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(fr) Toutes et tous en greve le 20 novembre et les jours d'apres...

Date Tue, 20 Nov 2007 20:10:16 +0100 (CET)


G-REVE GENERALE
Comment le proverbe " Qui veut tuer son chien l¹accuse de la rage " se mue en " qui
veut voler la poule aux oeufs d'or, l'accuse de ne pas être performante "

Les services publics ont pour vocation première d'être au service de tous. Ils
doivent participer et contribuer à l¹accès de tous et toutes aux droits
fondamentaux (santé, enseignement, culture, énergie, eau, transports,
communication, logement,...). Sur ces missions essentielles, ils assurent l'égalité
de traitement de toutes et tous, quelle que soit notre origine, notre situation
professionnelle et économique, nos opinions ou encore,
l'endroit où l'on vit. De par son financement, ils appartiennent à la Nation. Pour
ce faire, les services publics situent leurs actions hors de la concurrence et des
lois du marché.
Régulièrement décriés par les faiseurs d¹opinions médiatiques, on les accuse
d¹être coûteux, peu performants et au nom de l'efficience, de la concurrence "
libre et non faussée ", ils sont dépecés, morceau par morceau.
Dans un système économique globalisé, les " marchés " encore ouverts à l'appétit
des capitalistes sont de moins en moins nombreux (si on excepte les montages
financiers " exotiques " à hauts risques, infiniment fragiles comme nous le
démontre l'incroyable crise financière actuelle). Dans ce contexte, les requins
capitalistes se sont lancés depuis quinze ans à l'assaut des services publics qui
constituent pour eux de délicieux gâteaux malheureusement divisé en parts
infinitésimales qu¹il convient de se réapproprier au bénéfice de quelques uns pour
que les parts deviennent vraiment intéressantes. Les attaques se sont exercées avec
succès sur le service public de l'eau (les vampires Suez, Veolia, Vivendi), celui
de l'énergie ( " fusion " GDF-Suez ), elles visent maintenant le service public de
la santé, de l'éducation ( le rapport Pécresse n'étant qu'une étape supplémentaire
dans la privatisation de l'éducation).

Ainsi, depuis plusieurs années, les logiques libérales y compris dans le public
n'ont fait qu¹accentuer les inégalités d'accès pour tous les usagers. Cette logique
s'accompagne aussi de cadeaux aux entreprises qui financent leurs investissements
par des fonds publics. De plus, leur main d'oeuvre pour une bonne part payée au
Smic les exonère de cotisations sociales. Tout cela avec l'utilisation de la
sous-traitance à outrance.

Et pourtant, pour ceux qui en douteraient encore, il faut l'affirmer sans détour :
la France est un pays riche. C¹est même un des plus riches du monde. Le problème,
c'est que la répartition des richesses ­produites par le
travail- est particulièrement injuste. C'est cela qu¹il faut remédier !

Services publics universels et gratuits !
Nous voulons une vie riche, pas une vie de riche !

.........................................................


Voici le 4 pages du Réseau No Pasaran sur le mouvement dans les universités.
Vous pouvez bien sûr l'utiliser.

Contre le formatage néolibéral des facs, autogestion universitaire et révolution
sociale !

Depuis la rentrée universitaire, des étudiant-e-s, des enseignant-e-s et des
BIATOSS (bibliothécaires, ingénieur-e-s, administratifs/ves, technicien-ne-s,
ouvrier-e-s, de service et de santé) ont décidé de lutter
pour l'abrogation de la « Loi relative aux Libertés et Responsabilités des
Universités » (LRU), dite loi Pécresse, que le gouvernement Sarko/Fillon a fait
voter en douce cet été. Comme en 1986 (loi Devaquet), la droite
profite d'un succès électoral pour lancer une grande offensive contre les
universités. Son but : faire se plier l'enseignement supérieur et la recherche à
une idéologie centrée sur l'autoritarisme et la recherche de
profit financier. Nous pensons que cet acharnement prouve qu'il n'est plus possible
de s'en tenir à des luttes ponctuelles, certes nécessaires, contre telle ou telle
loi imposée par les partis de gouvernement. Si l'on
veut contrer leur volonté de soumission totale des universités aux logiques du
capitalisme, il faut leur opposer une pratique et un projet qui rompent avec
l'organisation actuelle de la recherche et de l'enseignement. Le réseau No Pasaran,
dans tous ses combats, a toujours refusé de s'en tenir aux dénonciations creuses
des adversaires, au profit de pratiques de résistance et de construction
d'alternatives. Nous proposons donc ce texte au mouvement, pour qu'un débat s'ouvre
sur l'université que nous voulons vraiment.

