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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Courant Alternatif, CA #233 - PSYCHIATRIE AVEC ET SANS REMÈDE AU-DELÀ DES ÉVIDENCES

Date Mon, 18 Nov 2013 15:40:09 +0200


Le psychisme est le domaine le plus complexe de notre identité. Les gestionnaires sociaux de tout bord ont pour charge de réguler les activités humaines. Et pour cela la société s'autorise des moyens coercitifs pour faire rentrer dans le rang toute personne qu'elle juge «déviante». ---- Ce sont ces moyens de contention, de contrainte, d'enfermement qui, le plus souvent, ne respectent pas l'intégrité de la personne. Des pratiques
abusives imposent des soins, des hospitalisations d'office pour traiter la déviance constatée mais des voix s'élèvent pour remettre en cause le dictat médical, judiciaire, administratif. Là aussi il y a résistance comme en écho aux luttes des années 70 pour replacer la psychiatrie à sa place, pour se réapproprier la réflexion autour de ces symptômes déstabilisateurs qui perturbent le rythme du quotidien. Comment, pourquoi et avec qui se soigner?

L'Organisation Communiste Liber-
taire organise chaque été dans
l'Ariège, à Eychenat, commune d'Esplas
de Sérou entre Saint Girons et Foix, des
journées de rencontres et de débats. Ce
jeudi 25 juillet 2013 on nous invitait à
réfléchir. Sujet annoncé : «Psychiatrie
avec et sans remède». Sacré chantier. Il
allait donc être question des moyens dé-
ployés pour «gérer» nos travers les plus
dérangés. Dénoncer les moyens coerci-
tifs de la branche médicale et judiciaire
de la société de contrôle ? Oui. Mais pas
seulement-ça, à la limite, on sait faire. Il
allait aussi falloir reconnaître la néces-
sité, plus perturbante, de se réappro-
prier une réflexion sur les différentes
manifestations de la folie, sur le sens
qu'on voulait leur donner, sur la ma-
nière dont on voulait interagir avec elle;
pour mieux se la coltiner, cette dia-
blesse, oser mettre les mains dedans.

Alors ça commence sous les
combles. Les personnes présentes
expliquent rapidement qui elles sont,
pourquoi le sujet les intéresse, et de quoi
plus précisément elles aimeraient cau-
ser cet après-midi là, par quel versant
elles souhaitent aborder ce système-
monde qu'est la psychiatrie. Les envies
se recoupent, des petits groupes se for-
ment : on se délocalise au jardin. À
l'ombre, dans un entre soi plus intime
où les grandes gueules ont moins de
spectateurs, les propos s'ébrouent. Deux
heures après, le cercle premier se re-
forme et compte rendu est fait des
échanges. Le texte qui suit tente de

mettre en forme les notes prises à ce
moment là, s'articulant autour de
chaque thème d'atelier : interroger les
liens entre la psychiatrie, le politique et
le social ; creuser le rôle de la psychia-
trie dans le maintien de l'ordre ; réflé-
chir au soutien que l'on peut apporter
quand un proche n'est pas au mieux ;
pour finir, quand même, par la lutte.

Nota bene: on retrouve dans ce
texte un certain nombre de mots-
valises, de concepts à teneur politique
familiers, comme «ordre», «contrôle»,
«système». Ces vocables ont l'avantage
d'être faciles à manier, d'avoir une force
de frappe indéniable, entendus par tous
dans le commun politique qui nous lie.
Et l'objet de la journée n'était pas de ga-
gner en finesse dans leur appréhension.
Il reste important de visibiliser le risque
de «prêt-à-penser» que fait courir un
emploi trop systématique.

APPROFONDIR LE SUJET: QUELS
LIENS ENTRE LA PSYCHIATRIE, LE
POLITIQUE ET LE SOCIAL ?

Ce groupe a voulu mettre en relief
combien notre perception du phé-
nomène «folie» et donc les réflexions qui
en découlent, sont balisées par les notions
de maladie, de guérison et de profession-
nalisme du soin. En ne s'autorisant à pen-
ser «ça» que dans le champ du médical, on
risque de se soumettre à un dogmatisme
pseudo-scientifique d'autant plus aliénant
que la recherche en neuropsychiatrie
gagne en expertise et en technicité... et en
promoteurs. Convoquer l'antipsychiatrie
et ses foisonnements des années 60 et 70
dans le débat paraît presque anachro-
nique, depuis que la fonction attendue du
soignant est avant tout de cocher des cri-
tères et de distribuer adéquatement les
molécules correspondantes. La place de la
parole dans le soin s'amenuise, l'engage-
ment dans la relation soignant-soigné
aussi ; la thérapie se doit d'être efficace
(donc courte, et économe en mots), vise
avant tout la «réhabilitation psycho-so-
ciale». Cette évolution est présentée
comme inéluctable, comme l'avancée du
Progrès.

