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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Courant Alternatif, CA #239 - Fukushima, on n'oublie pas!

Date Tue, 17 Jun 2014 09:01:19 +0300


La catastrophe nucléaire de Fukushima survenue il y a trois ans reste très présente dans nos mémoires, et il nous a semblé important de faire le point sur la situation vécue aujourd'hui par les populations touchées par le sinistre. Nous n'avons évidemment pas la prétention de faire un bilan exhaustif de cette situation (et n'en serions pas vraiment capables), mais pensons que dans une perspective de lutte il est nécessaire de se tenir au courant et de faire le lien avec ce qui se passe, ou pourrait passer, dans nos contrées (1). ---- Le 11 mars 2011, avait lieu à Fukushima, au Japon, l'une des plus graves catastrophes nucléaires de l'Histoire (l'autre étant la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986). Trois réacteurs de la centrale, dont au moins un rempli de combustible MOX (2), ont fondu en partie et ont subi des explosions qui les ont fortement détériorés.

Si aujourd'hui l'Etat
et l'industrie nucléaire veulent nous
faire croire que tout est plus ou moins
«terminé» -ou en tout cas sous
contrôle-, aidés en cela par un silence
complaisant des média, il est clair que
l'ampleur de la catastrophe n'a pas fini
de se dévoiler. Et, au Japon comme
ailleurs, les dégâts continuent...

Une décontamination illusoire

Les populations locales, parfois
laissées sur place dans des conditions
très précaires, et d'autres fois évacuées
pour être relogées aux alentours dans
de simples baraquements, continuent
de vivre au contact d'une forte radio-
activité ambiante. Aux actions de dé-
contamination dérisoires s'ajoutent
des mesures plutôt illusoires de radio-
protection. Et de toute façon, que pour-
rait signifier le fait de «décontaminer»
quand tout est imprégné de radioacti-
vité? L'abondance et la dispersion des
radioéléments sont telles que les ra-
diations ne peuvent pas être «enle-
vées» comme on essuierait une tache
sur un vêtement. On peut bien sûr
«gratter» une partie des zones les plus
contaminées (comme par exemple la
surface des trottoirs), et mettre les dé-
chets dans un sac ou une boîte, mais il
restera toujours des radioéléments un
peu partout. Et la radioactivité que l'on
aura enlevée sera juste mise ailleurs...
Comme le disait justement un expert
européen du nucléaire: «à une telle
échelle, on ne décontamine pas, on dé-
place juste la radioactivité». On ne sau-
rait être plus clair!

Il est important de comprendre
qu'en fait c'est toujours le cas: on dé-
place la radioactivité sans l'éliminer.
Contrairement à une tâche de café qui
est nettoyée par la lessive, la radioacti-
vité n'est jamais détruite. Certes le café
continue à exister, mais dilué dans
l'eau de rinçage il n'est (normalement)
plus un problème. En revanche, lors-
qu'on décontamine un objet ou un en-
droit sali par des radioéléments, il y a
deux possibilités. On essaie en général
de collecter les éléments radioactifs
que l'on met dans une poubelle spé-
ciale. La quantité de déchets radioac-
tifs générés au final sera supérieure à
celle du départ, mais au moins on a
empêché une dissémination sur le mo-
ment et évité une contamination Le
conteneur est ensuite envoyé à un
centre de déchets radioactifs, qui, à
terme, contaminera progressivement
toute une région (c'est pourquoi on a
raison de lutter contre l'installation
des poubelles nucléaires qui ne sont
aucunement une solution). On peut
également dans certains cas diluer la
radioactivité, schématiquement
comme dans un nettoyage à grandes
eaux: on nettoie, on rince et on jette.
De cette façon, tout sera dilué puis dis-
persé dans la nature (c'est ce qui se
passe parfois quand il y a des fuites
dans les centrales). Dans les deux cas
évidement, cela finit par revenir au
même puisqu'on aura rejeté des radio-
éléments dans l'environnement, mais
on aura évité que des gens se trouvent
en contact direct avec le poison radio-
actif à la concentration ou il était ini-
tialement. Certes les faibles doses ne
sont pas sans danger, mais cela permet
aux responsables de gagner du temps
et de masquer la corrélation avec l'ac-
cident.

Contrôler la radioactivité, ou contrôler les individus?

