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(fr) Greve generale - Bloquons tout !

Date Tue, 13 Nov 2007 17:19:34 +0100 (CET)


Par souci d'équité, le président de tous les Français a décidé de mettre fin aux
privilèges ; à commencer par les régimes spéciaux de retraite. Ça, c'est la version
de la télé, pour les enfants. On sait très bien que
l'étape suivante est annoncée : tous devront cotiser 41 ans (puis 42, puis plus
encore) pour espérer une retraite digne de ce nom.

On a du mal à ne pas y voir le slogan (sommet de populisme) : « travailler plus
pour gagner plus ». C'est une absurdité ; on sait qu'on ne travaillera pas plus
longtemps : 57 % des salariés ne sont déjà plus en activité quand ils atteignent
l'âge de la retraite (quand bien même ils le seraient, ce serait au détriment des
jeunes qui arrivent sur le marché du travail).

Le seul impact de ces réformes est de diminuer considérablement la pension des
retraités. On a du mal à accepter ce sacrifice économique quand on voit les patrons
qui se goinfrent ostensiblement de stock-options et de parachutes dorés et les
avantages fiscaux exorbitants (mesure la plus urgente de notre petit président).

Il suffirait d'un dixième du montant des exonérations de charges patronales pour
ramener tous les salariés du privé et du public à 37,5 annuités. Ensuite, c'est au
tour des universités d'être malmenées par la loi Pécresse, retouchée par le cancre
de l'Élysée et son escadron de conseillers, et dans laquelle on parle de la liberté
et de l'autonomie des universités. Liberté et autonomie : l'utopie rêvée par les
anarchistes trouve enfin son « topos » grâce à cette loi. Si on résume le programme
induit par la LRU, l'État se désengage financièrement de l'enseignement supérieur
et réduit le pouvoir décisionnel des personnels et des étudiants. Les principales
conséquences sont clairement identifiées. L'accès aux études sera réservé aux plus
aisés. Les facs les moins riches seront condamnées à faire appel aux entreprises
privées pour leur financement ; ce qui entraîne que la recherche fondamentale
n'aura plus lieu d'être (puisque, par définition, sans application pressentie), que
les langues et les sciences humaines seront mises en péril ; probablement
financera- t-on la psychologie d?entreprise, le management au détriment de la
Sociologie, de la Philosophie (réfléchir, c?est déjà désobéir). Les filières «
rentables » seront instrumentalisées par le capital et directement mises au service
du profit des actionnaires.

On arrivera, à terme, à un formatage sur mesure des étudiants pour les sponsors.
C'est ça la liberté? C'est ça l'autonomie ?!?

Plus c'est gros, plus ça passe. Et les autres motifs de révolte sont nombreux : les
rafles d'enfants sans papiers, le fichage ADN, la franchise médicale, le sacrifice
du service public, la réforme de la carte judiciaire... même les flics commencent à
se plaindre des heures sups pas payées comme attendu ! La grève du 18 octobre fut
une belle et grosse vague. De leur côté, les étudiants et personnels des
universités ne sont pas dupes non plus : la grève des universités commence à
prendre de l'ampleur.

Les médias nous resservent le couplet des « zusagers-pris-en-otage ». D'abord, que
l'usager qui conteste le droit de grève commence par avoir l'honnêteté de ne pas
profiter des « privilèges » qui ont été obtenus par
la grève : qu'il bosse ses 70 heures par semaine et sans congés payés et pour un
salaire de misère, comme au 19ème siècle.

Ensuite, la grève est la seule arme sociale qui permette aux salariés de se faire
respecter. Encore faut-il l'utiliser massivement.

Bien que cette arme ne soit pas gratuite, des millions de travailleurs sont prêts à
descendre dans la rue ; lucides, ils savent que la défaite des uns serait la
défaite de tous. Les dirigeants des grandes centrales
syndicales jouent encore sur le calendrier et tentent une « ultime négociation ».
Est-ce qu'on va les laisser faire ou est-ce qu'on va prendre conscience que si on
descend tous dans la rue ils seront bien obligés de suivre ?

La Fédération Anarchiste appelle à la tenue d'Assemblées Générales sur chaque lieu
de travail, dans chaque lieu de vie en commun, où chaque action sera discutée et
mise en oeuvre sur la base de mandats. L?affranchissement des salariés passe
obligatoirement par la non-délégation de pouvoir, de décision, que ce soit dans la
grève comme dans la vie quotidienne.

Ensemble, il nous faut faire sauter l?étau de cette domination politique et
économique toujours plus écrasante. Seule la lutte paie !


Groupe de rouen de la Fédération anarchiste
farouen(a)no-log,org

Tract du 14 novembre 2007


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