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(fr) Quelques remarques à propos de deux livres antinucléaires

Date Sat, 09 Feb 2013 21:31:21 +0200


Membres du collectif La rotonde*, ayant participé aux luttes contre l’implantation des centrales dans les années 1970/1980, il nous semble important aujourd’hui d’apporter quelques précisions au sujet de deux publications produites par des auteurs engagés dans la lutte antinucléaire. Nous ne ferons pas ici une critique globale de ces ouvrages que
nous conseillons à la lecture, mais ces derniers nous posent en effet quelques problèmes de par les oublis et les raccourcis historiques qui y sont faits. ---- En premier, Histoire lacunaire de l’opposition à l’énergie nucléaire en France, le livre de l’Association contre le nucléaire et son monde (ACNM) publié en 2007 aux éditions La lenteur. Nous l’avions constaté dès sa parution, nous trouvons que ce livre est effectivement un peu trop lacunaire.

Les auteurs, sans expliquer leur
choix, commencent leur his-
toire de l’opposition à l’énergie
nucléaire seulement avec les luttes
contre l’implantation des centrales et
font abstraction du mouvement contre
la bombe atomique des années 1950/60
et de ses différentes composantes, du
mouvement contre l’arme atomique
(MCAA) ou du Mouvement de la paix...
Nous savons que ce dernier, dont
émane l’Appel de Stockholm, appel
contre la bombe H américaine signé par
10 millions de personnes en France,
était fortement sous influence du Parti
communiste, et qu’en ce sens il n’était
pas contre le nucléaire proprement dit
et pouvait être classé dans le camp des
nucléaristes de l’atome pour la paix (le
nucléaire dit civil à partir duquel est fa-
briqué le plutonium pour les bombes).
Le livre aurait eu tout à gagner en pré-
sentant un mouvement complexe, dont
nombre de protagonistes (non-violents,
chrétiens, pacifistes, objecteurs de
conscience, antimilitaristes...) ont aussi
participé aux luttes contre les centrales.
Et, au final, un mouvement précurseur
des luttes antinucléaires des années
1970/80.
Pour ce qui est du livre Oublier Fuku-
shima, d’Arkadi Filine, publié en 2012
par Les éditions du bout de la ville, nous
avons très bien saisi que son objet,
contrairement au travail de l’ACNM,
n’est pas l’histoire de l’opposition à
l’énergie nucléaire en France. Que son
contenu porte principalement sur la
description de la catastrophe au Japon
et sa mise en parallèle avec celle de
Tchernobyl. Nous tenons toutefois à ap-
porter quelques observations sur des
propos qui nous semblent imprécis et
interprétables, tenus dans un para-
graphe de l’introduction sur les années
1970 et 1980 et l’arrivée de la gauche au
pouvoir en mai 1981. A trop condenser
et faire des raccourcis, on en donne des
images qui ne correspondent pas, à
notre avis, à la réalité. Les auteurs du
livre résument en quelques lignes ces
périodes (lire ci-dessous le paragraphe
en question).
Extrait, page 9 : « ... Au tournant des
années quatre-vingt, pour la dernière fois
dans ce pays, des communautés entières
perçoivent le nucléaire tel qu’il est : une
bombe déguisée en usine à nuage, la fin
d’un rapport au monde, une ultime perte
d’autonomie. Ces luttes massives contre les
implantations de centrales sont enterrées
dans les urnes en 1981. La nucléarisation se
poursuit sans encombre dans la morosité
des années roses. La jeune bureaucratie
verte née sur le cadavre des luttes achève de
faire du nucléaire une question séparée,
technique, environnementale, qui balaye la
question sociale. Certains de nos aînés ont
refusé de ranger le nucléaire au rayon des
énergies... »
Nos remarques portent sur trois af-
firmations contenues dans cet extrait :
1 - Les années 1970 sont marquées
par une opposition au programme nu-
cléaire civil, étendue sur pratiquement
l’ensemble du territoire avec de nom-
breux comités locaux combatifs qui me-
nèrent un travail énorme de
contre-information et de mobilisation.
Les manifestations ont été nombreuses
autour de certains sites. Mais la plus
importante d’entre elles n’a jamais dé-
passé 100 000 personnes (même les mo-
bilisations des années 1960 contre la
bombe et celles du Réseau sortir du nu-
cléaire à partir de 1997 n’ont que rare-
ment rassemblé plus de monde.).
On peut en débattre et analyser le
pourquoi de ces faibles mobilisations
face à une société nucléaire militarisée
et aux catastrophes annoncées. Mais, à
comparer par exemple à celles des hi-
vers 1995 et 2010 au sujet des réformes
de la Sécurité sociale et des retraites, on
ne peut, hélas, que relativiser l’opposi-
tion massive au nucléaire. Finalement,
les centrales n’ont malheureusement
été imposées qu’à une petite partie de
la population française. C’est « démo-
cratiquement », par des votes au Parle-
ment précédés d’une propagande tout
azimut menée par les organismes
d’Etat, par EDF, par les partis et les syn-
dicats nucléariste, pour rassurer les in-
décis et les sans avis, que les réacteurs
ont été construits..
2 - Réduire à rien, à sans encombre,
l’opposition au nucléaire civil après la
conquête du pouvoir par la gauche (PS
et PC) en mai 1981, c’est au moins igno-
rer les quelques faits qui se sont dérou-
lés par exemple contre la construction
de la centrale de Golfech au cours des
mois et des années qui ont suivi. En de-
hors des divers actes de sensibilisation,
de sabotage et de destruction, nous ci-
terons deux manifestations (voir ci-des-
sous) qui se sont déroulées autour du
petit village de Golfech (500 habitants à
l’époque). Elles démontrent que l’oppo-
sition était toujours présente, et que
peut-être rien n’avait été gagné pour les
nucléaristes de la région. Comme
ailleurs en France, ce n’est qu’à partir de
1983 que le mouvement antinucléaire
public (associations, comités, coordina-
tions...) va se décomposer. Les raisons
en sont multiples, certes, l’arrivée de la
gauche avait suscité de l’espoir puis du
courant alternatif - n° 225 - décembre 2012 11
ca 225 de?cembre 2012:CA
28/11/12
4:23
résistances/nucléaire
découragement chez certains courants
écologistes mais il fallut aussi faire avec
l’achat par EDF de toutes les bonnes
consciences, les milliards insufflés dans
les tissus économiques locaux, les re-
tournements politiques, le non-renou-
vellement des militants antinucléaires
sur le terrain ; mais également avec la
violence étatique lors des manifesta-
tions, la surveillance policière quoti-
dienne des militants, la répression
ciblée (interpellations, procès,
amendes...).

