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(fr) France, Coordination Des Groups Anarchistes CGA - IAL #94 - La prison ? : réinsertion, suicide ou mort lente… (en)

Date Fri, 22 Feb 2013 17:41:55 +0200


Dans l'article précédent (IAL n° 93), nous avons vu à qui, dans le système français, profitent les prisons. Aujourd'hui, nous allons essayer d'aborder le quotidien de la détention. ---- Si la privation de liberté, sanction de référence de notre système pénal, est largement admise par notre société, on ne s'interroge que très rarement sur le quotidien des 64 584 personnes détenues (1) dans les prisons françaises. -- L'enfermement n'est pas seulement une peine prononcée par une juridiction ; c'est également un temps vécu et pour beaucoup un temps décompté heure par heure, jour après jour « l'ennui mortel des prisons » (2) qu'il soit bien souvent la seule chose qui est donnée de vivre aux détenus. La loi du 24 novembre 2009 peut bien mettre en exergue « la nécessité de préparer l'insertion ou la réinsertion » des personnes incarcérées, la plupart d'entre elles se voient toujours privées des moyens et de la possibilité d'être pleinement actrices de leur vie.

1. Insertion ou réinsertion ?

« Nous avons la prétention de resocialiser des individus en leur imposant la pire des vies sociales qu'on puisse imaginer. » (C. Demonchy)

L'article 1 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 stipule : « Le régime d'exécution de la peine de privation de liberté concilie la protection de la société, la sanction du condamné et les intérêts de la victime avec la nécessité de préparer l'insertion ou la réinsertion de la personne détenue afin de lui permettre de mener une vie responsable et de prévenir la commission de nouvelles infractions. »

En mots simples, cela signifie que la mission de l'administration pénitentiaire est quadruple : protéger la société, assurer la punition du/de la condamné·e, favoriser son amendement, et permettre sa réinsertion. Mais qu'en est-il dans la réalité ?

On parle beaucoup de réinsertion : on devrait d'abord parler d'« insertion », car une bonne partie des personnes qui sont mises en prison ne sont pas réellement insérées dans la société avant leur incarcération. Elles ont souffert dans leur passé (souvent dans leur enfance) de carences éducatives, affectives et de problèmes psychosociaux. D'où les actes délictueux ou criminels qui suivent.

Quant à l'incarcération, elle ne fait que « désinsérer » encore davantage les détenu·e·s de leur famille, de leur travail et de la société. L'institution carcérale brise, dépersonnalise, déstructure les détenu·e·s durant des années, au point de les rendre incapables de faire face à la vie extérieure lorsqu'il·elle·s s'y retrouvent confronté·e·s.

Par ailleurs, la loi pénitentiaire, instaurant une obligation d'activité pour les personnes condamnées, a consacré l'idée que les activités feraient partie intégrante de l'exécution de la peine. Cette logique était déjà perceptible dans des pratiques antérieures telles que la prise en compte de la participation aux activités en détention pour l'obtention des remises de peine, et le déploiement, à travers les activités, de dispositifs d'évaluation et de suivi comportemental.

Dans un tel cadre, les personnels judiciaires et pénitentiaires détiennent bien souvent le monopole de l'assignation du sens à une activité : les activités considérées comme objectivement valorisantes sont privilégiées, au détriment de l'intérêt que peuvent y accorder les personnes détenues et de la cohérence avec leurs choix de vie.

Il faut ajouter qu'aujourd'hui, les formations professionnelles, principalement tournées vers des apprentissages manuels, demeurent souvent peu qualifiantes : les activités rémunérées sont pour la plupart rébarbatives et peu valorisantes (voir IAL n° 93) ; les programmes d'enseignement, peu nombreux, sont principalement tournés vers l'apprentissage des « savoirs de base ». Si politiques et administrations, dans le système actuellement en place, voulaient prendre au sérieux le rôle de réinsertion sociale assignée à la prison, il conviendrait de mettre en place une politique plus ambitieuse en termes quantitatif et qualitatif, ce qui impliquerait des moyens humains et financiers à ce jour largement absents (3).

