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(fr) Courant alternatif #225 - Portugal, Mobilisation contre lâaustÃrità : Quand on a perdu tout espoir et toute patienceâ (en)

Date Sat, 29 Dec 2012 13:31:14 +0200


Jâai appris le 12 novembre le voyage au Portugal dâAngela Merkel, non pour aller regarder les eaux du Tage ou Ãcouter du fado dans un des quartiers chaque fois moins populaires de Lisbonne â ce qui en soi nâaurait pas plus de consÃquences que la visite dâune quelconque vedette en pareilles circonstances â non, elle y est allÃe pour distribuer des bons et des mauvais points aux politicards impliquÃs dans la  mise à mort  dâune partie du peuple portugais. ---- Ces politicards à qui la chanceliÃre fÃdÃrale allemande a rendu visite sont aux aguets, et, pour eux, les bains de foule et le serrage de mains commencent à nâÃtre plus quâun lointain souvenir. Par les temps qui courent, leur grande prÃoccupation câest aussi leur propre sÃcurità â Ãviter de se faire Ãcrabouiller par la colÃre de plus en plus vive du peuple quâils disent gouverner.

Comment sâÃtonner, en tout cas, que des sentiments et propos antiallemands, encore isolÃs, se fassent jour au Portugal ? Ils sont souvent un mÃlange de trÃs mauvais goÃt de patriotisme et de souverainisme, et on les entend particuliÃrement dans la bouche de certains dirigeants du Parti communiste â il suffit de lire le discours de Jeronimo de Sousa, son secrÃtaire gÃnÃral, à la fÃte du Parti pour sâen apercevoir : des formules comme  politique patriotique  ou  gouvernement patriotique  reviennent à plusieurs reprises. Mais si on prÃte plutÃt lâoreille au commun des mortels, les commentaires sont lâexpression dâun tout autre sentiment, et imprÃgnÃs dâune naÃvetà certaine â comme de penser que la dirigeante allemande, avec sa rigidità de comportement, pourrait avoir un rÃle dâÃducatrice auprÃs des dirigeants locaux, que la population ne considÃre plus que comme des voleurs â un terme parfaitement adaptà aux dÃtenteurs du pouvoir actuel mais aussi à ceux qui lâont dÃtenu hier.

Petit historique de lâaustÃrità portugaiseâ

Les premiÃres mesures dâaustÃrità (aprÃs coup, on peut presque les considÃrer comme un apÃritif lÃger) ont Ãtà annoncÃes et mises en application au Portugal en mai 2010. A cette Ãpoque oà le Parti socialiste est au pouvoir avec son premier ministre Josà Socrates, il sâagit dâune augmentation de la TVA à tous ses Ãchelons (le plus Ãlevà passant de 20 % à 21 %). En mÃme temps est approuvÃe une augmentation de lâimpÃt sur le revenu de 1 % pour les tranches infÃrieures et de 1,5 % pour les autres, ainsi quâune surtaxe de 1,5 % pour les entreprises les plus bÃnÃficiaires. Passos Coelho, alors dans lâopposition et aujourdâhui Premier ministre, aprÃs avoir votà pour ces mesures de rigueur, sâadresse aux Portugais pour leur prÃsenter des excuses.
Tout Ãa nâa Ãvidemment pas suffi (et je pense ici aux mesures prÃnÃes en France par M. Gallois !) : en septembre de la mÃme annÃe, M. Socrates, qui a trÃs peu dâun philosophe grec, revient à la charge et annonce une rÃduction des salaires des fonctionnaires publics de 5 % et lâaugmentation de la TVA à 23 % ; à ce point de notre dramatique histoire, aucun Ãcho de pleurs ou de quelque excuse de la part de M. Passos Coelho : les mesures sont approuvÃes, et rien nâest rÃglÃ. Il faut quâune majorità de Portugais nâayant pas particuliÃrement bÃnÃficià des largesses du rÃgime vomissent ce quâils nâont pas mangà !