Après un creux de vague en 1984/85,
Tchernobyl, en 1986, viendra relancer
l’activité antinucléaire. A Golfech, la
lutte sous des formes très différentes se
maintiendra jusqu’au démarrage de la
seconde tranche en 1993, puis certains
groupes passeront effectivement à une
certaine surveillance de la centrale tout
en intégrant le Réseau sortir du nu-
cléaire en 1997.

* En 1999, après
quelques années de
labeur le CRAS et le
collectif La rotonde
publient Golfech. Le
nucléaire, implanta-
tion et résistances
pour ne rien oublier
des combats passés,
de l’attitude des
vainqueurs et pour
éviter que ces der-
niers ne travestissent
l’histoire. Ce docu-
ment est encore dis-
ponible pour ceux qui
le souhaitent (15€
port compris), écrire
à : La rotonde c/o
CRAS BP 51026 -
31010 Toulouse
cedex 6 ou à
cras.toulouse@wana-
doo.fr


Pour information sur les manifesta-
tions : quelques extraits de Golfech. Le
nucléaire, implantation et résistances.

« 04.10.1981 - A Golfech, 4 000 personnes
marchent sur le site

Le meeting et la manifestation étaient or-
ganisés par la CRAN. On note la présence de
pas mal de gens des alentours de Golfech,
d’autres aussi de la région (Toulouse, Lot-et-
Garonne, Dordogne, Pays Basque, Bordeaux,
etc.) ; de nombreux libertaires organisés (FA,
UTCL, OCL) et inorganisés ainsi que des
membres d’organisations style PSU, LCR... et
de la CFDT. Le rassemblement a lieu à Va-
lence-d’Agen où après le meeting, à la halle
Jean-Baylet, au cours duquel Paul Laffont,
maire de Golfech, avait annoncé “Golfech est
encore gagnable”, les manifestants se diri-
geaient sur le site de Golfech jusqu’à la ro-
tonde. Arrivés devant le grillage qui entoure le
site, des manifestants le cisaillent et, à partir
de là, les grands travaux antinucléaires ont
commencé. Des centaines de manifestants en-
vahissent le site. Les gardes mobiles (peu
nombreux ce jour-là, 150 environ) qui protè-
gent les installations centrales et les engins
de travaux sont encerclés par les manifes-
tants. Pendant 4 à 5 heures, jusqu’à la tom-
bée de la nuit, des affrontements (grenades
lacrymogènes d’un côté, jets de pierre ou de
cocktail Molotov de l’autre) ont lieu. “Des cen-
taines de mètres de barbelés arrachés et de
nombreuses installations attaquées et incen-
diées, partiellement ou totalement détruites :
plusieurs hangars, des engins de travaux, un
poste de vigiles, les bureaux d’une agence
d’intérim, le local d’EDF (bureau d’informa-
tion situé le long de la RN113) ainsi que celui
de l’ANPE. Les dégâts sur le site sont consé-
quents” (Courant alternatif, novembre 1981).