En fait, seulement 27,7 % des détenu·e·s travaillent. Quant aux activités offertes dans les ateliers d’écriture, de poterie et autres, elles se comptent dans trop d’établissements sur les doigts d’une main. Reste le sport, très courtisé par les détenu·e·s. Il faudrait multiplier les cours de théâtre ou des formes d’expression artistique dans toutes les prisons pour le plus grand nombre, cela aiderait les détenu·e·s à sublimer ce qu’il·elle·s sont. Par ailleurs, à partir du moment où la correspondance est autorisée, les e-mails échangés avec la famille devraient être autorisés dans le respect des règles de contrôle nécessaires. La loi assigne à la prison trois missions : sanctionner, réinsérer et prévenir la récidive. Dire, avec l'actuelle Garde des Sceaux Christiane Taubira, que « la prison est vide de sens (4) », c’est constater que les deux dernières missions et notamment la réinsertion ne sont pas assurées aujourd’hui. Du coup, la prison rend à notre société des individu·e·s qui ressemblent trait pour trait à ceux et celles qui sont entré·e·s en prison, voire plus dangereux·euses encore.

2. Le suicide en prison

L'Observatoire International des Prisons (OIP) a constaté en 2011 la recrudescence des suicides en prison, malgré les plans de prévention mis en œuvre ces dernières années. L'administration pénitentiaire refuse de communiquer au cas par cas sur les suicides survenant dans les prisons françaises mais publie le nombre annuel de suicides. Ainsi, selon ses derniers chiffres publiés, 116 suicides ont eu lieu en 2011, contre 109 en 2010 et 115 en 2009. En 2011 , il y a par ailleurs eu 1 932 tentatives de suicide dans les prisons françaises contre 2 246 en 2010 et 2 599 en 2009. Ce qui signifie un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison, 10 fois plus qu’en milieu libre.

Même en supposant l’existence de facteurs de prédisposition au suicide, on peut en conclure que la prison est un milieu « suicidogène », c’est-à-dire qui favorise le passage à l’acte suicidaire. Nous allons montrer quels sont les différents arguments qui permettent de valider cette hypothèse.

L’isolement du monde extérieur constitue la première amputation que subit la personnalité du détenu.

Les détenu·e·s qui se suicident le plus sont ceux et celles pour qui le sentiment de privation est le plus fort, c’est-à-dire ceux et celles qui ont le plus à perdre avec leur incarcération. En effet, ce sont principalement les détenu·e·s marié·e·s ayant des enfants et qui ont un niveau scolaire relativement élevé qui se suicident le plus.

Avoir fait de la prison constitue un stigmate indélébile pour la personne incarcérée et s’accompagne souvent d’une baisse de statut social. C’est vraiment là que l’expression « être dedans » prend tout son sens. Non seulement l’individu·e est totalement coupé·e du monde extérieur pendant la durée de son incarcération, mais il ou elle conservera toute sa vie la prison en lui ou elle.

Le rituel d’entrée dans l’institution et dépouillement des biens entraînent également des privations, une perte d’identité et une dégradation de l’image de soi.

En effet, le, la détenu·e est soumis·e à un rituel d’entrée dans l’univers carcéral qui symbolise sa sortie du monde extérieur. On procède à la vérification de son identité, ses empreintes digitales sont prises, un numéro d’écrou lui est affecté, ses effets personnels sont consignés jusqu’à sa sortie et il ou elle doit subir une fouille intégrale avant d’être affecté·e en cellule arrivant. La fouille intégrale est un événement très traumatisant pour l’entrant en détention. La fouille à corps, qui constitue une violation de l’intimité, symbolise l’emprise de l’institution sur le corps du, de la détenu·e.

L’incarcération crée également une dégradation de l’image de soi. Elle peut se traduire par la négligence des soins du corps, par une prise importante de médicaments pour dormir le plus longtemps possible, par des comportements autoagressifs ou par un repli sur soi-même.

