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(fr) Infos diverses + No Pasaran # 60 - juin 2007

Date Wed, 23 May 2007 00:16:17 +0200 (CEST)


Le verbe Résister doit se conjuguer au Présent
(Lucie Aubrac, résistante)

C'est la première fois que l'élection d'un Président de la République donne lieu à
tant de manifestations : dans près d'une vingtaine de villes des mobilisations
spontanées se sont soldées par des affrontements avec les
forces de l'ordre. Et les jours suivants la remise au pas s'est faite par la
multiplication des contrôles d'identité et une pression policière (des BACs
notamment). Plusieurs centaines d'arrestations, des condamnations lourdes, le
signal est clair pour les temps à venir. Alors la solidarité est plus que jamais
notre arme !
Il est vrai qu'ayant mis le feu aux poudres avec ses déclarations méprisantes sur
les banlieues, les immigrés, les soixante-huitards pour ne parler que des plus
connus, il y avait de quoi se révolter de le voir s'emparer du pouvoir pour le
confisquer au profit du MEDEF, des grandes multinationales et de l'argent-roi. Les
enquêtes laissent penser que c'est grâce aux votes des séniors (+ de 65 ans) où il
aurait fait plus de 75% des voix que Nicolas Sarkozy a été élu : le candidat du
travail et des forces vives de la nation est donc en fait celui de l'inquiétude et
des peurs ressenties par une population vieillissante qui voit le monde à travers
TF1.
Ils n'auront pas à supporter les prochaines attaques libérales et la mise en place
de la société de contrôle où toute recherche de liberté et d'émancipation est
traitée comme une déviance de 68 - inscrite dans les
gênes, aux dires du Président de la République. Nous allons devoir nous confronter
à un pouvoir qui va créer les conditions d'affrontement entre catégories sociales ;
un gouvernement qui se servira de toutes les réactions vives pour dénoncer une
atteinte à la démocratie et à la légitimité du pouvoir du Président élu par 85% des
électeurs. Nous avons souvent ricané des Américains avec leur Président Bush, il
n'est pas sûr qu'aujourd'hui nous ayions quelque chose à leur envier avec Sarkozy.
Ce qui est certain c'est que sans un mouvement social d'ampleur, rien n'arrêtera un
gouvernement Borloo/Fillon qui n'a d'autre objectif que d'insérer encore plus
l'hexagone dans la mondialisation capitaliste où la
guerre comme instrument de contrôle et de domination entre pôles (Europe,
Etats-Unis, Chine) fait rage. " Le capitalisme porte la guerre comme la nuée
l'orage " avait dit Jaurès, nous pouvons être inquiet de l'évolution des sociétés
qui recherchent à travers des hommes à poigne leur sauveur. On sait où tout cela
nous a conduit et si l'histoire ne se répète pas, parfois elle bégaie
dangereusement. Si les numéros d'illusionistes de Sarkozy risquent de se dévoiler
très vite, détenant toutes les rênes des pouvoirs : politiques, financiers,
médiatiques, militaires, il pourra toujours nous refaire les tours de passe-passe
habituels pour maîtriser son pouvoir en désignant à la vindicte populaire des
boucs-émissaires : immigrés, gauchistes, anarchistes, islamistes....
Il nous faut reprendre l'offensive pour affirmer que ce n'est pas d'un aménagement
centralo-socialiste du capitalisme que nous voulons mais une autre société comme en
Amérique latine et du Sud où de nombreux mouvements depuis une vingtaine d'années
développent de nombreuses alternatives, parfois complémentaires, parfois
contradictoires démontrant que la reconstruction de communautés sociales
progressistes n'est pas une illusion du passé. Nous n'avancerons aussi que si nous
sommes capables de nous unir et de sortir des querelles de chapelles, que si nous
articulons résistances et alternatives.

Laurent

Résistances !
Pour un front social anticapitaliste et alternatif

Dans tous les pays occidentaux la gangrène populiste a gagné les gouvernements à
tour de rôle : Berlusconi en Italie, Bush aux Etats-Unis, Aznar en Espagne. Partout
la bourgeoisie s'est dotée de nouveaux instruments
de domination et de contrôle des populations pour assurer son pouvoir. S'en prendre
à ces derniers en les traitant de "fascistes" ne nous sera d'aucun secours. S'il
faut analyser nos réalités au travers des faits historiques il ne faut pas les
restreindre à ces derniers. Le populisme peut conduire au fascisme mais n'est pas
le fascisme. Car la défaite du mouvement ouvrier et des forces progressistes a été
acquise sans avoir besoin de recourir à des "forces barbares".

