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(fr) Parutions de Ni patrie ni frontières en 2011.

Date Fri, 23 Sep 2011 12:36:16 +0200


Ni patrie ni frontières n° 33-34-35 - juin 2011 : Les pièges mortels de
l'identité nationale

Ce numéro s'ouvre sur plusieurs articles de l'Encyclopédie anarchiste. Ils
permettent de situer la critique de concepts comme ceux de nation et de
patrie, de nationalisme et de patriotisme dans une longue durée historique.
Ces textes montrent que les anarchistes, au début du XXe siècle, percevaient
clairement le rôle de l'embrigadement patriotique, et ce dès la Révolution
française. Par contre, en comparant systématiquement le nationalisme ou le
patriotisme avec une religion, les libertaires tendent à tomber dans le même
piège que celui de leur anticléricalisme (parfois) caricatural : l'illusion
qu'il suffit de mener un combat rationaliste déterminé contre une idéologie
pour que celle-ci recule ou disparaisse dans la tête des exploités.

Les deux textes d'Anton Pannekoek et de Paul Mattick éclairent la réflexion
des marxistes antistaliniens sur le nationalisme. Ils prennent en quelque
sorte le contrepied des auteurs précédents en affirmant le rôle déterminant
des facteurs socio-économiques dans la disparition progressive d'idéologies
réactionnaires comme la religion ou le nationalisme. Malheureusement,
l'évolution historique leur a donné tort, du moins sur ce point précis, même
si leurs positions antinationales restent, à notre avis, profondément
justes. Et ce ne sont pas les derniers avatars du nationalisme, l'islam
politique, le régionalisme ou l'anti-impérialisme réactionnaire de nombreux
courants altermondialistes ou d'extrême gauche qui nous inciteront à
l'optimisme.

La revue tente ensuite de comprendre pourquoi la question de l'identité
nationale est récurrente dans le débat politique franco-gaulois.

Nous abordons une des conséquences de ce débat lancé par Sarkozy, ou en tout
cas du climat entretenu par la «droite dure», c'est-à-dire le rapprochement
entre un courant de gauche laïco-xénophobe et l'extrême droite.

Nous évoquons un nouvel OVNI politique, le prétendu «racisme anti-Blancs».

Nous questionnons les limites de la «liberté d'expression totale» prônée par
la Fédération anarchiste, à travers plusieurs émissions ou débats organisés
sur Radio libertaire.

Une contribution se penche sur le rôle de l'ésotérisme dans l'idéologie
d'extrême droite, phénomène souvent méconnu ou en tout cas jugé secondaire
par les militants.

Enfin nous observons, avec l'aide de camarades belges et néerlandais,
comment les problèmes de l'identité nationale, de la laïcité et de l'extrême
droite sont abordés ailleurs que dans l'Hexagone.

388 pages, 12 euros (frais de port inclus)


***

Ni patrie ni frontières n° 36/37 - Septembre 2011 : Extrême gauche/Extrême
droite : Inventaire de la confusion

Les médias ont récemment découvert la «fachosphère» et fait semblant de s'en
émouvoir, mais Internet n'est qu'une des formes d'expression des
groupuscules d'extrême droite et du FN. Les militants néofascistes,
identitaires, «populistes», etc., ne se contentent pas de rester sagement
devant leurs ordinateurs. Ils infiltrent ou investissent à visage découvert
des syndicats, des associations, des clubs de sport, des groupes
écologistes, etc. Ils mènent une offensive contre-culturelle, facilitée par
la propagande nationaliste, sécuritaire, anti-Roms et anti-étrangers que
diffusent les gouvernements Sarkozy depuis 2007. Et aussi par l'apathie de
la «gauche» qui n'a jamais mis en pratique l'égalité totale des droits entre
travailleurs français et «étrangers», et est incapable de penser en dehors
du cadre capitaliste et électoral.

Tout cela n'aurait pas été possible sans une déroute idéologique qui s'est
déroulée bien avant le 21 avril 2002 et la montée en puissance des «trolls»
de l'extrême droite sur Internet. Un boulevard lui a été ouvert par des
médias de gauche («alternatifs» ou de «contre-information») laxistes face à
l'antisémitisme, des altermondialistes réactionnaires, des écologistes «ni
de droite ni de gauche», des «socialistes» et des «communistes»
souverainistes, patriotes ou partisans d'un Etat sécuritaire, des
intellectuels post-modernes qui mettent toutes les idées sur le même plan,
des journalistes incultes ou avides de sensationnel, et une «gauche
radicale» qui a perdu toute boussole de classe et toute volonté d'abattre
l'Etat bourgeois.

Tels sont quelques-uns des artisans de la confusion idéologique actuelle,
dont profitent des fascistes ayant un projet politique précis : profiter de
la démocratie bourgeoise pour répandre leur venin, alterner agressions
physiques et passages à la télévision, manifestations ou processions «bon
enfant» et attaques de commandos racistes, présence aux élections et
pratique de la violence. Ce numéro présente, sous la forme d'un inventaire
d'une centaine d'entrées, des sites Internet qui font le lit du fascisme,
des concepts ambigus ou mal définis, des publications groupusculaires mais
nocives, et quelques groupes, agitateurs ou «penseurs» fascistes. Nous
tentons d'étudier les passerelles entre l'anticapitalisme de gauche et la
droite radicale, le terrain de ruines idéologiques sur lequel les
Identitaires, le Front national, les nationalistes-révolutionnaires, les
intégristes chrétiens, etc., tissent leur pelote en toute impunité, voire
avec la complicité active, ou passive, de certains idiots utiles «de
gauche».

Plusieurs annexes de cet inventaire dressent un portrait vivant de la
violence que les nervis racistes ou fascistes tentent d'instaurer dans les
rues de l'Hexagone, jamais très loin du Front national, et généralement sous
l'oeil indulgent des flics et des juges. Il ne s'agit ni de pleurnicher en
psalmodiant «Le fascisme ne passera pas !» ou «Sarkozy = Vichy II», ni de se
réfugier derrière les principes démocratiques et interclassistes de la
«Résistance» stalino-gaulliste, mais de réfléchir et surtout de n'attendre
aucune aide des institutions pour affronter ces menaces politiques. À nous
de décider si nous voulons continuer à subir... ou agir.

200 pages, - 10 ? (frais de port inclus)


****

À paraître avant la fin de l'année 2011 (la date de parution n'est pas
encore fixée) : oeuvres choisies de G. Munis (1937-1948), tome I, 388 pages,
12 euros.

De nombreux textes inédits en français ou introuvables de ce révolutionnaire
internationaliste, qui commença à militer dans les rangs de l'Opposition de
Gauche puis rompit avec le trotskysme et en élabora une critique détaillée
et toujours actuelle, notamment à partir de son expérience durant la Guerre
d'Espagne et la Seconde Guerre mondiale.


****

Abonnements et contacts

L'abonnement coûte 28 ? pour 3 numéros ou livres (simples, doubles ou
triples) et 54 ? pour 6 numéros (idem).

Pas de frais de port.

Site : mondialisme.org puis cliquer sur Ni patrie ni frontières et chaque
numéro ou rubrique

Contact : écrire à Yves Coleman (sans autre mention) 10, rue Jean-Dolent
75014 Paris

ou bien yvescoleman@wanadoo.fr
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