Ensuite, un autre facteur qui contribue à la dégradation de l’image de soi provient des multiples sources d’humiliations quotidiennes que doit vivre le ou la détenu·e. Les cellules les plus anciennes ne disposant pas de toilettes séparées, les détenu·e·s sont obligé·e·s d’accomplir leurs besoins intimes devant leur autres. Les douches étant collectives, le ou la détenu·e doit faire sa toilette nu·e devant les autres.

Très souvent la prison est sale, répugnante. Il suffit de lire les articles consacrés au « scandale des Baumettes », révélé tout récemment (5) pour s'en faire une idée. Quelle énergie il faut déployer pour lutter contre cette souillure envahissante ! La dégradation de l’environnement est donc naturellement associée à une dégradation de l’image de soi, du rapport à soi.

Mixité au sein des cellules et image de soi

On retrouve ce phénomène principalement en maison d’arrêt, où des prévenu·e·s, des condamné·e·s à des courtes peines et des condamné·e·s à de longues peines en attente de transfert dans des établissements pour peine sont incarcéré·e·s ensemble. La prison est un milieu fortement hiérarchisé qui possède sa propre culture. De plus, la mixité peut être voulue par l'administration pénitentiaire, afin de prévenir certaines tentatives d'évasion. Les détenu·e·s craignent souvent aussi un risque de contamination morale. On peut évoquer également la crainte des « nouveaux », « nouvelles », qui sont mélangé·e·s avec des récidivistes, de devenir comme ceux et celles qui n’arrivent pas à se défaire de la prison, qui reviennent inlassablement derrière les barreaux.

Quant aux « pointeurs », ils sont souvent isolés du reste de la population pénale parce qu’ils risquent de se faire insulter ou agresser par les autres détenus. Cela peut expliquer pourquoi cette population connaît des taux de suicide élevés.

La perte d'autonomie

Une autre source de dégradation de l’image de soi que créé l’institution carcérale provient de la perte d’autonomie qu’elle induit. L’institution carcérale infantilise le et la détenu·e, dans la mesure où il·elle n’a aucune autonomie dans les gestes les plus anodins de la vie quotidienne. Il·elle n’a pratiquement aucune marge de manoeuvre et est dépendant·e des décisions de l’administration pénitentiaire, étant donné que toute demande doit être formulée par écrit et le ou la détenu·e n’a pas l’assurance que sa demande soit entendue. Enfin, le ou la détenu·e est totalement pris·e en charge par l’institution et peut perdre l’habitude de se gérer seul·e dans la société.

Le temps carcéral

Le temps en détention est marqué par son caractère répétitif et monotone. Le temps carcéral peut favoriser l’apparition de pensées négatives. En effet, en maison d’arrêt, un·e détenu·e qui ne dispose pas d’un travail ou qui ne participe pas à des activités socioculturelles peut passer jusqu’à 22 heures sur 24 en cellule. C’est donc en maison d’arrêt que le temps peut paraître le plus long. Or les sentiments d’attente, d’inactivité et de n’être utile à personne peuvent faire perdre au détenu le sens de la vie. La vie en prison apparaît alors comme une mort lente, le ou la détenu ·e ne trouvant plus de raisons de continuer son existence.

Les manifestations de la souffrance

Le caractère pathogène de la prison peut avoir trois formes de conséquences : la consommation de psychotropes en détention, la violence hétéro agressive et la violence auto agressive.

Tout d’abord, il faut noter que la consommation de psychotropes en prison est beaucoup plus importante qu’en milieu libre, Certains détenu·e·s qui en consomment ressentent le piège que constituent cette consommation et la dépendance qu’elle crée. Mais pour d’autres, les médicaments apparaissent comme des moyens de supporter la prison, de gérer son angoisse ou sa nervosité.

