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(fr) France, Organisation Communiste Libertarie - La lutte contre les mines d’or et la répression s’intensifient dans le nord de la Grèce (en)

Date Thu, 14 Mar 2013 09:29:17 +0200


La tension reste vive en Chalcidique, région minière du nord de la Grèce où depuis des mois se mène une lutte populaire permanente contre les excavations de la compagnie Hellenic Gold – entreprise d’extraction de l’or pilotée par la puissante compagnie multinationale canadienne Eldorado et le magnat grec Bobolas – qui menacent la forêt de Skouries et la santé des habitants de toute la région. ---- Invasion du village de Ierissos par la police ---- Au cours des derniers jours (alors que le gouvernement d’Athènes a déclaré « défendre les investissements étrangers à tout prix »), face à la détermination des comités locaux et des pratiques de sabotage de plus en plus généralisées, les arrestations éclairs et les mesures répressives visant les activistes anti-mine, mais aussi la population dans son ensemble, n’ont cessé d’augmenter.

Elles ont culminé avec l’arrestation d’une jeune lycéenne de quinze ans, originaire du village de Ierissos. Elle a été interrogée avec 12 autres jeunes villageois à la direction régionale de la police à Polygyros, un épisode qui a déclenché une réaction de colère de la communauté locale et une manifestation de lycéens et d’adultes devant le poste de police du village. Mais, le 7 mars, la pression policière est encore montée d’un cran.

Jeudi 7 mars, la petite ville de Ierissos (3000 habitants) a de nouveau été envahie par la police anti-émeute, qui a dû faire face à une population descendue en masse dans les rues du village pour défendre leur territoire du mieux qu’elle peut, pendant que les cloches de l’église sonnaient : en occupant l’espace, en surveillant leurs agissements, en dressant des barricades de pneus enflammés à l’entrée du village… Pendant ce temps, d’autres personnes organisaient des rassemblements de solidarité dans les localités avoisinantes, notamment à Nea Rodha et Thessalonique. Dans le village voisin de Megali Penagia, à partir de 15h, les gens ont commencé à se rassembler et, à 18h, la presque totalité de ce bourg de 3000 habitants était dans la rue. A Thessalonique, plus de mille personnes se sont rassemblée en solidarité dans la soirée.

Une journée de lutte dont nous publions la chronique à travers les propres mots des comités de lutte.

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Nouvelle attaque du village de Ierissos par la police anti-émeute

Les communautés locales de la Chalcidique dans le nord-est en Grèce sont de nouveau dans la tourmente. Ce matin, au milieu d’informations imprécises selon lesquelles des résidents locaux qui auraient détenus et / ou arrêtés, au moins six pelotons de la police anti-émeute sont arrivés à l’entrée du village de Ierissos – environ 3000 habitants. À 11 heures, et a rassemblé un grand nombre de résidents, la police anti-émeute a commencé à tirer de grandes quantités de gaz lacrymogènes. Comme les gens ont commencé à se retirer, la police antiémeute a chassé la foule des hommes et des femmes de tous âges dans la place du village, en continuant à utiliser des gaz lacrymogènes.

À 11 h, alors qu’un grand nombre d’habitants s’étaient rassemblés, la police anti-émeute a commencé à tirer de grandes quantités de gaz lacrymogène. Alors que les gens commençaient à se retirer, la police anti-émeute a chargé une foule nombreuse d’hommes et de femmes de tous âges en direction de la place du village, tout en continuant à utiliser des gaz lacrymogènes,.