Les mesures de radioprotection
mises en place semblent relever bien
plus d'une volonté de contrôle social
que d'une hypothétique préservation
de la santé humaine. Un grand nombre
d'interdits et de restrictions visent à
empêcher les gens, et surtout les en-
fants, d'aller dans les endroits consi-
dérés comme les plus radioactifs. Par
exemple, il faut: marcher sur le sen-
tier en béton et non pas dans l'herbe
qui est à côté ; ne pas sortir dehors ;
aller jouer dans telle cours de récréa-
tion «décontaminée»; mettre des
bouteilles d'eau aux bords des fenêtres
(visiblement pour stopper des rayon-
nements) (3). Semblant parfois relever
du bon sens, ces mesures servent sur-
tout à donner l'illusion qu'en respec-
tant certaines règles on vivra en bonne
santé. Or, même s'il vaut mieux s'ex-
poser quotidiennement à une dose de
radiations la plus faible possible, on se
demande bien au vu de la situation ac-
tuelle quelle différence cela fera au
final. Ainsi, dans la mesure où la
contamination ambiante est forte, res-
pirer l'air du dedans ou celui du dehors
ne changera sans doute plus grand
chose. De la même façon, si on ne fait
pas de sport, on évite de respirer la ra-
dioactivité à plein poumons, mais dans
le fond on en respire quand même un
air contaminé.

Et que dire des bouteilles d'eau
mises aux fenêtres, ou entourant des
aires de jeux? Certes l'eau stoppe effi-
cacement les rayons gamma, et c'est
pour cela qu'un réacteur à l'arrêt est
«noyé» sous dix mètres d'eau pour la
maintenance, mais quelle peut être
l'utilité réelle d'une bouteille pleine
d'eau d'à peine dix centimètres de dia-
mètre? Surtout si elle est positionnée
sur le rebord d'une fenêtre du premier
étage, loin des radioéléments posés au
sol!

----------------------------------------
LES NORMES DE POLLUTION RADIOACTIVE

La pollution générée par les activités produc-
trices humaines existe depuis longtemps. Les tan-
neurs et les teinturiers, par exemple, on souvent
été considérés comme cause de nuisances. Mais
avec le développement du capitalisme, la pollution
se fait à l'échelle industrielle. Pour limiter les nui-
sances engendrées, et notamment les problèmes
sanitaires, il devient nécessaire d'encadrer et de
limiter la pollution des usines. Bien sûr il n'est
que rarement envisagé de supprimer la pollution
en arrêtant l'activité nuisible qui l'engendre! Ces
limitations viennent aussi en réponse aux mobili-
sations qui se font jour suite aux divers accidents
industriels. Il en est de même avec l'industrie nu-
cléaire: bien que les dangers de la radioactivité
soient connus depuis longtemps, la restriction des
pollutions radioactives ne s'est pas faite tout de
suite. Pour faire simple, on peut même dire que
les normes sont apparues suite aux mouvements
de contestation des années 60-70, ou quand elles
existaient déjà, elles se sont parfois durcies pour
être un peu plus «réalistes». Leur but réel étant de
rassurer les populations, ou en tout cas ceux et
celles qui sont assez naïfs ou naïves pour y croire.
Les autorisations de pollution des centrales
nucléaires en France sont suffisamment larges
pour ne pas gêner le fonctionnement «normal» des
centrales, même en cas de petits pépins: concrè-
tement les rejets actuels sont bien inférieurs aux
seuils autorisés pour la majorité des centrales,
sauf pour le tritium qui est un polluant très diffi-
cile à gérer. Ce qui signifie que les normes admis-
sibles pourraient être diminuées (comme cela
s'est fait ces dernières décennies pour les doses
d'irradiation des travailleurs du nucléaire), et par-
fois d'un facteur 10! Mais on ne le fait pas, pour
ne pas gêner les quelques centrales qui polluent
plus que les autres, et qui en général sont les plus
anciennes. On notera que ces autorisations de pol-
lution sont encore bien inférieures à celles des
usines nucléaires construites dans les années 50-
60 à une époque où l'opposition au nucléaire était
très marginale. Ce qui signifie bien que c'est gé-
néralement les luttes qui permettent de mettre en
place des normes, des contrôles, afin d'encadrer
les nuisances à défaut de les avoir éliminées.

