A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Greek_ 中文 Chinese_ Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement

The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Greek_ 中文 Chinese_ Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007 | of 2008 | of 2009 | of 2010 | of 2011 | of 2012 | of 2013 | of 2014

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Courant Alternatif #242 - L'économie en brèves

Date Mon, 10 Nov 2014 16:35:19 +0200


Qui parle à la télé? ---- Le CSA recense les caractéristiques des personnes qui apparaissent à la télé, que ce soit dans les émissions de divertissement, les magazines ou les fictions. Son rapport 2013 vient de sortir. Parmi les personnes qui prennent la parole à la télévision, on compte 57 % de cadres supérieurs contre 2 % d'ouvriers (Les cadres représentent 7% de la population, et les ouvriers 9%). Les personnes sans activité professionnelle (enfants, étudiants, femmes ou hommes au foyer, chômeurs) qui représentent 38% de la population ne font que 10% du temps d'antenne. Enfin, les retraités forment 20% de la population, mais 3% seulement des personnages de la télévision. Cette représentation des catégories socioprofessionnelles via la fiction, les divertissements et les programmes d'information construit une image d'une société largement plus favorisée que ce qu'elle n'est.

Ce phénomène a forcément des conséquences sur la façon dont se représentent la société tant les téléspectateurs que les commentateurs. Il a aussi des conséquences sur la construction de l'image des catégories sociales et notamment sur la représentation des intérêts des catégories les moins favorisées.

Pourtant, autant il existe un débat sur la présence
des femmes et des minorités visibles sur le
petit écran, autant celui sur la présence des
différents milieux sociaux est totalement ab-
sent.

Source: Observatoire des inégalités
--------------------------------------------

Quelques éléments sur les primes

On connaît mal en fait les rémuné-
rations réelles. Les statistiques
dont je vous fais quelques fois part
sur les salaires concernent généralement (tel-
lement généralement que j'oublie souvent de
vous le préciser) les salaires à temps plein
hors primes dans les entreprises de plus de 20
salariés ou le secteur public. L'INSEE vient de
publier les résultats d'une enquête sur les
primes, qui concerne le secteur public et les
entreprises de plus de 10 salariés. Elle est sans
surprise, les primes varient d'un secteur d'ac-
tivité à l'autre, sont différentes selon le di-
plôme, etc. Il y a quand même quelques
éléments intéressants. On se doutait bien que
les primes ne faisOrganisation Coaient qu'accentuer les diffé-
rences de salaires. Là, c'est quantifié.

Par exemple, en moyenne les femmes tou-
chent 28% de moins de primes que les
hommes, alors qu'elles ont déjà un salaire in-
férieur en moyenne de 20%. En gros, pour les
salariés qui en touchent, les primes représen-
tent aux alentours de 4000EUR par an pour ceux
qui ont arrêté leurs études avant le bac, aux
alentours de 5000EUR pour les bacheliers et les
bacs+2, un peu moins de 8000EUR pour les autres
diplômés du supérieur, et plus de 11000EUR pour
ceux qui sortent des grandes écoles (ce sont
des moyennes). Or, plus on est diplômé, plus
on a de chances de toucher une prime.

L'étude classe les primes en 4 sortes:
primes d'ancienneté, primes liées à des
contraintes du poste, primes de performance
individuelle, et primes de performance collec-
tive. Les deux premières sortes de primes cor-
respondent à des acquis des luttes, la
troisième à l'individualisation des salaires. A
l'exception des secteurs du transport et de la
santé, où les primes liées aux contraintes sont
forcément importantes, ce sont toujours les
primes de performance individuelle qui sont
les plus importantes, et ce sont celles qui
concernent le plus de salariés (un peu moins
de 30%). Plus le diplôme est élevé, plus ce type
de prime est fréquent (20% des non diplômés,
45% des diplômés des grandes écoles). Elles se
montent en moyenne à moins de 2000EUR par an
pour ceux qui n'ont aucun diplôme, pour plus
de 10000EUR pour les diplômés des grandes
écoles.