La loi LRU : une « gouvernance » autoritaire inspirée du management.

Beaucoup de choses sont dites sur la loi Pécresse, dont pas mal d'approximations.
Ce qui est certain, c'est que cette loi modifie en profondeur les rapports de force
au sein des universités, en dotant un Conseil d'Administration (CA) réduit et un
président rééligible d?un ensemble de pouvoirs nouveaux, au détriment des
départements, des UFR et des autres conseils : Conseil des Etudes et de la Vie
Universitaire (CEVU) et Conseil Scientifique (CS). Certains de ces pouvoirs,
notamment la possibilité pour le/a président-e d?intervenir directement dans le
recrutement et la rémunération des enseignant-e-s chercheur-e-s, organisent la
compétition interne et le clientélisme, limitant à terme les possibilités de voix
discordantes au sein des facs. Cette logique n?est pas nouvelle : c?est celle qui
prévaut dans les entreprises capitalistes, et que les gouvernements successifs, de
droite comme de gauche, veulent importer dans les administrations publiques. Cela
va évidemment avec l'augmentation de la précarité des personnels, qui pourront être
recruté-e-s sur des contrats courts par le/a président-e de l'université, et avec
l'apparition de fonctions dont on voit mal comment elles cadrent avec les missions
universitaires, par exemple la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières et
immobilières. Ce qui nous est vendu comme de l'autonomie est en fait le passage à
une « gouvernance » autoritaire de nos facs, calquée sur le fonctionnement des
entreprises capitalistes.


Contre la présidentialisation, autogestion interprofessionnelle.

Evidemment, voir les universités dirigées par des président-e-s/PDG est une
perspective peu ragoûtante. Mais pour faire pièce à cette logique autoritaire,
l'abrogation de la loi LRU n?est pas suffisante : aujourd?hui la capacité des
étudiant-e-s, enseignant-e-s et BIATOSS de contrôle et de participation directe au
fonctionnement de l?université est ridiculement faible. Les élections des conseils
permettent, sous
prétexte d?investir de supposé-e-s représentant-e-s, d?en exclure l?immense
majorité des usager-e-s. Au contraire, nous voulons une organisation
autogestionnaire et interprofessionnelle de l?université, à tous les niveaux, et le
remplacement d?un système fondé sur la représentation par une participation directe
des usager-e-s à toutes les décisions qui les concernent.


LRU, LMD, ECTS, PRES : les logiques du processus de Bologne.

Cette loi prend place dans un processus de plus long terme (dit de Bologne),
lancé en 1998 par Claude Allègre et touchant aujourd?hui 45 pays. Celui-ci
poursuit deux objectifs : d?une part créer un espace
européen d?enseignement supérieur harmonisé et compétitif, et d?autre part
instaurer partout une séparation entre cursus professionnalisants et parcours plus
longs. Selon l'idéologie de Bologne, les universités ?
réunies dans des « pôles d'excellence » comme les Pôles de Recherche et
d'Enseignement Supérieur (PRES) ? devraient devenir des unités économiques en
compétition pour attirer des « cerveaux », et façonnées pour fournir aux
entreprises capitalistes une main d'?uvre « professionnalisée » et corvéable à
merci. Là encore, les logiques néolibérales prévalent : soumission interne aux
mécanismes du marché, soumission externe au « marché de l?emploi », c'est-à-dire
aux intérêts des capitalistes et du patronat. Comme dans le reste du système
capitaliste/étatique, cette transformation est soutenue par un contrôle toujours
plus important de l?Etat, qui distribue les crédits et les habilitations en
fonction de la soumission à cette idéologie de chaque université, UFR, département.