La police antiémeute s’est arrêtée devant les portes principales du lycée de Ierissos, où les enseignants et les étudiants ont commencé à ressentir les effets des gaz lacrymogènes que le vent ramenait vers le bâtiment et la cour de l’établissement. Après avoir barricadé l’entrée à l’école, la police anti-émeute alors tiré des grenades de gaz lacrymogènes dans la cour. La panique s’est emparée des lycéens qui ne pouvaient plus respirer. Plusieurs se sont évanouis, et l’assistance des médecins du centre médical de proximité a été demandée. Le médecin a été empêché de franchir les lignes de policiers anti-émeute pendant une longue période et son entrée dans la cour du lycée n’a été possible qu’après de vives protestations des gens dans la rue. Il a fallu un délai supplémentaire avant que les parents soient autorisés à entrer dans l’école pour ramener leurs enfants à la maison, et les bus ont été autorisés à ramener chez eux les lycées venant d’autres villages.

Quelle force de police d’un Etat démocratique se permet d’attaquer un village avec des armes chimiques et des gaz lacrymogènes devant une école pleine d’élèves pendant les heures de cours ? Quel type de force de police bloque l’accès d’un médecin dans une école pleine d’élèves dont les classes sont remplies de gaz lacrymogènes ?

Pour l’instant, les maisons des habitants sont perquisitionnées par les forces spéciales de la police, en présence d’autorités judiciaires. Ils sont accompagnés par des bus de la police anti-émeute, tandis que d’autres bus ont été placés pour barricader l’entrée de Ierissos. Les membres de l’association des parents d’élèves sont au commissariat de police pour rédiger un rapport sur les évènements de la journée au lycée de Ierissos. Les policiers sont alignés à l’entrée de Ierissos face aux résidents de la localité Des gens qui se battent pour leur vie, leur santé et celle de leurs enfants.

Depuis le village assiégé de Ierissos, nous envoyons un message de résistance et de lutte. Nous ne permettrons pas qu’une lutte sociale comme celle que nous menons soit prise pour cible et criminalisée

Cette lutte sociale est solide et prévaudra.

Comité de coordination des associations de Stageira-Akanthos contre les mines d’or en Chalcidique

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Pressions, intimidations et répression policières

Depuis cette opération spectaculaire, la répression n’a pas cessée. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées ou convoquées à la police de Polygyros pour interrogatoire. Ces arrestations s’accompagnent de perquisitions. Avec les 4 arrestations effectuées à Ierissos lors du raid policier sur le village, le chiffre de 130 personnes est atteint en moins de trois semaines. Une bonne moitié auraient subi des prélèvements d’ADN. Lors de l’assaut policier sur la petite ville de Ierissos, la police anti-émeute (MAT) était accompagnés d’une unité de la police anti-terroriste (EKAM).

Ces arrestations se font manifestement au hasard, la police semblant n’avoir aucun indice sur les participants au sabotage. Mais, en arrêtant des gens dans une population fortement mobilisée contre la mine d’or, l’objectif du pouvoir est à la fois de les intimider, de multiplier les inculpations pour d’autres faits, comme des participations à des rassemblements illégaux, et plus globalement, de placer le mouvement d’opposition aux mines d’or dans une position défensive et antirépressive Les 4 personnes arrêtées le 7 mars sont poursuivies pour des faits n’ayant rien à voir avec l’enquête (possession de feux de Bengale, d’équipements de radio-transmission...)

Avec le jeune lycéen de 15 ans, ce sont 14 jeunes de Ierissos qui ont été convoqués au siège régional de la police de Polygyros, dont au moins 3 mineurs. Un détail qui en dit long sur le climat qu’entend instaurer la police et de ne pas s’encombrer du respect des procédures. Dans le cas de la jeune fille de 15 ans, sa convocation au commissariat de police a été envoyée, non pas à, son domicile, mais à son lycée...Suite aux protestations des avocats, la jeune lycéenne a été libérée et doit recevoir une "invitation" écrite de la police, qui devrait préciser qu’elle doit être accompagnée de ses parents et un avocat.

Ce n’est pas la première détention de lycéens de Ierissos. Un autre jeune de 18 ans a été arrêté le 27 février puis relâché sans inculpation. Il a expliqué à sa sortie que la police l’avait forcé à remettre un échantillon d’ADN, en le menaçant de ne pas le libérer, s’il refusait. Les policiers lui ont ensuite fait signer une déclaration disant qu’il avait donnée l’échantillon d’ADN de son plein gré.

