A - I n f o s

a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **
News in all languages
Last 30 posts (Homepage) Last two weeks' posts Our archives of old posts

The last 100 posts, according to language
Greek_ 中文 Chinese_ Castellano_ Catalan_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement

The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours

Links to indexes of first few lines of all posts of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007 | of 2008 | of 2009 | of 2010 | of 2011 | of 2012 | of 2013 | of 2014 | of 2015 | of 2016 | of 2017 | of 2018

Syndication Of A-Infos - including RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups

(fr) Coordination des Groupes Anarchistes - Existrans 2018 - Personnes trans et intersexes: l'égalité? On n'y est pas

Date Sun, 28 Oct 2018 20:14:53 +0000


Ce 13 octobre aura lieu la 22 ème marche Existrans, marche de revendication pour les droits des personnes trans. Cette marche compte défendre l'autodétermination des personnes trans et/ou intersexes et dénoncer le piétinement de leurs droits et de leur santé depuis des décennies.Cette année, les personnes trans' et leurs allié-e-s appellent à soutenir la dépathologisation des transidentités, le remboursement des parcours de transition et la libre modification des papiers d'identité et dénoncent la mutilation des personnes intersexes; les lois racistes sur l'immigration qui emprisonnent , expulsent les personnes trans et intersexes demandeuses d'asiles et limite tout recours ---- Alors que ce week-end verra se tenir le congrès de la SocFECT, la communauté des personnes trans s'élève contre ce groupe de professionnel-le-s de la santé qui s'autoproclament «spécialistes» des questions trans depuis des années et qui contribuent à forger les catégories médicales, notamment psychiatriques, qui pathologisent les transidentités et contraignent les parcours de transition. mais aussi à une action symbolique (dye-in) devant le congrès de la SocFECT.   Pendant ce temps, le gouvernement relance l'idée de légiférer pour autoriser la PMA pour toutes les femmes, y compris les femmes seules et les couples de femmes. Rappelons tout de même que c'est une promesse de campagne... de 2012. Et que le gouvernement PS, dont Macron faisait partie, a piétiné allègrement sous la pression de la mobilisation réactionnaire. On peut craindre le retour au premier plan de la scène politique du puritanisme réactionnaire et autres «je-ne-suis-pas-homophobe-mais...». Pour rappel, l'année où la Manif pour Tous et le Printemps Français s'étaient le plus exprimé (en 2013), les violences homophobes, lesbophobes, biphobes et transphobes ont été multipliée par 3, par rapport à l'année qui avait précédé. ---- Ces annonces et mesures en demi-teinte pour les personnes trans ( circulaire insuffisante sur le changement de prénom, maintien du changement d'état civil  dans une procédure judiciaire, bien que démédicalisé) reflètent l'influence et la pression du camp de la bourgeoisie réactionnaire, représenté entre autres par la «Manif pour tous" qui ciblent de manière explicite les personnes trans. Elles ne peuvent qu'encourager les actes homophobes et transphobes, au moment où les dirigeants de l'État envoient des signaux complaisants aux réactionnaires. L'assassinat de Vanessa Campos, femme trans travailleuse du sexe et migrante n'en n'est que la triste illustration.

Les personnes trans, encore plus lorsqu'elles sont migrantes, sont obligées d'affronter de véritables entraves pour accéder aux traitements médicaux (notamment hormonaux et chirurgicaux) leur permettant de changer leur corps, ou encore pour procéder à un changement d'état-civil et se voir délivrer des papiers d'identité du genre dans lequel elles vivent.

Cette transphobie d'État relaie et renforce la transphobie causée par un système patriarcal, qui perpétue l'idée qu'être homme ou femme est un fait de nature, causé par la génétique, alors qu'il s'agit de constructions sociales, de rapport d'oppression entre un groupe dominant et un groupe dominé.

Cette transphobie ambiante engendre une situation de grande précarité pour les personnes trans, qui ont beaucoup de difficultés à trouver un travail ou à avoir un accès à la santé. Par ailleurs, les personnes trans subissent des violences, que ce soit dans la rue, au travail, dans la famille ou dans le couple, par la police, dans les prisons, etc.

Contre la transphobie, luttons contre le patriarcat!

Si nous soutenons les luttes pour des mesures législatives concrètes, comme un changement d'état-civil simplifié ou une meilleure prise en compte par les médecins, nous estimons que, seules, elles seraient insuffisantes, et qu'il est aussi capital de lutter contre l'ensemble du système patriarcal, pour en finir avec toutes les oppressions et violences qui en découlent: sexisme, homophobie et transphobie. Ce système de domination et d'exclusion renforce la précarité et les violences générées par toutes les formes d'exploitation et de domination qui traversent la société (exploitation capitaliste, racisme, etc.). Ainsi, il nous apparaît nécessaire de lutter contre tous les systèmes d'exploitation et de domination, pour l'émancipation de tous et toutes.

En tant qu'anarchistes, nous pensons que seules les luttes auto-organisées, et l'autogestion nous permettront de sortir de tels systèmes, dont profitent celles et ceux qui ont intérêt à les préserver. Une telle auto-organisation ne peut être réellement effective qu'à condition que les personnes concernées puissent dès maintenant prendre pleinement leur place dans les organisations militantes de leur choix et dans les luttes. Par conséquent, nous nous engageons au quotidien contre le sexisme, l'homophobie, la transphobie, le racisme, la domination étatique et l'exploitation capitaliste, et portons nos revendications de rupture, pour une société libertaire et égalitaire.

Enfin, dans la continuité de la marche Existrans, nous appelons à se mobiliser le 20 novembre 2018, pour le Transgender Day of Remembrance (TDoR), journée internationale qui célèbre le souvenir des personnes trans assassinées à travers le monde, et à soutenir tout le reste de l'année les initiatives allant dans le sens de l'émancipation et de l'auto-détermination des personnes trans.

http://www.c-g-a.org/content/existrans-2018-personnes-trans-et-intersexes-legalite-ny-est-pas
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center