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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) [GrÃce en lutte] Skouries : une forÃt ancestrale est devenue le dernier champ de bataille en GrÃce (en)

Date Thu, 11 Apr 2013 10:46:33 +0300


La lutte de quelques milliers de villageois contre lâimposition de mines dâor destructrices dans le nord de la GrÃce se radicalise et sâÃlargit. Elle est en passe de devenir le principal foyer de contestation et dâinsubordination à lâÃchelle de tout le pays. ---- Lâimposition violente de ce projet de la part de lâEtat grec est le principal facteur de cette escalade. ----  Si lâEtat a dÃcidà de transformer la Chalcidique en un laboratoire de la violence et de la rÃpression pour lâexporter ensuite vers le reste du pays, les habitants de la Chalcidique ont dÃcidà dâen faire un laboratoire pour la libertà et le combat. Et ce combat est une chose pour laquelle nous devons tous nous tenir prÃts Â. ---- Nous avons dÃjà parlà ici du combat menà dans le nord de la GrÃce par une population contre le creusement et lâexploitation dâune mine dâor dans la forÃt de Skouries, dans la pÃninsule de Chalcidique, à une centaine de kilomÃtres à lâest de Thessalonique.

Sans partager nÃcessairement tout ce quâil contient, voici un article qui a le mÃrite de rÃsumer assez bien la situation actuelle de cette lutte.
Quelques informations et considÃrations complÃmentaires se trouvent à la suite, notamment sur les consÃquences judiciaires du sabotage rÃalisà dans la nuit du 16 au 17 fÃvrier dernier.

Skouries : une forÃt ancestrale est devenue le dernier champ de bataille en GrÃce

par Theodora Oikonomides et Zoe Mavroudi

Skouries est la plus importante histoire grecque dont vous nâavez rarement entendu parler. Il sâagit dâune ancienne forÃt dans le nord de la GrÃce, oà une entreprise canadienne, gÃante de lâexploitation aurifÃre revendique ses droits. Mines dâor, prÃoccupations environnementales, rÃpression de lâEtat, violence de la police et un mouvement anti-mine local solide et organisà ont fait de Skouries un vÃritable champ de bataille dans la politique grecque, un champ de bataille qui nâa pourtant reÃu que trÃs peu de couverture internationale, clairement Ãclipsà par lâescalade de la crise grecque.

La sociÃtà grecque Hellas Gold et son principal actionnaire, le canadien Eldorado Gold collaborent à la crÃation dâune mine dâor et de cuivre dans lâantique forÃt de Skouries, dans la rÃgion septentrionale de la Chalcidique, mais les habitants de 16 villages de la rÃgion sâopposent ferment au projet et ont rÃalisà plusieurs manifestations contre lui au cours de lâannÃe passÃe, dont beaucoup se sont concluent violemment. La police anti-Ãmeute a fait un usage excessif de gaz lacrymogÃnes mÃme à lâintÃrieur de la forÃt et dans les villages, tandis que les habitants ont accusà la police dâarrÃter des personnes sur de fausses accusations, en les maltraitant physiquement et en procÃdant mÃme à des prÃlÃvement dâÃchantillons dâADN contre leur volontÃ.

 La Chalcidique est devenu un trou noir dans la gÃographie de la GrÃce. Câest un endroit dans ce pays oà la Constitution a Ãtà transformÃe en un chiffon de papier, oà lâÃtat de droit sâest effondrÃ, oà les droits humains sont bafouÃs au quotidien Â, a dÃclarà Dina Daskalopoulou, une journaliste au Journal des RÃdacteurs [ÎÏÎÎÎÏÎÎÎ ÏÏÎ ÎÏÎÏÎÎÏÏÎ / Efimerida ton Sindakton], le seul quotidien grec organisà en coopÃrative et dÃtenu par son personnel. Daskalopoulou parlait dans une interview sur la radio Radiobubble.gr, un collectif indÃpendant de journalisme citoyen qui a couvert de prÃs lâhistoire de Skouries et rendu compte des manifestations depuis lâannÃe derniÃre.
Daskalopoulou a dÃlivrà un compte rendu inquiÃtant de ce qui pourrait bien Ãtre la rÃpression dâEtat le plus organisÃe contre un mouvement dans ce pays. Elle a indiquà que les maisons des habitants Ãtaient surveillÃes par la SÃcurità dâEtat, les tÃlÃphones placÃs sur Ãcoute et les dÃtentions devenues la norme, souvent en prenant pour cible des rÃsidents handicapÃs et des lycÃens.  Je pense que lâÃtat a un plan global à lâÃgard de la population locale. Il a lancà toute une opÃration pour les terroriser. En choisissant ainsi ce quâil pense Ãtre le plus facile pour briser leur dÃtermination. Â