29.11.1981 - 4 000 à 7 000 personnes à la
marche Valence-d’Agen – Golfech qui se ter-
mine en ratonnade policière. Destruction de la
rotonde

Rassemblement à l’initiative de la CRAN.
La CNAN, le PSU, le MEP, des syndicats pay-
sans comme le MODEF 82, les Paysans tra-
vailleurs 47-82, ceux du Larzac, des groupes
libertaires et diverses associations appelleront
à cette manifestation. A cette marche vien-
dront des gens d’un peu partout, de la région
de Golfech, de divers départements, et des dé-
légations de Paris, Braud-Saint-Louis, Chooz,
Civaux, La Hague et du Larzac. Tous les anti-
nucléaires partis du local bordelais en direc-
tion de Golfech par l’autoroute ou la nationale
sont arrêtés, fichés, photographiés, et leurs
voitures fouillées. A 10 heures, à la rotonde,
l’ordre d’expulsion étant parvenu, les occu-
pants en sortent pour la dernière fois ; les
gardes mobiles leur signalent que l’accès en
sera dorénavant interdit. La fin d’un symbole
se précise.

20 h 30. Sur le GFA, la rotonde, une cara-
vane et un bâtiment attenant sont incendiés
alors que le site de la centrale et la rotonde
sont totalement bouclés par les gardes mo-
biles (voir chronologie, juillet 1980 : “Le GFA
et la rotonde”). Les animaux du GFA seront
retrouvés vivants à l’abattoir. Le GFA éva-
luera les dégâts à 45 000 F et portera plainte
pour “destruction volontaire de matériel...”.
Mais la plainte n’aura évidemment jamais de
suite. Le 30 novembre 1981, les bulldozers
EDF du chantier raseront la rotonde.

14 h 30, Valence-d’Agen. Au meeting à la
halle Jean-Baylet, la salle est pleine à craquer.
Différents orateurs se succèdent à la tribune.
Paul Lafont (maire de Golfech) déclare : “Nous
avons été trompés, trahis et volés par ceux
que la majorité du pays avait élus en pensant
que Golfech ne se ferait pas !” Il terminait son
intervention par : “Manifestez dans le calme
le plus absolu. Nous devons prendre une
autre route pour notre lutte”, ce qui provoqua
des applaudissements et des huées.

Ensuite, 4 000 à 7 000 personnes selon les
organisateurs (800 selon la police, 1 500 à
3 000 selon les médias) manifestent en direc-
tion du site. Le dispositif policier et militaire
mis en place par l’ordre socialiste, qui encercle
les manifestants et protège le site, est im-
pressionnant : près de 2 000 hommes, quatre
compagnies de CRS, sept escadrons de gardes
mobiles, des gendarmes-parachutistes de
Mont-de-Marsan, des gendarmes, des poli-
ciers en civil (RG et PJ), deux hélicoptères, vé-
hicules blindés et des canons à eau.

Le 4 octobre ne se reproduira pas, le site
est devenu une forteresse. Le pont qui permet
l’accès au site est barré par des gardes mo-
biles. De longs et violents affrontements ont
lieu : pierres, divers projectiles, cocktails Mo-
lotov contre grenades lacrymogènes et offen-
sives. Sur la place du village de Golfech, une
dizaine de pronucléaires profitent de la situa-
tion, armés de haches et de barres de fer, pour
casser des voitures et molester des antinu-
cléaires qui s’en vont. Plusieurs barricades
sont élevées pour retarder les gardes mobiles
qui chargent les manifestants et pour aider le
repli de la manifestation sur Valence-d’Agen.
Pendant le retour, l’entreprise Donini tra-
vaillant sur le site est une nouvelle fois in-
cendiée. Un commutateur EDF est saboté et
plonge Valence-d’Agen dans le noir pendant
une heure, alors que 700 manifestants se
trouvent dans la halle Jean-Baylet.

Vers 19 h 30, un groupe d’une cinquan-
taine de personnes lance des cocktails Molo-
tov sur les bâtiments et à l’intérieur de la
gendarmerie de Valence. L’adjoint du com-
mandant de la brigade est grièvement brûlé
au visage.