Lorsque c'est constitué dans les années 80, le mouvement antifasciste radical, ce
dernier affirmait qu'il ne fallait pas en rester à une dénonciation morale du
développement des valeurs d'extrême droite, mais
lutter pied à pied politiquement pour dénoncer cette dernière comme le fer de lance
d'une attaque globale contre le mouvement ouvrier et ses valeurs. Puis dans les
années 90, c'est autour de la nécessité d'une Alternative capable d'opposer des
valeurs positives que a évolué le mouvement anitfa car comme l'avait très bien
écrit Daniel Guérin dans son livre Fascisme et Grand capital : "L'antifascisme ne
triomphera que s'il cesse de traîner à la remorque de la démocratie bourgeoise.
Défions-nous des formules "Anti". Elles sont toujours insuffisantes, parce que
purement négatives. On ne peut vaincre un principe qu'en lui opposant un autre
principe, un principe supérieur". Alors le mouvement antifasciste doit aujourd'hui
plus que jamais s'affirmer comme un mouvement politique global, alliant résistances
et alternatives, créateur de nouvelles expériences et actions militantes, .

Parce que la rue et les mouvements sociaux sont les plus sûrs garants pour forger
les rapports de force avec le Capital et le libéralisme au vue de l'échec électoral
de la gauche de la gauche, il va nous falloir prendre le
temps de reconstituer et reconstruire des projets politiques, capable de fédérer et
de proposer de nouvelles utopies. En effet, comme on l'a vu c'est bien sur une
adhésion à un projet que c'est fait la campagne autour de
Sarkozy à la grande différence de Royal. La gauche est totalement en panne
d'alternatives, allant jusqu'à reprendre des thèmes comme celui de l'Entreprise, de
la valeur Travail oubliant que cette dernière signifie
exploitation, aliénation et précarisation, de la Nation (le drapeau et la
marseillaise), du Sécuritaire, etc. qui sont ceux de la droite. Si la question
sociale est essentielle, nous pensons que la question Ecologique est une question
centrale aujourd'hui; le mouvement social doit absolument l'intégrer dans toutes
ses dimensions. C'est autour du Partage des Richesses, de leur réappropriation par
la société (travailleurs comme non travailleurs) que doivent se construire les
revendications. Cette rupture est indispensable et il est temps de faire fructifier
ses idées au niveau des syndicats et des associations qui luttent contre le
libéralisme.
En faire l'économie c'est se refuser à préparer d'autres Futurs.

Parce que les attaques contre les dernières conquêtes sociales et la répression -
déjà en cours lors des manifs anti-Sarko du 2e tour - ainsi que la division entre
les opprimés risquent d'être à l'oeuvre très rapidement, la
constitution d'un Front social anticapitaliste entre groupes libertaires, syndicats
de combat (SUD, CNT), groupes politiques de la " gauche de la gauche " pourrait
permettre d'organiser une résistance combattive. Cette convergence devant se faire
dans le respect de chaque composante.

Soyons incontrôlables slogan de mai 68...