Il nâest pas difficile de comprendre pourquoi il y a tant de tension dans ce petit coin de GrÃce. Pour commencer, Skouries est une rÃgion ayant une longue histoire dâexploitation miniÃre qui remonte à Alexandre le Grand. Plus rÃcemment, dans les annÃes 1980, une tentative de la compagnie canadienne TVX Gold dâexploiter une mine dans la rÃgion a Ãchouà aprÃs que les scientifiques de certaines des plus grandes institutions de la GrÃce comme lâUniversità Aristote de Thessalonique et de la Chambre technique de GrÃce ont averti les habitants que cet investissement conduirait à un dÃsastre Ãcologique sans prÃcÃdent en polluant cette zone de 317 kilomÃtres carrÃs (31.700 ha), les sols, la mer, lâair et lâeau et allaient rendre leurs villages inhabitables.



Aujourdâhui, prÃs de trente ans plus tard, Hellas Gold et Eldorado ont un plan qui suscite des inquiÃtudes similaires. Ils veulent creuser une mine à ciel ouvert au milieu de la forÃt de Skouries, dans la montagne Kakavos, qui en outre est la principale source dâeau douce de toute la rÃgion. Selon les propres estimations de la sociÃtÃ, la mine à ciel ouvert va gÃnÃrer 3.000 tonnes de poussiÃres toxiques à lâheure. Des galeries seront creusÃes à 700 mÃtres de profondeur, plaÃant la mine en dessous du niveau de la mer, de telle sorte que mÃme lâeau qui ne serait pas contaminÃe par des mÃtaux lourds et dâautres substances toxiques en provenance de la mine, serait certainement polluÃe par lâeau de mer. En outre, un tunnel de 9 km de long qui doit relier deux sites miniers coupera en deux une ligne de faille gÃologique qui a provoquà un tremblement de terre dÃvastateur dans la rÃgion en 1932. Enfin, une usine de traitement du minerai sera construite dans la montagne oà lâor sera sÃparà des autres substances. La sociÃtà affirme cela sera fait sans employer du cyanure, mais cette mÃthode ne sâest pas avÃrÃe efficace sur le minerai dâor de Skouries. Cette question soulÃve des inquiÃtudes supplÃmentaires sur lâutilisation Ãventuelle de cyanure dans la forÃt.

LâopÃration actuelle qui a cherchà à ignorer ces inquiÃtudes a eu peu dâeffet et les prÃoccupations environnementales nâen sont quâune partie. Une des raisons est que les circonstances dans lesquelles lâexploitation miniÃre a Ãtà dÃcidÃe sont discutables.
Quelques jours seulement aprÃs que lâhomme dâaffaire Fotis Bobolas a crÃà Hellas Gold en 2003 avec un capital de dÃpart de seulement 60.000â, lâÃtat grec a achetà les droits dâexploitation de la TVX Gold pour un montant de 11 millions dâeuros et les a immÃdiatement revendu à Bobolas pour 11 millions dâeuros, ne gagnant rien dans lâopÃration. En quelques mois, Hellas Gold a Ãtà achetà à 95% par European Goldfields, une autre sociÃtà canadienne qui fut à son tour absorbÃe lors dâune OPA amicale par Eldorado Gold.
Ces transactions reliÃes avec la rÃpression policiÃre et de lâÃtat pour assurer la poursuite des prÃparatifs du dÃmarrage de lâexploitation miniÃre dans la rÃgion nâont fait que renforcer la colÃre locale et lâorganisation du mouvement de protestation. Il y a un an, en mars 2012, les choses ont atteint leur apogÃe lorsque la sociÃtà miniÃre a envoyà ses travailleurs dans la montagne pour dÃmanteler un camp de protestation Ãtabli par les activistes anti-mines sur lâemplacement prÃvu de site minier. Les manifestations qui ont suivi ont Ãtà violemment rÃprimÃes par la police anti-Ãmeute. La situation nâa cessà de sâaggraver jusquâen fÃvrier dernier, quand un groupe de 40 à 50 personnes de la rÃgion a menà une attaque incendiaire sur le chantier principal de la sociÃtà à Skouries, brÃlant tous les Ãquipements quâils ont trouvÃs sur place avant de se retirer.