Dans le même ordre d'idée, les centrales ac-
tuellement en fonctionnement n'ont pas le droit
de rejeter des émetteurs alpha (qui sont en
quelque sorte les plus gênants en ce qui concerne
la pollution des eaux et des sols, car ils sont très
dangereux une fois ingérés). Ce qui signifie
concrètement qu'ils peuvent en rejeter, mais très
peu, c'est à dire tant que le seuil de détection n'est
pas atteint. On voit là, à défaut d'un réel souci de
santé publique, la nécessité de répondre à une cri-
tique sérieuse faite à l'industrie nucléaire lors de
la construction des centrales au cours des années
1970. Et aussi de montrer que les institutions font
leur travail et se préoccupent malgré tout de leurs
administrés. Mais dans le même temps, l'usine de
fabrication de combustible nucléaire à Romans-
sur-Isère est autorisée à rejeter dans l'eau plus de
10 GigaBecquerels d'émetteurs alpha. Cette va-
leur est assez difficile à expliciter, disons que cela
correspondrait par exemple à 400 kg d'uranium
pur, ce qui n'est pas rien: ça fait plus d'un kilo
par jour dans le fleuve. Mais qu'on se rassure, ces
quantités ne sont pas atteintes, en tout cas
d'après les mesures qui sont effectuées par l'usine
elle-même... et tant qu'il n'y a pas de fuite ou d'ac-
cident! En résumé, les normes «admissibles»
doivent être prises au pied de la lettre: elles don-
nent le niveau d'empoisonnement que peuvent se
permettre les pollueurs en tout genre sans s'atti-
rer les foudres des populations qui les admettent
plus ou moins consciemment
--------------------------------------------------

Une nourriture hors normes pour les habitants?

Il en est de même des mesures de
radioactivité effectuées sur les ali-
ments par diverses associations. Vou-
loir manger sans s'empoisonner est
bien naturel, mais dans le cas présent
il ne s'agit pas vraiment de cela.
Comme la nourriture de la région est
toute plus ou moins contaminée, les
gens finiront toujours par s'empoison-
ner en mangeant «local». De fait, les
mesures n'ont pour objectif final que
de déterminer si les doses de radioac-
tivité sont ou ne sont pas dans les
normes officielles, ce qui est très diffé-
rent. Or ces normes, mises en place par
les Etats ou les associations mondiales
du nucléaire, n'ont jamais été faites
pour garantir l'absence d'effets né-
fastes sur les êtres vivants: cancers,
malformations, etc. On se rappellera
au passage que les normes de radioac-
tivité admissible pour les habitants de
la province de Fukushima ont été for-
tement augmentées depuis la catas-
trophe (multipliées par vingt!), afin
notamment que la majorité des popu-
lations puisse rester sur place. Cela
montre bien que ces normes ont pour
but réel l'acceptabilité sociale du nu-
cléaire. En situation «normale» (c'est à
dire quand il n'y a pas d'accident), les
normes sont une réponse aux inquié-
tudes et aux refus auxquels fait face
l'industrie nucléaire en délimitant ce
qui est «dangereux» de ce qui est «sans
danger». En limitant plus ou moins les
pollutions radioactives, les pouvoirs
publics veulent montrer qu'ils se pré-
occupent de la santé des populations,
tout en garantissant évidemment la
bonne marche des installations nu-
cléaires (voir encadré).

Mais à Fukushima le masque est
tombé, et il est devenu clair que la
norme autorise, en la légalisant, ce qui
est déjà existant plutôt que de cher-
cher à préserver la santé des humains.
En conséquence, les habitants de la
province de Fukushima, et les japonais
en général, vont pouvoir s'empoison-
ner abondamment en mangeant une
nourriture jugée «normale» (dans le
sens de: respectueuse des normes lé-
gales en vigueur), mais néanmoins très
radioactive. Bien sûr, il y aura des
conséquences graves sur la santé des
populations, mais on pourra toujours
en rejeter la responsabilité sur des in-
dividus: des gens auront mangé de la
nourriture trop contaminée, ou bien un
marchand aura vendu des produit lé-
gèrement au-dessus des normes (alors
qu'il est évident qu'un aliment situé
juste en dessous est tout aussi nocif!).
Cela permet de noyer le poisson et de
se détourner du problème originel:
l'industrie nucléaire elle-même.

Des limites de la contestation mesurée...