Pour l’OIP, les violences carcérales s’expliquent non seulement par le fait que certain·e·s détenu·e·s sont très perturbé·e·s et violent·e·s, mais aussi parce que la prison exerce une violence institutionnelle sur le et la détenu·e qui, ne disposant pas de moyen d’expression et d’affirmation, va répondre à cette violence subie par des actes hétéro agressifs et des actes auto agressifs. En effet, l’inutilité des démarches, l’impuissance à transformer sa situation est une forme de violence et lorsque la parole n’a plus d’effet, les détenu·e·s ont tendance à « monter d’un cran » pour se faire entendre : taper à la porte, crier, agresser, voire se mutiler.

Enfin, la dernière manifestation de ce mal être concerne l’agressivité retournée contre soi. On parle généralement de comportements auto agressifs au sens large. Il faut voir qu’ils recouvrent des réalités très différentes.

On compte, en moyenne, 1 500 automutilations par an, mais il faut néanmoins noter qu’elles sont en régression. Les grèves de la faim supérieures à 7 jours connaissent également une diminution.

Suicides et conditions d’incarcération

On observe des différences de taux de suicides selon la nature de l’établissement, selon sa structure, son ancienneté et selon la nature du régime de détention.

En effet, comme on l’a vu précédemment, la majorité des détenu·e·s qui se suicident était incarcérée dans une maison d’arrêt. Or, les maisons d’arrêt sont les établissements pénitentiaires où les conditions de détention sont les plus dures, avec la surpopulation, la vétusté des locaux, la difficulté de mettre en place des activités, du fait du caractère incertain de la durée d’enfermement.

On note également des différences selon les caractéristiques des établissements. En effet, il y a plus de suicides dans les établissements surpeuplés. Ensuite, il y a plus de suicides dans les établissements sous-encadrés. De plus, le taux de suicide est le plus faible dans les établissements où un personnel socio-éducatif a à sa charge moins de 80 détenus. Enfin, le manque relatif de personnel médical peut également être cité comme facteur aggravant du suicide. D’une manière générale, le taux de suicide tend à augmenter avec l’ancienneté de l’établissement.

On note des différences de taux de suicide selon le régime d’incarcération à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire. En effet, comme on l’a vu précédemment, il y a une surreprésentation de suicides au quartier disciplinaire. On retrouve les mêmes caractéristiques de suicide que dans le reste de la détention, mais de manière amplifiée. Ces chiffres s’expliquent par le fait que le quartier disciplinaire est un lieu redouté par les détenu·e·s, c’est « la prison dans la prison » et les conditions de vie sont encore plus dures que celles de la détention normale. En effet, la mise en cellule disciplinaire, communément appelée le « mitard », consiste dans l’enfermement du ou de la détenu·e seul·e.

Le placement en cellule disciplinaire n’est donc pas un geste anodin, dans la mesure où il peut avoir des effets sur la santé mentale et physique des détenu ·e·s et où les suicides sont très fréquents. Pour l’OIP, le quartier disciplinaire peut même être qualifié de « torture blanche » (6).

Laissons enfin la parole à une prisonnière de la maison d'arrêt de Fleury-Merogis : « Le suicide ne peut pas être le fait d’une désespérance, il est le résultat des pressions subies au quotidien sans possibilités de s’en défendre. La prison, qui soustrait au regard et au contrôle démocratique, permet toutes les formes d’arbitraire. Des femmes, des hommes sont humiliés, interdits, niés dans leur volonté déshumanisée. Cela a pour conséquence le taux important de suicides en prison. » (7)

3. Les longues peines

La peine de mort, dont on trouve la trace dès l'Antiquité, a été abolie en 1981 par le président de la République François Mitterand, faisant de la France un des derniers pays de la Communauté Européenne à l'abolir.