Les autoritÃs ont lancà une sÃrie de rafles aprÃs lâattaque incendiaire â une pratique policiÃre courante en GrÃce â et ont depuis arrÃtà 154 personnes tout en lanÃant un raid de la police dans le village de Ierissos, un bourg de 3.000 habitants situà au centre du mouvement de protestation. Daskalopoulou a indiquà à Radiobubble.gr que les cloches des Ãglises sonnent frÃquemment pour alerter les villageois des arrestations ou de la prÃsence de la police.
Dans un cas, une jeune mÃre de deux enfants a Ãtà dÃtenue pendant 16 heures sans avocat ni appel tÃlÃphonique à sa famille et sans accusation. Elle a Ãtà interrogÃe par la police en charge du "dossier" qui lui a demandà si elle pensait que son mari la trompait.
Une jeune fille de 15 ans a Ãtà appelÃe par la SÃcurità dâEtat sur son tÃlÃphone portable pour quâelle fasse une  dÃposition Â. La police a frÃquemment demandà des Ãchantillons dâADN aux personnes qui Ãtaient simplement appelÃes à tÃmoigner.  Dans certains cas, la police a prÃlevà des Ãchantillons dâADN par la force et a contraint le dÃtenu à signer une dÃclaration disant quâil leur avait donnà de son plein grà Â, a dÃclarà Daskalopoulou.
Dans un cas trÃs inquiÃtant, quatre jeunes, ÃgÃs de 19 à 22 ans, ont reÃu la visite dans les premiÃres heures de la matinÃe dâagents de la sÃcurità de lâEtat qui leur ont demandà de les suivre au poste de police pour une raison non spÃcifiÃe. ArrivÃs au poste de police, ils ont Ãtà sÃparÃs. Daskalopoulou a interviewà lâun dâentre eux rÃcemment, le fils dâun policier, qui a dit quâil avait Ãtà laissà sans eau pendant des heures et interrogà sur ses convictions politiques et sa participation à des manifestations. Il a ensuite Ãtà giflà et frappÃ.  Chaque demi-heure, ils arrÃtaient de le battre, le mettaient debout et lâobligeaient à regarder un mur, afin quâil puisse mieux rÃflÃchir et leur dire oà il Ãtait ce soir-là  ajoute Daskalopoulou.  Et puis, ils revenaient et cela a durà entre six et sept heures. A la fin, une dizaine dâentre eux ont fait irruption dans la salle et ont exigà quâil donne son ADN Â. Le jeune a ensuite Ãtà contraint de signer un document disant quâil avait donnà son ADN volontairement. Un policier lui a dit plus tard :  Allez maintenant, ton village est assiÃgÃ. Si tu veux attÃnuer ton cas et celui de ton village, donne-nous quelques noms.  Quand il a refusÃ, il a Ãtà menacà dâÃtre utilisà dans un jeu de  ping-pong Â.
 Ping-pong signifiait quâils allaient le jeter à travers la piÃce tout en le traitant dâanarchiste et de vaurien. Ce garÃon a 19 ans. Â



Mais la violence nâa pas seulement Ãtà utilisÃe comme une tactique dâintimidation derriÃre les portes closes des postes de police. Le 7 mars 2013, des policiers anti-Ãmeute se sont dÃployÃs dans Ierissos et ont arrÃtà 5 personnes. Les recherches ont Ãtà menÃes avec lâunità de lâanti-terrorisme qui Ãtait lourdement armÃe.  Ils ont aspergà les gens du village avec des produits chimiques pendant des heures. Les gaz lacrymogÃnes sont mÃme tombÃs à lâintÃrieur de lâÃcole. Trois enfants ont eu une attaque de panique, dâautres des problÃmes respiratoires. Lâambulance a essayà dây aller mais ne pouvait pas. MÃme un bÃbà de dix mois a dà Ãtre transportà à lâhÃpital Â, a dÃclarà Daskalopoulou.