On perçoit bien également les li-
mites que porte une opposition au nu-
cléaire qui se cantonne à des mesures
de radioactivité: on peut savoir si on
va être irradié, et à quel point (et sou-
vent l'Etat le cache ou le minimise),
mais cela ne nous donne qu'une infor-
mation, et pas de moyen d'action ef-
fectif. De toute façon, le caractère
«admissible» ou non des doses est fixé
par les institutions, et vouloir débattre
sur ce point demande une expertise
poussée qui exclut de fait une grande
partie des populations (4). On notera
d'ailleurs, avec une certaine ironie, que
l'aide apportée par la CRIIRAD aux as-
sociations japonaises de mesure de
contamination a été en grande partie
subventionnée par la région Rhône-
Alpes, région la plus nucléarisée d'Eu-
rope! La largesse des subventions de
cette région est donc en lien direct
avec l'industrie nucléaire qui contribue
fortement à sa richesse économique...
Enfin, le caractère cynique de la ges-
tion de cette catastrophe est bien illus-
tré par tout ces enfants que l'on fait
vivre avec un dosimètre accroché au
cou en permanence, sauf pour dormir.
Ce dosimètre n'apporte évidement au-
cune protection (il en serait bien inca-
pable!), mais offre la fausse garantie,
par la connaissance théorique de l'ir-
radiation globale reçue par son porteur
(5), de préserver sa santé.

...à la gestion étatique des catastrophes

Tout ceci nous remet en mémoire
une autre ignominie: les programmes
mis en place en Ukraine et Biélorussie
par les nucléocrates du monde entier,
et le CEA en tête, dans le but «d'aider»
la survie des populations vivant en ter-
ritoire contaminés suite à la catas-
trophe de Tchernobyl. En fait d'aide, il
s'agissait surtout de faire des études
sur la vie dans ces territoires et d'ex-
périmenter des méthodes de gestion
sociale pour faire «accepter» aux po-
pulations une situation accidentelle. Et
ceci, à la fois dans le cadre de la ges-
tion de la catastrophe de Tchernobyl,
mais aussi dans le cas où une autre
centrale exploserait quelque part dans
le monde. En montrant que l'on peut
«vivre» en territoire contaminé, les ex-
perts du nucléaire relativisent (ou
nient carrément) l'horreur de la pollu-
tion radioactive. Cela permet d'une
part de tranquilliser les gens vivant au-
tour des installations nucléaires et
d'autre part de préparer les popula-
tions exposées dans le futur à un acci-
dent nucléaire, à croire que celui-ci est
surmontable si on veut bien s'en re-
mettre aux spécialistes qui connais-
sent les solutions à adopter.
Mais la radioactivité se joue de ces
mesurettes dérisoires, et déjà les effets
de la catastrophe se font sentir. Depuis
quelques années, certaines maladies
de la thyroïde ne sont plus répertoriées
dans la région de Fukushima (il sem-
blerait que les enfants qui veulent se
faire soigner doivent aller dans
d'autres régions). Les statistiques sur
les naissances au Japon ignorent aussi
la province de Fukushima, et pour
cause: le nombre d'enfants déclarés
«mort-né» est en forte augmentation,
et, phénomène curieux, on ne permet
pas aux mères de voir leur enfant dé-
cédé en le soustrayant à leur regard
dès la fin de l'accouchement. Pour le
dire clairement, elles ne peuvent donc
pas voir leur bébé, pas même pour en
faire le deuil. Contrairement à l'intense
battage médiatique qui a suivi l'acci-
dent, il semble qu'il n'y aura pas ou
peu d'images des horreurs générées
par la catastrophe nucléaire. En tout
cas, on a l'impression que tout sera fait
pour qu'il n'y en ait pas, contrairement
à ce qui avait pu se passer quelques
années après la catastrophe de Tcher-
nobyl. Mais la réalité n'en est pas
moins dramatique...
Nous ne pensons pas que le lob-
bying auprès des institutions où l'acti-
visme médiatico-citoyen auront une
influence décisive sur la question nu-
cléaire. En France, c'est l'Etat qui est
nucléaire. Il en tire sa puissance poli-
tique, militaire (la bombe atomique) et
économique: l'industrie nucléaire et
l'abondance électrique qu'elle permet
sont indispensables au capitalisme
français d'aujourd'hui. Et cette indus-
trie est par ailleurs un fleuron du capi-
talisme français, qui a certes du mal à
exporter des EPR mais vend néan-
moins du combustible, du retraitement
à la Hague, etc. Seule une remise en
cause radicale des bases de la société
capitaliste permettra d'en finir avec le
nucléaire, civil ou militaire!

