A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 40 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
The last 100 posts, according
to language
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Trk�_
The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Trk�
First few lines of all posts of last 24 hours ||
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008
Syndication Of A-Infos - including
RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}
(fr) L'anarchisme au Venezuela, passe et present
Date
Mon, 28 Apr 2008 11:59:33 +0200 (CEST)
* Ceci est un bref aperçu de l'empreinte libertaire dans le processus historique du
Venezuela, préparé par les membres du Collectif Editorial de " El Libertario "
(www.nodo50.org/ellibertario). Nous espérons qu'il servira de référence utile pour
tous ceux qui sont intéressés par le sujet.
L'incidence anarchiste dans l'histoire vénézuélienne a été moins prononcée que dans
les autres parties de l'Amérique latine, où elle se manifeste avec vigueur par le
biais des luttes collectives, des publications, des personnalités et les débats
d'idées. Il est toutefois utile de signaler que cela n'a pas été sans influence sur
notre évolution sociale et culturelle.
De la fin du 19ème siècle au premier tiers du 20eme siècle, certains intellectuels
locaux étaient, soit des sympathisants ou des lecteurs tolérants de l'anarchisme,
mais rien au niveau de Flores Magón, Barret, Oiticica, González Prada ou d'autres
représentants de la pensée anarchiste latino-américaine [Cappelletti 1990]. Les
quelques personnes qui ont exploré les voies libertaires ont produit à peine des
documents écrits, et après ils ont dérivé vers le positivisme ou le marxisme; Ici
il mérite d'être mentionnée Pío Tamayo, qui a enseigné le "socialisme de Marx et
Bakounine" à des jeunes activistes anti-Gómez en prison jusqu'à peu avant sa mort
en 1936 [Sananes 1987]. En considérant les luttes populaires, les historiens de la
guerre fédérale (1859/1863) - le plus grand bouleversement social entre
l'indépendance et l'ère pétrolière - soulignent l'influence de Proudhon et le
socialisme français sur Ezequiel Zamora, le " Général del Pueblo Soberano "
(Général du Peuple Souverain). Le programme du fédéralisme zamorista est clair:
"... l'horreur à l'oligarchie, de la liberté aux hommes et des terres, l'égalité
sociale", qui exprime une intention radicale qui a été seulement arrêté par son
assassinat [Brito Figueroa 1981].
Au début du 20ème siècle, des immigrés anarcho-syndicalistes européens ont
contribué à l'émergence des organisations des travailleurs malgré leur retard
économique, social et culturel [Rodriguez, 1993]. Ces efforts - La formation des
mutuelles, des syndicats, les grèves, et production de propagande, etc. - ont
acquis une certaine notoriété, au début de l'ère de l'industrie pétrolière, mais
la dictature de Juan Vicente Gómez (1908-35) à brutalement réprimée toute activité
syndicale, en l'empêchant de se développer comme il l'a fait dans des autres
latitudes. Les quelques militants sociaux qui sont resté dans le pays ont essayé,
avec beaucoup de difficultés, de générer une pensée politique, alors que la
majorité anti-Gómez dans l'exile, n'étaient pas ouverts à la pensée radicale. Parmi
la minorité, l'attractive du bolchevisme russe en expansion s'avéré trop fort pour
gagner des adeptes à l'anarchisme. Lorsque cette fraction marxiste retournée après
la mort du tyran, il occupe la totalité du terrain de la gauche, en absorbant la
poignée de lecteurs et de disciples clandestins de l'idéal libertaire, qui ont même
été parmi les fondateurs du Parti communiste vénézuélien (1936) Et Acción
Democrática (1941), les deux parties qui, par la suite auront le contrôle du
processus d'organisation politique des masses. En outre, la répression
anti-anarchiste avait un rang constitutionnel a été mis en ouvre dans ce qu'on
appelle la " Loi Lara ", qui a été en vigueur entre 1936-45.
Pendant les années 1940 et 1950, des nombreux exilés anarchistes ibériques sont
arrivés au Venezuela, et ont dû faire face, non seulement avec le poids de la
défaite dans la guerre civile espagnole, mais aussi à un environnement adoptif où
les leurs idées étaient considérées comme étranges. L'urgente nécessité de survivre
et de la nécessité de s'adapter à un environnement d'autoritarisme brutal, ont été
des obstacles supplémentaires à l'organisation des potentiels sympathisants locaux,
toutefois, leurs efforts n'ont pas été en vain, et en particulier après 1958 (après
de dix ans de dictature militaire), quand a été créé la Federación Obrera Regional
Venezolana - FORVE (Fédération des travailleurs vénézuéliens régionaux ) affiliés à
l'Association internationale des travailleurs (AIT-IWA) -mouvement
anarcho-syndicalistes fondé en 1922-, certains groupes spécifiques ont été
constitués, des journaux, des brochures et des livres ont été produits, mais peu de
cette activité a pu transcender au-delà des cercles plus politiquement conscients
des immigrés espagnols [Montes de Oca 2008].