Comme l'Ecole ou le Travail, la
Santé Mentale constitue un pilier
de la société, une condition fondamen-
tale du «vivre-ensemble». Elle dispose
d'institutions, de professionnels, de pro-
grammes gouvernementaux, de lobbies,
d'un arsenal de moyens thérapeutiques
variés, d'une validité médiatique incon-
testée... et d'une relative absence d'op-
posant.es. De quoi veiller à la pérennité,
à la reproduction du système (et de ses
engrenages : rapports de domination,
patriarcat...) en tuant dans l'oeuf toute
velléité contestataire ou fantaisiste, en
ramenant dans le rang quiconque serait
tenté d'emprunter des chemins de tra-
verse plus accidentés. Comme dans ce
cadre un rapport singulier au monde
n'est pas envisageable, le soin ressemble
avant tout à une grande entreprise de
normalisation. La relation de l'individu
à la société est médicalisée («traitez
cette dépression qui remet trop de
choses en question»), les rapports so-
ciaux sont psychologisés («votre colère
contre votre patron est pathologique»).
Et le patient est contraint de se penser
isolément (ce qui permet d'insister sur
sa responsabilité...et sa culpabilité),
contraint d'abandonner l'idée d'appar-
tenance à un corps intermédiaire. Diffi-
cile dans ces conditions de montrer du
doigt l'individualisme, le chacun pour
soi; difficile de refuser de faire bonne fi-
gure pour habiter raisonnablement la
société du bonheur. L'injonction à être
heureux poursuit son travail de sape.

Or justement le «pétage de plomb»
pourrait bien être une réaction de
défense à la violence subie du monde,
un moyen de s'échapper des contraintes
sociales qui le rendent inhabitable ; un
moment plus ou moins transitoire in-
dispensable pour tenir, pour développer
en soi de nouvelles capacités... et pou-
voir se coltiner le réel à nouveau. Mais
selon des critères singuliers.

ORDRE SOCIAL ET PSYCHIATRIE

Coup d'oeil sur l'histoire: on semble
être passé d'un micro contrôle de
village à un contrôle technocratique ten-
taculaire, qui touche tout et tout le
monde, grâce notamment à son
maillage administratif étroit (merci la
psychiatrie de secteur) et ses nombreux
relais (les maîtres et les éducateurs, les
forces de l'ordre et les surveillants de
voisinage...). Difficile de passer au tra-
vers, de vivre dans son coin comme on
l'entend.

Au delà de son rôle dans la Santé
Mentale, la psychiatrie, comme la
prison, a historiquement pour double
fonction d'enfermer et de reformater,
pour rendre à la vie sociale un individu
conforme aux attendus. Pour autant,
comme le soulignaient les participant.es
de cet atelier, parler d'exclusion n'est
peut être pas judicieux : le fou est indis-
pensable au système aussi dans l'éco-
nomie qu'il permet ; les groupes de
l'industrie pharmaceutique, le travail
médical et social, les ESAT (Établisse-
ments et services d'aide par le travail),
autant de branches qui bénéficient de sa
productivité. Parler de séparation serait
plus juste.

Et voilà que quelqu'un lance dans la
discute un terme inattendu, qui
veut mettre un peu de désordre dans
notre conception du monde, qui vient
faire levier dans nos réflexions; ce
concept, c'est celui d'ipséité. Autrement
dit, ce qui fait qu'une personne est
unique et absolument distincte d'une
autre. Irréductible. Comme une invita-
tion à se réapproprier son être, à refuser
de se conformer au moule, à refuser le
rôle prescrit. Revendiquer le droit à l'au-
todétermination, à l'autodéfinition, à
choisir la part de folie que l'on souhaite
préserver, voire cultiver en soi. Vu les
tensions du contexte social et politique,
pour asseoir la légitimité de cette dé-
marche et la rendre viable, le collectif a
ici un rôle fondamental à jouer, comme
lieu possible de développement des ré-
sistances.