Contre la compétition organisée, coopération fédéraliste internationale.

La présentation selon laquelle les établissements d?enseignement supérieur seraient
inéluctablement en compétition relève d?un mode de pensée néolibéral
particulièrement inadapté à l?université que nous voulons. Les universités
devraient être des lieux ouverts à tou-te-s et dans lesquels connaissances et
compétences seraient librement construites et partagées. Mais il ne faut pas s?y
tromper : cette idéologie s?impose aujourd?hui parce que les universités se pensent
et se vivent trop souvent comme des unités fermées, peu liées entre elles et peu
réflexives sur leur place dans la société. Il est nécessaire de s?opposer à l?idée
de compétition non en renforçant cette fermeture, mais par la mise en place
d?outils concrets de coordination entre universités (pour la recherche comme pour
l?enseignement), selon des principes fédéralistes, et d?ouverture aux mondes
extérieurs qui fonctionnent selon des modes d?organisation et des valeurs
non-capitalistes : mouvements sociaux, services publics, milieux alternatifs. C'est
seulement ainsi que l'ouverture des universités, tant réclamée par les un-e-s et
les autres, pourra prendre un sens réellement émancipateur pour ses usager-e-s.


Autonomie, pouvoir des entreprises, pouvoir de l?Etat.

La dénonciation habituelle de désengagement de l?Etat est trompeuse : l?Etat est au
contraire plus intrusif que jamais. Par les réformes Licence/Master/Doctorat (LMD)
et le contrôle des maquettes, c'est-à-dire des enseignement proposés aux
étudiant-e-s, l'Etat tente de formater tous les cursus ; par la création de
l?Agence Nationale de la Recherche (ANR) et le démantèlement progressif du Centre
National de la Recherche
Scientifique (CNRS), il soumet les chercheur-e-s à des priorités définies
nationalement par des personnes nommées par le gouvernement, et augmente la
précarité et la compétition entre chercheur-e-s. Quant au contrôle direct des
entreprises sur les universités, c?est une hypothèse peu probable : l?existence en
France d?un enseignement supérieur divisé entre université et grandes écoles fait
que les facs ne risquent pas d?attirer les fonds du CAC 40. Mais c'est un risque
toujours présent, et que la loi Précresse accentue. Le problème est qu'aujourd'hui
il est nécessaire de se battre à la fois contre les tentatives étatiques et
capitalistes de soumettre les universités à leur volonté. Ce combat est d'autant
plus difficile qu'aujourd'hui l'Etat montre clairement qu'il soutient les intérêts
des firmes capitalistes contre ceux des travailleurs/euses, à l'université comme
dans le reste de la société.


Contre la tutelle de l?Etat et la mainmise du capital, service social de
l?enseignement.

L?alternative qu?on nous présente entre financement par l?Etat et financement
privé est aveuglante, au point d'amener le mouvement contre la loi LRU à en
appeler à l?Etat pour nous protéger des entreprises. Mais de la même manière
qu?il serait illusoire de penser que les capitalistes pourraient nous filer de
l?argent sans rien demander en échange, il est singulièrement naïf de croire en
une université libre financée par un Etat toujours plus autoritaire et
intrusif. Ce débat dissimule tous les autres modes de financement public, en
vigueur par exemple dans les systèmes d?assurance sociale comme la Sécu, et qui
permettent une gestion par les personnes concernées (malheureusement pas
toutes, et selon une répartition inéquitable des pouvoirs entre « partenaires
sociaux », dans la Sécurité sociale actuelle). Pour réaliser l?autogestion et
faire du système d?enseignement supérieur et de recherche un outil de
transformation sociale, et non plus le bras intellectuel d'un Etat décidemment
engagé au côté des capitalistes et du patronat, il est impératif de creuser
dans cette voie et de réfléchir ensemble à un projet de financement
exclusivement public et entièrement indépendant de
l'ingérence étatique (mutualisme, cotisations sociales etc).


