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(fr) CNT-F Fédération des Travailleuses/eurs de l'Education - Violences policières à la fac de Nanterre

Date Tue, 10 Apr 2018 17:27:13 +0100


La CNT éducation dénonce les violences policières et relaie le texte des occupantes de la
faculté. ---- Communiqué d'occupantes de Nanterre du lundi 9 avril ---- Ce matin, à l'Université
Paris X Nanterre, a eu lieu une intervention policière lors de l'occupation des bâtiments de
Sciences Sociales en réaction à la Loi Vidal, mais également à l'expulsion de la ZAD de
Notre-Dame-Des-Landes. ---- Après avoir été repousséEs sur le toit d'un bâtiment, la trentaine
d'occupantEs ont du attendre trois heures sous la pluie battante, sans vivres. Une négociation avec
les policiers a commencé. Face aux dangers de chutes, ces derniers ne voulaient intervenir Au terme
de ces trois longues heures, la police accède aux requêtes des étudiantEs: deux amphis sont mis à
leur disposition, et on nous promet que la police quittera les lieux.  C'est alors dans une ambiance
chaleureuse que toustes (soutiens présents et occupantEs) se retrouvent dans une salle pour faire
une assemblée générale et déjeuner tranquillement. Dans la salle, une petite centaine de personnes
se réunissent.  Aux alentours de 15h, les CRS reviennent à la charge et interviennent dans les
espaces obtenus précédemment: les accès sont bloqués, et un cordon de CRS se forme à l'entrée de la
salle occupée. Dans l'incompréhension la plus totale, on cherche à dialoguer avec elleux. Aucune
réponse.  C'est à ce moment qu'une charge violente repousse les occupantEs dans la salle, certainEs
sont compriméEs, proches de l'asphyxie.  Finalement, les CRS pénètrent dans la salle: tout le monde
s'assoit, affichant notre pacifisme. On nous dit qu'aucun mal ne nous sera fait, si nous acceptons
de nous rendre unE à unE, en laissant tranquillement notre identité être contrôlée. La raison: «on
veut vérifier que vous êtes tous étudiants.»

A cela, nous répondons que c'est à l'administration que nous souhaitons nous adresser, non aux
policiers. Cette demande sera ignorée, par la police, comme par l'administration qui ne réagira pas
à cette intervention. Cette même administration ayant demandé la fermeture administrative de la
faculté, et même de la bibliothèque universitaire alors même que nous sommes en semaine de
révisions.  Le refus de donner nos identités est collectif.  Les CRS commencent à prendre de
l'espace, resserrant petit à petit l'étau. Les occupantEs se retrouvent confinéEs au fond de la
salle, tentant une chaîne humaine. Un premier petit groupe de CRS forcent quelques étudiantEs à
sortir, certainEs sont soulevéEs par les cheveux.  La violence ne fait qu'augmenter graduellement:
des charges de petits groupes de CRS s'attaquent aux étudiantEs assis par terre, sans défense. Ils
ont des gazeuses à la main, et n'hésitent pas à donner des coups de pied dans le tas en gazant à
bout portant. Toustes sont évacuéEs violemment, certainEs sont tiréEs par leurs écharpes,
complètement étrangléEs.  Il ne reste plus qu'une quinzaine d'étudiantEs dans la salle. On crie: «On
veut sortir, laissez nous sortir!» mais les charges se succèdent. En somme, plusieurs copainEs
interpelléEs (une dizaine), beaucoup de blesséEs (blessures superficielles et graves).

Cette violence n'aurait pu exister si la présidence n'avait pas demandé d'intervention. Or, Mr
Balaudé a ouvert grand les portes aux compagnies de CRS sans se soucier du sort de ses étudiantEs,
enseignantEs et de son personnel.

Nous exigeons sa démission immédiate, il est intolérable qu'un président de faculté, qui plus est
célèbre la commémoration de Mai 68 depuis le début de l'année, permette à la police d'intervenir
avec une telle violence au sein même de sa faculté.

Nombreuses sont les images témoignant de la violence inouïe qu'ont subie les étudiantEs,
professeurEs, personnel de la faculté de la part des quelques centaines de CRS .

Nous rejoignons l'appel des professeurEs de Nanterre à faire grève demain, en solidarité aux
personnes mobiliséEs aujourd'hui.  Plus que jamais, il est impératif de lutter contre la Loi Vidal
et contre l'inacceptable répression des forces de l'ordre dans les facultés.

Nous appelons à rejoindre l'assemblée générale organisée par les professeurEs et personnel de Paris
X à la faculté de Nanterre en réponse à la répression policière et administrative qui s'est abattue
sur les occupantEs, demain à 10h.

http://www.cnt-f.org/fte/2018/04/09/pendant-les-travaux-la-lutte-continue/
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