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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Courant Alternatif #243 -- Big Brother -- chroniques du contrôle et de la répression

Date Mon, 29 Dec 2014 12:23:59 +0200


L'été: la saison des arrêtés municipaux ---- L'été est la saison des arrêtés pris par les maires: ---- anti-mendicité, anti-bi-vouac, anti-linge aux fenêtres, anti-drapeaux étrangers, anti .. ---- Pour l'été 2014 le best-seller aura été l'interdiction aux mineurs non accompagnés de circuler à certaines heures ; un couvre-feu en quelque sorte. Ce type d'arrêté n'est pas une nouveauté, les villes de Nice, Orléans et Cannes (par exemple) l'avaient prise ces dernières années. Mais cet été, nous avons assisté à une certaine extension. Comme nous pouvions nous en douter, ce type d'arrêté nous vient des EtatsUnis dans les années 90. Depuis, ce type de mesure a quasiment disparu dans ce pays faute de résultats concrets. En France, comme pour les caméras de vidéosurveillance, aucune étude d'impact sur les actes de délinquance n'a été (et ne sera d'ailleurs) menée.

Il faut dire que les élus se moquent éperdument de l'efficacité d'une telle mesure. En effet, ce qui compte est l'effet psychologique produit par un tel arrêté dans la fraction importante de la population qui a peur et qui votera aux prochaines élections.

Ce type d'arrêté mobilise la Ligue des
Droits de l'Homme qui fait
son boulot juridique auprès
des tribunaux administratifs
qui vont re-toquer tel ou tel
arrêté mal ficelé. Sur le ter-
rain, cela ennuie les polices
municipales qui n'ont pas les
«moyens de travailler.» En
effet, comme le dit si bien un
syndicaliste FO de la police:
«Si l'enfant est dans la rue,
non accompagné par un ma-
jeur après l'heure autorisée,
encore faut-il s'assurer qu'il
est dans la tranche d'âge
visée par l'arrêté. Pour cela, il
faut procéder à un contrôle
d'identité. Mais le policier
municipal n'est pas habilité à
le faire que s'il le surprend en
train de commettre une in-
fraction. Or, dans ce cas, la loi
justifie l'intervention de la
police nationale» et l'arrêté
municipal et ceux qui sont
chargés de l'appliquer ne ser-
vent à rien. Dans les faits, les
maires reconnaissent que les
interpellations de mineurs
n'ayant pas respecté le
couvre-feu sont infinitési-
males... mais c'est de la «
communication» c'est-à-dire
de «l'amuse galerie.»

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Des drones anti-grèves et anti-manifestations

L'entreprise sud africaine, «Desert Wolf» basée à Prétoria,
vient de finaliser la mise au point d'un drone anti grèves,
anti-manifestations, baptisé «skunk» («putois»). Le drone
survolant les manifestations sera équipé de caméras ther-
miques, de lanceurs de balles de couleurs, rouge pour les ma-
nifestants armés et bleu pour les casseurs. S'agissant d'une
peinture très difficile à effacer, les flics n'auront plus qu'à in-
tervenir après la dispersion de la manif. De plus ces drones
pourront embarquer aussi des lasers projecteurs de lumière
ultra violente éblouissant les manifestants et de puissants haut-
parleurs assourdissants. Même si ces 2 procédés apeurant ont
été interdits par la convention de Genève, les premiers clients à
50 000 dollars l'unité, sont les compagnies minières sud-afri-
caines. La construction de ces drones et l'argumentaire de vente
fait bien évidemment directement allusion au massacre de Ma-
rikana en 2012 où les forces de répression sud-africaines avaient
tiré à balles réelles sur les mineurs faisant des dizaines et des
dizaines de victimes. C'est ainsi que le constructeur vante
l'avantage de son matériel par rapport aux interventions di-
rectes des flics et des militaires car ces drones devraient éviter
de nouveaux bains de sang... Comme d'habitude, c'est pour
notre bien!
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Un nouveau fichier de l'armée

e 23 août, le gouvernement a fait publier au Journal Offi-
ciel un décret autorisant la création d'un fichier de rensei-
gnements mis en oeuvre par l'armée et appelé SIREX. Ce
fichier remplace les fichiers de la direction de la protection et de
la sécurité de la défense (DPSD). Sa mission: «renseigner pour
protéger». Protéger quoi, qui ? «La défense doit protéger ses
personnels, ses matériels, ses informations et installations sen-
sibles, d'actes hostiles, qualifiés d'ingérence, qui peuvent éma-
ner d'organisations ou d'individus qui chercheraient ainsi à
porter atteinte aux capacités opérationnelles de la défense par
d'autres voies que la confrontation militaire» dixit le site In-
ternet du ministère de la défense. A noter que ces renseigne-
ments peuvent être collectés aussi bien à l'extérieur des
frontières qu'à intérieur et peuvent viser également des ci-
toyens français.