Piotr


(1) Une version abré-
gée a paru sous forme
de tract dans la région
lyonnaise et peut être
consultée sur le site de
Rébellyon (https://re-
bellyon.info/? Fuku-
shima-on-oublie-pas)
comme sur celui de
l'OCL:
(http://oclibertaire.free.
fr/spip.php?article149)

(2)Mélange d'OXydes,
c'est à dire d'uranium
et de plutonium, qui
sont sous formes
d'oxydes dans le réac-
teur (le combustible
nucléaire classique ne
con- tient que de
l'oxyde d'uranium). Il
y a toujours du pluto-
nium qui se crée dans
un réacteur en
marche, car c'est un
des déchets produit
dans le réacteur. Mais
quand on en rajoute
au début, il y en a une
plus grande quantité,
et si le réacteur ex-
plose la contamination
radioactive de l'envi-
ronnement est bien
pire.

(3) En tout cas dans
les documentaires qui
ont été montrés il n'y
a aucune explication
donnée pour ce «phé-
nomène», donc nous
présentons la seule ex-
plication qui nous pa-
raît plausible, même si
elle est évidement
contestable sur son
bien-fondé.

(4) C'est le cas par
exemple du faux
débat sur les faibles
doses qui reste une
affaire de «spécia-
listes» et permet
d'évacuer une oppo-
sition réelle en la
transformant en une
question de gestion
sociale: «quelle est
la dose admissible
?». Question qui n'a
sans doute pas de ré-
ponse puisque toute
dose est susceptible
de perturber un orga-
nisme vivant...

(5) Ce qui est faux en
réalité: le dosimètre
mesure grossière-
ment les rayonne-
ments reçus, mais ne
donne aucune infor-
mation sur l'inges-
tion d'émetteurs de
particules alpha qui
feront de gros dégâts
dans l'organisme
sans forcément
émettre des rayonne-
ments facilement dé-
tectables par ailleurs
(c'est le cas de l'ura-
nium par exemple).

-----------------------------------
Gaz de couche, Gaz de schiste.
Tous et toutes dans la rue.
Contre l'exploitation des gaz de couche et de schiste.

Dans le NORD/PAS-DE-CALAIS , GAZONOR exploite le gaz de mine depuis
30 ans. C'est le gaz qui sort des puits des anciennes mines, exploité
sans forage et bien sur, il faut continuer à l'exploiter pour que le grisou
ne s'échappe pas dans l'atmosphère.

Mais depuis 2009, Gazonor a obtenu dans cette région deux permis de
recherche pour des gaz de couche, sur une surface équivalente à 1200
km2, en plus de la concession qu'elle possède déjà sur 150 communes.
Il s'agit d'aller chercher des gaz beaucoup plus profond, dans des zones
qui n'avaient pas été exploitées pour le charbon. Pour récupérer ces
gaz de couche, il faut faire des forages verticaux, avec des branches
horizontales (plusieurs centaines de mètres) dans les couches de char-
bon, à 1600 m de profondeur.

Le gaz ne remontera pas forcément par le forage mais aussi par toutes
les failles et fissures naturelles des roches avec un risque de pollution
des nappes phréatiques. On voit dans les pays qui exploitent déjà les
gaz de couche que les forages induisent des séismes et dans une région
dont le sous- sol a été transformé en gruyère par l'exploitation du char-
bon, les dégâts pourraient être considérables. Notons que le recours à
la fracturation hydraulique est la règle pour exploiter ces gaz avec une
rentabilité maximale dans les autres pays.

De plus, l'objectif affiché de Gazonor est d'exploiter ce gaz sur tout le
territoire du Nord/Pas-de-Calais, pour créer de petites unités de pro-
duction d'électricité. Pour l'instant les autorisations de travaux ont été
accordées pour deux puits à Avion et Divion.

La société EGL qui fera ces expérimentations a déjà foré quatre puits
en Lorraine: quatre échecs! Aucun résultat probant pour le moment
; à Tritteling, la tête de forage a été perdue dans le puits, ce qui a obligé
EGL à forer beaucoup plus large et plus profond.

Un nouveau permis vient d'être accordé à une autre société depuis
Cambrai jusqu'à la frontière belge, comprenant une partie du parc ré-
gional.

En Lorraine, EGL veut aussi lancer des forages d'exploration dans le
but d'exploiter le gaz de couche ; d'autres permis sont en cours dans
le Jura et dans le sud de la France.

Mobilisons-nous pour empêcher ce qui pourrait bien devenir une nou-
velle catastrophe environnementale pour les régions concernées et aller
dans le sens de l'augmentation des gaz à effet de serre.
Venez nombreux pour affirmer votre opposition à l'exploitation des gaz
de couche et de schiste.

Ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain.
Dimanche 13 avril, 14 heures
à la croix de grès à Divion (62)
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