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PRÉAMBULE DE LA REVUE SANS REMÈDE N°4

Sans remède est composé d'une équipe d'anti-professionnels de la santé, à crois-
sance exponentielle, qui rit parfois malgré son sérieux.
Sans remède est un journal sur le pouvoir psychiatrique et la médicalisation de nos
vies, alimenté par des vécus, des confrontations et des points de vue, dans une pers-
pective critique.
Sans remède ne reprend pas à son compte les termes de malade, d'usager, de soi-
gné. Nous sommes des individus avec leurs histoires, leurs aliénations, leurs souf-
frances, leurs plaisirs, leurs combats, jamais de symptômes.
Sans remède propose l'auto-administration du terme « psychiatrisé-e » à tou-te-s les
individu-e-s subissant le pouvoir psychiatrique, dans et hors les murs de l'hôpital.
Sans remède n'est pas radicalement contre la prise de médicaments. Nous refusons
le recours massif et systématique à la médication.
Sans remède parle d'enfermements, du pouvoir psychiatrique et de ses effets, autant
dans les murs qu'en dehors. L'exercice de ce pouvoir n'est pas que le fait des méde-
cins, il nous implique toutes et tous. Il requiert notre acceptation de manière douce
ou violente.
mement Sans remède psychiatrique. ne propose N'importe pas de critique quel soutien constructive apporté pour à l'autre penser ou rapport un nouvel de soin enfer-
de-
vient critiquable dès qu'il s'institutionnalise. Il ne s'agit pas ici de réinventer l'hôpital
ou un quelconque lieu de soin.
Sans remède n'est pas qu'un journal papier, c'est aussi une tentative, avec les
moyens du bord, de s'organiser ensemble pour éviter le plus possible d'avoir recours
à l'institution.
Sans remède ne laisse pas de tribune aux membres de l'institution psychiatrique,
car d'autres moyens d'expression sont à leur disposition, au service de ce pouvoir.
Face à la psychiatrie et à la médicalisation du monde, il s'avère nécessaire de pour-
suivre la critique, dans la perspective de se défendre et de s'organiser.
« Vous êtes sur terre, c'est sans remède »
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DES OUTILS, DES OUTILS !

Les idées germent à mesure que les besoins se font sentir. Et ça foisonne.
Petite revue de détail:
- le groupe non mixte psychiatrisé.es : permet à des per-
sonnes touchées de plus ou moins loin par l'univers psychiatrique
(internement en hôpital psychiatrique, médicament, thérapeute...)
de discuter de ce vécu plus profondément, sans la présence de « cu-
rieux » ou de « naïfs ». Permet de partager ses expériences, de
construire de la solidarité, de gagner en confiance en soi...
- l'infokiosque mobile: permet de chercher, discuter, dif-
fuser des textes sur le sujet, et de le ramener sur la table à tout bout
de champ.
- l'organisation d'ateliers : permet d'aborder la question
selon les envies des participant.es ; en petits groupes c'est meilleur
!
- le réseau de soutien : pas de recette miracle, mais des
propositions - prévoir des temps d'analyse sur ce qui est en cours
; constituer un deuxième cercle qui soutient les personnes les plus
engagées, voire prend le relais quand il y a fatigue.
- les lieux de repli : pour mieux se déployer ensuite, ré-
fléchir à quels lieux (lieux de vie « officiels » comme maison d'amis)
seraient susceptibles d'accueillir le pote qui a besoin de se mettre
au vert, accompagné ou non par quelqu'un.e dispo pour ça.
- les techniques à s'approprier : co-écoute, théâtre de l'op-
primé, massage, jeux de groupe, etc, autant d'outils qui peuvent
s'avérer utiles pour faire face au réel, pour communiquer plus faci-
lement, pour gagner en lucidité et en autonomie.
- l'annuaire militant : constituer une base de noms de soi-
gnant.es (psychologues, psychiatres, etc.) explicitement recom-
mandés, voire « testé.es », pour savoir où mettre les pieds.
- le groupe qui se parle : aborder en amont de tout événe-
ment certains points essentiels, pour gagner en sérénité quand la
crise éventuellement survient : qu'est-ce qui fait que je vais bien ?
Qu'est-ce que j'aimerais que l'on fasse pour moi si je pète un câble
? Etc.
- le groupe de lecture : allez, on approfondit ; des textes
fondamentaux, des articles récents, à plusieurs, histoire de se
constituer un fond commun.
- des projections-débats : parce que le support vidéo est
prolixe, parce que creuser dans les archives du cinéma permet de dé-
gotter des perles, parce que ça rassemble (et ça discute après).
- l'écriture : depuis notre histoire singulière, se mettre en
mots, prendre le temps de maturer des réflexions, travailler sa pen-
sée et la partager.

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QUE FAIRE SI QUELQU'UN NE VA PAS BIEN?