Retour sur deux semaines de répression dans la région de Skouries en Chalcidique :

• 17 février. Plus de 30 arrestations, principalement dans les villages de Ierissos et Megali Panagia. Tous les détenus ont été libérés sans inculpation au bout de quelques heures.
• 18 février. Arrestation et procès en flagrant délit de Lazaros Toskas, un résident de Megali Panagia et activiste connu contre la mine d’or (et par ailleurs membre de la coalition de gauche de SYRIZA). Cette arrestation fait suite à la plainte déposée par plusieurs gardes de la sécurité privée du chantier qui a été saboté la veille. Ils l’accusent d’être l’ « instigateur moral » de l’incendie. Les gardes n’ont pu fournir aucune preuve de leurs accusations et Toskas a été libéré. Il a aussitôt déposé une contre-plainte pour diffamation. Les mandats d’arrêt délivrés contre deux autres militants pour les mêmes motifs n’ont jamais été exécutés, mais courent toujours.
• 20 février. Enlèvement de 2 habitants de Ierissos par la police. Les deux hommes ont été emmenés au siège régional de la police de Polygyros et détenus en secret, sans inculpation, pendant 5 heures. La police a indiqué aux parents, proches et avocats n’avoir aucune information sur leur sort. Sauf que la mère de l’un des détenus a aperçu son fils à travers une fenêtre. Les deux détenus ont été libérés sans inculpation. Ils ont déclaré vouloir porter plainte contre la police.
• 23 février. Détention pendant 14 heures d’une femme de Ouranoupoli, municipalité de Stagyra-Akanthos. Elle a été arrêtée vers 6h du matin et transférée au siège régional de la police de Polygyros et n’a été libérée qu’après 20 heures. Son mari a été arrêté plus tard dans la journée, ainsi qu’un ami qui avait rejoint une foule de manifestants à l’extérieur des locaux de la police de Polygyros. Cet ami a été tiré à l’intérieur par la police. La police a en outre effectué une perquisition dans la maison du couple, en présence d’un procureur qui n’avait pas de mandat. Tous les trois ont été relâchés sans inculpation.
• 26 février. La police prend de force un échantillon d’ADN d’un homme qu’ils interrogeaient dans les locaux de Polygyros.
• 27 février. Arrestation d’un jeune de 19 ans au lycée de Ierissos. L’établissement a été fermée en signe de protestation. Le lycéen a été libéré sans inculpation.
• 28 février. 4 étudiants de Ierissos ont été arrêtés à Thessalonique par la sécurité nationale. Les deux jeunes filles du groupe ont été relâchées peu de temps après mais les deux garçons ont été maintenus en détention pendant plusieurs heures. Le père d’un des garçons a dénoncé les mauvais traitements, intimidations, menaces et tortures de son fils en détention. Les garçons ont finalement été libérés sans inculpation.
• 01-02 mars. Les habitants de Ierissos et de Nea Roda ont signalé 24 arrestations. Tous les détenus ont été libérés sans inculpation.

Les interrogatoires sont menés par la police anti-terroriste. Officiellement parce que cela s’inscrit dans une enquête concernant le sabotage du 17 février dernier où une cinquantaine d’activistes ont attaqué au cocktail Molotov les installations de la société Eldorado Gold. Plusieurs camions, foreuses, voitures, préfabriqués, bulldozers avaient été détruits. [ voir Sabotage dans le chantier d’une mine d’or http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1314 ]

