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(fr) CNT-F Fédération des Travailleuses/eurs de l'Education - CLasses-En-Lutte. Diconavirus éducation 2. Chasse aux "inversé.es" en Ariège. Déconfinement de classe.

Date Mon, 4 May 2020 19:21:22 +0100


DÉCONFINEMENT DE CLASSE ---- Afin d'éviter ce qu'il appelle «l'effondrement», Édouard Philip relancer la machine à fric et à pro pe ouvre les vannes pour fit du patronat au risque de provoquer la 2e vague de contaminations. ---- Pour nous, l'effondrement ce sont les morts par manque de masques, de tests ; ce sont les hôpitaux qui craquent et ses personnels fatigués, la misère et la disette qui gualopent alors que les supermarchés regorgent de produits... L'effondrement ce sont aussi les lois antisociales qui pourrissent nos vies (privatisations, recours au précariat, attaques du code du travail avec la loi El Khomri, la loi Macron, ou la loi travail XXL au début du quinquennat, attaque de nos retraites depuis environ 30 ans, réforme de l'assurance chômage...). ---- Le Premier Ministre dit suivre l'avis du Conseil scientifique quand il parle de sa stratégie de 700 000 tests par semaine, mais il oublie de préciser que ce même Conseil scientifique avait écrit le 20 avril: «Nous proposons de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, et les universités fermées jusqu'au mois de septembre.» ---- L'accueil des enfants est un facteur de cette reprise économique: tous les enfants qui ne seront pas en âge de se garder seul·es seront gardé·es dans les écoles (ouverture des crèches, écoles primaires mais pas des lycées et universités). ---- Le Premier Ministre met un vernis social à cette réouverture: le décrochage scolaire. Et dans le même discours, il parle de volontariat pour remettre les enfants à l'école. Mais de quel volontariat parle­t­il? Pour les enseignant·es, il n'en parle pas. Pour les parents? Sachant que les lieux de travail rouvrent, auront­ils vraiment le choix? Le ministère du travail a d'ailleurs annoncé que les parents qui ne seraient pas volontaires pour mettre leurs enfants à l'école alors que celle­ci est prête à accueillir les élèves, n'auront plus droit au chômage partiel à partir du 1er juin- ce qui montre une conception du volontariat assez particulière. On est en droit de se demander s'il ne s'agit pas juste de dédouaner l'institution, l'Etat et les collectivités de possibles recours en justice en cas de contaminations.

Contre l'échec scolaire, la première mesure qu'il devrait prendre, c'est d'arrêter les fermetures de classes!

Avant toute ouverture, il faut assurer des conditions de sécurité. 15 élèves par classe, c'est impossible! Le DASEN de Paris en préconisait 10 pour les classes des enfants de soignant·es quand les volontaires en revendiquaient 6 maximum!

La rentrée ne peut pas se faire sans que les équipes aient eu un vrai temps pour se coordonner (présence de savons, gels, masques, surblouses, serviettes jetables en quantités suffisantes, organisation des écoles sur toutes les questions pratiques, prendre la température de chaque enfant, des tests...) avec l'ensemble des personnels (la médecine scolaire, le périscolaire, les AVS, les ATE, les psychologues scolaires, les PVP, cantinières, gardien.ne.s...).

Le 11 mai rien n'est prêt, donc pas d'accueil à partir du 12. Il nous est impossible de communiquer avec les familles sur l'ouverture des écoles avant cette date.

Les équipes doivent décider ensemble de leur possibilité d'ouvrir ou pas et du mode d'organisation. Le volontariat doit s'appliquer aussi aux travailleuses et travailleurs des écoles!

La réouverture des écoles ne doit pas se faire sans réflexion sur que dire et faire avec les élèves. Par exemple pour les présent·es, il faudrait pouvoir à nouveau courir, se dépenser, discuter avec les camarades, apprendre les gestes barrières... avant de parler de programmes scolaires. Nous déplorons que les conditions sanitaires annulent le principe d'égalité d'accès à une école pour toutes et tous.

NOUS REFUSONS DE BRADER NOTRE SANTÉ, CELLES DES ÉLÈVES ET DE LEURS PARENTS DANS LE SEUL BUT D'ÊTRE LA GARDERIE DU MEDEF.

LA CNT STE 75 S'OPPOSE À LA RÉOUVERTURE LE 11 MAI!

