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(fr) En 1942 : La résistance ouvrière face à Vichy (en)
Date
Fri, 07 Dec 2012 16:17:36 +0200
Le mardi 13 octobre 1942, à 11 heures, 3 000 ouvriers et ouvrières se rassemblent dans
l’allée centrale des ateliers de la SNCF à Oullins, au sud de Lyon. En pleine guerre
mondiale, ces cheminots ont décidé de faire grève contre la réquisition de 30 des leurs,
désignés pour aller travailler en Allemagne. Cette grève, qui s’étend dans toute la zone
sud, pas encore occupée par les Allemands, constitue un exemple très particulier de
résistance ouvrière face à Vichy, un régime liberticide capable de mener une répression
meurtrière. ---- Vichy et les ouvriers ---- Lorsque la liste des réquisitionnés est
affichée à Oullins, à 8 heures, les syndicalistes, dont beaucoup sont communistes, se
réunissent dans les recoins de l’usine durant toute la matinée pour discuter de la
réaction à avoir. A 10h20, Jean Enjolvy, militant communiste actif dans la clandestinité
depuis 1940, prend le risque de se découvrir et déclenche la sirène appelant à la grève,
non sans avoir bousculé deux contremaîtres qui voulaient l’en empêcher.
L’action syndicale est fortement limitée par la législation de Vichy. L’arrivée au pouvoir
du maréchal Pétain en juin 1940 marque le début d’une revanche des classes possédantes,
traumatisées par 1936, qui diffusent massivement un discours expliquant la défaite par les
tensions sociales générées par le syndicalisme et le goût du loisir développé par le Front
populaire. La loi du 16 août 1940 prévoit la dissolution de toute structure syndicale
interprofessionnelle (confédérations, unions départementales et locales…), même si le
décret de novembre 1940 demande une tolérance pour le maintien des UD. La loi du 4 octobre
1941 interdit toute cessation du travail concertée. Les syndicats de base restent
autorisés, dans le cadre du projet corporatiste de Charte du travail.
Ce projet vise à remplacer l’opposition de classe par une communion harmonieuse au sein
des métiers au nom de la valeur du Travail. Pour favoriser cette harmonie, Vichy met en
place des systèmes de protection des travailleurs (quotas de travailleurs immigrés,
création d’une retraite en mars 1941, création de services médicaux et sociaux
d’entreprises en juillet 42…) mais pas des travailleuses, incitées à rentrer au foyer.
Un syndicalisme affaibli et divisé
Bien avant la politique antisyndicale de Vichy, le syndicalisme était déjà affaibli. Dans
le rail, on n’avait pas connu de grève depuis l’échec de celle de 1920 [1], pas même en
1936. Les ouvriers et ouvrières d’Oullins n’avaient donc pas cette expérience de lutte.
De plus, après l’échec de la grève générale de novembre 1938, la CGT ne compte plus que
750 000 adhérents en 1940 contre 4 millions en 1937. Elle est aussi divisée suite au pacte
germano soviétique. Elle exclut tous ceux qui ne se déclarent pas contre le pacte,
c’est-à-dire la plupart des communistes. Le 29 septembre 1939, 620 organisations
syndicales sont dissoutes en France car elles sont dirigées par des communistes, en même
temps que le PCF. Si l’UD du Rhône, et spécialement les cheminots d’Oullins, se font alors
remarquer en refusant d’exclure les communistes, cela ne constitue nullement un présage de
la grève de 1942 : aux Hôpitaux de Lyon, le même refus est affiché, pourtant le syndicat
hospitalier sera l’un des plus engagé dans la collaboration avec Vichy.
