes et des Ãtiquettes dans les prÃjugÃs antisÃmites (racistes)â :  LâantisÃmitisme nâest pas une caractÃristique de lâÃtiquette antisÃmite, câest un trait propre à toute mentalità acceptant des Ãtiquettes. La haine fÃroce pour tout ce qui est diffÃrent est tÃlÃologiquement inhÃrente à cette mentalità Â.9

Tous nous sommes concernÃs par ces Ãtiquettes, bien souvent à notre insu, dans un mouvement, une parole, une expression, une pensÃe, mais ce nâest pas grave de se reprendre, Ãa lâest plus quand on considÃre comme vÃrità le stÃrÃotype. Se reprendre et sâauto-Ãduquer est à la hauteur de chacun.10 Cet intÃrÃt est aussi à Ãtendre à dâautres formes de rejets de lâautre dans lequel on ne reconnaÃt aucun alter ego. Les travaux effectuÃs par Reich, Adorno ou Horkheimer peuvent aussi bien sâappliquer aux personnes qui rejettent les diffÃrences culturelles ou cultuelles de lâislam et ainsi transposer les mÃmes craintes internalisÃes et autres angoisses disproportionnÃes quâeurent dâautres masses en dâautres temps vis-Ã-vis de la judaÃtà ou de toute autre ipsÃitÃ.

Quant à la phobie, elle est une peur irrationnelle par dÃfinition, et dans ce cas prÃcis, il sâagit dâune peur qui est savamment instillÃe et reproduite, partant des Ãlites et des classes dominantes pour Ãtre assimilÃe tout du long de lâÃchelle des classes sociales.

Peu importe ce que certains thÃoriciens et leurs usages hypocrites et dÃlirants de ce mot en disent, câest toujours la personne et ses croyances qui Ãtaient/sont/seront visÃes et non ses idÃes. Mettre au ban une communautà : sexuelle, ethnique ou religieuse, câest simplement se dÃresponsabiliser de faÃon plus ou moins conscientisÃe vis-Ã-vis des autres.

Une laÃcità clivante et en vase clos

En France, la laÃcità fut forgÃe lors de la RÃvolution franÃaise pour mettre lâÃglise catholique à lâÃcart des affaires politiques. Querelle de puissants encore une fois. Aujourdâhui encore lâon peut assister et subir ces travers jacobins et centralistes tout droit issus du rÃpublicanisme.

Câest une sainte laÃcità quâil faut rÃvÃrer sous peine dâexcommunication rÃpublicaine. Disons-le clairement, de nos jours on a moins à craindre des pouvoirs publics si lâon est de confession juive ou chrÃtienne que si lâon est de confession musulmane. Toutes les communautÃs ne sont pas traitÃes de la mÃme faÃon. Quels sont les intÃrÃts en jeu pour nÃcessiter ces clivages ? Si la religion musulmane est la seconde plus pratiquÃe en France, lâÃtat franÃais ne craindrait-il pas que sa domination politique ne soit ÃbranlÃe par celle de lâislam ? Querelle de puissants encore une fois. Notons aussi quâavec lâampleur de la crise Ãconomique, lâexcitation des peurs collectives est dâautant plus renforcÃe par les mÃdias que certaines langues se dÃlient.

Les rÃcents propos de lâactrice VÃronique Genest concernant lâislam ainsi que le battage mÃdiatique y affÃrent en sont rÃvÃlateurs. Nous ne sommes pas dupes de cette ambiance prÃ-apocalyptique entretenue pour nous pressuriser encore plus. LâÃtat franÃais ne peut concevoir quâun islam policà sâintÃgrant parfaitement aux valeurs du pays dâaccueil, mais avancer cet argument nâest-il pas tout aussi stigmatisant pour la religion musulmane que pour les autres ? Alors quoi ? Il y aurait donc des bons et des mauvais musulmans ? En effet, les pouvoirs publics entretiennent une vision de lâislam monolithique et sans aspÃritÃs. Alors que câest tout le contraire, et que câest seulement auprÃs des religieux les plus radicaux que lâon retrouve cette vision homogÃnÃisatrice de la communautà religieuse. Il est assez intÃressant de renvoyer les laÃcards et les religieux radicaux les uns aux autres dans leurs discours, car en fin de compte, le corollaire de lâ islamophobie  est une vision cloisonnÃe et de la laÃcitÃ. On nâa fait que travestir le racisme en y Ãtant le rapport direct à la  race Â. Car au final, mÃme mutant, le racisme est-ce quâil est : une volontà dÃlibÃrÃe de refuser lâaltÃritÃ, une projection de ses propres frustrations sur lâautre et lâon retrouve ce schÃma aussi bien chez le connard lambda que le connard alpha. Autant dire que pour les musulmans de France, Ãa sent le fagot sâils ne sont pas assez franÃais et la ratonnade sâils sont trop maghrÃbins. Accrochez-vous à vos Ãlastiques, Riposte laÃque nâa quâa bien se tenir :  Et, bien sÃr, jamais la moindre condamnation des provocations antichrÃtiennes pourtant incontestables. On se souviendra pourtant que la mÃme famille socialiste nâavait pas manquà de dÃnoncer les  provocations Âlorsque lâactualità sâÃtait arrÃtÃe sur une obscure bande-annonce â circulant uniquement sur Internet â dâun film se moquant de Mahomet ou sur une caricature blessante pour les musulmans, publiÃe dans Charlie Hebdo. Le parti socialiste confirme ainsi ce que beaucoup savaient dÃjà : au nom de la laÃcità rÃpublicaine, il sâÃmeut de toute  islamophobie  tout en applaudissant chaque dÃmonstration de  christianophobie Â. Pour les fondamentalistes de la laÃcitÃ, lâennemi câest le christianisme. Il est essentiel que chaque catholique en prenne conscience Â.11

