A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Trk�_ The.Supplement

The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Trk�
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006 | of 2007

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) C'est pas maintenant qu'on va s'arreter !

Date Fri, 30 Nov 2007 09:56:36 +0100 (CET)


Ci-dessous, Tract distribué pendant la manif étudiants-lycéens d'aujourd'hui à
Dijon, manif qui, après un passage au Rectorat, s'est finie devant l'image
symptomatique du Lycée Le Castel avec 6 cars de police, et des flics devant chaque
grille empêchant les élèves de sortir.
L'etat réprime partout, secondé par les jaunes de l'UNEF, c'est pas pour ça qu'on
s'arrêtera de lutter.

AG mardi à la fac à 12h
manif de nuit mercredi à 20h
Tenez vous au courant des autres manifs et actions, venez nombreux-ses !

Ce même tract est en pdf en version imprimable sur
https://nantes.indymedia.org/article/13382 au cas où ça vous intéresse.

C'est pas maintenant qu'on va s'arrêter !

Depuis plus d'un mois partout en France, on proteste contre la privatisation de
l'éducation (Loi LRU) ou contre l'offensive libérale chez les employé·e·s (réforme
des retraites chez les cheminots, privatisations, suppressions d'emplois massives
chez les profs et instits...). Les voies officielles et médiatiques l'étouffent
tant bien
que mal, mais une cinquantaine d'universités restent bloquées ou perturbées et des
centaines de lycées les ont rejoint.

Malgré la répression, les flics dans les facs, les menaces des proviseurs, les fins
de mois qui tirent en bout de grève, les saloperies colportées dans les médias et
l'opposition de la France d'après, on continue à se battre. On continue parce que
l'on sait que l'on est à un moment historique où le droit même de lutter est
menacé. On continue parce qu'on ne peut pas laisser ce pays à ses rafles
d'étrangers, à ses SDFs et à ses banlieues ghettos, à ses milliards de cadeaux
fiscaux pour les riches et à sa destruction systématique des services publics et
des quelques freins subsistants face à l'exploitation des plus pauvres. On continue
parce qu'on aurait trop honte sinon, parce qu'il va bien falloir survivre à
Sarkoland ou parce qu'on a déjà bien trop la rage
pour s'arrêter quand TF1 nous dit de rentrer chez soi.

Pendant ce temps, nous assistons une fois encore aux trahisons attendues et
répétées de certains syndicats collabos : certains ont demandé aux cheminots
l'arrêt des grèves avant même le début des négociations, dans
les facs, l'UNEF a rejoint en route un mouvement contre une loi qu'ils avaient
soutenu auparavant. Ils ont ensuite, comme à l'habitude, tenté de freiner, de
contrôler la lutte et de s'en proclamer porte-paroles
dans les médias. Ils ont pour finir choisi d'envoyer leur leaders négocier quelques
détails de la loi, tou·te·s miels et sourires avec les ministres. Pourtant dans le
cas de la LRU, les AG, seules représentatives, revendiquaient l'abolition pure et
simple de la loi. Il est donc maintenant clair que l'UNEF, la CFDT et consorts
n'ont plus et n'auront plus leur place, ni dans les AG, ni dans les manifs, ni dans
la suite du mouvement ni dans ceux à venir.

Continuer le mouvement c'est faire converger nos luttes. C'est briser l'offensive
des médias aux mains de sarkozy et consorts et leur machine de propagande à faire
passer les grévistes pour des parasites inadapté·e·s. C'est ne pas oublier que
tou·te·s, étudiant·e·s comme salarié·e·s luttent pour conserver des droits sociaux
acquis dans la sueur et le sang depuis deux siècles. C'est prendre le temps de
débattre
et d'expliquer que si eux perdent, c'est tout le monde qui va passer au rouleau
compresseur. C'est briser l'égoïsme du « chacun·e pour soi, chacun·e sa merde » et
apporter des sourires, des soutiens matériels,
humains et financiers à ceux qui se battent, malgré l'amnésie historique et
l'individualisme qui les entourent. Mais c'est aussi savoir que les grèves qui
gagnent sont celles qui durent et coûtent à l'Etat et aux patrons et se donnent les
moyens de chocs frontaux et d'actions perturbatrices.

Combattre pour que l'éducation ne soit pas soumise à la rentabilité et aux patrons,
c'est ne pas oublier que de nombreux lycéen·ne·s des classes populaires n'auront de
toute façon pas droit à la fac. C'est donc aussi s'attaquer à la France des jobs
précaires payés des miettes, à cette France post-coloniale qui discrimine, tue et
harcèle nos frères et s?urs de banlieue, de Villiers-le-Bel et d'ailleurs. C'est
construire, prendre, arracher pour tou·te·s une vie meilleure, des forces
collectives, du sens, du temps et des activités choisies.

On n'a qu'une vie, on ne la passera pas à trimer pour les actionnaires, les cadres
et les nantis. Bloquons leur économie, réapproprions nous les richesses !

CPE ? LRU ? RTT (ChômeurEs- PrécairEs- EtudiantEs - LycéenEs RageurEs Utopistes -
RévoltéEs de Tout Temps)

_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
http://ainfos.ca/fr


A-Infos Information Center