Une manifestation dâÃtudiants appelÃe pour commÃmorer lâattaque du mois dernier dans lâÃcole a eu lieu la semaine derniÃre dans la rÃgion. De telles manifestations, ainsi quâune autre grande manifestation pacifique contre les mines qui a rÃuni 20.000 personnes à Thessalonique peu aprÃs les attaques, et qui a Ãtà le premier mouvement de protestation retransmis par la tÃlÃvision en GrÃce, dÃmontrent que le mouvement est loin de sâaffaiblir.



Au contraire, la rÃgion est devenue la scÃne du principal terrain des divisions politiques en GrÃce, une sorte de symbole de la nÃcessità de rÃsister au contrÃle des puissants monopoles sur lâÃtat ainsi quâà la liquidation des actifs grecs et des ressources naturelles.
Daskalopoulou affirme quâune rÃcente manifestation de soutien à la mine a Ãtà mise en scÃne et elle lâa dÃcrite comme ayant Ãtà un ÃvÃnement presque comique et extravagant qui a rassemblà des politiciens de la droite et des reprÃsentants dâorganisations marginales. Selon Daskalopoulou, des manifestations organisÃes par les habitants eux-mÃmes sont suivies par des syndicalistes ainsi que par les politiciens de gauche du principal parti dâopposition Syriza. Au mÃme moment, dans une confÃrence de presse qui sâest tenue en GrÃce la semaine derniÃre, Eldorado Gold a signalà quâelle Ãtait en train de reconsidÃrer ses projets en faisant allusion à un climat instable pour les investissements en raison des rÃactions en cours.
 Si lâEtat a dÃcidà de transformer la Chalcidique en un laboratoire de la violence et de la rÃpression pour lâexporter ensuite vers le reste du pays, les habitants de la Chalcidique ont dÃcidà dâen faire un laboratoire pour la libertà et le combat. Et ce combat est une chose pour laquelle nous devons tous nous tenir prÃts  a conclu Daskalopoulou.

Le 25 mars 2013

Original : ICI

[Traduction : OCLibertaire]

La rÃsistance aux mines dâor, fer de lance de la rÃbellion sociale dans la GrÃce actuelle

La lutte des habitants du nord de la GrÃce contre lâexploitation de mines dâor est en passe de devenir lâun des principaux conflits du pays. Et effectivement, un laboratoire de la rÃpression dâEtat et de la rÃsistance populaire à lâimposition violente dâun projet dÃvastateur.
LâopiniÃtretà de la rÃsistance des habitants de la rÃgion de Skouries, dans la pÃninsule de la Chalcidique ; lâampleur de la rÃpression ; la diversità des modes dâactions utilisÃs par les opposants ; la naissance de nouveaux foyers dâopposition dans deux autres rÃgions du nord de la GrÃce (en Thrace et en MacÃdoine) menacÃes par des projets similaires ; la solidarità et la sympathie diffuse que cette rÃsistance rencontre bien au-delà des quelques villages directement concernÃs, et dont en tÃmoigne lâampleur de la manifestation de Thessalonique qui a rassemblà prÃs de 20.000 personnes le 9 mars dernier ; une information sur cette lutte qui commence à transpercer le mur du silence mÃdiatique ; les initiatives de solidarità à AthÃnes et dans tout le pays, en font un symbole politique grandissant actuellement dans le contexte social et politique grec. Des mobilisations soutenues et continuelles, qui se sont encore prolongÃes le 25 mars, jour de lâindÃpendance, avec les traditionnelles parades patriotiques, oà les collÃgiens et lycÃens de la rÃgion ont dÃfilà en rang, comme il se doit, en portant tous des t-shirts noirs oà Ãtait inscrit  Gaz lacrymogÃnes dans lâÃcole â 7 mars 2013  ou  SOS Chalcidique Â.