Contrôle des chomeurs. Refuser un boulot de merde payé des miettes, ne pas pointer
chez les ASSEDIC régulièrement, c'est s'exposer à une suspension d'allocations et à
une radiation. Avec Sarko, deux refus de boulôt, c'est suppression des indemnités.
Contrôle des sans-papiers. La fermeture des frontières pour une immigration
choisie, les rafles, les contrôles d'identité discriminatoires, le CESEDA (code de
l'entrée et du séjour des demandeurs d'asile) et récemment l'OQTF (obligation de
quitter le territoire français) annoncent la couleur : on fiche, on choisit, on
expulse.
Contrôle des militant-es. S'éloigner des manifs promenades, refuser de cautionner
une protestation de salon c'est s'exposer à une répression féroce. Plusieurs
centaines de personnes ont été arrêtées lors des manifs
anti-Sarko du second tour, des peines lourdes prononcées; les flash ball ont été
utilisé à plein régime et aucune image télé, ni info radio; la peur doit régner sur
la ville où les rassemblements ont été surveillé, filmé et de nombreux jeunes
interpellés et pris en photos sans qu'aucun incident ne soit signalé...
Contrôle social. Ce pan est plus connu : ronde, milices. On croise aujourd'hui
autant de policiers en une journée que de panneaux publicitaires. Une menace en
banlieue ? Un couvre feu est appliqué. Contrôle
du comportement et de la pensée : Répondre à la « peur » passe par la normalisation
des rapports sociaux. Une aseptisation par le bâton et la télé qui de télé poubelle
en télé délation et télé voyeurisme sont aussi
efficaces pour le contrôle de la population que la sacro-sainte consommation, qui
doit croître jusqu'à faire " exploser " la planète. Le moyen : développement à
outrance de technologies de surveillance.
Surveiller, filmer, numériser, ficher, pour punir. Les nanotechnologies en sont
l'incarnation : plus besoin de surveiller les portables pour tracer les personnes.
En Espagne, une boite de nuit utilise un système de puce
sous-cutanée pour fidéliser sa clientèle. On multiplie les espaces sous
vidéo-surveillances; tout le monde devient porteurs de dizaines de cartes à puces.
Certains prisonniers acceptent ces bracelets electroniques
miniaturisés en échange d'une « liberté conditionnelle ». Pour retrouver des
militant-e-s anti OGM, on fait des prises d'ADN...

Reprendre nos vies en mains, développer nos solidarités et nos luttes contre le
capitalisme destructeur et guerrier, refuser le contrôle social, vivre Libre... il
est plus que temps de révolutionner ce monde !

SCALP (Sortons du Contrôle, Abolissons Les Puces) nantes

Valeur travail et mérite, identité nationale, logique sécuritaire...
Sarkozy s'installe dans le vide idéologique

Alors que le précédent gouvernement avait démantelé une partie des droits sociaux
une majeure partie de la population souhaite continuer dans cette voie. Pourquoi ?
Les mouvements sociaux quant à eux paraissent se tasser alors que la gauche
radicale paye le prix fort de ces divisions. Que fait-on dès à présent ? On attend
que les coups tombent pour essayer de les bloquer, ou l'on se bat sur nos propres
propositions ?

L'aboutissement d'un processus : les limites de l'anti sont atteintes

Chirac pour être élu en 1995, avait kidnappé une partie des idées de la gauche avec
son thème de fracture sociale et avait rempilé en 2002 grâce au front social
anti-Le Pen. Ce qui est frappant (et ce qui va bien nous
frapper dans les prochaines années) c'est que Sarkozy a réussi à être élu sans
faire appel aux idées de gauche et en s'appuyant uniquement sur la vampirisation du
FN. Ses 53% semblent s'appuyer sur l'addition des trois
tendances de la droite et de l'extrême droite : c'est le même score que l'addition
des voix de Balladur, Chirac et Le Pen au premier tour en 1995. C'est à dire qu'il
a réussi à additionner un électorat très conservateur, qui cherche à défendre la
nation, et un électorat à la fois libéral et européen. En insistant sur la
non-adhésion de la Turquie, et en proposant un mini-traité sans faire revoter
l'ancien d'une part, mais de l'autre, en satisfaisant aux exigences des
multinationales européennes par la remise en cause du code du travail (fin possible
du CDI).

En imposant la valeur travail et l'identité nationale comme valeur fondamentale à
défendre, Sarkozy a accentué des divisions à gauche entre républicains tentés de
courir sur ce chemin-là, et une extrême gauche qui a du mal à avoir un discours
clair sur le travail, qui ne parle pas de soncontenu par exemple et pas trop de sa
pénibilité. En axant uniquement sur le pouvoir d'achat et non pas sur
l'émancipation par rapport à ce même travail, la gauche a essayé de concurrencé
Sarkozy, mais quitte à se baser sur les valeurs libérales, ce dernier a paru plus
crédible dans son projet au niveau de leur financement notamment et de leur clarté
(on est loin du tout est prioritaire de Royal, d'ailleurs Royal avait une approche
qui séduisait les plus jeunes ­ tout est prioritaire, on peut tout faire en même
temps alors que Sarko répétait clairement les mêmes choses avec des méthodes
claires, comme pour séduire des personnes âgées)...

