A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Trk�_ The.Supplement

The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Trk�
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007 | of 2008 | of 2009

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) Rencontre debats - librairie libertaire la Gryffe - Lyon avril 2009

Date Fri, 27 Mar 2009 21:33:01 +0100 (CET)



Un mois d'avril sans se découvrir d'un fil (en attendant le moi de mai) dans le
passé/présent politique et militant français et l'actualité chinoise à la Gryffe

Samedi 4 avril 2009 à 15 heures
Albert Camus et les libertaires (1948-1960)

Rencontre-débat autour des écrits libertaires de Camus avec Lou Marin auteur de
l'introduction et rassembleur des textes de l'ouvrage paru aux éd. Egrégores en
2008.

Le Camus enseigné au lycée en français comme en philosophie donne l'impression d'un
auteur académique et scolaire, un peu ennuyeux. Or Camus, par sa révolte, son
aspiration à la liberté, son éthique (refus de la fin justifiée par les moyens), la
solidarité concrète dont il a fait preuve, son égalitarisme (pour lui
l'intellectuel est à égalité avec les autres hommes, pas au-dessus) est d'une toute
autre dimension.
Le recueil de Lou Marin retrace l'élaboration et l'évolution de la pensée politique
et sociale de Camus durant la guerre froide, après la Résistance et Hiroshima.

A cette époque, les intellectuels étaient sommés de choisir leur camp : gare à
celui qui refusait de choisir entre la peste impérialiste stalinienne et le choléra
impérialiste américain. Gare ceux qui s'écartaient de ces chemins tout tracés.
C'est Rirette Maîtrejean, correctrice à Paris Soir, ancienne coéditrice du journal
L'anarchie qui sensibilisa Camus à la pensée libertaire.

Lou Marin montre les liens amicaux, fraternels et solidaires que Camus entretint
avec les anarchistes de France (le Libertaire, le Monde Libertaire), d'Italie (G.
Berneri), l'exil anarcho syndicaliste espagnol (Solidaridad Obrera), les suédois de
la SAC, des argentins mais aussi les syndicalistes révolutionnaires de la «
Révolution prolétarienne » (Monatte) et les antimilitaristes et pacifistes de
l'époque (Lecoin).

Le soutien de Camus se manifesta régulièrement : lettres, articles, interventions,
prises de parole, solidarité financière en faveur des victimes du stalinisme
(Berlin 1953, Hongrie 1956), du franquisme, des objecteurs de conscience.Il n'y a
que sur la question de la guerre d'Algérie qu'on peut le trouver timoré, ambigu,
irréaliste, c'est selon. Et pourtant le journaliste Camus fut l'un des rares à
dénoncer la misère en Kabylie à la fin des années 1930, et à s'indigner presque
seul de la répression qui fit des milliers de morts à Sétif et Guelma en mai 1945.



Samedi ...... à 15 heures*

China blues
Rencontre-débat avec les auteurs Charles Reeve, Hsi Hsuan-wou, auteurs de China
Blues, voyage au pays de l'harmonie précaire"( Editions Verticales, 2008)

Dans ce recueil de témoignages pris sur le vif en Chine, on rencontre des figures
aussi diverses que la chauffeuse de bus qui bavarde sur la toile, l'ouvrier au
chômage qui résiste à la destruction de son immeuble, le loueur de vélos, ancien
métallo, qui attend les bulldozers dans son vieux quartier, le marchand à la
sauvette qui soutient les révoltés des banlieues françaises, l'ancien rocker de
Hong Kong qui a son idée sur l'avenir de la Chine, l'ancien bagnard qui étudie les
systèmes concentrationnaires... En tout, une trentaine de dialogues, accompagnés de
documents originaux, brossent un tableau saisissant de la Chine, atelier du monde,
pays de la surexploitation des paysans déracinés, immigrés de l'intérieur, et de la
répression brutale du moindre mouvement de protestation.