Les universités dans le système d?enseignement supérieur français et européen.

La lutte pour la définition de l?avenir du système d?enseignement supérieur et de
recherche dépasse les frontières de l?université. Si le processus de Bologne
aboutit effectivement à un système universitaire à deux vitesses, l?enseignement
supérieur français est déjà fortement cloisonné : les classes prépas et les grandes
écoles sont aujourd'hui les lieux quasi-exclusifs de formation des futures élites
de l?Etat et du capitalisme. Au niveau européen, la mobilité voulue par Bologne est
là aussi un outil à la disposition exclusive des étudiant-e-s les mieux doté-e-s
économiquement, socialement, culturellement. Et la machine à exclure ne commence
pas après le baccalauréat : dès le collège, le système de reproduction et de
légitimation de la hiérarchie sociale élimine par étape les futur-e-s exploité-e-s
de la compétition pour les meilleures places d?exploiteurs/ses. Il faut donc se
battre sans relâche contre toutes les formes de hiérarchisation des cursus, du
primaire au supérieur.


Contre les boîtes à élites, enseignement polytechnique pour tou-te-s.

Les universités sont aujourd'hui insérées dans un système d'enseignement supérieur
qui les relègue à une position subalterne : sous-financement chronique, masse
d'étudiant-e-s dépossédé-e-s de tout contrôle de leur cursus, diplômes dévalorisés
par les recruteurs/euses des firmes capitalistes. C'est pourquoi il est nécessaire
de poser les bases d?une lutte contre la coexistence des facs et de filières
sélectives dans lesquelles l?immense majorité des dirigeant-e-s seront recruté-e-s.
Mais cette lutte, pour ne pas être vaine, doit permettre de récupérer des prépas et
des grandes écoles les dispositifs qui font leur intérêt et leur force : beaucoup
de moyens matériels et un haut taux d?encadrement, une pluridisciplinarité durant
les deux années qui suivent le bac, etc. La professionnalisation qu?on tente de
nous vendre est démentie par le généralisme du cursus des élites : à nous
d?inventer, par un enseignement polytechnique pour tou-te-s pendant les premières
années de formation, les moyens de dépasser la ségrégation intellectuels/manuels si
centrale au système de domination économique. L?université que nous voulons,
ouverte à tou-te-s, quel que soit l?âge, la position sociale, le parcours
précédent, est possible si l?on se débarrasse du système intrinsèquement
hiérarchique des prépas/grandes écoles.


Révolution universitaire et révolution sociale.

Non, le combat actuel des étudiant-e-s, enseignant-e-s et BIATOSS n'est pas perdu
d'avance, si l'on évite les pièges tendus par le gouvernement. S'en tenir à des
revendications limitées aux réformes en cours, c'est se condamner à les subir, sous
des formes au mieux diluées, dans les années à venir, et à s'interdire de devenir
les acteurs/trices d'un changement radical et émancipateur du fonctionnement des
universités. C'est seulement en mettant en place, dans toutes les facs, des espaces
de construction de l'autogestion, que l'on pourra imposer l'université que nous
voulons, débarrassée de la tutelle du gouvernement et des entreprises capitalistes.
Expérimenter, dès aujourd'hui, une nouvelle manière de vivre ensemble dans les
facs, c'est participer à la construction de la nécessaire rupture avec le
capitalisme et l?autoritarisme. Cette rupture ne commence ni ne finit dans les
universités elles-mêmes : elle passe par le développement dans toute la société de
services publics gratuits et autogérés, permettant à chacun-e de se voir garantir
les moyens de mener une vie librement choisie dans des conditions décentes. Mais en
tant qu?espaces propices au développement de logiques non-marchandes, les facs ont
un rôle à jouer : au mouvement actuel de se les approprier, et d?en faire les lieux
de vie et de lutte qu?elles peuvent et qu?elles doivent être, pour participer à la
construction d'une véritable révolution sociale et libertaire !