En mars 2011, notre Socrates socialiste dÃmissionne et des Ãlections lÃgislatives sont programmÃes pour le 5 juin 2011. En sortent vainqueurs les partis PSD et CDS, qui forment une coalition : le Parti social-dÃmocrate (PSD), avec 108 dÃputÃs, et le Centre dÃmocratique et social - Parti populaire (CDS-PP, composà de dÃmocrates-chrÃtiens et de nostalgiques de la monarchie), avec 24 dÃputÃs, dans une AssemblÃe composÃe au total de 230 siÃges. Et celui qui est nommà Premier ministre nâest Ãvidemment autre que Passos Coelho â prÃcisÃment cet homme qui, un jour, a demandà des excuses pour la duretà des mesures approuvÃes. Mais que croyez-vous quâil arrive alors ? De lâaustÃritÃ, pardi ! Toujours de lâaustÃritÃ. Le 30 juin, notre homme annonce au pays la suppression de la moitià de la prime accordÃe au moment des fÃtes de NoÃl, et prÃtend justifier ce fait par lâÃtat dÃplorable des comptes publics. Et cela suffit-il ? Bien sÃr que non, les limites de lâaustÃrità sont impÃnÃtrables !

Le 13 octobre 2011, pendant une quinzaine de minutes, de nouvelles mesures sont prÃsentÃes aux Portugais : pour les fonctionnaires publics et retraitÃs qui touchent 1 100 euros et plus, sont carrÃment et immÃdiatement supprimÃes les primes correspondant à leurs 13e et 14e mois ; pour ceux qui touchent entre 600 et 1 100 euros, la dÃduction est progressive et entrera en vigueur au cours des annÃes 2012, 2013 et 2014. Il semble que le tribunal constitutionnel considÃre ces mesures comme inconstitutionnelles, mais il les maintient pour des raisons budgÃtaires en ce qui concerne 2012. Ici, nous devons tenir compte du fait que le salaire minimum des Portugais est actuellement de 485 euros : lâajout dâune somme Ãquivalant à deux mois de salaire supplÃmentaires ne fait donc pas vraiment dâeux des privilÃgiÃs, comme certains lâinsinuentâ

Toujours à cette mÃme occasion sont Ãgalement annoncÃes, pour satisfaire les exigences de la  troÃka Â, lâobligation de travailler une demi-heure de plus chaque jour dans le secteur privà et la suppression de quatre jours fÃriÃs (deux dâentre eux Ãtant religieux, il a fallu lâaccord du Vatican), ainsi quâune nouvelle augmentation de la TVA pour certains produits ou services se trouvant dans une Ãchelle intermÃdiaire. Toutes ces mesures dÃclenchent Ãvidemment plusieurs grosses manifestations à Lisbonne, oà travailleurs et employÃs originaires de plusieurs points du pays se donnent rendez-vous pour ce faire, mais cela nâÃbranle apparemment pas les certitudes dâun pouvoir et dâune clique qui semblent voir dans lâapplication de cette rigueur la raison de sa propre survie.