La peine de mort est donc, depuis 1981, remplacée par la condamnation à perpétuité. Mais, déjà en 1840, Louis-Napoléon Bonaparte qui venait d'être condamné à perpétuité, demandait : « combien de temps dure la perpétuité en France ? » En théorie, les condamné·e·s à perpétuité sont libérables passé 18 ans ou 22 ans pour les récidivistes ou à l'initiative de la Cour. Seulement pour certains cas de meurtre d'enfant ou de représentants de la loi, la Cour peut imposer un terme jusqu'à 30 ans ou interdire toute libération. Il est possible d'obtenir une réduction de ce terme dans des conditions strictes, passé 20 ans s'il est de 30 ans et passé 30 ans si toute libération a été initialement interdite. Sauf si le risque de récidive est substantiel, il est également possible d'être libéré·e à tout moment pour cause de fin de vie ou de santé ne permettant de garder durablement le ou la détenu·e en prison.

Dans la réalité, ces principes sont loin d'être appliqués : ainsi, le 23 février 2012, la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France à l'unanimité pour avoir infligé un traitement inhumain et dégradant à un détenu. L'intéressé, souffrant d'une « psychose chronique de type schizophrénique » avait été maintenu en détention pendant quatre ans, de 2005 à 2009. Selon la Cour, « la gravité de la maladie dont est atteint [Z.G.] est incontestée » et il aurait dès lors dû faire l’objet de «mesures aptes à ne pas aggraver son état mental […] ce que n’ont pas permis les nombreux allers-retours de celui-ci entre la détention ordinaire et ses hospitalisations. »

Malgré cet arrêt, ce type de traitement est toujours d'actualité. En effet, le 20 décembre 2012 encore, le site Rue89 dénonçait un cas similaire sous le titre « Hakim, jeune schizophrène, en prison et en perdition » (8).

Les conditions de détention pour les très vieux·vieilles détenu·e·s sont totalement ignorées. Le 7 septembre 2012, France Inter y consacrait une émission que l'on peut réécouter avec profit. (« Les oubliés pénitentiaires – Dans le prétoire ») (9).

Le blog que Laurent Jacqua a posté sur Dailymotion le 26 novembre 2012, intitulé « Les Vieux en prison » devrait être rendu public sur toutes les chaînes de télévision. On y entend le témoignage d'une jeune visiteuse de prison à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes. Elle y a découvert « ceux dont on ne parle plus … ceux pour qui la prison est déjà un tombeau » (10).

Et, dans certains cas, comme celui de Philippe El Shennawy, la perpétuité n'est-elle pas une peine de mort différée et infiniment plus cruelle ? (11).

(1 ) 64 584 personnes détenues en France : chiffre de l'Administration Pénitentiaire au 1er mai 2011 . Consulter à ce propos robindeslois.org.

(2) Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, cité par l'Express.fr du 10 mars 2010, a décrit, lors d'une conférence de presse, les prisons comme le lieu d'un « ennui mortel ».

(3) Voir le dossier édité par le Groupe National de Concertation Prison sous http://jnp.farapej.fr/Dossier_JNP_2011.pdf

(4) LDH Toulon, article de la rubrique « Prisons » en date du 2 novembre 2012

(5) Voir le site de l'OIP (Observatoire International des Prisons) ainsi que http://contrelenfermement.noblogs.org/?p=807

(6) Ban Public http://prison.eu.org/article.php3?id_article=7296

(7) http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20121105.OBS8132/fleury-merogis-d...

(8) http://www.rue89.com/.../hakim-19-ans-schizophrene-en-prison-et-en-perd...

(9) www.franceinter.fr/emission-dans-le-pretoire-les-oublies-penitentiaires

(10) http://www.dailymotion.com/video/xvebdj_les-vieux-en-prison_webcam#.UOBm...

(11) http://www.politis.fr/spip.php?page=recherche&recherche=philippe+el+shen...

Maison d’arrêt des Baumettes, « Une critique du rapport du contrôleur des lieux de privations de liberté », un article du forum en ligne du 20 décembre 201 2 sur le site de Mille Babords

Lire aussi à ce sujet sur la page de l'OIP : Centre pénitentiaire des Baumettes (Marseille) : le président de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe « salue le travail et le succès de l’OIP » (vendredi 28 décembre 2012)
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