De leur côté, les pro-mines d’or font feu de tout bois

Cela fait des mois que le lobby local en faveur des mines s’agite. Le samedi 2 mars, les soutiens de l’exploitation minière se sont livrés à une véritable mise en scène. Une manifestation avait été appelée dans le village de Megali Panagia. Pour la plupart des employés de Hellas Gold et de sa société mère, Aktor. Quelques centaines de personnes, peut-être un millier ou un peu plus… mais qui dans une partie de la presse se retrouveront au nombre 6000 alors que les vidéos disponibles montrent des rangs assez clairsemés. A tel point que l’on voit des intervenants demandant aux participants de combler les trous dans la foule afin de la faire paraître plus grande. Plusieurs sites de désinformation n’ont pas hésité à utiliser des photos de la manifestation contre les mines, qui s’était tenue dans le même village de Megali Panagia une semaine plus tôt (le dimanche 24 février) pour illustrer la manifestation en faveur de l’exploitation minière. Cette manifestation, une semaine après le sabotage et en riposte aux premières dizaines d’arrestations avait réuni plus de 3000 personnes.

Grande manifestation à Thessalonique

Samedi 9 mars, a eu lieu une manifestation commune des mouvements de lutte contre les mines dans la Grèce du nord, en Chalcidique, à Kilkis et en Thrace a eu lieu à Thessalonique. Elle a réuni près de 20 000 personnes [de 10 à 15 000 selon diverses agences de presse] et est considérée comme l’un des plus grands rassemblements de ces dernières années contre l’exploitation de mines d’or.

Elle avait été appelée depuis plus d’une semaine, soit avant l’assaut policier sur Ierissos, par la coordination de tous les comités et initiatives de lutte « contre les mines et le terrorisme d’État », en référence à l’imposition violente de ces projets et des vagues d’arrestations qui s’abattent sur la région de Skouries, en particulier depuis d’action de sabotage du 17 février dernier.

La manif, qui est passé par les rues du centre de la ville et le front de mer, a rejoint une autre manif, d’étudiants et salariés de l’enseignement supérieur… Les deux cortèges ont fusionné. Il est d’ailleurs significatif que la police ait empêché les journalistes de monter sur la Tour Blanche, édifice symbole de la ville situé près de front de mer d’où ils auraient pu prendre des photos…

L’autre enjeu de cette mobilisation est d’empêcher l’autorisation des forages en Thrace (entre Thessalonique et la frontière turque), qui n’a pas encore été délivré officiellement – mais annoncée comme imminente par le premier ministre Samaras, toujours au profit de la multinationale canadienne. Déjà, le lundi précédent, une manifestation avait eu lieu à Alexandroupoli.

Malgré cette manifestation, la police continue ses intimidations. Dimanche 10 mars, neuf personnes de la région de Skouries ont été arrêtées.

Mardi 12 mars, un autre rassemblement est appelé à Komitini, ville de la Thrace (département de Rhodope) contre l’ouverture d’un nouveau chantier et le percement d’un nouvelle mine dans cette partie de la Grèce septentrionale.

Ces luttes contre l’exploitation des mines d’or se mènent dans un contexte où d’autres luttes se poursuivent ou se font jour, dans un cadre de plus en plus répressif, partucilièrement depuis cet hiver [ voir ici http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1303 et ici http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1295 et encore là http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1287 ] Les points de jonctions et de rencontres se multiplient.

Mobilisations étudiantes

De nombreuses manifestations étudiantes ont eu lieu cette semaine dans toute la Grèce. Les unes pour protester contre la mort de deux étudiants à Larissa la semaine précédente, les autres contre des réductions budgétaires et un projet de réforme de l’enseignement supérieur.

Les deux étudiants à Larissa sont morts d’asphyxie parce qu’ils avaient apporté à l’intérieur de leur domicile un barbecue à charbon pour se chauffer en raison de l’augmentation des taxes sur le fuel de chauffage, qui le rend inabordable. Des banderoles disant « Ils nous tuent » ont été brandies dans toutes les manifestations qui ont eu lieu au cours de la semaine.