Source: INSEE Résultats n°153, avril 2014
--------------------------------------------------------

Les risques psychosociaux au travail

La DARES (service du ministère du
travail) a réalisé en 2010 une en-
quête «santé et itinéraire profes-
sionnel» pour essayer d'évaluer les risques
psychosociaux au travail. Pour mesurer statis-
tiquement ce type de risques, ils ont posé une
soixantaine de questions autour de six di-
mensions: les exigences du travail, les exi-
gences émotionnelles, l'autonomie et les
marges de manoeuvre, les rapports sociaux et
relations de travail, les conflits de valeurs, l'in-
sécurité économique. Résultat, «31% des sala-
riés déclarent travailler «toujours» ou
«souvent» sous pression (exigences du travail),
53% indiquent être amenés, au cours de leur
travail, à «devoir calmer des gens» (exigences
émotionnelles), 18% estiment avoir «toujours»
ou «souvent» «très peu de liberté pour décider
comment faire leur travail» (autonomie), 43%
jugent que leur travail n'est que «parfois» ou
«jamais» «reconnu à sa juste valeur» (rapports
sociaux), 36% indiquent que dans leur travail
ils doivent faire «toujours», «souvent» ou «par-
fois» «des choses qu'ils désapprouvent»
(conflits de valeurs), et 67% qu'ils «vivent des
changements imprévisibles ou mal préparés»
(insécurité socio-économique).» A noter que
d'après cette enquête, 9% des salariés pensent
que leur travail est utile aux autres. 42% doi-
vent faire semblant d'être de bonne humeur.
Les statisticiens ont essayé de définir des pro-
fils de risques psychosociaux: seulement 28%
des salariés seraient faiblement exposés aux
risques psychosociaux.

Source: DARES analyses, avril 2014, n°31

------------------------------------------
Dans la série le MEDEF en rêve Hollande le propose

Nouvelle idée géniale du gouverne-
ment pour faire baisser le chô-
mage, qu'il compterait proposer à
la «conférence sociale» des 7 et 8 juillet: sus-
pendre les seuils sociaux pendant 3 ans. Les
seuils sociaux, c'est l'obligation pour une en-
treprise d'avoir un délégué du personnel à par-
tir de 10 salariés, un C.E. et un délégué
syndical à partir de 50. Le rapport avec le chô-
mage? On cherche encore...
Source: Le Monde emploi, 28 mai 2014

------------------------------------
La pauvreté en Europe

L'Europe recense annuellement ses
pauvres. Qu'est-ce qu'être pauvre en
Europe? C'est gagner moins de 60%
du revenu médian de son pays, c'est-à-dire
moins de 60% du revenu plafond de la moitié
de la population. Par exemple en France en
2011, la moitié des individus adultes gagnaient
moins de 1628EUR. Une personne seule était
pauvre au sens européen si elle gagnait moins
de 977EUR. D'après Eurostat, 84 millions de per-
sonnes vivaient en 2011 sous le seuil de pau-
vreté en Europe, soit quasiment 17% des
européen-ne-s. La situation s'est probable-
ment considérablement aggravée depuis. Avec
14,1% de pauvres, la France est en dessous de
la moyenne européenne. En haut du tableau:
la Grèce et l'Espagne avec 23% et 22% de
pauvres (à 497EUR et 616EUR). En nombre de per-
sonnes, par contre, c'est un peu différent car il
faut tenir compte de la taille du pays. C'est en
Allemagne qu'il y a le plus de pauvres, 13 mil-
lions de personnes (16% de pauvres), suivie de
l'Italie, 12 millions de personnes (19,4% de
pauvres).

Attention, c'est compté à chaque fois en
référence au revenu national. Pour être pauvre
en Roumanie, il faut gagner moins de 180EUR par
mois, pour être pauvre en Norvège, il faut ga-
gner moins de 1286EUR. Ces précisions peuvent
vous sembler ridicules. Mais la pauvreté, c'est
aussi un critère administratif qui donne droit
(ou non) à certaines aides (et au contrôle so-
cial qui va avec).

Source: Observatoire des inégalités
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://lists.ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr


A-Infos Information Center