âet  solutions  actuelles à la Crise

Et voici maintenant les mesures qui vont provoquer la plus grosse manifestation que le Portugal ait connue depuis mai 1974, peu aprÃs la rÃvolution dite des  Åillets  : le 7 septembre dernier, le gouvernement prÃconise un changement radical dans la taxe sociale unique (1). Cette TSU est le pourcentage de charges figurant sur un bulletin de salaire : la part des travailleurs est alors de 11 % et celle du patronat de 23,75 %, lâidÃe des dirigeants est de faire grimper celle des travailleurs à 18 % et dâabaisser celle des patrons à 18 %. Une idÃe, je pense, qui visait à amÃliorer la compÃtitività des entreprises, et par la mÃme occasion à grappiller encore quelques sous.
Le 15 septembre, à lâappel dâune trentaine de personnalitÃs de la sociÃtà civile qui accusent lâEtat de promouvoir le chÃmage, la prÃcarità et lâinÃgalitÃ, des manifestations ont lieu dans un nombre considÃrable de villes au Portugal, et mÃme devant quelques consulats et ambassades à lâÃtranger. On estime quâelles ont rÃuni plus dâun million de manifestants, ce qui fait environ 10 % de la population. Le slogan choisi Ãtait  Que la troÃka dÃgage, nous voulons rÃcupÃrer le contrÃle de nos vies  â un message bien gentil comparà à ce que jâai vu sur beaucoup de pancartes, oà les insultes les plus crues à lâÃgard des politiques en gÃnÃral reflÃtaient le degrà de colÃre. Pour nos innommables dirigeants habituÃs à plus de retenue de la part de la population, le choc est terrible et les mesures envisagÃes sont sans tarder jetÃes à la poubelle.

Mais lâhistoire nâa pas de fin, lâUnion europÃenne, la Banque centrale europÃenne et le Fonds monÃtaire international sont là pour nous le rappeler.
Pour dÃtendre lâatmosphÃre, je vous raconte les souhaits ridicules dâun personnage ridicule : M. le Premier ministre Pedro Passos Coelho, un beau jour du mois de juillet, pendant un des rares moments oà il doit quitter les dessins animÃs à la tÃlà et se mettre à rÃflÃchir, trouve que les Portugais sont devenus pantouflards et incapables de se remuer ; il les exhorte donc Ãâ partir travailler à lâÃtranger ! Une magnifique solution qui paraÃt rÃgler tout un tas de problÃmes, en vidant le pays de ses habitants, pour que seuls les arnaqueurs, voleurs et profiteurs de toutes sortes ayant fait fortune aient le droit dây rester, avec quelques boys quâils iront chercher à des endroits oà le prix de la main-dâÅuvre est trÃs bon marchÃ. Comment peut-il ouvrir sa gueule pour recommander un exode, ce monsieur, alors que nous sommes en train de parler dâun pays oà la croissance dÃmographique est de 1,3 enfant par femme â et ce ne sont certes pas les circonstances actuelles qui vont lui faire atteindre le seuil de renouvellement des gÃnÃrations ?

Retournons à la litanie des mesures dâaustÃritÃ. La rÃforme de la TSU ayant ÃchouÃ, il faut bien prÃsenter une alternative ; M. le ministre des Finances Vitor Gaspar sây attelle et trouve tout de suite la solution : on va utiliser lâimpÃt sur le revenu (IRS), en rÃduisant le nombre de tranches de huit à cinq et en augmentant la taxe moyenne de 9,8 % à 13,2 %. La frÃnÃsie des mesures se poursuit donc : avant quâon ait le temps dâen comprendre une, une autre se met en place â toutes dans le but de rÃcolter le maximum dâimpÃts. Mais cette fois-ci, le ministre Vitor Gaspar, sacrilÃge ! prÃtend faire payer aussi les riches : imposer les voitures de grosse cylindrÃe et autres bateaux de plaisance, transactions financiÃres, immeubles de rapport ÃlevÃ, etc. JâespÃre que M. le Ministre nâest pas en train de devenir  communiste Â, sous lâinfluence de son cousin germain Francisco LouÃà â dâorigine trotskiste et fondateur du BE (Bloc de gauche) avec 8 Ãlus à lâAssemblÃe ?

Alors que le chÃmage dÃpasse actuellement les 15 %, le mÃmorandum de la troÃka stipule quâune augmentation de salaire (en fait, du salaire minimum) se justifie seulement si le dÃveloppement Ãconomique et la pression du marchà du travail permettent au Portugal de devenir compÃtitif, et si tout continue à Ãvoluer vers lâobjectif recherchÃ, qui est de voir le coÃt du travail à Shanghaà et Shenzhen dÃpasser le sien dans quelques annÃes !
Bien avant tout ce fatras de mesures, cependant, les rÃglementations du marchà du travail avaient dÃjà complÃtement explosÃ, et trouver un travail avec un contrat en CDI relevait de lâexploit. Les familles de la petite classe moyenne, et mÃme du milieu ouvrier, qui ont envoyà leurs enfants à lâUniversità en faisant, la plupart du temps, beaucoup de sacrifices sont obligÃes ensuite de subvenir à leurs besoins pendant trÃs longtemps.

