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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Courant Alternatif, CA #234 - Repreession en bref

Date Tue, 14 Jan 2014 11:54:56 +0200


En quelques semaines sont tombées trois décisions de l'appareil judiciaire contre des militants, activistes ou simples manifestants, à Paris, Nantes, Tours. L'enjeu : la mise en cause des intérêts d'une multinationale dans un projet d'infrastructure dévastateur comme un aéroport, la mise en cause de la police et l'utilisation par les forces de l'ordre d'armes létales lors des manifestations, la mise en cause de la politique raciste et xénophobe de l'Etat français actuellement. Voir le détail de ces affaires sur lesite de l'OCL: http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1423
--- Harcèlement policier et judiciaire a Reims... ---- Au cours de sa longue histoire le groupe de l'OCL et les libertaires de Reims ont connu divers moment de répression, l'objectif de celle ci est toujours le même mettre la pression sur les militants, occuper ceux ci à gérer l'anti repressif et à dépenser
leur énergie dans des procès inutiles
et couteux, diviser, catégori-
ser et marginaliser les anarchistes
à l'intérieur de l'espace politique
er social de la ville. Dans cette ren-
gaine répressive chacun joue par-
faitement sa partition, la police en
l'espèce les tristes sires de la BAC
assure le spectacle bourrin dans la
rue, la justice dans les prétoires,
quant à la presse et à la « gôche »
elles assurent le service après
vente en présentant l'image tradi-
tionnelle de l'anarchiste poseur de
bombes (en l'occurrence il s'agis-
sait dans le cas qui nous préoc-
cupe plutôt de celui de mangeur
d'enfants).

Retour donc sur le procès du 14
octobre qui voyaient comparaitre
deux camarades pour de soi di-
santes violences sur des flics com-
mises lors de leurs interpellations.
Les faits d'abord, le samedi 22 juin
A
jour de la célébration du premier
mariage homosexuel à la mairie de
Reims ce n'est pas moins de trois
manifestations qui était au pro-
gramme celles des grenouilles de
bénitier de Civitas venue expier
l'outrage provoqué par cette union
par une prière de rue, ceux de la
Manif pour tous pleurnichant pour
la libération du petit Nicolas, et
celle des antifascistes qui se ras-
semblaient pour rendre hommage
à Clément Méric.

On le voit le « maintient de
l'ordre » allait avoir du boulot.
Celui ci s'est révélé à la hauteur de
sa réputation c'est a dire incompé-
tent, violent et dangereux provo-
quant la panique et la stupeur
dans une artère commerçante du
centre ville un samedi après midi,
pour aboutir à l'arrestation mus-
clée de deux personnes (l'une
d'entre elles se verra signifié un
arrêt de travail de 3 jours).

Heureusement pour ces cama-
rades les flics se révélèrent moins
compétent en expression écrite
qu'en boxe et les explications ap-
portées pour justifier les interpel-
lations compilèrent minabilité et
arrogance (on a retenu de la lec-
ture des procès verbaux le curieux
concept de « coup de poing de di-
version », trois jours d'ITT quand
même ! et la haine féroce d'un des
anarchistes à l'encontre d'un es-
suie glace policier qui pourtant ne
lui avait rien fait). Face à cela le si-
lence opposé par les camarades
malgré la reconduction de la garde
à vue et l'odieux chantage du pro-
cureur ne pouvait que démonter la
reconstruction à posteriori des
flics (on ne le dira jamais fermer sa
gueule en GAV est non seulement
un droit mais aussi une stratégie
de défense) et de ne pas leur don-
ner d'éléments pour s'enfoncer. Il
n'était en effet pas question de se
laisser faire devant le tribunal non
par croyance en une quelconque
justice mais pour utiliser tout les
moyens à dispositions pour se dé-
fendre(1). Récolte de témoignages,
discussions collectives et indivi-
duelles avec l'avocat permirent de
préparer sereinement le procès.

Celui ci tourna rapidement au
fiasco pour la partie adverse, la
police et la direction de la sécurité
publique, partie civile, même pas
représentés furent ridiculisés par
la témoin présentée par la défense
et par l'argumentation de l'avocat,
à tel point que la substitut du pro-
cureur se contentât d'un réquisi-
toire transparent pour finalement
réclamer... un avertissement so-
lennel. Le président dans une atti-
tude assez rare pour être
soulignée, prononça immédiate-
ment la relaxe des prévenus !(2).

La joie fut de courte durée
puisque deux jours plus tard nous
apprenions la volonté du parquet
d'interjeter appel ! Alors que le
procureur sait pertinemment
qu'en l'absence d'éléments nou-
veaux, le résultat devrait être simi-
laire, il ne s'agit ici que d'une
petite vengeance mesquine pour
continuer à mettre la pression sur
les inculpés !