Cette lutte est le signe quâune partie de la sociÃtÃ, malgrà une crise qui est censÃe discipliner et anesthÃsier une population entiÃre, en particulier ceux et celles qui nâont que leur force de travail pour vivre, ne se laisse pas faire, ne se laisse pas acheter par des promesses dâemplois ou de mirobolantes retombÃes Ãconomiques, ne se laisse pas imposer des projets destructeurs pour les profits de quelques-uns, quâelle reste vivante, rÃsiste, tient tÃte aux intimidations et la rÃpression policiÃre.
Une lutte qui devient pour cela exemplaire, parvient à rÃpercuter lâesprit de rÃbellion dans dâautres foyers de rÃsistances : les luttes de salariÃes (santÃ, psychiatrie, sÃcurità sociale, enseignement, transports, radio-tÃlÃvisionâ) ; celles des Ãtudiants ; les mobilisations en soutien aux migrants et aux rÃfugiÃs Ãtrangers ; contre les centres de  rÃtention  (dÃtention) â oà les migrants sont dÃtenus pendant des mois dans des cellules surpeuplÃes, sans hygiÃne, sans promenadesâ â et les violences policiÃres qui sây dÃroulent (actuellement contre celui de Drapetsona, prÃs du PirÃe, situà à lâintÃrieur dâun commissariat) ; les mobilisations contre la remise en cause du droit du sol pour les enfants dâimmigrÃs ; les actions spontanÃes contre lâextrÃme-droite (rÃcemment les habitants de lâÃle de Thassos dans le nord de la GrÃce ont empÃchà les nÃo-nazis de distribuer de la nourriture et des produits de premiÃre nÃcessità  exclusivement pour les Grecs  comme ils en ont lâhabitude et les ont chassà ; dans le port de Chania en CrÃte, le candidat local du parti nÃo-nazi a Ãtà jetà à la mer aprÃs que lui et ses acolytes aient agressà physiquement des Ãtrangersâ), le mouvement naissant contre les menaces de fermeture de 35 espaces culturels à AthÃnesâ

Cette lutte commence aussi à sortir de GrÃce. Une revue professionnelle en ligne spÃcialisÃe sur lâexploitation miniÃre, mining.com, fait ainsi Ãtat des protestations croissantes dont les multinationales canadiennes du secteur minier font lâobjet, que ce soit au Canada ou dans une dizaine dâautres pays, en particulier en GrÃce, en Colombie (importantes mobilisations dans la rÃgion de Bucaramanga et dâautres rÃgions du pays), au Nicaragua, au PÃrou, en Bolivie, en RÃpublique dominicaine, en IsraÃlâ Lors de la derniÃre manifestation contre le TAV dans le Val Susa, une banderole affichait une solidarità avec la lutte contre les mines dâor en GrÃce.



Mais si la rÃsistance des habitants de la rÃgion de Skouries contre les mines dâor prend une telle importance, lâEtat grec en est bien conscient et dÃploie pour lâÃtouffer tout un arsenal rÃpressif, aidà en cela par une grande partie de la presse (Ãcrite, radios, TV) aux mains de magnats de la classe capitaliste (et si besoin en invitant des journalistes à un voyage dâagrÃment de quatre jours dans des hÃtels de luxe en GrÃce et à Izmir en Turquie comme vient de le faire Eldorado Gold), jusquâaux nÃo-nazis chez lesquels le syndicat des travailleurs de Hellas Gold est allà chercher un soutien sans complexe.

Une inquiÃtude perceptible dans le camp des pro-mines qui sâest exprimÃe lors dâune dÃclaration rÃcente dâun reprÃsentant de Hellas Gold disant que la sociÃtà pourrait abandonner le projet si le climat dâhostilità persistait, mais qui fut dÃmentie quelques jours plus tard par le vice -prÃsident de Eldorado Gold pour la GrÃce affirmant que sa  sociÃtà Ãtait venue en GrÃce pour y rester Â.

Mais rien nâest jouÃ. En particulier avec le dÃbut de mobilisations contre les autres projets, dans la rÃgion de colline de Perama (Thrace du nord-est) et dans celle de Kilkis, en MacÃdoine (entre Thessalonique et la frontiÃre bulgare). En Thrace, le prÃsident de la compagnie vient dâannoncer que ses 30 employÃs avaient Ãtà licenciÃs et que le projet Ãtait gelà jusquâà ce que le cadre dâinvestissement en GrÃce devienne plus clair. Une chose à savoir enfin : ces trois zones ne sont pas trÃs trÃs ÃloignÃes les unes des autres, les rencontres directes entre protagonistes sont relativement faciles à organiser et câest potentiellement tout le nord de la GrÃce qui est concernà directement et peut se mobiliser conjointement.