Les écueils sont nombreux. Si les
pistes proposées par la société sont
limitées (et insatisfaisantes comme on
l'a vu plus haut), un rejet idéologique de
l'Hôpital Psychiatrique et du médica-
ment ne semble toutefois pas très opé-
rant ou opportun ; pour beaucoup le
médoc est une indispensable béquille
(les aides découlant d'une reconnais-
sance de handicap aussi), l'HP un refuge
familier. Reste bien évidemment l'as-
pect liberticide d'un soin sous
contrainte qui serait imposé à une per-
sonne ne se considérant pas en souf-
france ou en danger... mais là aussi,
a-t-on une connaissance de soi toujours
adéquate, une capacité à s'évaluer satis-
faisante ? Quant au proche, tout
«conscientisé» qu'il soit, à quel point est-
il parvenu à se défaire des préjugés cul-
turels sur la folie, à résister au
catastrophisme médiatisé ? Est-on réel-
lement capable de changer notre regard
sur l'autre, d'accepter ce qu'il est en train
de devenir? Et a-t-on l'énergie, le courage
de faire changer d'avis Monsieur Toutle-
monde sur ce sujet? Et est-on seulement
prêt à discuter de nos états émotionnels
personnels, à approfondir ensemble les
notions de bien-être, de joie, de souf-
france, qui à première vue semblent tel-
lement éloignées de nos échanges à
teneur politique si rassurants ?

Dans une démarche d'entraide, il est
important que toutes ces contra-
dictions et ces difficultés soient mises en
lumière. Parce que la tâche peut sembler
colossale, parce que l'accompagnement
peut s'inscrire dans la durée, il appartient
aussi au collectif de soutien de formuler
ses limites, de dire jusqu'où chacun.e se
sent capable et a envie d'aller, la disponi-
bilité qu'ille est prêt à accorder à l'autre.
Et comme parfois l'esprit s'éparpille alors
que l'écrit reste témoin, inscrire tout ça
dans une sorte de contrat qui consolide-
rait l'engagement pourrait être une idée à
creuser.

LES LUTTES ACTUELLES

La psychiatrie de secteur, en pro-
mouvant la diffusion du soin «hors
les murs», avec les CMP (Centres mé-
dico-psychologiques), les hôpitaux de
jour, les CATTP (Centre d'accueil théra-
peutiques à temps partiels) pour ne
nommer qu'eux, a contribué depuis les
années soixante-dix à une infiltration de
la psychiatrie dans la ville. La loi de
juillet 2011 sur les modes d'hospitalisa-
tion en psychiatrie, quant à elle, renforce
la possibilité de soin à domicile, y com-
pris sous contrainte. Lutter contre la psy-
chiatrie et son monde est alors beaucoup
plus complexe, et il devient indispen-
sable de construire des micro-résis-
tances ; dans le cadre des GEM (Groupes
d'entraide mutuelle) quand l'équipe sa-
lariée le permet ; à l'antenne, cf. la mul-
tiplication d'émissions de radio
consacrées à ce sujet ; en bougeant les
soignants, cf. le collectif de médecine li-
bertaire de Caen ; en cherchant à
construire des lieux pour vivre nos folies
à plusieurs (l'histoire critique des lieux
de vie est encore à écrire) ; en offrant des
espaces de discussion réguliers, comme
la permanence de Sans Remède au Ré-
mouleur à Bagnolet ; en développant de
proche en proche entraide et solidarité ;
en menant des actions collectives en di-
rection des HP et de leurs antennes ; et
puis en luttant, à tout bout de champ,
parce que la lutte ça rend vivant.

Des participant.es de cette journée
pour info et échanges:
desfousetdespinceaux@yahoo.fr

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Crio Cuervos

Radio associative Canal Sud, 92.2 et sur le oueb canalsud.net
Un mercredi sur deux, une émission en direct, et une en rediffusion, mais toujours de 20h à 21h
Une émission pour en finir avec la fatalité psychiatrique -parce que les corbeaux qui se déploient dans nos têtes échappent à la réalité de la cage dans la-
quelle on évolue-
Crio Cuervos se veut un espace pour rendre visible ce que l'on cache dans les institutions du pouvoir et au plus profond de nous. Ce qui nous fait peur et
nous fait obéir.
Un témoignage de nos tristesses, de nos joies, de nos défaites et de nos victoires. Une expression de la douleur qui nous fait sentir vivant ou qui nous
crève, un peu de la pétarade euphorique qui nous fait exulter. Un lieu pour détruire tout ce béton et ces barbelés qui enserrent nos têtes.
Un temps pour échanger des savoirs et des expériences, pour se réarmer et vivre selon nos désirs. Un temps pour parler comme on l'entend, en se contre-
foutant des codes policés de l'expression raisonnable. Un espace où les freaks ont libre antenne. Un lien vers la révolte.
Crio cuervos prétend être un outil de résistance au pouvoir psy. Un élan vers des pratiques collectives, dans un processus de libération de la psychiatrie.
Nuestra pasion no es diagnosticable : notre passion n'est pas diagnosticable.
Crio cuervos c/o canalsud, 40 rue Alfred Duméril, 31400 Toulouse - canalsud@canalsud.net
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