Mais la division est surtout idéologique. Les communistes fidèles à l’URSS refusent de
choisir un camp entre l’Allemagne d’un côté et la Grande Bretagne de l’autre, dont les
impérialismes sont considérés comme équivalents. Le danger fasciste n’est pas jugé
suffisant pour appeler à soutenir le camp franco-britannique. Beaucoup de syndicalistes
révolutionnaires, et particulièrement libertaires, marqués par la défaite espagnole,
adoptent la même position. La CGT-SR (syndicaliste révolutionnaire), fondée en 1926 par
des libertaires qui ont quitté la CGT-U après sa prise en main par le PCF [2], ne survit
pas à son interdiction en 1939, en même temps que le PCF. Cela n’empêche pas certains
libertaires de choisir un camp : Vichy pour Louis Loréal qui passe du Libertaire au
journal antisémite La Gerbe, De Gaulle pour Albert Guigui, ancien responsable de la
rubrique syndical du Libertaire, devenu résistant sous le pseudonyme de « Varlin », puis
en 1943, représentant de la CGT à Londres.
Entre collaboration, attentisme et activisme
En juillet 1940, ce qui reste de la CGT est l’objet d’une prise de contrôle par René Belin
et sa tendance anticommuniste « Syndicats » (du nom de sa revue). Belin, devenu secrétaire
d’Etat au travail à Vichy, fait transformer la CGT en « communauté française du travail »
et fait supprimer l’article 1er des statuts, qui mentionne la lutte des classes. Dès le
mois d’août, les réformistes, dirigés par Léon Jouhaux, se réunissent et décident de
maintenir une CGT clandestine tout en entrant dans les syndicats légaux et dans les
institutions mises en place par Vichy. Dans ce contexte, la reconstitution des syndicats
dans la clandestinité peut se faire assez vite, y compris en zone nord, occupée par les
Allemands. La question est surtout de savoir jusqu’où l’on peut aller dans l’action
syndicale. La grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais du 27 mai au 9 juin 1941, qui a
rassemblé près de 100 000 mineurs, se solde par la déportation de 270 d’entre-eux et
l’exécution des dirigeants communistes.
Après l’attaque de l’URSS en juin 1941, le PCF clandestin choisit une politique d’alliance
patriotique. L’instauration de la politique de la Relève, pour aider l’effort économique
allemand en juin 1942, l’incite à investir le syndicalisme clandestin. Les conditions sont
alors réunies pour un rapprochement entre la CGT et les communistes. Une rencontre a lieu
en septembre 1942. Mais une divergence demeure. La CGT entend surtout renforcer
l’organisation en attendant le moment opportun pour passer à l’action. Elle est qualifiée
d’« attentiste » par les communistes qui pensent qu’il faut agir tout de suite et
mobiliser les ouvriers, ce qui est qualifié d’« activisme ».
Les mêmes positions se retrouvent à Oullins le matin du 13 octobre, y compris parmi les
communistes, dont certains craignent que la répression ne porte un coup fatal à la CGT en
cours de reconstitution, et au groupe armé FTPF (Francs-tireurs et partisans français) se
formant dans l’usine. C’est finalement l’option « activiste » qui est choisie.
Une grève spontanée mais prudente
Le 13 octobre à 11h, alors que 3 000 ouvriers et ouvrières sont rassemblés à Oullins face
aux bureaux, certains syndicalistes partent faire débrayer les dépôts de Vaise, La Mouche
(Lyon) et Grenoble. D’autres diffusent des consignes de prudence pour se préserver de la
répression : ne pas arrêter la fusion de la fonderie (ce qui pourrait être considéré comme
du sabotage), ne pas trop bousculer l’ingénieur en chef qui les invective… A midi, le
rassemblement se disperse, les ouvriers et ouvrières rentrent chez eux ou dans leurs
ateliers pour manger. Mais à 13h30, ils sont à nouveau 3 000 devant les bureaux et l’autre
usine ferroviaire de la ville, Oullins-Voiture, informée pendant le déjeuner, suit le
mouvement. La police et les GMR [3] envahissent le quartier durant l’après midi.