Le samedi 13 avril, à 18h, des mobilisations simultanÃes sous le slogan  SOS Chalcidique  sont appelÃes dans les quatre coins du pays par la coordination des comitÃs de luttes contre les mines dâor de Chalcidique. Une premiÃre.

Le 7 avril 2013

Situation judiciaire aprÃs le sabotage du 17 fÃvrier du chantier de la mine de Skouries.

AccusÃs de terrorisme !

Thessalonique - AccusÃs de terrorisme ! Les vingt pÃres de famille dÃsignÃs par la SÃcurità Publique de Thessalonique comme responsables de lâattaque de Skouries ont Ãtà accusÃs de la moitià des dÃlits prÃsents dans le code pÃnal. Le Procureur de la Chalcidique, Magdalini Galatali, a demandà hier lâouverture dâune procÃdure pÃnale pour sept infractions mineures et onze dÃlits graves à charge des responsables et a transmis le dossier au juge dâinstruction.

Parmi les dÃlits qui leur sont attribuÃs, association en vue de commettre un crime, tentative dâhomicide, vol, dÃtention et usage illÃgal de matÃriel explosif, incendie criminel et dommages aggravÃs (sur la base de la loi sur les  encapuchonnÃs  de Dendias, le ministre de lâordre public). Et aussi : dÃtention et utilisation illÃgale dâarmes, menaces et autres dÃlits.

à signaler le fait que la procÃdure a Ãtà entamÃe in rem [sur les faits rÃels soumis], les charges ne sont pas individuelles à ce stade, mais elles seront assignÃes à chaque examinà au cours des enquÃtes de lâinstruction. En outre, il nâa pas Ãtà lancà de mandat dâarrestation, car il sâagit de personnes qui rÃsident dans la rÃgion de maniÃre stable et pour lesquelles il nây a pas Ãvidemment de danger de fuite à lâÃtranger.

Dans les milieux juridiques, on estimait que lâÃmission dâun mandat dâarrÃt aurait provoquà de nouvelles tensions dans la sociÃtà locale, tandis que, de cette faÃon, les inculpations vont Ãtre attribuÃes graduellement aux individus et pendront comme une  ÃpÃe de DamoclÃs  sur les tÃtes des accusÃs, limitant les nouvelles protestations contre lâexploitation miniÃreâ

Dans les prochains jours, le juge dâinstruction formulera les accusations et appellera les personnes impliquÃes à dÃposer dans le cadre des enquÃtes prÃliminaires, en dÃcidant Ãvidemment de leur sort selon le cas. Selon certaines informations, la position de deux des vingt habitants serait particuliÃrement grave, parce que, selon la police de Thessalonique, comme elle le rapporte dans le dossier, il y a des sÃrieux indices sur leur participation à lâattaque incendiaire du chantier. Il semble quâaient Ãtà dÃcouverts par les laboratoires de la police criminelle des ÃlÃments qui aggraveraient leur position.

La rÃaction du groupe des avocats qui dÃfend les habitants a Ãtà immÃdiate. Dans leur communiquà au journal Ef.Syn ils dÃclarent :  Les accusations qui seront probablement attribuÃes ne sont pas basÃes sur des ÃlÃments objectifs, mais seulement sur les tÃmoignages de trois employÃs de lâentreprise ainsi que sur certaines analyses des listings tÃlÃphoniques. Nous les considÃrons donc comme truquÃesâ En outre, nous mettons en doute la validità et lâoriginalità du peu dâÃlÃments pour ainsi dire objectifs à disposition. La lutte des habitants continue Â.

Nikos Fotopoulos

Le 27 mars 2013

EfSyn (Efimerida ton Sindakton - Journal des RÃdacteurs)



Articles dÃjà publiÃs sur le mÃme sujet

Sabotage dans le chantier dâune mine dâor http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1314

La lutte contre les mines dâor et la rÃpression sâintensifient dans le nord de la GrÃce
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1327

Photos: http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1338
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