La DPSD compte 1130 personnels civils et militaires. Elle
«travaille aussi quotidiennement avec les industriels exerçant
dans le secteur de l'armement dans le cadre de sa mission de
contre-ingérence».
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«Voisins vigilants» ... une entreprise créatrice d'emplois

Là aussi, cela nous vient
des USA avec le concept
de «Neighborhood
Watch» des années 1960. La
police et la gendarmerie l'ex-
périmentent depuis au moins
2007. Puis, ce concept est re-
pris par le ministre de l'Inté-
rieur Claude Guéant dans une
circulaire du 22 juin 2011. Des
dispositifs «voisins vigilants
» peuvent alors être formali-
sés avec l'Etat dans une
convention co-signée par la
police nationale ou la gendar-
merie et la municipalité. Ce
dispositif étant lourd, très peu
de conventions seront si-
gnées mais ce «dispositif ci-
toyen» va pourtant connaître
un certain développement. Il
s'agit d'associations d'habi-
tants en lien avec leur mairie.
Un site Internet naît (voisins-
vigilants.org) et en juin 2014,
il annonce 3000 points d'im-
plantations en France avec un
enregistrement de 150 nou-
veaux voisins vigilants par
jour! Le ministère de l'Inté-
rieur sous Sarkozy, ayant clai-
ronné que cette expérience
ferait baisser les cambrio-
lages de 20 à 40 % dans les
zones auto-surveillées, a as-
suré la promotion du produit
! D'après ce site, ce n'est pas
un développement perni-
cieux de milices de quartier,
c'est avant tout une affaire de
«convivialité», «Loin d'être
des paranoïaques du cam-
briolage, des voyeurs qui
épient les faits et gestes de
leurs voisins, des délateurs
nostalgiques des années
1940, ou encore des justiciers
aigris prêts à créer des milices
armées pour assurer la dé-
fense de leur quartier... les
voisins vigilants sont simple-
ment des citoyens désireux
de créer un élan d'entraide et
de solidarité dans leur quar-
tier pour réduire l'insécu-
rité.» De plus l'adhésion au
dispositif est gratuite... de la
philanthropie exceptée, évi-
demment, les autocollants,
panneaux avec un oeil grand
ouvert sur fond jaune canari.
Alors, qui vend ce matériel ?
Le ministère de l'Intérieur ?
Non, c'est une entreprise pri-
vée. «Voisins vigilants» est
une marque enregistrée à
l'Institut national de la pro-
priété intellectuelle (Inpi) de-
puis le 27 novembre 2012
déposée par un marseillais de
32 ans qui s'est déclaré auto-
entrepreneur. D'après son
site, cette action soi-disant
bénévole s'autofinancerait
par une petite marge sur les
autocollants (1euro) vendus 2
euros pièce et sur les pan-
neaux (10 euros) vendus 30
euros pièce. Pour appâter le
client, le «kit de démarrage»
est gratuit. L'auto entrepre-
neur a déclaré 2 516 euros de
chiffre d'affaires hors taxes
en 2012 puis 20 475 euros en
2013. Finalement, le 13 mai
2014, Voisins vigilants est de-
venue une véritable entre-
prise avec stagiaires, co-gérée
par 2 personnes qui ont mis
chacune 5 000 euros dans le
capital de départ.

A suivre.
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Présumés terroristes

Mi-septembre, le Mi-
nistre de l'intérieur a
présenté à l'Assem-
blée Nationale son projet de
loi contre le terrorisme. Les
lois sur la presse seront dur-
cies ; des sites Internet pour-
ront être bloqués sur ordre de
l'Etat, etc. Nous reviendrons,
sous cette rubrique, le mois
prochain sur le texte voté. L'as-
sociation «la Quadrature du
Net» a alerté sur le contenu de
cette loi anti-terrorisme et a
lancé un site «Présumés Ter-
roristes». A suivre

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Victoire syndicale...

L'unité SGP Police Force Ouvrière, syndicat de flics, avait
saisi le 19 mars 2014, Manuel Valls, qui était à cette époque
encore Ministre de l'Intérieur avant d'être nommé 1er mi-
nistre. Il lui demandait une prime exceptionnelle pour tous les
flics ayant participés à la «gestion d'un événement d'ampleur
nationale» à savoir la manif à Nantes du 22 février des oppo-
sant/e/s à la construction de l'aéroport de Notre Dame des
Landes. Dans cette lettre datée du 19 mars, le secrétaire géné-
ral de FO-Police n'hésite pas: «Nous tenons, par le présent, à
appeler toute votre attention sur le professionnalisme, l'enga-
gement et le courage dont a fait preuve l'ensemble des person-
nels engagés lors de la manifestation anti-Notre Dame des
Landes ... Durant plusieurs heures, nos collègues gradés et gar-
diens ont été confrontés à une véritable guérilla urbaine. Le
nombre particulièrement conséquent des blessés, les dégrada-
tions avérées des biens, édifices et matériels privés et publics
attestent d'un degré de violence rarement connue sur notre ter-
ritoire. Il nous apparaît patent que les critères d'attribution de
la Prime pour Résultats Exceptionnels dans la gestion d'un évé-
nement d'ampleur national sont réunis...»