La vague de contestation socio-politique qui a été expérimenté au monde, à la fin
des années 1960 - en particulier le mai français de 1968 avec ses indubitables
racines libertaires - ont également arrive au Venezuela. Son empreinte est
manifeste dans la " Renovación Universitaria " (Rénovation Universitaire) qui a
profondément ébranlé les principales institutions de l'enseignement supérieur au
Venezuela entre 1968-70, et qu'à maintenu sa présence dans les mouvements
d'étudiants et de culture alternative. Toutefois, à l'exception de la diminution de
la présence des vétérans espagnols, des années passeront avant que les groupes
s'identifient avec l'idéal et la pratique de l'anarchisme, parce que, dans les
années 70, le marxisme était encore considéré comme soutien idéologique
irremplaçable pour toute proposition révolutionnaire au Venezuela.
Entre 1980 et 1995, il y avait clairement des tentatives d'organisation anarchistes
cherchant à se connecter avec les luttes et mouvements sociaux, le Collective
Autogestionnaire Libertaire - CAL, était le plus visible. Deux journaux ont été
édites, El Libertario (publié par CAL - 9 éditions entre 1985-87) et Correo A (28
éditions entre 1987 et 1995), journaux qu'ont été les points de référence et de
réunion pour les activistes, où l'on compte ceux qui sont venus du marxisme, exilés
ácratas Latino-Américains et, surtout, les jeunes qui sont venus à l'anarchisme à
travers la scène punk. Il convient également noter, à cette époque, l'activité
académique et informative de Angel Cappelletti, un anarchiste argentin qui a
travaillé au Venezuela pendant 26 ans [Méndez & Vallota 2001]. Malgré les
difficultés à faire comprendre et à promouvoir les propositions anarchistes de
l'autogestion et d'action directe dans un environnement où ils étaient inconnus ou
mal interprété. Mais peu à peu les routes ont été dégagées pour accéder à plusieurs
domaines ou des initiatives s'ont exprimé. Et puis, a eu lieu l'explosion populaire
le 27/02/1989 appelée "Caracazo", laquelle combiné avec d'autres manifestations
nationales, en particulier la crise de la presque totale dépendance à l'égard de
l'industrie du pétrole et du modèle politique créé en 1958, et aux événements
internationaux (telles que l'effondrement des bureaucraties de l'Europe de l'Est),
à ouvert des espaces pour propager l'idéal libertaire.
Les efforts en vue d'associer l'anarchisme aux luttes collectives concrètes sont
devenus plus évidents à la réapparition de El Libertario en 1995, dont le groupe de
travail s'est appelé d'abord, Commission des relations anarchistes - CRA, et après
2007, le Collectif Editorial El Libertario. Il s'agit de la publication le plus
durable dans l'histoire locale libertaire, avec l'édition de 5 numéros chaque
année et avec une diffusion importante par rapport à d'autres publications locales
et continentales. à côté de cela, il existe des noyaux anarchistes et les
initiatives avec un certain nombre de domaines d'intervention et situés dans
différentes régions du pays, en mettant en évidence le travail des espaces
spécifiques (telles que la CESL, à Caracas, du CEA, de Mérida et de l'Ateneo La
Libertaria, d'abord a Biscucuy puis dans la zone rurale au sud-ouest de Lara),
l'organisation en janvier 2006, du Forum Social Alternatif de Caracas, l'activité
de la Croix Noire Anarchiste, la persistance de la publication de divers matériaux
informatifs, et l'impulsion donnée à distinctes manifestations de protestation
sociale et d'agitation culturelle. Ce processus a dû surmonter l'épreuve de la
"révolution bolivarienne" conduite par Hugo Chávez, qui représente pour les
anarchistes seulement que une machinerie démagogique, corrompue, inefficace et
militariste, escroquerie qui a trompé un vaste secteur des socialistes locaux et
mondiaux, ce qui rend plus difficile le développement des mouvements populaires
autonomes, ligne d'action, promue par l'anarchisme vénézuélien.
Bibliographie
* Alterforo (2006). -Boletín en español e inglés del Foro Social Alternativo- Caracas.
* BRITO FIGUEROA, F. (1981). _Tiempo de Ezequiel Zamora_, Caracas, UCV.
* CAPPELLETTI, A. (1990). "Anarquismo Latinoamericano", pp. IX-CCXVI, en A.
Cappelletti y A. Rama (Recopiladores): _El Anarquismo en América Latina_, Caracas,
Biblioteca Ayacucho.
* Correo A (1987-1995). Caracas (también en:
www.geocities.com/samizdata.geo/CorreoA.html).
* El Libertario (1985-1987). Caracas.
* El Libertario (1995-2008). Caracas (también en: www.nodo50.org/ellibertario, con
amplia sección en inglés).
* MÉNDEZ, N. y A. VALLOTA (2001). _Bitácora de la Utopía_, Caracas, UCV (también
disponible en varios sitios de Internet).
* MONTES DE OCA, R. (2008) "Anarquismo en Venezuela", Caracas, inédito.
* RODRÍGUEZ, L. (1993). "Conociendo al Anarcosindicalismo Venezolano". Correo A,
Caracas, # 22, pp.16-17.
* SANANES, M. (1987). _Pío Tamayo, una Obra para la Justicia, el Amor y la
Libertad_, Caracas, sin editorial.
* UZCATEGUI, R. (2001). _Corazón de Tinta_, Caracas, Naufrago de Itaca.
[El Libertario, # 53, Mayo-Junio 2008, Venezuela]
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center