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(fr) En Bolivie se joue le futur de toute l'Amerique latine !

Date Sun, 28 Sep 2008 11:48:37 +0200 (CEST)



Solidarité Avec Le Peuple Bolivien. En Bolivie se joue le futur de toute l'Amérique
latine!

La difficulté politique du gouvernement de Morales devrait être résolue en
dépassant les cadres étroits légaux. Il existe une gauche populaire beaucoup plus à
gauche que le récalcitrant vice-président Linera et les bureaucrates de toujours
qui oscillent entre les universités latino-américaines et les gouvernements avec
des vernis nationalistes. À gauche du MAS se trouvent l'ex-guérilla du Mouvement
E.G. Pachakuti, la Coordination Régionale de El Alto, les institutions sociales de
type Justice Communautaire, il existe un énorme tissu social organisé qui ne va pas
remettre le pays et la terre ancestrale aux héritiers de Cortes et Pizarro.
Solidarité Avec Le Peuple Bolivien

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En Bolivie se joue le futur de toute l'Amérique latine !

Les événements qui ont secoué la Bolivie lors des derniers jours laissent les
anarchistes organisés dans la Fédération Anarchiste Gaucha (FAG - Brésil) en état
d'alerte. La question ce n'est pas la défense d'un gouvernement avec un profil
nationaliste et des racines indigènes, c'est la défense inconditionnelle de la
lutte populaire des peuples latino-américains.

Nous avons des contacts avec des compagnons boliviens depuis l'été 2003
c'est-à-dire avant la victoire populaire de la Guerre du Gaz, avant que le
gouvernement de Gonzalo Sanchez de Losada ne soit renversé, avant que ne le soit
également son successeur, Carlos Mesa, et bien avant la victoire électorale du MAS.
Depuis cette date, la FAG sait qu'en Bolivie, le jeu politique est difficile, sans
limites légales ou institutionnelles. La lutte pour la construction du Pouvoir
Populaire a plusieurs aspect, et ce moment le gouvernement d'Evo Morales et Alvaro
Garcia Linera canalisent et expriment une partie de la volonté populaire de
reprendre la souveraineté définitive sur leur territoire ancestral. Evo ne fait pas
ce qu'il veut et ne gouverne pas avec les banquiers, comme le fait
l'ex-métallurgiste Lula da Silva. Aujourd'hui, le pays qui a renversé le
néolibéralisme des dizaines de fois se trouve affronté à son plus grand défi.
L'ensemble de peuples et de nationalités ancestrales de l'ancien vice-règne du Haut
Pérou, les sociétés traditionnelles quechuas, aymaras, guaranis, tupis et des
dizaines d'autres ethnies, les descendants vivants du métissage des villes, les
héroïques résistances minières, cocaleras, de El Alto, de Cochabamba, du combat de
rue à La Paz, ont renversé l'ennemi plusieurs fois. Ce peuple a fait de
l'organisation du tissu social, de la pratique de justice communautaire et des
alliances de base le bastion de l'échec d'un système de partis politiques pourris,
corrompus avec les expériences de privatisations des années 80 ; avec des pierres
et de la dynamite, il a vaincu dans les rues l'Armée qui a agit sous les ordres du
général trafiquant Hugo Banzer ; à l'avancée de la pratique coopérativiste s'oppose
la présence néfaste de transnationales du pétrole et dérivés, incluant l'odieuse
présence sous-impérialiste brésilienne dans le pays frère.

Maintenant la lutte est intestine. Elle oppose, d'un côté, l'oligarchie de la dite
Demie-Lune, dominante dans les départements de Tarija, Beni, Pando, Chuquisaca et
commandée par les grands propriétaires fonciers du soja et les narcotrafiquants de
Santa Cruz et, d'un autre, les intérêts du peuple. Personne ne doute que le
gouvernement de Morales soit l'une des cibles de ces oligarques, cependant, le but
de ces gens est la destruction de l'organisation populaire et des alternatives
indigénistes, des formes traditionnelles et communautaires de contrôle de la vie
sociale, de la réappropriation populaire du sous-sol et des richesses naturelles.
La dite lutte pour l'autonomie, n'est pas plus que la volonté politique d'une
oligarchie alliée des transnationales d'une tentative de coup d'Etat sponsorisée
par le Département d'État, la CIA et la DEA, financé avec l'argent volé au peuple
bolivien. La multitude d'hommes et de femmes qui luttent pour l' "autonomie" sont,
dans leur grande majorité, des employés, des affiliés politiques et des "clients"
électoraux de ces oligarques. La situation de désobéissance civile et de non
gouvernement est énorme en Bolivie. A gauche, les protestations sociales sont de
plus en plus dures et les objectifs des revendications obligent Morales à faire ce
que la majorité du peuple organisé propose. Mais, à droite, l'oligarchie qui est
aussi sortie victorieuse dans le référendum révocatoire, dirige toutes ses forces
sur le chaos, le lock-out et dans le blocus économique. Ils ne veulent pas payer
d'impôts pour le gouvernement de La Paz, ils veulent s'approprier les richesses
nationales, de la même manière que les banques absorbent notre PIB et que la
bureaucratie suçe le sang de la Pedevesa (entreprise publique des hydrocarbures)
vénézuélienne, chose qui s'est seulement retournée avec la victoire du peuple en
avril 2002. Des compagnes et des compagnons, en Bolivie livrent aujourd'hui une
bataille contre l'oligarchie, bataille qui fait partie de la guerre du peuple
latinoaméricain contre les les fers de l'impérialisme sous les affres macabres de
la globalisation.