AprÃs ces rÃjouissances fascistoÃde, revenons à nos principes fondamentaux dâouverture à lâautre et du respect de sa personne ainsi que de sa libertà inconditionnelle de croire (ou pas) à une vÃrità de son choix, rÃvÃlÃe ou pas. Car tous ceux qui se gargarisent de dÃtenir une vÃrità intangible au nom dâhumains ou de dieux reprÃsenteront toujours un danger pour les esprits progressistes.

En accord avec les idÃes et les actions de Pierre TÃvanian, il est prÃfÃrable de promouvoir une laÃcità ouverte aux autres cultures, sans nivellements.  Il nâest Ãvidemment pas question pour nous de dicter la bonne maniÃre de penser ou de parler (...) mais si nous ne prÃtendons pas connaÃtre la bonne faÃon de parler, nous considÃrons quâil y en a indÃniablement de mauvaises Â.12

Comme les mots ont leur importance, il est souhaitable de les circonscrire à leur juste valeur. Nâimporte quelle graine de fanatique niera tout ceci envers et contre tout à ses propres fins.

En conclusion, la sÃparation de lâÃglise et de lâÃtat fut une bonne chose dans la mesure oà lâon avait enfin le choix. Le choix entre la peste ou le cholÃra à la place de la peste ET du cholÃra. Ne crachons sur aucun effort. TrÃve de mÃchancetÃ, car malgrà cette sÃparation et lâinstauration de la laÃcitÃ, on assiste aujourdâhui à lâaltÃration de son sens et à la perversion de nobles valeurs, telles que la tolÃrance et lâÃquitÃ. LâÃtat et les autoritÃs religieuses relÃvent des mÃmes schÃmas plus ou moins nuancÃs : hiÃrarchie rigide, soumission à lâautoritÃ, uniformisation de la pensÃe et prohibition de toute vellÃità collective, car tout doit venir dâen haut. Un gouffre sÃpare ce que la laÃcità Ãvoque et la faÃon dont elle est pratiquÃe par la RÃpublique franÃaise ; cette belle Ãgalità rÃpublicaine dÃclarant quâaucune opinion nâest au-dessus des autres et que tout le monde est Ãgal devant le droit de lâacquisition aux savoirs. La libertÃ, lâÃgalità et la fraternità câÃtait pourtant un bon programme au dÃbut.

Malgrà tout, chacun est influencà par ses propres croyances consciemment ou pas (les auteurs de cet article inclus). Dans quelle mesure faire la part des choses ? Comment est-il possible de rÃpondre de faÃon collective à ce problÃme ?

LâanticlÃricalisme à la franÃaise a-t-il payà ? Certes, les Ãglises sont vides, mais les supermarchÃs sont toujours pleins. Quoique de nos jours... Chacun dÃtient à sa mesure une parcelle de vÃritÃ, vÃrità du vÃcu, du collectif, du partagà et de lâexpÃrimentÃ. à quelle autre vÃrità que le partage peut-on se fier ?

Le terme  islamophobie  nâest quâun simple mot, et ce, malgrà la noria de sens qui gravite autour de lui. Ce nâest quâun mot, mais câest aussi un outil, une tactique de manipulation employÃe par lâÃtat afin de diviser pour mieux rÃgner. Câest un mot qui discrimine, un mot qui dÃsigne une peur collective, et qui jamais nâinvoquera la critique raisonnÃe et claire de lâislam.

AurÃlien et Mamatt

OCL Strasbourg, mars 2013

1 Absence de donnÃes statistiques fiables à ce sujet

2 Alain Quellien, Â La politique musulmane dans lâAfrique-Occidentale franÃaise ÂE.Larose, Paris 1910. Le terme islamophobie y paraÃt page 133 comme titre dâune sous-partie.

3 Le nouvel observateur, 23 novembre 1989

4 Islamophobia : a challenge for us all-organisation anti-raciste - organisation anti-raciste britannique Runnymede Trust.

5 Wilhelm Reich, Â La psychologie de masse du fascisme Â, Paris, 1977

6 Horkheimer (Max) et Adorno (Theodor W.), La Dialectique de la raison, Paris, Gallimard, 1974, p. 16,

5 Adorno (Theodor W.), Prismes : critique de la culture et sociÃtÃ, Paris, Payot, 1986â et Horkheimer (Max), ThÃorie traditionnelle et thÃorie critique, Paris, Gallimard, 1974.

7 Horkheimer (Max) et Adorno (Theodor W.), La Dialectique de la raison, op. cit. p. 161.

8 Ibid., p. 177.

9 Ibid., p. 215.

10 Marianne Nizet,  Wilhelm REICH. La Psychologie de masse du fascisme  in Les cahiers psychologie politique, numÃro 7, juillet 2005.

11 Alain Escada, prÃsident de CIVITAS

12 Andrà TÃvanian et Sylvie Tissot lors de la crÃation en 2000 du collectif  Les mots sont importants Â
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