Rapidement, ce syndicat FO de la police a obtenu gain de
cause. Tous les personnels engagés se sont vu attribuer cette
prime exceptionnelle pour service rendu à l'Etat.
Source: www.unitesgppolice.com

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La nouvelle arme de dissuasion de la police nationale

Depuis février 2014, les
flics rémois en pa-
trouille expérimentent
3 mini caméras. Elles sont
discrètes, fixées sur le torse
du flic, l'objectif braqué vers
l'individu contrôlé. Le flic dé-
clenche l'enregistrement par
une simple pression après en
avoir averti oralement la per-
sonne contrôlée. Au départ
les syndicats de flics y étaient
opposés car c'était «un
manque de confiance de la
hiérarchie». Mais ils ont été
rassurés car les policiers res-
tent décisionnaires sur le
fonctionnement ou non de la
caméra et «conservent une
certaine autonomie sur le ter-
rain». En conséquence,
comme nous pouvions nous
en douter il y a très peu de
chance que des «bavures»
policières y apparaissent un
jour. En 6 mois de fonctionne-
ment, 6 enregistrements ont
été remis à la justice dans des
procédures pour outrages et
rébellion contre des flics. L'ex-
périmentation semble être
pour la police concluante car
les mini-caméras auraient
des vertus apaisantes pour la
personne contrôlée et certai-
nement aussi pour le flic,
mais là, la police ne dit rien.
Notons tout de même que
pour la BAC rémoise il s'agit
là d'un «rééquilibrage des
forces» ; «Nous sommes ré-
gulièrement filmés à notre
insu lors de nos interventions
et certains extraits sont diffu-
sés. Sauf que l'on peut faire
dire n'importe quoi à un ex-
trait... Nous serons au-
jourd'hui en mesure de
raconter toute l'histoire»...
Pour l'expérimentation, les
flics déclenchent la caméra
dès le début de tout
contrôle... à notre avis il y
aura bien des pannes qui arri-
veront au bon moment...
L'expérimentation étant
positive, elle devrait se géné-
raliser dans les prochains
mois. C'est ainsi que 4500 ca-
méras équiperont d'ici 5 ans
la police et la gendarmerie à
750 euros l'unité, soit un total
de 3 375 000 euros. Des indus-
triels se frottent les mains!

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Résistance et violences policières à Die

Die est une petite ville d'à peine 4 500 habitants, sous pré-
fecture de la Drôme. Aux dernières élections municipales,
une nouvelle équipe a été élue... et est né un programme
de vidéosurveillance. Le 14 juillet, un appel à rassemblement
avait été lancé sur la place centrale pour protester contre l'ins-
tallation de ces futurs caméras. Une centaine de personnes s'est
alors rassemblée autour d'une chorale révolutionnaire et des
gâteaux faits maison. Vers 17 h, le maire, la sous-préfète et le
commandant de la gendarmerie ont lancé aux manifestants un
ultimatum. Les gens ont commencé à partir ; à 18 heures il en
restait une dizaine. La dispersion n'allant pas assez vite au goût
des organisateurs du feu d'artifice, les pandores sont interve-
nus violemment. Une personne a été blessée et emmenée aux
urgences sous haute escorte, une autre arrêtée. La solidarité
s'est organisée, un autre rassemblement eu lieu le lendemain
matin puis une manif le 22 juillet. Les deux personnes arrêtées
sont passées en comparution immédiate le lendemain au tri-
bunal de Valence. Elles ont été relâchées avec une amende de 1
euro.
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Le DMP relancé ?

Le Dossier Médical Per-
sonnel national informa-
tisé est en construction
depuis des années. Il existe
déjà dans quelques dizaines
d'établissements médicaux.
Rappelons qu'il a vocation à
centraliser sur un serveur
d'hébergement unique,
toutes les informations de
chacun de nous, entrées par
chaque médecin au cours de
notre vie. D'après les Actuali-
tés sociales hebdomadaires
(ASH) du 27 juin: «Convain-
cue de la nécessité d'en faire
un outil de coordination et de
partage, la ministre de la
Santé (Marisole Touraine) a
confié à l'assurance maladie
la mission d'assurer la re-
lance du dossier médical per-
sonnel, prévue par une loi
vieille de dix ans et rebaptisé
au passage dossier médical
partagé. Regroupant toutes
les informations médicales
sur le patient, le DMP visera,
dans un premier temps, à fa-
ciliter la coordination des
soins entre les différents pro-
fessionnels de santé dans le
cadre des parcours de soins
des personnes âgées, des per-
sonnes handicapées et des
personnes atteintes de mala-
dies chroniques, avant d'être
généralisé.»
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