Nous devons préciser quelque chose : comme organisation, la FAG ne défend pas de
gouvernement de type étatique ou bourgeois. Notre soutien, depuis longtemps est
destiné au processus réalisé par les peuples qui revendiquent l'hérédité
bolivarienne et artiguiste (Artigas), est du côté de la vocation politique des
institutions sociales et des entités de base qui se battent de manière ardue contre
la croissante bureaucratie au Venezuela et les typiques hésitations de dirigeants
charismatiques, mais sans l'organicité et l'obéissance dûe au peuple, comme le font
les vrais militants socialistes. Finalement, notre lutte est du côté de la
Confédération de Nationalités Indigènes d'Équateur (CONAIE), de l'Association
Nationale de Médias Communautaires, Libres et Alternatifs (ANMCLA) du Venezuela, de
la COR héroïque de El Alto et de tout le mouvement populaire de Bolivie.

La difficulté politique du gouvernement de Morales devrait être résolue en
dépassant les cadres étroits légaux. Il existe une gauche populaire beaucoup plus à
gauche que le récalcitrant vice-président Linera et les bureaucrates de toujours
qui oscillent entre les universités latino-américaines et les gouvernements avec
des vernis nationalistes. À gauche du MAS se trouvent l'ex-guérilla du Mouvement
E.G. Pachakuti, la Coordination Régionale de El Alto, les institutions sociales de
type Justice Communautaire, il existe un énorme tissu social organisé qui ne va pas
remettre le pays et la terre ancestrale aux héritiers de Cortes et Pizarro.

Autre Bataille d'Ayacucho; autre soulèvement comme celui de 1809

En 1809, des vaillants jeunes boliviens n'ont pas reconnu la prétention de Carlota
Joaquina de gouverner les vice-règnes. Cette décision prise dans le coeur du
Continent a signalé le chemin à suivre vers la libération de l'Amérique. La réponse
réaliste n'a pas tardé à arriver et s'est ainsi que le gouverneur de Potosi, loyal
au colonialisme, a militairement occupé les villes rebelles. En 1824, dans la
Bataille d'Ayacucho, la réaction sort battue politiquement et militairement. Malgré
tout, l'indépendance politique n'a pas garanti la libération des peuples : avec le
Pouvoir Populaire, l'Autogestion et le Fédéralisme Politique. Presque 190 ans
après, l'histoire se répète. Devant la progression du pouvoir du peuple, dans la de
l'État national dans un espace public et sous contrôle direct, dans le démontage
des structures bourgeoises de domination sociale, la droite apparaît avec furie.

Aujourd'hui c'est en Bolivie, en 2002 cela était au Venezuela, à trois occasions le
peuple d'Équateur a renversé des gouvernements dans les 11 dernières années, en
décembre 2001, la griffe argentine a battu le néolibéralisme et tout son projet de
terrasement de la vie en société. Aujourd'hui, la guerre des peuples
latinoaméricains vers leur libération, livre une nouvelle Bataille dans la
Demie-Lune bolivienne.

Que l'Oligarchie sorte battue!
Que la CIA-DEA-Departamento d'État des Etats-unis sortent battus!
Que le peuple bolivien dépasse les limites du gouvernement national et avance vers
le Pouvoir Populaire!
Parce que le néolibéralisme et l'impérialisme sont la même chose immonde!
Parce que le Pouvoir Populaire en Amérique latine se construit dans la lutte!
Toute la solidarité avec le peuple bolivien!
Le futur du pays Frère sera quéchua, aymara, guarani, tupi et populaire ou il ne
sera pas!
L'Amérique latine ne se rend jamais!
Pouvoir Populaire, Autogestion Sociale et Fédéralisme Politique!


Porto Alegre, 13 septembre 2008,

Fédération Anarchiste Gaucha (FAG) - Forum de l'Anarchisme Organisé (FAO) -
alliance stratégique avec la Fédération Anarchiste Uruguayenne (FAU).


Traduit par http://amerikenlutte.free.fr
Related Link: http://www.vermelhoenegro.org/fag


[ texte repris du site http://www.anarkismo.net ]
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