Prétextant l’attaque de la gendarmerie,
les forces de l’ordre vont envahir la ville, at-
taquer par deux fois la halle Jean-Baylet où
sont regroupés les manifestants, utilisant gre-
nades lacrymogènes, balles de caoutchouc et
matraques pour les disperser. Ils se livreront
à une véritable ratonnade dans les rues de
Valence-d’Agen et aux alentours, aidés en
cela par quelques pronucléaires notoires. A la
sortie de la ville, des témoins affirmeront
avoir vu des CRS, après avoir interpellé les oc-
cupants, incendier deux véhicules immatricu-
lés 64 dont l’un avait deux chiens à son bord.
On retrouvera l’ensemble carbonisé. Des di-
zaines de personnes seront contrôlées. Onze
personnes seront interpellées et emmenées à
la gendarmerie où elles subiront divers sé-
vices (voir ci-joint le témoignage “ratonnade”
extrait du Géranium enrichi de décembre
1981). Le bilan, outre les dégâts matériels im-
portants, sera de 50 blessés dont 5 parmi les
forces de répression.»

3 - La jeune bureaucratie verte ne se
constitue pas sur le cadavre des luttes.
Le courant électoraliste écologiste (avec
ses diverses composantes) est apparu
dès 1974 avec René Dumont lors de
l’élection présidentielle. Il sera présent
aux cantonales de 1976, aux munici-
pales 1977, aux législatives de 1978, aux
européennes de 1979 et à la présiden-
tielle de 1981... Trois courants sont à
l’origine de la création du parti Les Verts
en 1984 : La Confédération écologiste
créée en 1981, le Mouvement d’écologie
politique créé en 1979 et des membres
des Amis de la Terre, créés en 1971.
De fait, dès son apparition, ce cou-
rant électoraliste a conduit une partie
du mouvement antinucléaire dans une
impasse, désertant les luttes de terrain,
prônant la confiance envers les institu-
tions et, en fin de compte, se posant en
gestionnaire du nucléaire.

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LA LUTTE ANTINUCLÉAIRE DE CHOOZ DE LA FIN 1978 À LA FIN 1983
Chooz (qui se prononce « Cho ») est un petit village des Ardennes françaises qui a
connu sa première centrale nucléaire mise en service en 1967. Celle-ci est arrêtée depuis
quelques années, et évidemment non encore démantelée. La lutte qui a été menée à
Chooz a donc pris naissance en 1978 dans un site déjà nucléarisé, l’Etat-EDF ayant dé-
cidé d’y implanter de nouvelles tranches. La mobilisation s'est s’amplifiée et a connu une
première phase de refus des pseudo-« enquêtes d’utilité publique » en lien direct avec la
lutte de Plogoff. Puis ce seront les promesses électorales, l’élection de Mitterrand en
mai 1981 et la « trahison » logique des socialistes qui, une fois au pouvoir, ont donné
au mouvement antinucléaire un os à ronger en abandonnant seulement le projet de Plo-
goff. La lutte des habitant-e-s a connu une trêve de quelques mois pour redoubler d’in-
tensité à partir d’octobre 1981. Ainsi, un meeting de Pierre Mauroy, Premier ministre,
sera perturbé. Il n'en affirmera pas moins, début 1982 : « Un petit village des Ardennes
n’arrêtera pas la marche de la France ! » Une déclaration qui donne le ton du terrorisme
d’Etat utilisé pendant plus de deux ans par les socialistes au gouvernement. Il y a des
similitudes entre cette lutte antinucléaire, à cheval sur l’arrivée de la gauche au pouvoir
en 1981, et celle d'aujourd’hui contre le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-
Landes. Les socialistes (avec les communistes, sous Mauroy) n’ont pas hésité à répri-
mer et casser les résistances locales... comme s’ils avaient aussi été élus pour cela !
Cette lutte menée et contrôlée par le comité de Chooz aura bien d’autres caractéris-
tiques – notamment des revendications au fort contenu de classe et une appartenance
à une culture et un territoire qui seront toujours présents et mobilisateurs.
Source : Hors-série n° 4 de CA spécial antinucléaire, 2e trimestre 2000, téléchar-
geable intégralement sur le site de l’OCL.
Aperçu sur l’histoire du mouvement antinucléaire en France
Ce texte est paru en 2010 dans le hors-série n° 15 de CA « L’environnement c’est
capital ! ». Toujours disponible contre 4,5 euros à l’adresse du journal.
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Toulouse, octobre 2012 ;
collectif La rotonde
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