Les habitants du quartier se pressent alors autour de l’usine. Pendant que l’ingénieur en
chef et les syndicalistes légaux tentent des discours de conciliation, les syndicalistes
clandestins, par téléphone, font débrayer Perrache et Vénissieux. Dès les premières
heures, la solidarité active des familles du quartier et des autres sites SNCF de la
région est apparue nécessaire pour se prémunir de la répression.
Alors que l’occupation des ateliers est décidée à 18h, c’est la présence d’une foule aux
alentours de l’usine qui incite la police à retarder l’évacuation prévue. Finalement,
sentant la tension monter, les grévistes préfèrent lever l’occupation, sortir vers 20h
pour rejoindre la foule et partir en manifestation jusqu’à la mairie. Si la journée a été
une réussite, le retour de balancier ne tarde pas : dans la nuit, 27 cheminots sont
arrêtés. Quelques uns, qui avaient choisi de ne pas rentrer chez eux, passent alors dans
la clandestinité. A 6h30, les ouvriers trouvent un barrage filtrant à l’entrée des
ateliers, avec notamment le directeur de la région Sud Est de la SNCF, arrivé de Paris
dans la nuit, qui interroge les ouvriers et ouvrières pour connaître les noms des meneurs.
Le temps de faire entrer tout le monde, le travail ne peut reprendre que l’après midi.
Le retour en force de la classe ouvrière
Ce mercredi 14 octobre, les ouvriers et ouvrières de la métallurgie et d’autres sites de
la SNCF ont pris le relais : SIGMA, Berliet, Calor, Câbles de Lyon, etc. Les
Renseignements généraux recensent 12 000 grévistes dans 22 usines alors que l’UD CGT
clandestine en compte 30 000 dans 30 usines. A la SNCF, le mouvement s’est étendu
notamment à Saint Etienne, Chambéry, Roanne, Clermont Ferrand, Marseille,… où des
cheminots amènent les tracts de Lyon.
Le jeudi 15 octobre, alors que les ateliers d’Oullins travaillent sous étroite
surveillance, une manifestation de femmes pour « du beurre et des denrées » est durement
dispersée par la police. Le secrétaire d’Etat aux communications, Robert Gibrat, arrivé de
Vichy dans la journée, promet la libération des 27 ouvriers arrêtés. Pourtant, 146 autres
grévistes de l’agglomération, dont 94 cheminots, sont arrêtés dans la nuit du vendredi 16
au samedi 17. Le 20 octobre, il y a encore 343 arrestations alors que toutes les grèves
sont finies depuis le 17. Une majorité des ouvriers concernés par les réquisitions de main
d’œuvre dans le département ont eu le temps de se cacher, de trouver un prétexte pour se
soustraire à la réquisition, et pour certains, d’entrer dans la clandestinité.
Si des divergences subsistent entre CGT et communistes, la participation enthousiaste des
syndicalistes non-communistes aux grèves favorise l’unité par la base et consacre le
triomphe de la ligne « activiste ». Les communistes obtiennent une audience importante
dans la CGT qui se reconstruit. L’UD CGT du Rhône, toujours clandestine, passe de 20 000
adhérents en 1940 à 50 000 fin 1943. De plus, le déclenchement de grèves oblige très
souvent des syndicalistes à passer dans la clandestinité, ce qui renforce les mouvements
de résistance, surtout ceux lier au PCF, qui met ses structures clandestines rôdées depuis
1939 au service de ces milliers de nouvelles recrues.
La peur a changé de camp
Malgré la répression, ce mouvement a surtout permis d’inverser le rapport de force dans
certains endroits. Oullins reste un haut lieu de lutte jusqu’à la fin de la guerre : les
sabotages y sont nombreux (un groupe FTPF est actif à l’intérieur même de l’usine à partir
de mai 1943) et les grèves aussi, au point que le syndicaliste Marius Bonazi dira plus
tard « on n’a jamais été si souvent en grève » [4]. La direction en est réduite à négocier
avec la CGT, qui n’est pas sensée exister.