Réseau No Pasaran

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Développons la Convergence des luttes

Pour faire plier le gouvernement, il faut s'unir entres toutes celles et ceux qui
refusent le diktat libéral. A Dijon, Toulouse des Assemblées populaires ont été
appelées pour construire ce front de résistance et
espérons-le bientôt partout dans l'hexagone !

Assemblee populaire pour une convergence des luttes
Dijon 21 novembre 2007

*** Mercredi 21 à 18h30, Rendez-Vous place Wilson ***

Depuis quelques semaines, un mouvement social s'étend en france : cheminots et
travailleur-euse-s des transports publics en lutte contre la réforme des retraites,
étudiant-e-s contre la loi Pécresse, sans-papiers et soutiens contre la loi
hortefeux, avocat-e-s contre la réforme de la carte judiciaire, fonctionnaires,
profs, instit-e-s et lycée-nes...

L'assemblée populaire s'inscrit dans une volonté de convergence des luttes,
d'extension du mouvement et de débat. Syndicalistes, étudiant-e-s, militant-e-s,
précaires, chômeur-eus-es, lycéen-ne-s y sont invités pour raconter leurs combats
et grèves, proposer des actions, créer des solidarités.

Elle sera suivie d'un grand repas convivial.

Cette assemblée populaire est proposée par des personnes syndiquées ou non,
impliquées dans ces diverses luttes.

Le collectif pour une assemblée populaire

APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES
Suite à la première rencontre interluttes réunie à l'appel du comité de lutte des
étudiants du Mirail, nous vous invitons chacun et chacune à participer à une
assemblée populaire ce mardi 20 novembre à la fin de la manifestation, Place Arnaud
Bernard. [ à Toulouse ]

Sans papiers, précaires, cheminots, intermittents, profs, IATOS, étudiants,
chômeurs, lycéens, travailleurs du public et du privé, etc... Nous subissons tous
la même logique de casse sociale et de dégradation des conditions de vie.

Organisons ensemble la riposte ! Seule la lutte paie !

Collectif du mirail en lutte et collectif Assemblée populaire.


Appel de la coordination nationale de Tours du 17-18 novembre

Le mouvement étudiant s'amplifie de plus en plus : X universités sont touchées par
le mouvement dont y sont bloquées. x interventions policières et des arrestations
arbitraires ont eu lieu dans des facs cette semaine.
Nous les condamnons fermement. Mais Sarkozy et les présidents d'université pourront
envoyer la police et la gendarmerie tant qu'il veulent contre nous, cela ne nous
empêchera pas de nous mobiliser.

Nous continuerons la grève jusqu'au retrait de la loi Pécresse parce qu'elle
signifie la privatisation de l'enseignement supérieur. L'introduction de
financements privés va renforcer les inégalités entre universités et filières et
va permettre une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L'université
n'est pas responsable du chômage, et adapter l'université aux exigences du "monde
du travail" ne rapprochera pas les étudiants del'emploi : la professionnalisation
est au contraire le plus court chemin vers la déqualification et vers la précarité.
Nous refusons également l'instauration d'une pré-sélection à l'entrée de
l'université, qui remet en cause l'accès de tous à l'université. C'est pourquoi
nous appelons tous les lycéens à se mobiliser contre la loi Pécresse.

Pour les présidents d'universités, c'est également la possibilité de recruter des
personnels en dehors du staut de la fonction publique, et de gérer la carrière de
ces derniers. Nous refusons catégoriquement la
généralisation de la concurrence et de la précarité pour les personnels, ainsi que
le renforcement des pouvoirs des présidences et du patronat au sein des Conseils
d'Administration.

Cette réforme n'est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou
national. Si nous nous battons pour l'abrogation de la LRU, c'est parce que nous
nous battons pour le droit à l'éducation pour tous. Exiger l'abrogation implique
donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l'enseignement supérieur,
pour une augmentation massive des aides sociales, pour de vrais diplômes nationaux
reconnus dans les conventions collectives, pour l'égalité entre Français et
Etrangers dans l'accès aux études.