Une des choses fascinantes dans nos dÃmocraties, câest la parfaite irresponsabilità de nos gouvernants dans la faillite ou lâeffondrement de tout ce quâils ont entrepris pendant des dÃcennies : rien ne tient jamais, Ãa marche tant que Ãa marche, et aprÃs il ne faut pas venir leur demander des comptes â ce nâest pas leur faute, jamais leur faute ! Mais leur trouver une excuse â le contexte international difficile, la Crise ou à tout ce que vous voulez â, ce serait trop facile, et ce nâest certainement pas moi qui leur donnerai lâabsolution.

Du cÃtà des syndicats, pas de surprise

Pour finir, quelques mots sur la grÃve gÃnÃrale et la manifestation qui se sont dÃroulÃes mercredi 14 novembre. La CGTP â la plus grande centrale syndicale portugaise, fondÃe en 1970 et proche du PC (16 dÃputÃs) â a organisà pour la troisiÃme fois en un an une grÃve gÃnÃrale, trÃs suivie dans la fonction publique, les transports, les services portuaires, etc.
Cette centrale nâaime pas les anarchistes, ni les trotskistes, ni ceux qui pensent quâune sociÃtà Ãgalitaire et sans bureaucrates est possible, et elle nâaime pas non plus les dÃbordements ; mais les temps sont durs, et à Lisbonne la manifestation sâest terminÃe devant le Parlement, avec de sÃvÃres affrontements entre manifestants et policiers pendant plus de deux heures. Le bombardement de toutes sortes dâobjets fait par les manifestants a provoquà la rÃpression de la part des flics, à lâaide de chiens et de bÃtons ; il en est rÃsultà 48 blessÃs et 7 arrestations. Selon le porte-parole policier, ce sont les flics qui ont souffert du jet de pierres, eux qui ont les blessÃsâ mais peut-Ãtre pas les personnes arrÃtÃes ? Comme la bagarre a dÃbutà alors que les manifestants demeuraient sur place, il est facile dâimaginer les coups que les policiers ont portÃs sur tout ce qui bouge, en fait. On peut voir sur les photos de nombreuses personnes au visage ensanglantÃ. Plus tard, des jeunes ont dÃclarà :  Nous sommes rÃvoltÃs, et câÃtait pour quâils voient que nous avons perdu tout espoir, mais aussi ce quâil nous reste de patience. Â

Mais si la CGTP nâaime pas les dÃbordements ni les groupes qui ne partagent pas ses conceptions, elle nâaime pas non plus que la police sâattaque à des ouvriers encartÃs et faisant les piquets de grÃve devant les dÃpÃts de bus, ce qui est arrivà à trois ou quatre endroits. Aussi ArmÃnio Carlos, secrÃtaire gÃnÃral, a-t-il affirmà que de tels agissements Ãtaient inadmissibles, et quâon cherchait à limiter le droit de grÃve, ce qui prouvait que lâexÃcutif Ãtait aux abois. Sur les ÃvÃnements et la rÃpression qui se sont dÃroulÃs devant le Parlement, en revanche, on ne lui a rien entendu direâ

