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(fr) Organisation Communiste Libertarie - Courant Alternatif CA #227 - QUI SOMMES-NOUS ?

Date Sat, 30 Mar 2013 14:32:58 +0300


Le capitalisme domine encore plus largement le monde aujourd’hui qu’hier. Ce système économique a bien montré, tout au cours du XXe siècle, son incapacité à supprimer les inégalités, la misère et l’exploitation. Tout au contraire, il s’en nourrit et les engendre : guerres, massacres, famines se sont multipliés sur la planète comme jamais ; des années de colonialisme et de néocolonialisme ont accéléré le pillage des ressources des peuples du Sud au même rythme que l’extermination de populations entières ; le développement technologique conçu comme pourvoyeur de profits a entraîné une lente et inexorable destruction de l’écosystème de la planète. Partout, l’exploitation des prolétaires par une minorité de nantis au service de la bourgeoisie qui achète à bas prix les services d’armées de travailleurs précaires, soumis à la flexibilité et sans cesse menacés par le chômage, se fait plus pressante.

Ce système capitaliste, nous voulons le
détruire. Il n’est ni éternel ni le meilleur des
mondes possible, contrairement à ce que
veulent nous faire croire ses défenseurs, de
quelque bord soient-ils.

Communistes...

Nous luttons pour une société dans la-
quelle les moyens de production et
d’échange seront gérés non par leurs pro-
priétaires " légaux " actuels ou par des bu-
reaucrates de l’Etat, mais directement par
les gens concernés au premier plan, c’est-
à-dire les producteurs. Une gestion assurée
par des assemblées de base des conseils
d’usine, de quartier, de village, de ville et de
région, composés de celles et ceux qui y vi-
vent et y travaillent, et qui ont ainsi la pos-
sibilité de se fédérer librement pour
déterminer la quantité, la qualité et l’usage
de la production. Une société dans laquelle
le principe de base sera " De chacun-e selon
ses possibilités à chacun-e selon ses be-
soins " : une société économiquement com-
muniste, sans classes et sans Etat.

Partis et syndicats ne pourront être les
gérants de cette nouvelle forme d’organisa-
tion de la production et de la répartition,
mais seulement des forces de proposition.
Dans ces nouvelles structures, toutes les
formes permanentes de délégation de pou-
voirs sans mandat précis ni révocation pos-
sible à tout moment, de Parti-guide, de
Parlement, de structures étatiques, seront
écartées pour laisser la place à l’auto-orga-
nisation des prolétaires.

Les modalités d’application du commu-
nisme libertaire ne sont pas à déterminer à
l’avance : elles dépendront des situations
générales et particulières, des formes lo-
cales de culture, des possibilités et des dé-
sirs. Pour autant, le communisme libertaire
n’est pas qu’une vague utopie. L’histoire des
révoltes et des tentatives de révolution four-
mille d’exemples de l’application concrète
de notre projet anarchiste révolutionnaire,
adapté aux situations particulières d’une
époque ou d’un lieu — la Commune de
Paris, les Soviets dans la Russie de 1917, la
révolte ukrainienne des makhnovistes en
1921, les collectivisations dans l’Espagne
de 1936, les conseils ouvriers en Hongrie en
1956, etc.

Notre projet communiste libertaire est
aux antipodes du communisme étatique qui
dominait les pays de l’Est. Ce dernier s’est
effondré, et nous ne pouvons que nous en
réjouir ! Cela faisait plus de quatre-vingts
ans que le courant libertaire dénonçait ces
pays dits communistes comme étant des
dictatures sanglantes, qui pratiquaient un
capitalisme d’Etat ayant substitué à la
forme classique de la propriété privée la do-
mination d’une classe bureaucratique diri-
geant la production et l’échange pour son
propre compte.

Le modèle social-démocrate, qui enten-
dait parvenir au socialisme par une succes-
sion de réformes en s’emparant du pouvoir
d’Etat par les élections, s’est heurté à la
toute-puissance du modèle capitaliste, qui
joue tour à tour de la répression et de l’in-
tégration. Il y a bien longtemps que les " so-
cialistes " ont renoncé à se battre pour une
société égalitaire et sans exploitation.

...et libertaires

Mais l’oppression que nous voulons sup-
primer ne se cantonne pas à une sphère
strictement économique. Elle touche à tous
les rapports de pouvoir. Nous voulons une
société politiquement libertaire sans domi-
nation d’aucune sorte.

Nous luttons contre toutes les sortes
d’uniformisation (des modes de vie, des cul-
tures, de la production et de la consomma-
tion) imposées par le développement
capitaliste.

Nous luttons pour de nouveaux rapports
entre les hommes et les femmes, où la va-
lorisation de la virilité et la soumission
n’auraient plus lieu d’être. Car une société
sans classes ne mène pas forcément à l’éra-
dication du patriarcat (système de domina-
tion des hommes sur les femmes) : celui-ci
mérite une lutte spécifique, parce qu’il tra-
verse l’ensemble des classes sociales et pré-
existe au capitalisme. La lutte contre le pa-
triarcat est une lutte pour la déconstruction
des genres masculin et féminin modelés et
imposés par l’ensemble des sociétés pré-
existantes. Se réapproprier nos identités
personnelles, c’est refuser d’intégrer un sta-
tut social lié à notre sexe et c’est refuser
que les normes actuelles (hétérosexualité,
monogamie...) soient des codes de notre vie.
Nous voulons vivre librement notre corps et
nos désirs.

Nous ne voulons plus d’une société où le
travail n’est pas une activité humaine par-
tagée en fonction de besoins librement dé-
cidés, mais un esclavage salarié destiné à
produire n’importe quoi, du moment que ça
se vend et que les capitalistes peuvent réa-
liser, par ce biais, des profits.

Il nous faut tordre le cou aux " vieilles
croyances " que sont la nécessité de la
croissance, du productivisme, de la prépon-
dérance de l’" économie ".

De très nombreux courants socialistes
ont lié la possibilité du communisme à une
réalisation de l’abondance. Mais I’idéologie
de la croissance, économique et démogra-
phique, est une course perdue d’avance :
elle ne fait que renforcer les inégalités entre
les gens et abaisser la qualité de la vie ;
notre planète ne peut permettre à toute la
population mondiale d’accéder aux modes
de consommation des classes supérieures
des pays riches.

Les alternatives locales aux modes de
consommation et de production qui tentent
un peu partout de se mettre en place nous
paraissent révélatrices du besoin de réap-
propriation collective de l’espace de nos
vies que restreignent de plus en plus les
productivistes. Même si ces alternatives, en
l’absence d’une lutte globale contre le sys-
tème et d’un projet politique, restent limi-
tées quant à leur possibilité de changer
réellement la vie.

Dans la mesure où notre projet politique
s’est historiquement construit au fil et au
cœur des mouvements sociaux, des révoltes
et des tentatives d’établir des rapports so-
ciaux égalitaires, c’est dans ces mouve-
ments qu’il faut combattre, y compris en
s’élevant contre certains de leurs aspects
qui chercheraient à reproduire un ordre an-
cien (ou à en créer un nouveau) de domina-
tion. Ce sont dans les contradictions et les
conflits actuels de la société que plongent
les racines d’une autre forme d’organisation
sociale dont l’ébauche jaillit parfois spon-
tanément, dans certaines situations. Nous
pensons que c’est lorsque les gens sont "
en mouvement ", dans des moments par-
tiels de rupture, qu’ils sont porteurs d’idées
et de pratiques correspondant le mieux à
nos aspirations.
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