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(fr) CNT-FTE: PARIS. BANQUET CONTRE L’ETAT D’URGENCE, ÉPISODE 2: SAMEDI 20 FÉVRIER ... ET, PROCHAINE JOURNÉE NATIONALE D’ACTIONS ET DE MANIFESTATIONS: SAMEDI 12 MARS 2016

Date Wed, 24 Feb 2016 14:20:05 +0200


Banquet de 12h30 à 19h, parvis de Ménilmontant. Argumentaire et programme, tout est là: https://paris-luttes.info/banquet-c…; ---- Pour mémoire, quelques mots sur les dernières initiatives …. ---- Un rassemblement était organisé à Paris vendredi 5 février devant l’Assemblée Nationale. MilitantEs, Syndicalistes, ReprésentantEs de collectifs, députés "rebelles" ont pu intervenir ce vendredi au pied de l’Assemblée et dénoncer l’état d’urgence et la déchéance de nationalité devant plusieurs centaines personnes. ---- A l’appel des collectifs “Nous ne céderons pas” et “STOP état d’urgence”, qui rassemblent des dizaines d’associations, syndicats et organisations, des manifestations ont eu lieu samedi 30 janvier dans plus de 80 villes. Plus de 40 000 personnes, dont 20 000 à Paris, ont marché pacifiquement contre l’état d’urgence et les différents projets de loi qui le renforcent: constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité, reconduction de l’état d’urgence et durcissement des lois pénales.

Cette journée de mobilisation est un premier succès, malgré les intempéries, qui appelle d’autres initiatives.

D’ores et déjà, les deux collectifs appellent:

à soutenir un militant qui passe devant le tribunal mercredi 3 février au palais de justice de Paris (à partir de 13h30, 23è chambre correctionnelle, métro Cité) pour avoir bravé le 22 novembre dernier, l’interdiction de manifester en soutien aux réfugiés décrétée par la Préfecture de Police .

à un rassemblement à l’Assemblée Nationale vendredi 5 février à partir de 17h (place Édouard Hériot, métro Assemblée nationale), à l’occasion des premiers débats sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité.`
à encourager localement les parlementaires à refuser cette grave régression démocratique

Collectif «Nous ne céderons pas»: http://www.nousnecederonspas.org/

Collectif «Stop état d’urgence»: http://www.stopetatdurgence.org/

www.etatdurgence.fr

Pour retrouver les villes rebelles, c’est là: http://www.stopetatdurgence.org/201…;

Communiqué des collectifs «Nous ne céderons pas» et «Stop état d’urgence»

Paris, le 29 janvier 2016

État d’urgence, déchéance de nationalité: c’est non!

Samedi 30 janvier sera une journée de mobilisation importante contre le projet de prolongation et de constitutionnalisation de l’état d’urgence et de déchéance de la nationalité. A l’appel des collectifs «Nous ne céderons pas» et «Stop état d’urgence», nombreux seront celles et ceux qui manifesteront leur hostilité à des mesures qui les heurtent et mettent à mal nos libertés au nom d’une hypothétique sécurité. Ensemble, ils diront: «déchéance de nationalité, état d’urgence, pour nous, c’est non!»

Des rassemblements et des manifestations sont prévus dans plus de soixante-dix villes en France.

A Paris, la manifestation partira de la place de la République, à 14h30, en direction du Palais royal.

Collectif «Nous ne céderons pas» Collectif «Stop état d’urgence» www.etatdurgence.fr

Une nouvelle Constitution sécuritaire et raciste

L’extrême droite le revendique, le gouvernement socialiste veut l’écrire dans la Constitution: état d’urgence permanent et déchéance de la nationalité.

La CNT ne s’est jamais trop leurrée sur l’État de droit et la Constitution de la Vè République. L’ État reste celui des dominants. Mais banaliser l’état d’urgence, c’est pérenniser une situation d’exception. Inscrire dans la constitution «la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français», c’est rompre avec le principe d’égalité, celui-là même qui inspirait les révolutionnaires de 1789:

«Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits»

Ce n’est pas la première fois que l’État français rompt avec ce grand principe, le gouvernement dirigé par Manuel Valls imite le régime de Vichy qui retira notamment la nationalité française à 15 000 juifs. En effet, le 16 juillet 1940, l’État français promulguait une loi relative à la «procédure de déchéance de la qualité de français.»

Nos malheurs viendraient de l’Étranger…

Ce refrain est ancien. Même si nous pouvons nous rappeler que la Commune de Paris et sa République Universelle boutaient déjà ce vieil adage, lorsque les étrangers et les parisiens votaient et luttaient ensemble sur les barricades. Même si Paris fût libérée par des Républicains espagnols en 1944, même si Marseille fût libéré par des tirailleurs algériens et tunisiens, même si la Corse fût libérée par des goumiers marocains, l’État français ne veut pas considérer ces faits historiques bien établis. Mais ne faut-il pas aussi nous souvenir de ces tirailleurs sénégalais, trop noirs au goût de De Gaulle, pour défiler dans Paris après avoir libéré les Vosges? Nos malheurs viennent des bourgeois, de l’ État et du patronat, toujours prêts à raviver la figure de l’Étranger pour mieux nous diviser. Notre ennemi, c’est notre maître, voilà le mot d’ordre éternel.

L’état d’urgence, ce sont «des mesures placées sous le plein contrôle du juge administratif», autrement dit les pleins pouvoirs aux préfets et à la police. Depuis le 14 novembre 2015, ce sont 500 assignations à résidence et 4000 perquisitions qui visent essentiellement les communautés musulmanes, défendues dans les paroles démagogiques des gouvernants, réprimées dans les actes. L’état d’urgence, c’est aussi: des grèves auto-censurées, des manifestations interdites, des couvre-feu et des convocations dans les commissariats de dizaines de militants du mouvement social, des gardes-à-vue «préventives». L’état d’urgence, c’est la répression tous azimuts sans lien avec la «guerre contre le terrorisme». L’islamophobie sert de moteur à la répression contre le mouvement social.

Après le changement de constitution, des lois encore plus réactionnaires seront adoptées pour réduire nos libertés de réunion, de manifestation, d’organisation et d’expression. Elles servent déjà de cadre à la réactivation d’un racisme d’État dans lequel tout un ensemble de communautés se trouvent menacées, et avec elles des dizaines de milliers de migrants fuyants les guerres impérialistes. Ne nous laissons pas faire! C’est nous le droit, c’est nous le nombre.

CNT-FTE, le 30 décembre 2015

http://www.cnt-f.org/pas-de-guerre-entre-les-peuples-pas-de-paix-entre-les-classes.html

http://www.cnt-f.org/fte/?Paris-Banquet-contre-l-Etat-d&lang=fr
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