A - I n f o s

a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **
News in all languages
Last 30 posts (Homepage) Last two weeks' posts Our archives of old posts

The last 100 posts, according to language
Greek_ 中文 Chinese_ Castellano_ Catalan_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement

The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours

Links to indexes of first few lines of all posts of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007 | of 2008 | of 2009 | of 2010 | of 2011 | of 2012

Syndication Of A-Infos - including RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups

(fr) ATHENES, Actualités grecques. Un nouveau paquet de mesures anti-sociales (gr, en)

Date Wed, 05 Dec 2012 11:00:45 +0200


Mercredi 7 Novembre Le Parlement Grec a voté pour un nouveau paquet de mesures d'austérité. Il est presque impossible de décrire en détails toutes ces mesures et leur impact sur la vie des Grecs, même dans les grandes lignes, mais, en général, on peut dire qu’en incluant un grand nombre de licenciements, une baisse supplémentaire des salaires, des pensions et des avantages, ils détruisent ce qui était resté debout après trois années d'austérité. ---- L'âge de la retraite augmente de 2 ans ce qui signifie que la majorité des travailleurs partiront à la retraite à 67 ans, même ceux qui pouvaient prendre leur retraite l'année prochaine. Réduction des retraites entre 5 et 15 %, réduction des primes de Noël et de Pâques pour tous les retraités et les fonctionnaires, selon les cas et les conditions, réduction voire arrêt des prestations sociales, comme les indemnités chômage, les aides contre la pauvreté, les prestations familiales et même les prestations pour les handicapés.

Ils introduisent également une modification rétrospective de la convention
collective nationale du travail qui a été déclarée anti-constitutionnelle
par une commission spécialisée du Parlement elle-même, mais qui ne semble
pas déranger le Gouvernement. Selon cette modification, le salaire minimum
sera gelé et, à partir d’aujourd’hui, réglementé par le Ministre du
Travail lui-même. Il n'y aura pas d'augmentation pour tous sur l'échelle
des salaires, les employeurs ont le droit de donner un préavis plus court
avant le licenciement, une prime de licenciement plus faible, une
contribution moindre aux fonds de pension et de santé sur les heures de
travail selon leur volonté. Enfin, les employeurs ne sont pas obligés de
suivre la convention nationale si ils ne veulent pas la signer !

De nouvelles hausses d’impôts indirects, des mesures contre le revenu des
agriculteurs, des licenciements dans le secteur public et la flexibilité
totale pour les fonctionnaires. Le paquet de mesures contient la poursuite
de la privatisation du secteur public, renforçant la privatisation des
soins hospitaliers, comprenant un forfait d'hospitalisation (un patient
hospitalisé devra payer 25 euros), ce qui, pour un pays avec plus de 30 %
de chômage, signifie que des milliers de gens ne seront plus être en
mesure de payer un traitement médical.

Grèce, les 6 et 7 Novembre: grève générale

La Confédération générale des syndicats Grecs a appelé à la grève générale
pendant 48 heures les 6 et 7 Novembre.

Mardi 6 Novembre, premier jour de la grève générale.
Quelques milliers de personnes se sont rassemblées dans la matinée, au
musée national, point de rassemblement, à proximité de l’École
polytechnique, pour manifester. Il semble que les grèves continues dans le
secteur des transports et les grèves générales au cours de la dernière
période ont empêché les gens d'y assister. Malgré la présence d'un grand
nombre d'escadrons de police anti-émeute, de policiers en civil et
d’unités de police en moto dans la plupart des rues et des rues
secondaires menant à la place Syntagma, les manifestants l'ont occupée
jusqu'à une heure du matin. Ce fut une journée de grève calme et assez
décevante !

Le deuxième jour, les choses ont été différentes. Dans l’après-midi, quand
le paquet de mesures a été soumis au vote, il y a eu plusieurs appels à se
rassembler à l'extérieur du Parlement. Beaucoup de grévistes ont été
arrêtés par la police, leurs unités ont attaqué et bloqué les manifestants
qui tentaient de se rendre au point de rassemblement. De plus, des
stations de métro dans le centre d'Athènes ont été fermées par la police
et, à plusieurs reprises, les policiers ont procédé à des arrestations
préventives afin d'empêcher les manifestants d'atteindre la place
Syntagma.