E. L.

Encart


Au menu du jour, la grande braderie sur fond de privatisations


La Constitution instaurÃe aprÃs le 25âavril 1974 parlait dâune sociÃtà en voie de socialisme et de lâirrÃversibilità des nationalisations. En 1989, Ãpoque oà est Premier ministre (1986-1995) lâactuel PrÃsident de la RÃpublique (il y est depuis 2006, il ne gouverne ni ne lÃgifÃre, mais est la preuve vivante dâun certain masochisme de la part de lâÃlectorat !), la Constitution est modifiÃe et lâirrÃversibilità des nationalisations abolie ; dÃs lors, les privatisations sont tenues pour la solution miracle. Selon les discours des dÃcideurs, cela va permettre la crÃation de grands groupes, de la saine concurrence qui, forcÃment, va faire bÃnÃficier les consommateurs de bien dâautres merveillesâ Câest pendant cette pÃriode que lâon restitue les terres de lâAlentejo aux anciens propriÃtaires, avec de forts dÃdommagements.

Portugal intÃgre la CEE en 1986, lâargent rentre à flots, mais des exigences accompagnent cette  gÃnÃrosità  : la destruction dâinnombrables secteurs dâactivitÃ, parmi lesquels la pÃche, lâagriculture, la sylviculture, etc. Des indemnisations sont proposÃes pour lâarrachage ou lâabandon de tout ce qui nâest pas au goÃt de la CEE. Je ne vous dÃcris pas le tsunami de corruption de toutes sortes qui a accompagnà ces annÃes fastes, la confusion entre intÃrÃts privÃs et collectifs, les pistons, les postes bien rÃmunÃrÃs pour les politiques et leurs amis â il faudrait toutes les pages de ce journal et un supplÃment pour en faire le tourâ
Les socialistes au pouvoir de 1995 à 2002 ne sont pas en reste, et communient exactement sur la mÃme ligne politique. De 2002 à 2004, le pays est gouvernà par celui qui est aujourdâhui le prÃsident de la Commission europÃenne, et qui, dans une autre vie, Ãtait un militant maoÃste du MRPP, je veux parler de DurÃo Barroso. Celui-ci nâest restà que deux ans à la tÃte du pouvoir, avant de dÃmissionner pour partir à Bruxelles. Il a fait construire des stades de football pour lâEuro 2004, et en 2003 a rabÃchà les mÃmes mensonges que Blair et les AmÃricains pour dÃfendre sans vergogne lâintervention en Irak. Il a prÃconisà la privatisation de tout, absolument tout â de lâeau à lâair que nous respirons. LâUE a adorÃ.

Aujourdâhui, câest la grande braderie ; il faut faire rentrer de lâargent, alors tout est à vendre. Parmi les acquÃreurs, sâil y en a toujours de provenance plus ou moins  classique  â comme Vinci, candidat parmi dâautres à lâachat dâANA (AÃroports et navigation aÃrienne) â, deux nouveaux investisseurs ayant beaucoup dâargent et beaucoup dâappÃtit sont arrivÃs depuis quelques annÃes sur le marchà : la Chine et lâAngola.

La premiÃre est en tÃte, avec 6 ou 7 milliards dâinvestissement ; et la sociÃtà China Three Gorges, la State Grid ou la pÃtrolifÃre Sinopec acquiÃrent des parts importantes de tout ce qui est lià aux Ãnergies renouvelables ou autres, aux combustibles et à leur exploitationâ et bientÃt les ports â trÃs importants pour les Chinois, les ports, avec lâÃlargissement du canal du Panamaâ
Lâancienne colonie portugaise, lâAngola dont le prÃsident-propriÃtaire est Josà Eduardo dos Santos, fait aussi ses emplettes au Portugal. Câest surtout la fille aÃnÃe du prÃsident Isabel dos Santos qui sâen charge. La femme la plus riche de lâAfrique subsaharienne est de plus en plus une des grandes propriÃtaires du Portugal par holdings interposÃes : Santoro (les banques), Kento no (le multimÃdia), Esperanza (lâÃnergie et le pÃtrole)â et cela risque de continuer encore longtemps, vu les taux de croissance angolais. Cette dame a dÃpensà 4 millions de dollars pour son mariage à Luanda, dans un pays ou 58 % de la population nâa pas dâaccÃs à lâeau potable !
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