Même pas mal ! Même pas peur !

Max le Relaxe

(1) On relira avec profit l'article publié dans
Courant Alternatif n « Face à la justice, il
n'est pas interdit de se défendre »

(2) L'innocence a tout de même un prix 90
euros de frais de procédure judiciaire !

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... et en Russie... Liberté pour les Pussy Riot !

e 21 février 2012, le groupe des
Pussy Riot a investi la cathé-
drale du Christ-Sauveur, près
du Kremlin, pour y faire une
« prière punk » disant notamment :
« Marie mère de Dieu, deviens fé-
ministe... et chasse Poutine » (voir
CA n° 229). Trois d'entre elles ont
été arrêtées pour cet acte « blas-
phématoire », qui visait aussi à dé-
noncer les accointances entre
l'Eglise orthodoxe et le pouvoir.
Nadedja Tolokonnikova et Maria
Alekhina ont refusé de se repentir :
elles ont été condamnées le 17
août à deux ans de détention en
« colonie pénitentiaire » pour
« hooliganisme » et « vandalisme
motivé par la haine religieuse » ; en
appel, Ekaterina Samoutsevitch,
qui n'avait pas participé à l'action,
a été mise en liberté surveillée
avec sursis, et les autorités ont
bien sûr laissé entendre qu'elle de-
vait ce traitement de faveur à son
esprit de « collaboration »...

Réélu en mars 2012 pour un
troisième mandat présidentiel
(grâce à sa fausse image d'homme
intègre dans un univers de corrup-
tion et à son discours nationaliste
et xénophobe, mais aussi à une
énorme fraude électorale en sa fa-
veur), Poutine s'est employé à ré-
tablir son ordre - à coups
d'arrestations et de poursuites à
l'encontre de ses opposants - face
à une contestation qui allait gran-
dissant fin 2011 contre son régime
(nous y reviendrons dans le prochain
CA), avec des manifestations ras-
semblant quelque 100 000 per-
sonnes à Moscou. Et il semble avoir
fait de la répression contre les
Pussy Riot et leurs soutiens une af-
faire personnelle. Depuis no-
vembre 2012, l'accès aux vidéos de
leur site et de leur blog sur Live-
Journal a été restreint, et tout site
les diffusant est passible de sanc-
tions administratives, y compris
des amendes allant jusqu'à 100 000
roubles (4 000 euros). Le 8 mars
2013 à Moscou, les forces anti-
émeutes ont arrêté une dizaine de
personnes qui manifestaient léga-
lement (donc séparément) devant
le siège de l'administration péni-
tentiaire, à l'occasion de la Journée
internationale de la femme, contre
le maintien en détention des deux
Pussy Riot. En avril, les tribunaux
ont refusé la libération condition-
nelle de celles-ci alors qu'elles ar-
rivaient à mi-peine (Maria
Alekhina, qui était à l'isolement
depuis l'automne 2012, a juste ob-
tenu d'être mise dans une cellule
commune).

Et, surtout, le pouvoir s'acharne
sur Nadejda Tolokonnikova car elle
a franchi la ligne rouge en rendant
publiques les conditions de déten-
tion dans le camp où elle purge sa
peine en Mordovie. Le 23 sep-
tembre, elle les a en effet dénon-
cées dans une lettre transmise par
son avocat à la presse. Travailler 16
à 17 heures par jour pour coudre
150 uniformes de police, avec au
mieux un jour et demi de repos par
mois et un salaire de 29 roubles
(0,67 euro) mensuels ; tenir les
quotas de production exigés pour
les voir aussitôt relevés, ne pas le
faire et subir une punition géné-
rale ; être violemment sanctionnée
pour toute incartade ou relâche-
ment, de façon souvent collective
afin de dresser les détenues les
unes contre les autres... D'après la
Pussy Riot, la situation est devenue
insupportable dans ce camp en
mai, où elle s'était insurgée contre
ce quotidien auprès de l'adminis-
tration pénitentiaire : elle a dès
lors été agressée et isolée, des dé-
tenues en incitant d'autres à la
frapper, et toute personne qui lui
adressait la parole en subissant les
conséquences. Cette lettre de Na-
dedja Tolokonnikova a suscité une
polémique en Russie et une visite
dans le camp de délégués aux
droits de l'homme, mais le service
d'application des peines a bien sûr
rejeté toutes ses accusations.
Après neuf jours de grève de la
faim, la Pussy Riot avait été hospi-
talisée trois semaines, le 29 sep-
tembre, et elle avait abandonné
cette grève. Mais, dans une nou-
velle lettre rendue publique le 19
octobre, elle annonce sa décision
de la reprendre pour obtenir son
transfert, car on l'a ramenée de
force dans ce camp où elle a été
menacée de mort.

Vanina
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