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(fr) Rencontre - Ni CPE, ni CDI... - Paris 14-15 octobre 2006

Date Wed, 4 Oct 2006 11:10:07 +0200 (CEST)


Invitation pour la rencontre des 14-15 octobre à Paris

Au mois de juin, quelques personnes ou groupes plus ou moins constitués de
différentes villes de France se sont réunis à l'appel de l'ex-collectif « chômeurs,
précaires, étudiants » à Toulouse (voir texte 1). Ceux qui ont répondu à cet appel
se sont reconnus dans une tendance « ni CPE, ni CDI » qui a émergé durant le «
mouvement anti-CPE », même si certains ont pu trouver ce mot d'ordre insatisfaisant
et réducteur (voir texte 2).

Les discussions ont dépassé le bilan du mouvement, il a été question notamment des
« émeutes de novembre 2005 ». Lors de cette rencontre, sont apparues la volonté de
sortir des limitations catégorielles et celle de trouver comment se coordonner et
s'organiser, sans retomber dans le réseau d'individus, ni dans une structure rigide
et bureaucratique.

Une prochaine réunion a été décidée : elle se tiendra !

Cette rencontre qui était prévue autour du 30 septembre aura lieu
finalement le week-end des 14 et 15 octobre 2006 à Paris (le lieu sera précisé plus
tard sur la liste).

Les débats seront ce que nous en ferons mais, pour que les textes soient discutés,
il est préférable qu'ils soient envoyés à l'avance sur la liste.

Pour notre part nous nous chargerons de la logistique : merci de préciser sur cette
liste le nombre de personnes qui souhaitent venir pour les questions d'hébergement

Nous comptons sur votre participation, notamment en faisant circuler l'invitation à
bon escient.

A bientôt.

Contact : petiteriviere(a)lists.nokods.org


--------------

Annexes : texte 1 - appel de Toulouse


Appel à coordination nationale des collectifs ni cpe ni cdi

Le dernier mouvement qui a été amorcé par le refus du CPE à mis en lumière
une crise bien plus profonde. Comme pour la révolte de novembre 2005, les
médias ont bien évidement caché l'essentiel : une partie de la
population s'oppose à ce système et lutte en dehors du carcan
politico-syndical habituel.

Pendant le mouvement les syndicats ont une fois de plus joué leur rôle de sabotage
social en appelant pas à la grève générale. Depuis 1968 la place de ces syndicats
au côté du pouvoir est évident, mais cette
fois-ci, ils se sont complètement fait déborder par la spontanéité de la lutte. Des
nouvelles méthodes ont été inventé : blocage économique comme en Argentine, appel
direct à la grève général auprès des travailleurs, déménagement des ANPE et agences
d'intérims... On a vu aussi beaucoup de textes circuler dans toute la France
refusant le salariat, la valeur travail et le rapport marchand.

On pourrait dire qu'une tendance « Ni CPE-Ni CDI » a vu le jour
spontanément. Pour toutes ses raisons l'ancien collectif
Chômeur-Précaire-Etudiant de Toulouse fait un appel à une rencontre nationale
auprès de toutes les personnes ayant lutté dans ce sens. Ce sera l'occasion
d'échanger ensemble, de débattre et peut être de
s'organiser en vue luttes futures.

Cette rencontre aura lieu le Samedi 17 et Dimanche 18 Juin au parc de la Mounéde à
Toulouse à partir de 10H à l'occasion du festival L'ATIPIK. Des hébergements seront
proposés.

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Annexe : texte 2 - contribution de paris pour Toulouse

« Ni CPE, Ni CDI »
Oui, mais non ...

Dès le début du mouvement, une tendance « ni CPE ni CDI » a vu le jour.

Cet énoncé a eu sa force et son efficacité en cela qu'il posait un dépassement de
la seule question du CPE.

En effet, le refus du CPE pouvait s'entendre, et d'ailleurs certains l'exprimaient
ainsi, comme l'aspiration à un emploi stable, assuré et sécurisé, incarné par
l'idéal d'un « CDI pour tous ». « Ni CPE ni CDI » est une formulation qui présente,
à notre sens, l'avantage de ne pas réduire la question de la précarité à une forme
contractuelle : ce n'est pas la forme juridique que revêt le travail qui importe
mais bel et bien les conditions matérielles imposées par sa restructuration. Non
seulement certains CDI sont précaires (caissières, temps partiels, équipiers de
fast-food, par exemple : autant d'emplois, souvent en CDI, où les horaires et les
tâches sont ajustés au gré des patrons, le
salaire minable et la démission prévue dès le début), mais encore,
tendanciellement, la précarité touche toutes les formes d'emploi. Ainsi,
l'invocation d'un CDI comme forme idéale du travail procède d'une
illusion. Cependant, si la précarité est en effet le mouvement général de la
restructuration du salariat, il ne s'agit pas pour nous de la poser comme le mal
absolu qui contamine l'organisation du travail.

Le mouvement de précarisation constitue le modèle actualisé (dans la présente phase
de restructuration du capital) de gestion de la
main-d'oeuvre et de vente de la force de travail. Ce constat fait, pas question
pour autant de revenir à un autre modèle qui, en son temps, révolu, et de manière
différente, permettait l'organisation de cette même vente : plein-emploi et
compromis fordiste, salariat stabilisé dans l'espace d'une même usine ou dans une
même branche le temps de toute une vie, encadrement des loisirs et du temps hors
travail pour assurer la reproduction de la main-d'oeuvre, possibilité
d'augmentation salariale et de promotion, représentativité syndicale et défense du
travailleur... Le problème est bien moins l'organisation de l'exploitation que
l'exploitation elle-même.

Il ne s'agit pas pour nous de retomber dans le partage entre bon et mauvais
travail. Ni de poser un refus aristocratique, individuel et toujours sans effet du
travail. « Faut vraiment être con pour bosser ». Mais si les gens travaillent ce
n'est sûrement pas par plaisir mais bien pour de l'argent. Du potager autogéré à la
communauté Emmaüs, personne n'a encore trouvé - et pour cause - de solution
alternative, massive et offensive au problème de la subsistance dans un monde
capitaliste ...

Nous voulons poser au contraire la question du travail et de ses formes actuelles
comme quelque chose qui nous tient tous, avec ou sans emploi, et contre quoi nous
voulons nous organiser et lutter.

Or, à notre connaissance, le slogan « ni CPE ni CDI » n'a jamais
vraiment pu la poser, ni même pu déboucher sur des formes d'actions. Ne pas poser
cette question, y compris jusque dans la rigidification
purement étudiante du mouvement (comme si les étudiants ne travaillaient pas...) a
été pour nous une des impasses de ce mouvement.

Pour notre part, dès l'occupation de l'EHESS, nous avons essayé de constituer un
lieu d'organisation pour ceux qui ne trouvaient pas leur place dans les AGs
étudiantes. Nous ne pouvons pas dire pour autant que cela a permis de dépasser en
actes la question du corporatisme, ni de trouver des modes d'organisation
efficaces, ni de poser la question du travail de manière satisfaisante.

Cette expérience a quand même permis de produire collectivement
quelques textes que, nous qui avons continué à nous réunir après l'AG en lutte,
nous apportons à cette rencontre en plus de cette contribution rétrospective au
débat.

Paris, Juin 2006


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