Le " fond national " occupe une partie du vide idéologique

Concernant l'identité nationale les différences entre le PS d'une part, et les
autres forces de gauche de l'autre, sont marquantes. Royal a tenté de ratisser
large (en exprimant ses propres opinions aussi) avec le drapeau
BBR, la marseillaise à l'école qui pouvait la faire gagner parait-il. Certains ont
suivi en brandissant des drapeaux dans ses meetings, néanmoins cela a correspondu à
une baisse dans les sondages. Si c'est pour avoir un Sarko bis plus social, quelle
importance ? Quelles que soient les convictions républicaines de Royal, on peut se
demander quelle mouche l'a piquée de vouloir copier Sarkozy après que celui-ci ait
dégainé son
ministère de l'identité nationale si ce n'est un pur opportunisme. Ce qui semble
certain, c'est que la proposition d'un ministère de l'identité nationale n'a choqué
qu'une minorité de l'électorat, un tiers si l'on en croit les études. Pour le reste
de la population cela peut ressembler à une exultation de la xénophobie, s'il faut
absolument un ennemi pour exister, autant qu'il soit en situation fragile et
pourchassé par la milice
nationale, vont pas non plus se retourner contre les maîtres qui les tiennent en
laisse et les nourrissent...
Mais la chance de Sarkozy a aussi consisté à exalter la nation de manière «
positive » alors qu'il n'avait aucune alternative idéologique, et électorale,
contre lui. Les programmes et de discours de gauche et d'extrême
gauche, si l'on excepte celui de Dominique Voynet sur ses marges (1), n'a consisté
qu'à se situer contre Sarkozy (défaire les lois de la droite) ou n'a proposé que
des solutions portants sur le « matériel » et le fric.
L'urgence sociale existe contre la pauvreté, le revenu doit être redistribué en
faveur du travail.... On est tous d'accord, pas de problème ! Mais comme nous le
disions dans les précédents numéros (2) même les personnes fauchées n'ont pas
forcément envie qu'on ne leur parle que de fric ! Un exemple, José Bové avait un
programme de 180 milliards d'euro, redistribués aux salariés pauvres ou moyens
ainsi qu'aux chômeurs, mais avec l'antisarkozysme cela n'a pas suffit à occuper des
champs politiques suffisamment larges, quelles que soient les qualités du candidat.
Et l'on ne peut pas dire que le reste de la gauche soit mieux lotie.

En parlant d'identité, d'humanisme, ou en citant des auteurs classiques lors de ces
interventions, Sarkozy a occupé, quoi qu'on pense du contenu, le vide idéologique !
Que la nation remplace le vide, c'est dire s'il n'y a rien, mais la gauche n'en
restait en attendant, qu'au rapport antisarko et au déballage du catalogue de
revendication.
Même sur la question des moeurs le curseur s'est retrouvé « pour » ou « contre »
sarko mais la gauche a bien évité de braver, par exemple, l'homophobie latente de
l'électorat (qui n'est pas l'apanage de la droite mais qui touche toutes les
composantes politiques). Par exemple le « mariage homo » ou l'adoption n'ont jamais
été cité pour critiquer Sarko.

Glissement probable du PS vers le « social libéralisme » (à la Tony Blair ?)

L'opposition de la gauche ne s'est pas ainsi traduite par une auto-affirmation de
ses valeurs, et les limites de l'anti-sarkozysme sont atteintes ­ dénonciation de
l'un n'est pas adhésions à la gauche. Le lendemain Rebsamen, directeur de campagne
de Royal, proche de Sarko et pourfendeur de la gauche de gauche, a annoncé la
couleur : l'avenir est au rapprochement avec le centre et sans doute s'agissait-il
d'un ballon sonde. Au niveau économique et sociale on peut supposer d'après les
déclarations de Royal pendant la campagne, que la route va continuer à se tracer
vers ce qu'on appelle, face au capitalisme financier, le développement du
capitalisme patrimonial avec des discours plus rôdés et des revendications plus
ciblées pour copier Sarko bien sûr. Petits actionnaires, PME, micro-entreprises,
peut être un nouveau fond électoral pour le PS ce qui
serait en phase avec les bobos (carriéristes le jour, humanistes pleurnichards le
soir) qui composent une large part de son électoral. Il s'agirait dès lors
d'essayer de profiter, un peu, du capitalisme ce que Royal a résumé par
donnant-donnant. En clair, la lutte des classes était déjà morte au PS mais là,
elle risque fort d'être enterrée officiellement.
On entendra sans doute parler d'ici peu, même sous un autre nom, de ce capitalisme
patrimonial. (à moins que les milliers d'élus et de permanents salariés du PS
n'aient le temps de trouver autre chose ?)

