(Fr)CALIdoscopio(Eng).(Cast)

neil birrell (neil@lds.co.uk)
Tue, 16 Jan 1996 04:35:20 +0100


LA COLOMBIE
CALIDOSCOPIO
Le suivant est tire' de la revue anarchiste colombienne CORREO A

Cali est la troisieme grande ville de la Colombie. Une cite' qui est
entrain de devenir un des plus importants me'tropoles, un processus qui
est a la fois agressive, violente et de'humanisant. Elle a une population
de 2,000,000 40% de laquelle vit dans la misere totale (800,000 de
personnes). Una autre 40% se trouvent poised entre les classes moyennes
et les classes basses tandis que 20% ont besoin de trouver du travail
ailleurs. 10% de ceux qui peuvent travailler n'en ont pas (le chiffre
doit etre double' par rapport aux jeunes) et 50% survivernt sur les de'chets
de tous les jours vendant tout, consommant des reves.
Il y a eu des e'lections le'gislatives et apres les municipales. Pour
chaque centaiones des personnes qui avaient la vote 70% n'ont pas vote'.
Des autres 30 il faut tenir en compte les votes achete'es, celles qui ont
e'te'vole'es, celles qui ont e'te' vendues et celles qui ont e'te'
truque'es, ceux
qu'on a force' a voter et les electeurs morts qui ont meme re'ussi a voter.
Tels sont les miracles de la democratie colombienne.
Ici on e'coute de la salsa - le bon, le mauvais, l'idiffe'rent - a toutes
les heures et en toutes les endroits. Les gens sont bronze's, fun-loving
et des danseurs qui font ca jusqu'a ce qu'ils ne peuvent plus. La musique
se me'lange avec la mitrailleuse. Le massacre moyen tous les week-ends est
entre les 30 et les 50 - surtout les jeunes et les femmes. Ici etre jeune
et pauvre invite la mort. Les squadrons de mort proient les routes en
tirant, en prenant en hotage, en faisant disparaitre les filles et les
garcons. Personne ne dit rien. Personne ne voit rien. Personne n'entend
rien. C'est la peur qui rend aveugle, muets et sourd tandis que le
gouvernement se lave les mains et promet des enquetes ehhaustives qui,
ge'ne'ralement n'aboutisse a rien. La municipalite' a Cali a reconnu qu'en
1993 68% des meutres commis n'ont pas e'te' punis. Personne ne peut
expliquer comment c'est que ces groupes meutriers puissent passer dans
les rues qui sont pleines de gendarmes, detectives, soldats, agents de
police, casernes.... Peut-etre qu'ils ne les voient pas? Ou peut-e'tre...
Le ciel bleu est pointille' avec des nuages d'aire polue': de loccident
viennent des rivieres et des ruisseaux de pollution; les gens sont aussi
chaleureux que le climat, le foot et la frivolite' attirent l'attention
des milliers de gens chaque week-end.; la croissance de population est
intense et increhensible... le chaos urbain arrivee!
Et voila c'st bien comme ca a Cali comme tant d'autres endroit dans
Notre Ame'rique: un produit inhumain de la politique de de'velopement de
la Grande Capitale. Cali est un paradis pour les socie'te's multinationales
qui sont arrive'es dans les anne'es 50 et 60 et se sont emparre' des
meilleures terres, les plus grandes richesses... A cete' de celles-ci,
dans le poche du puissance, sont les narco-trafiquants qui sont tout
simplement une autre tendance de la bourgeoisie et qui ont contamine'
toute la scene politique et environementale. Beaucoup de la violence,
dont on a de'ja parle' trouve ses racines ici. Une ve'ritable narco-trage'die.
Mais les conse'quences du marche' de la drogue ne sont pas tout simplement
les saignantes. C'est tout a fait une sous culture qui proclame la
richesse, l'ostentation, les trucs, le machismo et le consumerisme fou
qui entraine avec lui dans la boue des milliers et des milliers, surtout
les jeunes avec l'approval de la classe dominante qui se jouissent sans
honte des fruits du traffique
Les oportunite's de vivre une vie avec dignite' deviennent de plus en
plus rares. La restructuralisation industrielle, la privatisation et le
neoliberalisme ont tous ajoute' a la croissant nombre d'usines et de
compagnies, l'hypercommercialisation de l'enseignement, la sante' et la
re'cre'ation, les nombres croissants de femmes et d'enfants qui
travaillent soit dans des conditions inhumaines et pour n'importe
quelle salaire ou bien tombe dans la de'linquance et la prostitution.
Les statistiques officielles de'montrent que 61% de ceux qui commet un
crime sont age's de moins de 21 ans et que beaucoup d'entre eux sont en
prison pour avoir tente' obtenir quelques pesos pour survivre. Les
statistiques gouvernameentales sont e'loquentes: tandis qu'un re'gime
normale coute dans les US$300 par mois le revenue des familles pauvres
remonte jusqu'a US$90 si ils ont de la chance d'avoir un revenue.
Une telle situation a donne' de la force aux gens de survivre et de
resister. Ici on appelle ca the gleaning culture - les strate'ies que
l'on adopte pour vivre de jour en jour en cherchant toujours les
moyens d'obtenir les pesos necessaires qui leur permettront de manger:
les parcs, les feux rouges et les rues elles-memes deviennebt des
espaces commerciales ou on peut faire une petite affaire pour eviter
le faim. Donc on peut y acheter un hot dog, un cafe', un journal, un
pain....
Bien que ges groupes libertaires et alternatifs soient faibles et
marginaux il existe la pense'e, la discussion et les pratiques qui sont
lie's a des projets sociaux qui donnent lieu a de nouvelles ide'es et des
nouvelles modes de vivre. Une manque de co-ordination est, ne'amoins, une
des plus grandes faiblesses. Cependant, face a l'orage neoliberale et la
ferocite' du re'gime, on fait des progres en essayany de construire la
nouvelle socie'te' avec les setbacks les peurs les menaces et les succes
on fait des progres doucement mais surement a mesure qu'il avance main
en main avec l'espoir

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