La répression a été dure mais témoigne aussi de la non préparation et de la surprise des
autorités. Ne pouvant se passer d’une main d’œuvre précieuse, elles doivent cibler
quelques « meneurs » et exercer une répression qui se veut dissuasive. Les ouvriers
arrêtés dans la nuit du 13 au 14 octobre sont surtout des militants déjà fichés avant
guerre par la police, qui n’avaient pas joué de rôle important dans cette grève. Les
vagues d’arrestations suivantes cibleront plus efficacement les syndicalistes clandestins
et les résistants. La plupart seront relâchés au bout de quelques jours, seuls quelques
uns restent emprisonnés et 3 sont déportés à Buchenwald. D’ailleurs, il faut une
intervention de Pierre Laval, soucieux de la productivité, pour que le préfet du Rhône
accepte enfin de faire libérer les ouvriers que la direction de la SNCF et le secrétaire
d’Etat Gibrat réclamaient depuis plusieurs jours.
La guerre, un haut moment de conflictualité sociale ?
Alors que l’on pourrait penser que les grèves sont impossibles en temps de guerre, elles
existent et se multiplient à partir de l’automne 1942. Elles sont généralement très
courtes, rarement plus d’une journée, et d’autres formes d’actions leur succèdent
(sabotage, grèves du zèle…). Les revendications se limitent à des aspects matériels, qui
ne manquent pas : ravitaillement, salaires, temps de travail [5], autoritarisme patronal,
etc. L’exigence de productivité permet aux patrons de justifier le retour en force du
taylorisme, la multiplication des bureaux de méthode et le retour du chronométrage dans
les secteurs où il avait été interdit par les conventions collectives en 1936.
Mais derrière les revendications matérielles, qui permettent parfois d’obtenir de réelles
améliorations, se cachent aussi des actions politiques. Les mouvements de résistance
appellent à des grèves à des dates symboliques : 14 juillet, 11 novembre, 21 septembre
(anniversaire de Valmy)… notamment à l’appel du PCF qui joue ainsi la carte patriotique,
mais aussi le 1er août (anniversaire de Jaurès) et même le 28 avril (anniversaire de
Maurice Thorez) ! Au prix de nombreuses adaptations par rapport aux traditions syndicales
(pas de piquets, de chasse aux jaunes…) la grève et les autres formes de résistance
ouvrière, ont été beaucoup plus utilisées contre le régime fascisant de Vichy qu’on ne le
croit souvent.
Renaud (AL Alsace)
Du fiasco de 1938 à l’insurrection de 1944
30 novembre 1938 : échec de la grève générale appelée par la CGT contre les décrets-lois
du 14 novembre 1938 permettant d’augmenter le temps de travail et de réprimer les
contestations ouvrières sous prétexte de « Défense Nationale ».
29 septembre 1939 : interdiction du Parti communiste et des syndicats « communistes ou
anarchistes ».
16 juin 1940 : Le maréchal Philippe Pétain est nommé président du conseil par le président
Albert Lebrun. Il obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet.
14 juillet 1940 : René Belin, numéro 2 de la CGT, devient secrétaire d’Etat au travail du
gouvernement de Pierre Laval.
16 août 1940 : loi de dissolution de toute structure syndicale interprofessionnelle.
15 novembre 1940 : manifeste des 12 contre Vichy et la charte du travail de Belin. On y
trouve les 3 principaux dirigeants de la CFTC, 9 cégétistes, dont 4 de la tendance «
Syndicats » de Belin (notamment Christian Pineau, un ancien de la CGT-SR).
22 juin 1941 : Début de l’attaque allemande contre l’URSS, obligeant les communistes à
choisir un camp.
16 juin 1942 : Accord entre Pierre Laval et Fritz Sauckel pour instituer la Relève : un
prisonnier français sera libéré pour 3 volontaires français partis travailler en Allemagne.
4 septembre 1942 : La loi sur l’orientation de la main d’œuvre permet de réquisitionner
des travailleurs et travailleuses de France pour pallier le manque de volontaires.