L’autre motif de mobilisation est le « plan Athéna » de réforme de l’enseignement supérieur. Il s’agit de réduire le nombre d’établissements pour faire baisser les coûts en procédant à des fusions de départements, de facultés et même d’universités ou d’écoles supérieures techniques tout entières. Cette restructuration complète de l’enseignement supérieur obligera des dizaines de milliers d’étudiants à quitter leurs domiciles (souvent ceux de leurs parents) et se déplacer vers d’autres universités alors que les familles ne peuvent pas payer ce coût supplémentaire au beau milieu d’une crise économique qui provoque des baisses des salaires et revenus indirects considérables pour une grande majorité de Grecs. Ce plan vise à faire disparaitre 150 établissements (en faisant tomber à 384 le nombre de facultés et instituts contre 534 aujourd’hui) et prévoit officiellement de réduire de 4% le nombre d’étudiants admis dans l’enseignement supérieur l’an prochain. En fin de semaines, des étudiants ont mené plusieurs actions : ouverture de péages d’autoroute, intervention pour perturber le discours d’un ministre dans un grand hôtel dimanche midi…

Le maire de la ville de Messolonghi a entrepris une grève de la faim pour protester contre la disparition de l’institut supérieur d’enseignement technologique qui existe depuis 30 ans dans sa commune. Il a également décidé de placer des drapeaux noirs partout dans la ville, sur les bâtiments publics comme sur les commerces.

De nouvelles manifestations étudiantes sont prévues dans les jours à venir, dans les îles et sur le continent.

Le retour des « indignés » ?

Il y a une semaine, entre 1,5 et 2 millions de Portugais étaient descendus dans les rues d’une quarantaine de villes du pays à l’appel d’un ensemble de mouvements mais dont l’un a réussi à les fédérer tous sous le slogan « Que se Lixe a Troika, o povo é quem mais ordena ! » [« Que la Troïka aille se faire foutre, c’est le peuple qui commande ! »]. La plus grande manifestation depuis celles de la Révolution des Œillets de 1974. Cette date n’avait pas été choisie au hasard : elle coïncidait avec la visite d’une délégation de la Troïka (UE, BCE, FMI) à Lisbonne.

En Grèce, les réseaux "sociaux" de l’Internet, se sont à leur tour échauffés et un appel à sortir dans la rue a été lancé en fin de semaine. Très vite, plusieurs milliers d’internautes ont déclaré qu’il fallait faire comme au Portugal et qu’ils allaient participer à une initiative de rue. Un rassemblement place Syntagma à Athènes a été appelé à 18h. Le slogan ? « La pauvreté, le chômage, les suicides : ça suffit ! Le Portugal nous montre la voie ! ».

Dès 16h, les forces anti-émeutes sont déployées sur la place pour empêcher tout rassemblement devant le Parlement.
Les manifestants de tous âges se réunis vers 18h, avec des banderoles et des slogans tels que « La principale violence, c’est la pauvreté » et « Comment allons-nous vivre ici ? ». Et également contre les mines d’or de la Chalcidique, la répression des mouvements sociaux, contre le nouveau projet éducatif« Athéna » et bien évidement, contre la politique économique du gouvernement.
A 18h, la place était bouclée et les quelques mille cinq cent personnes qui tentaient de se rassembler sur la place, en ont été empêchées : lacrymos, charges, arrestations musclées... Deux personnes arrêtées seraient maintenues en détention et poursuivies pour « désobéissance ».

Clairement, et une fois de plus, les pratiques de « maintien de l’ordre » indiquent que l’on n’est plus en 2011 ou 2012… Les "débordements" ne sont plus tolérés, l’État entend contenir le moindre début de mouvement et tout verrouiller : réquisition de grévistes et illégalisation des grèves, expulsion de squats, interdiction des manifestations de paysans (en interdisant l’accès des tracteurs aux autoroutes et routes principales), opérations policières d’intimidation contre les opposants aux mines d’or en Chalcidique…

Lundi, les fonctionnaires du ministère de la Culture sont en grève de 24h et manifesteront dans Athènes.

Mardi 12 mars, c’est le comité de solidarité de l’Attique avec les habitants de la Chalcidique qui appelle à manifester dans le centre de la capitale.

Le 10 mars 2013
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