La journée du 14 novembre montre que la contestation sociale s'amplifie. Les
cheminots, les salariés de la RATP et d'EDF-GDF ont raison de lutter sur la
question des retraites. Nous aussi, étudiants, sommes concernés, car le
gouvernement et le MEDEF veulent augmenter la durée de cotisation de l'ensemble
des salariés, à 41 voire 45 ans. Parce que nous ne voulons pas perdre notre vie à
la gagner, nous soutenons le mot d'ordre de 37,5 annuités de cotisations pour tous
aux côté des cheminots et des salariés d'EDF, de GDF, de la RATP...

Les salariés de la fonction publique ont tout autant raison de se mettre en grève
contre le démantèlement des services publics, contre les 22 000 suppressions de
postes, qui dégradent notamment les conditions d'études des lycéens, et pour
l'augmentation des salaires. C'est d'embauches dans les services publics dont nous
avons besoin : dans les universités mais également dans les écoles, dans les
hôpitaux. C'est pourquoi nous soutenons les revendications des salariés du public :
pour des embauches massives, pour la défense des services publics et l'augmentation
des salaires.

Suspendre les cours est le seul moyen pour que tous les étudiants, notamment les
boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans blocage,
sans piquets de grève, sans occupations massives des Universités, les étudiants ne
disposent pas réellement de droit de grève. Face aux tentatives de faire reprendre
les cours parl'intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule legitimité
des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c'est dans les AG
que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les
étudiants peuvent voter en connaissance de cause. C'est aux grévistes d'organiser
eux-mêmes leur prise de décision et non aux présidence d'université qui pour la
plupart soutiennent la réforme. Nous apelons donc au boycott des votes organisés
par les administrations
universitaires. Nous condamnons également les fermetures administratives, qui
visent à dissuader les étudiants de se rendre sur leur lieu d'étude et de se
mobiliser. Leur projet est de détruire l'ensemble des acquis sociaux. Face à ce
projet, c'est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement
d'ensemble des jeunes et des salariés pour riposter à l'offensive du gouvernement.

Nos revendications :
- contre la remise en cause des régimes spéciaux ;
- contre les franchises médicales ;
- contre la précarisation des statuts de la fonction publique.
Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés, et nous exigeons
l'abrogation des lois anti-immigrés, en particulier la loi Horteufeux, la
régularisation de tous les sans paier, la fermeture des centres de rétention et la
fin des rafles.

Nous appelons à amplifier et appronfondir la mobilisation par la généralisation des
AG et des piquets de grève dans toutes les universités. Nous appelons les lycéens à
organiser partout des AG, pour préparer la grève à partir du 20. Nous ferons tout
pour que la journée de grève du 20, aux côtés des salariés en lutte, soit un
succès. Nous appelons à une journée de grève et de manifestation étudiante et
lycéenne dans toutes les villes le 22. Nous proposons une date de mobilisation
interprofessionnelle le 27 novembre aux autres secteurs en lutte. Nous rejoindrons
toute initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi le
nôtre. Nous appelons tous les jeunes et les salariés à se saisir de ces dates pour
nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à la tenue de réunions
interprofessionnelles dans toutes les villes.

.............................................

Pour toutes celles et ceux qui veulent rencontrer des membres du réseau No Pasaran,
adhérez, participez, envoyez nous votre adresse ou téléphonez nous au 06 11 29 02
15 - nopasaran@samizdat.net

Le Réseau No pasaran a sorti son catalogue 2007 consultable sur son site ou à
commander à Réseau No Pasaran 21 ter rue Voltaire 75011 Paris Site No Pasaran :
http://nopasaran.samizdat.net

Résister, c'est créer !
salutations solidaires, égalitaires, libertaires
Réseau No Pasaran 21 ter, rue voltaire 75011 Paris.
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