13 octobre 1942 : début de la grève à Oullins.
Novembre 1942 : Léon Jouhaux est arrêté et déporté à Buchenwald, puis, en 1943, au château
d’Itter en Autriche.
16 février 1943 : loi sur le service du travail obligatoire pour les jeunes nés entre 1920
et 1922.
17 avril 1943 : accords verbaux du Perreux pour la réintégration à la CGT des communistes
exclus en 1939.
30 juillet 1944 : Un attentat du groupe FTPF des ateliers d’Oullins détruit la dernière
grue de 50 tonnes du réseau Sud Est (servant à relever les locomotives qui ont déraillé).
13 ouvriers et leur contremaître seront arrêtés et sévèrement torturés.
10 août 1944 : grève générale insurrectionnelle lancée par les cheminots de Paris.
Résistance et syndicats
Le 16 octobre 1942, un tract unitaire des mouvements de résistance est publié pour
soutenir les grèves de la région lyonnaise. Ce tract, intitulé « Pas un homme en Allemagne
», est signé par les mouvements Combat (notamment constitué de syndicalistes chrétiens),
Franc Tireur [6], Front national (organisation unitaire créée par le Parti communiste en
1941), Libération (où l’on compte de nombreux cégétistes) et Parti communiste. Il s’agit
du premier tract unitaire de la résistance, le premier aussi où le PC apparaît. Ces
mouvements de résistance, surpris par la grève, ont connus les mêmes discussions entre «
attentistes » et « activistes », avant de décider finalement de soutenir cette grève.
Les relations entre syndicalistes ouvriers et mouvements de résistances sont marquées par
une méfiance réciproque. Beaucoup de résistants aspirent à une unité nationale qui
s’accommode mal des antagonismes de classe. Selon Yvon Morandat, envoyé à Lyon en novembre
1941 par De Gaulle pour établir le contact avec les syndicats, les syndicalistes chrétiens
ont du mal prendre position contre le pouvoir politique, tandis que les confédérés sont
trop marqués par l’antimilitarisme et trop indisciplinés [7]. Les syndicalistes de leur
côté ne veulent pas être chapotés par des mouvements « militaires ».
A partir de l’été 1942, avec la Relève, la résistance ouvrière devient intéressante pour
Londres : de multiples propositions de financement affluent à la CGT et à la CFTC. Léon
Jouhaux se méfie des anglo-américains et préfèrerait être financé par les syndicats
anglo-saxons. Paul Vignaux et Joseph Botton de la CFTC, réfugiés à New York, invitent les
syndicalistes chrétiens à se méfier du général De Gaulle, qui représente « une tradition
politico-militaire de nationalisme autoritaire socialement paternaliste qui parle le
langage de la Révolution française ». Mais finalement des millions de francs affluent, dès
novembre 1942 et les syndicats anglo-saxons (transport, mineurs, métallurgie, cheminots…)
n’en sont que rarement à l’origine.
Renaud (AL Alsace)
[1] voir Février 1920 : La grande grève du rail ébranle la CGT, dans AL n°192, février 2010.
[2] voir Il y a 90 ans : Les « anarcho-syndicalistes » perdent la CGTU, dans AL n°219, été
2012.
[3] Groupes mobiles de réserve, police créée en 1941 pour le maintien de l’ordre, sur le
modèle de la gendarmerie mobile.
[4] Cité par Christian Chevandier, Cheminots en grève ou la construction d’une identité
(1848-2001), Paris, 2002
[5] En mars 1941, Vichy fait passer la durée légale du travail à 48 heures hebdomadaires,
mais maintient des situations exceptionnelles décidées en 1939 permettant d’aller jusqu’à 60h.
[6] Journal du mouvement France liberté, à ne pas confondre avec les FTPF.
[7] Rapport du 30 mai 1942, cité par Alya Aglan, « Des syndicalistes dans la résistance »,
dans Vingtième siècle n°67, juillet - septembre 2000.
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