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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Courant Alternatif, CA #232 - Economie -- LE DÉCROCHAGE DU RSA + DU RIFIFI DANS LA «TROÏKA» + LE TEMPS PARTIEL + PETIT ÉTAT DES DÉLOCALISATIONS + C'EST LA CRISE... MAIS PAS VRAIMENT POUR TOUT LE MONDE

Date Tue, 12 Nov 2013 23:31:21 +0200


Economie -- LE DÉCROCHAGE DU RSA ---- Si on regarde l'évolution des revenus de 1990 à 2012, pendant que le revenu moyen (attention, c'est une moyenne) a augmenté de 80 %, le RMI puis RSA pour une personne seule a augmenté de 50 %. Si on tient compte de l'inflation, son pouvoir d'achat a augmenté de moins de 5 % en 22 ans (environ 25 % pour le revenu moyen par personne). Si on déduit l'inflation, en 20 ans, la valeur marchande créée par habitant a augmenté de 20 à 25 %. Les salariés en ont peu bénéficié : le salaire réel (déduction faite de l'inflation) annuel net moyen, lui, n'a augmenté que de 10 %. Pendant ce temps, le RMI devenu RSA a augmenté de 5 % comme on vient de le voir... En fait, le pouvoir d'achat des RMIstes a augmenté jusqu' en 2000, un peu plus vite que les salaires même, stagné depuis, pendant que les salaires commençaient à remonter en 2004.

Pire, son pouvoir d'achat baisse depuis le début de la crise.

Source : blog de Jean Gadrey sur «Alternatives Economiques»

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DU RIFIFI DANS LA «TROÏKA»

Dans la série on s'excuse avant de recommencer
aussi sec, le FMI vient de reconnaître qu'il s'était
planté dans ses prévisions sur la Grèce. D'après
lui, finalement, « La confiance des marchés n'a
pas été rétablie (...) et l'économie a été confron-
tée à une récession bien plus forte que prévu ».
Sans blague ! Il en profite pour régler ses comptes
avec ses petits camarades. Il regrette ouverte-
ment d'être obligé de négocier d'abord avec les
institutions de la zone euro et ensuite avec les
autorités grecques. Il est vrai que ça le change de
ses plans d'ajustement dans le tiers-monde où il
pouvait imposer tout ce qu'il voulait sans rien
demander à personne. Il reproche à la zone euro
d'avoir retardé de deux ans le plan de restructu-
ration de la dette grecque. La commission euro-
péenne a promis une réponse. En attendant, le
peuple grec continue de trinquer. C'est peut-être
une des raisons du règlement de compte d'ail-
leurs : esquiver ses responsabilités en cas de
grosse colère populaire généralisée à toute l'Eu-
rope.

Source : Libération

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LE TEMPS PARTIEL

Une synthèse du ministère du travail est sortie
sur le temps partiel dont voici quelques extraits.
82 % des salariés temps partiel sont des femmes
et 31 % des femmes salariées sont à temps partiel
(contre 7% des hommes). Près d'1 salarié à temps
partiel sur 3 déclare être à temps partiel faute
d'avoir trouvé un emploi à temps plein (temps
partiel subi) : 37 % des hommes à temps partiel et
31 % des femmes à temps partiel. Les jeunes, les
seniors et les salariés faiblement diplômés sont
plus fréquemment à temps partiel : 46 % des
jeunes travaillent à temps partiel. Pour les se-
niors, le temps partiel est plus souvent choisi
alors qu'il est fréquemment subi pour les jeunes
et les salariés faiblement diplômés.

9 salariés sur 10 à temps partiel sont employés
dans le secteur tertiaire. L'activité salariée à
temps partiel est très développée chez les parti-
culiers employeurs et dans le secteur des activi-
tés de nettoyage où la moitié des salariés sont à
temps partiel, le plus souvent faute d'avoir
trouvé un temps plein. Le travail à temps partiel
est plus fréquent dans les entreprises de petite
taille et parmi les employés. Les salariés à temps
partiel subi occupent souvent des emplois peu
qualifiés alors que le temps partiel choisi est plus
fréquent parmi les cadres ou professions inter-
médiaires. Les salariés à temps partiel subi oc-
cupent plus souvent des emplois précaires (CDD,
intérim) que ceux à temps partiel choisi ou à
temps complet. Ils sont également plus exposés
au risque de chômage et accèdent moins fré-
quemment à la formation. Les salariés à temps
partiel, subi ou choisi, ont des horaires de travail
moins réguliers que ceux à temps complet.