Et puis la récession est arrivée... La croissance à deux chiffres s'est dégonflée,
l'atelier du monde ferme ses portes, les immigrés de l'intérieur sont repoussés
vers les campagnes misérables d'où ils s'étaient échappés, le miracle tourne à
l'effondrement, la précarité se mue en misère, le « futur harmonieux » promis
s'annonce comme un tas de décombres. Le régime autoritaire, enfant naturel du
stalinisme maoïste, semble tenir bon, avec l'arrogance de la bourgeoisie rouge, ses
impunités, le contrôle des pauvres et les camps d'internement. Il doit pourtant
faire face à des « incidents de masse » de plus en plus fréquents et violents,
révolte de celles et ceux qui, après avoir été les exclus de la « croissance »,
sont désormais les premières victimes de « la crise ».

« Pour nous, la Chine n'est pas un monde séparé. Elles nous intéresse parce qu'elle
pose la question sociale à l'échelle de l'humanité tout entière. (...) Un
interlocuteur averti, Chinois lui-même exilé en France, nous déclarait : « Plus je
connais les pays occidentaux, mieux je comprends la Chine ! » » A notre tour, nous
pourrions dire que plus nous connaissons la Chine, mieux nous comprenons
l'Occident. » [extrait].



Samedi 25 avril à 15 heures
Projection du film « L'explosion » et débat avec le réalisateur

Pour « L'explosion » nous sommes allé à Chooz, dans les Ardennes, 20 ans après que
s'y soit déroulée une virulente opposition à la construction de la centrale
nucléaire. Nous avons suivi Jean Noël qui milita alors contre l'installation de
cette centrale. Avec lui, petit à petit nous retrouvons celles et ceux qui ont
lutté. Une série de onze portraits se dessine, et, à travers elle c'est l'histoire
des luttes de Chooz et de Vireux contre le nucléaire *ET* la liquidation de la
sidérurgie qui nous est relatée. Quand une partie de l'histoire du nucléaire en
France rencontre une partie de l'histoire ouvrière, cela peut provoquer une
explosion d'un cocktail étonnant !

Nucléaire, c'est toujours, non

Il y a 23 ans, le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine
explose causant une catastrophe écologique, sociale et économique considérable,
dont un bilan un tant soit peu précis (40 000 ou plus de 560 000 morts à ce jour ?)
est impossible à tirer, tant fut et demeure grande la volonté des autorités
nationales (Ukrainiennes, Biélorusses) et internationales (AIEA) de minimiser
l'événement.

Aujourd'hui, la production d'énergie nucléaire, dont Sarkozy s'est fait le VRP,
semble avoir le vent en poupe. Ses partisans la présente comme une solution idéale
à la crise énergétique qui s'amorce, puisque d'après eux elle n'est pas productrice
de gaz à effet de serre. La construction d'une troisième unité de production sur le
site de Flamanville de type EPR est en cours. Des restructurations d'envergure
affectent les opérateurs du nucléaire en vue des futurs marchés. Des pays, comme la
Suède ou l'Allemagne, se préparent à revenir sur leur décision d'en finir avec le
nucléaire.

Pour qu'un Tchernobyl ne soit plus possible, pour que la production et
l'accumulation de déchets hautement toxiques cessent, pour lutter contre la société
policière générée par la société nucléaire, nous continuons d'exiger l'arrêt
immédiat de toutes les centrales, l'abandon définitif de tout nouveau projet basé
sur l'électronucléaire, ainsi que de tous les sites nucléarisés.

Et ça se passe ici :

Librairie libertaire LA GRYFFE, 5 rue Sébastien Gryphe 69007 LYON, France.
Ouverte du lundi au samedi inclus de 14 heures à 19 heures.
Téléphone/ fax : 04 78 61 02 25
Courriel : librairie(a)lagryffe.net
Site Web : www.lagryffe.net

_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr


A-Infos Information Center