|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 30 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours
Links to indexes of first few lines of all posts
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) France, Alternative Libertaire #223 - Dico anti- capitaliste de Florian : Qu’est-ce que “ le fétichisme de la marchandise ” ? (en)
Date
Tue, 15 Jan 2013 11:50:54 +0200
Chaque mois, un mot ou une expression passée au crible ---- Qu’est-ce que “ le fétichisme
de la marchandise ” ? ---- L’analyse de la marchandise est le point de départ choisi par
Marx dans Le Capital (1867) pour critiquer radicalement – à la racine – la société
capitaliste. La marchandise n’est pas un simple objet, elle n’est pas non plus
anhistorique, elle est propre au capitalisme. Marx analyse d’abord son double caractère,
la valeur d’usage et la valeur d’échange. Il décrit ensuite le double caractère du
travail, celui utile et celui abstrait qui est la substance même de la marchandise. Puis
vient la forme de la valeur et enfin le caractère fétiche de la marchandise et son secret.
J. Bidet [1] explique que le marché chez Marx est « une division du travail selon laquelle
les travaux des uns permutent contre ceux des autres » et « apparaît aux acteurs concernés
comme un système naturel et spontané de permutation entre des choses qui s’échangent entre
elles en fonction de leur valeur, sans qu’ils aient prises sur lui ».
Ainsi comme l’analyse clairement Anselm Jappe [2], « dans la société moderne, capitaliste
et industrielle, presque toute activité sociale prend la forme d’une marchandise (…) La
marchandise est déterminée par le temps de travail nécessaire à sa production. » C’est la
quantité de travail qui y est incorporée qui décide de son sort, et non ses qualités
concrètes. « Les produits de l’homme commencent ainsi à mener une vie autonome, régis par
les lois de l’argent et de son accumulation en capital ».
Du coup le fétichisme est à prendre à la lettre. Selon A. Jappe, les hommes modernes
vénèrent ce qu’ils ont produit eux-mêmes, en attribuant aux marchandises une vie
indépendante et le pouvoir de les gouverner à leur tour. C’est le mode de fonctionnement
réel de la société marchande. « En tant que marchandises, tous les objets et tous les
actes sont égaux. Ils ne sont rien d’autre que des quantités plus ou moins grandes de
travail accumulé, et donc d’argent. C’est le Marché qui exécute cette homologation,
au-delà des intentions subjectives des acteurs. » Marx critiquait d’ailleurs l’économie
politique comme donnant un caractère naturel à ce qui ne l’est pas, et ironisait sur ce
caractère « mystique ». La logique de la marchandise jette ainsi un « voile brumeux » sur
les relations réelles, c’est-à-dire les relations sociales entre les individus.
[1] Jacques Bidet, « Paradoxes marxiens de la Marchandise », Actuel Marx, n°34, 2003
[2] Anselm Jappe, « Est-ce qu’il y a un art après la fin de l’art ? »,
palim-psao.over-blog.fr, 2009
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center