La moitié des salariés à temps partiel ont un sa-
laire net inférieur à 850 euros par mois. Plus d'un
quart des salariés à temps partiel des entreprises
sont rémunérés sur la base du Smic horaire.16 %
des salariés à temps partiel ont plusieurs em-
plois, principalement pour compléter leurs reve-
nus.

Le taux de temps partiel en France est inférieur à
la moyenne de l'UE 27 et parmi les plus faibles
des premiers pays membres de l'UE (UE à 15). La
durée hebdomadaire de travail des salariés à
temps partiel en France est parmi les plus éle-
vées en Europe. Dans la plupart des pays euro-
péens, le taux de temps partiel des femmes est
nettement supérieur à celui des hommes. Le
temps partiel concerne généralement plus sou-
vent les jeunes, en particulier dans les pays nor-
diques et anglo - saxons (Danemark, Pays-Bas,
Suède, Royaume-Uni), où le nombre d'étudiants
qui travaillent est élevé. Les raisons du temps
partiel déclarés par les salariés varient fortement
selon les pays. Les Pays-Bas, le Danemark, le
Royaume-Uni, la Belgique et l'Allemagne se dis-
tinguent par une faible proportion de salariés à
temps partiel «subi» tandis qu'en Espagne et Ita-
lie, plus de la moitié des salariés à temps partiel
le sont faute d'avoir trouvé un emploi à temps
plein.

Source : synthèse.stat', DARES, n°4, juin 2013

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PETIT ÉTAT DES DÉLOCALISATIONS

En 3 ans (l'étude porte sur la période 2009 à 2011),
les délocalisations ont concerné 4% des entre-
prises de plus de 50 salariés, soit un peu plus
d'un millier d'entreprises (7 % des entreprises
n'ont pas délocalisé, mais externalisé (confié des
activités à d'autres entreprises) en France). Plus
de la moitié d'entre elles (2,7 %) ont délocalisé
des activités qui relèvent de leur « coeur de mé-
tier». L'industrie et les services de l'information
et de la communication sont les plus touchées,
près de 9 % des entreprises de ce secteur sont
dans ce cas, ce qui représente 14 % et 19 % de
l'emploi (parmi les entreprises de plus de 50 sa-
lariés) de ce secteur. Bien sûr, plus les entreprises
sont grandes, plus elles ont tendance à délocali-
ser. Les sociétés exportatrices délocalisent envi-
ron 4 fois plus que les autres. La majorité des
délocalisations ont lieu dans l'Union Européenne
(1/5ème dans les nouveaux pays membres).

L'Afrique suit en accueillant 1/4 des délocalisa-
tions, puis l'Inde et la Chine à égalité (18 %) (le
total ne fait pas 100 % car une entreprise peut dé-
localiser dans plusieurs pays). Les 3/4 de ces délo-
calisations ont lieu à l'intérieur du même groupe
(dans ses filiales à l'étranger). Il est très difficile
de mesurer l'influence de ces délocalisations sur
l'emploi : au-delà des postes supprimés, il y a la
suppression d'emplois induits, et la création
d'autres emplois induits. L'INSEE chiffre à 20 000
les suppressions directes de postes, en précisant
lui-même que ce chiffre est à prendre avec des
pincettes (« base déclarative »).

Attention, cette brève est tirée d'une étude de
l'INSEE (INSEE 1ère n°1451) qui ne concerne que
les entreprises de plus de 50 salariés. Ces der-
nières représentaient 56 % des emplois salariés
en 2010.

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C'EST LA CRISE... MAIS PAS VRAIMENT POUR TOUT LE MONDE

Le niveau de vie annuel médian a baissé de 20 euros de 2008 à 2010. Le ni-
veau de vie, c'est lorsqu'on tient compte de la situation familiale pour esti-
mer le pouvoir d'achat d'une personne (ça coûte moins cher par personne
de vivre à deux que de vivre tout seul). Ceci signifie donc que si on tient
compte de la situation familiale, le niveau de vie de la moitié de la popula-
tion a diminué de plus de 20 euros, de l'autre moitié de moins de 20 euros.
Mais pour les cadres supérieurs, leur niveau de vie annuel médian a aug-
menté de 590 euros (il est à 2 653 EUR mensuels), pour les professions inter-
médiaires de 350 euros (1 947 EUR). Les ouvriers, eux, ont perdu 180 EUR (niveau
de vie médian mensuel de 1 452EUR) et les employés 70 (1 569EUR).
Source : l'observatoire des inégalités (d'après les chiffres de l'INSEE).
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