Gauche radicale & gauche de gauche: l'anti a trouvé ses limites

Un large boulevard s'ouvrirait donc pour la gauche radicale. Mais va-t-elle en
profiter ? La gauche radicale a déjà dilapidé le « non de gauche » contre la
constitution : au moindre frémissement électoral en sa faveur, les
appétits de pouvoir se sont aiguisés. On peut d'ailleurs supposé que sans les
limitations de 500 signatures il y aurait eu encore + de 5 candidats ; à gauche du
PS. Le pouvoir (pouvoir-diriger) infantilise et rend fou,
seulement, la gauche radicale qui est montée vite pour se scratcher aussi sec, n'a
pas forcément l'habitude de gérer cela sur le plan politique et... psychologique.
(les plates formes gauches radicales attirent souvent au
niveau local un vivier de petits commissaires politiques mégalos !)

Voynet a bien résumé cela dans une interview à libération l'automne dernier :
lorsqu'il s'est agi de campagne interne, tous les militants des Verts se sont
pointés pour se déchirer, une fois qu'elle a été élue, tout le
monde s'est barré et peu ont fait campagne avec elle.
A No Pasaran nous ne sommes pas anti-électoralistes pour rien (ou
alter-électoralistes avec la campagne Patates), beaucoup d'entre nous ont déjà
testé les partis politiques, ou les coordinations avec les partis, et
nous défendons une conception radicalement différente du pouvoir qui consiste à
pouvoir-faire collectivement. (1)

Mais ce camp politique est important pour ceux qui ne veulent pas raisonner en
terme d'autonomie des luttes, des alternatives et d'action directe sans médiation.
Alors, comme il fédère pas mal de militants, voilà deux scénarios possibles :
la LCR prend le dessus progressivement. Ce parti a le triple avantage d'avoir été
présent dans les luttes sociales ces dernières années, de paraître mieux organisé
que la mouvance Bové, et d'avoir des militants qui
pratiques la double adhésion syndicale mais aussi associative ; les autres
composantes s'entêtent et comme cela semble parti pour les législatives continuent
à rester divisées ; après quelques claques électorales des alliances refont
surface, et dès qu'elles engrangent quelques voix, les divisions sont de retour.
C'est finalement, ce qu'il se passe le plus souvent...

Mais outre ce rapport infantile au pouvoir, bien visible dans l'échec de la
candidature unique de la gauche radicale, l'autre aspect est celui du contenu du
discours et de la vision politique qui lie la participation
locale aux décisions et au partage du travail, avec une idéologie ouverte dans
lesquelles les actions puissent s'inscrire et converger. Là, on a beaucoup à
apprendre des mouvements au Chiapas, à Oaxaca et en Amérique du sud en général.
Quand à nous libertaires, nous devrions clarifier la question qu'on nous pose
souvent : «Comment fait-on de la politique lorsqu'on est pas dans un parti ». Sous
peine de jouer les épouvantails pour
longtemps encore.


(1) Voir le dossier récent « Pouvoir vous avez dit pouvoir ? » dans le no pasaran
de janvier (lisible aussi sur le site : http://nopasaran.samizdat.net)

SOMMAIRE
3 Edito / Sommaire
4 présidentielles Sarkozy et le vide idéologique
6 Initiatives Patates en actions !
8 Ecologie Les agrocarburants
9 Ecologie Valeurs écologistes, un cri du coeur
Dossier vive l'asociale
Introduction
Le travail social en question
Historique
De l'assistanat au travail social
Travail social, contrôle social
La loi sur la prévention de la délinquance
Témoignage
Le travail social en psychiatrie
Collaboration
Travailleurs sociaux en commissariat
Rêve ou réalité
La subversion du secteur social
Expérience alternative
La case de santé à Toulouse
11 Antipatriarcat La réponse des femmes au racisme
14 Solidarités Contre le G8, tou-te-s à Rostock
15 solidarités Chiapas : réactivation des paramilitaires
16 solidarités Otra Campagne : Nous devons nous unir...
18 International Succès de l'initiative I 07
19 Culture Interview de Combo Quilombo
20 Divers


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