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A Paris, des collègues et syndicats proposent une motion et diffuse un appel, là:

Texte proposé par les syndicats CNT, Snuipp, Sud, Unsa

L'équipe de l'école XXX        Monsieur le Dasen    s/c

IENDepuis mardi 28 avril, nous avons appris que les écoles de notre Académie rouvriraient le 12 mai, alors même que l'état de l'épidémie est encore très inquiétant à Paris.Le protocole national en préparation nous paraît impossible à respecter. Si les écoles parisiennes ouvraient le 12 mai, nous serions dans une situation exceptionnelle où il nous serait impossible de garantir la sécurité sanitaire pour les élèves, les enseignant-es et leurs familles.Les délais pour une potentielle réouverture le 12 mai sont illusoires, trop de questions restent sans réponse et le temps manque au travail en équipe et à la concertation avec les familles dans un cadre national et académique. Certaines familles en difficulté, confinées depuis trop longtemps, et les élèves qui auraient décroché sont au coeur de nos préoccupations. Nous avons autant envie que nos élèves de retourner à l'école, seulement si les conditions le permettent.Nous tenons à vous faire part de notre vive inquiétude, ainsi que l'ont fait nos représentant-es. Nous tenons également à réaffirmer que pour nous, la réouverture des écoles à la date du 12 mai parait prématurée dans notre Académie.Veuillez croire, Monsieur le Dasen, en notre profond attachement au service public d'éducation.L'équipe de l'école

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Texte de l'AG 18è:

Si on nous demandait: voudriez-vous reprendre la classe, retrouver les élèves dès le 11 mai? La réponse serait bien sur oui. Oui, nous le voudrions; comme nous voudrions que le virus ne soit qu'un mauvais rêve dont on se réveille le matin, prêt à repartir pour une nouvelle journée.

Cependant, la question n'est pas de rouvrir les écoles afin que les enfants soient libérés de leur appartement de confinement et reprennent le chemin de la classe, cartable au dos et masque sur le visage.

La question est de rouvrir les écoles en période d'épidémie. D'une épidémie qui fait paniquer, dérailler et se contredire sans cesse les dirigeants d'une bonne partie de la planète, dont les nôtres. D'une épidémie qui a fait vaciller le système de Santé. D'une épidémie qui nous confine depuis des semaines et qui menace d'autant plus les populations fragilisées.

La question est:

Qu'est-ce qui a changé depuis la mi-mars, quand les écoles ont du fermer en urgence?

Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui, qui justifierait de les rouvrir?

Alors, rouvrir les écoles, oui, et le plus tôt possible.

Mais rouvrir les écoles "quoi qu'il en coute", que ce soit afin de ramener les gens au travail ou d'atteindre la supposée "immunité collective" avec nos propres corps, rouvrir les écoles avec la certitude de propager la maladie n'est pas acceptable.

Rouvrir les écoles raisonnablement signifie que quelque chose a changé.

Nous ne pourrons faire classe que quand la situation sanitaire aura changé: quand l'épidémie aura significativement marqué le pas (baisse du nombre de malades, d'hospitalisations, de nouveaux décès), quand la maladie pourra être soignée plus efficacement (aussi bien par des médicaments que par un fonctionnement moins misérable de l'hôpital public).

Nous ne pourrons faire classe que quand la politique de Santé aura changé: quand les masques, le gel désinfectant, etc. seront produits et disponibles en quantité suffisante; quand les espaces collectifs pourront être nettoyés régulièrement de façon réaliste; quand l'hôpital, ravagé non par la contagion mais à cause de choix dictés par la finance (à l'instar de tous les services publics), sera rétabli et renforcé; quand des tests permettront à chacun de savoir s'il est porteur du virus, s'il l'a été ou non.

Nous ne pourrons faire classe que quand un avis médical, clair et engageant l'État comme ceux qui le rendent, nous y invitera.

Enfin, nous ne pourrons faire classe que quand les espaces extérieurs (parcs, forêts) seront de nouveau accessibles aux scolaires et aux familles, pour ne pas avoir à passer d'autres journées dans un lieu confiné.

La deuxième vague ne doit pas venir de nos écoles.

http://www.cnt-f.org/fte/2020/05/04/classes-en-lutte-diconavirus-education-2-chasse-aux-inverse-es-en-ariege-deconfinement-de-classe
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