Malgré la mobilisation de la police, au moins 100 000 manifestants se sont
ressemblés à 18h 30 devant ou à côté du Parlement Grec. À 19h, les
manifestants ont commencé à pousser les grilles qui protégeaient le
Parlement et dès qu'ils ont réussi à détruire une petite partie, les
unités de police anti-émeute sont intervenues. Des cocktails molotov
(bombes incendiaires) ont été lancés par les manifestants pour se défendre
contre les attaques de la police. D'énormes quantités de grenades
lacrymogènes et de grenades assourdissantes ont été utilisées par les
escadrons de la police anti-émeute pour forcer les manifestants à évacuer
la place. Mais les manifestants voulaient rester et ils se sont regroupés
chaque fois qu'ils ont été forcés de se disperser par les gaz. La pression
des manifestants était si intense que les policiers ont utilisé pour la
première fois des canons à eau contre des personnes au cours d'une grève.

Il y a eu des affrontements en dehors du Parlement et autour de la place
Syntagma pendant des heures jusqu'à ce que la pluie commence à tomber. Il
était étonnant de voir que les gens n’avaient pas envie de quitter la
place ! Mais la combinaison des gaz lacrymogènes et de la pluie a rendu la
place irrespirable pour la majorité des manifestants. La plupart d'entre
eux ont quitté la place sous les attaques des escadrons de police
anti-émeute. Quand les groupes de grévistes ont quitté la place, les
unités de police les ont attaqué, causant un grand nombre de blessés. Au
moins 40, certains d'entre eux ont été soignés par des médecins et des
infirmières en grève dans une sorte de centre de santé improvisé dans un
hôtel de la région.

Après une ultime tentative pour reprendre la place Syntagma, vers 22h des
unités de police anti-émeute ont finalement quitté la place sous une pluie
battante. 103 interpellations, 5 arrestations, au moins 40 manifestants
blessés et 7 policiers. Le sévère paquet de mesures d'austérité a été
adopté par le Parlement après le vote à minuit.

GROUPE DE COMMUNISTES LIBERTAIRES (ATHENES)


COMMENTAIRE SUR LA GRÈVE GÉNÉRALE DE 48 HEURES

Dehors, les flics avec leur APC, des produits chimiques, des fusils, des
motos et, pendant ce temps, d'une manière éhontée à l'intérieur, le
Parlement a voté pour la baisse des salaires et des pensions, pour le
licenciement de milliers de personnes et de nombreuses autres choses
honteuses. Dehors, sous la pluie, une gigantesque opération de police se
déroulait contre les manifestants qui étaient restés, utilisant des gaz
lacrymogènes pour les disperser.

L’État a de l'argent. Il a de l'argent pour faire respecter un État
policier dans les rues. Il de l'argent pour acheter des tonnes de produits
chimiques et les APC. Il a de l'argent pour armer les unités spéciales de
répression.

Tant que les gens ne sont pas prêts à perdre une journée de salaire, à
risquer de perdre deux ou trois choses élémentaires, leur misère physique
et morale est certaine. Tout ce système de répression, la pulvérisation de
gaz lacrymogène, le bouclage des rues autour de la Constitution par la
police anti-émeutes, alignée coude à coude, ne visent à rien d'autre qu'à
nous forcer à courber la tête et nous taire. Leur objectif est de vider
les rues, de nous forcer à rester à la maison plongés dans la dépression
ou à fuir à bord d'un avion et d'émigrer.

Mais cet endroit ne leur appartient pas. La lutte pour cette terre et sa
liberté est un combat que nous menons depuis des années. Peu importe
combien de flics ils ont mis en place, cette lutte ne va pas s'arrêter.
Peu importe les mesures qu'ils prennent au Parlement, le nombre de voix
aux élections, rien n'est fini et rien ne pourra prendre fin selon leur
souhait.

Nous n'avons rien d'autre à faire que de donner une place à la rage, comme
le dit un récent slogan anarchiste écrit dans une rue d'Athènes.

GROUPE DE COMMUNISTES LIBERTAIRES (ATHENES)
traduit par les Relations internationales de la Fédération anarchiste (FA)
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr


A-Infos Information Center