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(fr) Pour faire reculer l'Etat et le patronat, ne comptons que sur nous meme !

Date Tue, 28 Mar 2006 23:00:14 +0200 (CEST)


tract du groupe de Seine Saint Denis de la coordination des groupes
anarchistes.
 
Pour faire reculer l'Etat et le patronat,
Ne comptons que sur nous même !

Voilà plusieurs semaines que nous avons engagé la lutte contre le CPE. De
manifs en grève, chaque journée de lutte apporte une pierre à l'édifice de
la riposte sociale. Déjà, le gouvernement vacille et commence à parler
« d'aménagement » et de « retrait », tout en réprimant, en tabassant au
besoin. L'issue est incertaine, mais, sur nos lieux de travail, d'étude,
et sans nos quartiers, il nous faut continuer à nous organiser, à
convaincre autour de nous et à accroître le rapport de force. Nous sommes
nombreuses et nombreux dans la rue, mais si universités et lycées sont
mobilisé-e-s, la mobilisation des travailleuses et travailleurs est
encore timide.

Pourquoi cette faible mobilisation des travailleuses et travailleurs?

Parce que la répression patronale, dans le secteur privé, vise à intimider
les salariés qui font grève, avec le chantage au licenciement. Parce que
dans le public, il y a encore du chemin à faire pour que chacun et
chacune se sente concerné : on a construit plus que jamais la division en
faisant de la lutte contre le CPE une lutte de « jeunes » : le CPE n'est
qu'une étape dans l'offensive patronale, qui, après le CNE et en
attendant le Contrat de travail Unique (la même précarité pour tout le
monde), vise à liquider le code du travail, à accroître les logiques
d'exploitation déjà en oeuvre. Après les retraites, la sécu, l'appétit
patronal est sans limite. Ces vautours nous volent déjà chaque jour le
fruit de notre travail, cela ne leur suffit pas ! Face à une classe
capitaliste bien organisée, disposant de puissants relais médiatiques, et
d'un bras armée, l'état, les
organisations de luttes ont souvent une attitude défaitiste. Les partis
politiques ne visent qu'à se préparer une place au soleil aux prochaines
échéances électorales. Les bureaucraties syndicales
organisent le décalage entre les luttes (grève étudiante et lycéenne le
23, grève interpro le 28). Seuls quelques syndicats de lutte et sections
syndicales de base, minoritaires, font réellement l'union avec les
étudiants. Pourtant dans toutes les organisations syndicales, nombreuses
et nombreux sont celles et ceux, qui, à la base veulent en découdre. La
démoralisation, l'absence de perspective, les défaites accumulées faute
de stratégie pèsent aussi durement sur les capacités de mobilisation
collective. Il nous faut reconstruire un rapport de force à la base dans
les entreprises. Cela n'a rien de facile, mais nous le pouvons, si nous
le voulons, et si nous luttons ensemble. Chacun dans son coin, ça ne sert
à rien, on perd. C'est tous ensemble qu'il faut lutter.

Comment gagner ?

Les luttes victorieuses du passé nous donnent quelques pistes : en
reprenant nos affaires en main, en tapant là où ça fait mal : au
portefeuille les patrons : la grève et sa généralisation
interprofessionnelle, les blocages, la paralysie des transports, les
occupations. Pour cela il nous faut intervenir dans nos syndicats, sur
nos lieux de travail, de vie, d'étude. Ne pas laisser aux politiciens et
aux bureaucrates l'organisation de la lutte. Confronter le discours
dominant. Les patrons et l'Etat ne sont jamais autant nerveux que quand
on passe de la bataille d'opinion à l'action directe sur l?appareil de
production et sur les profits, des perspectives électorales à
l'offensive dans la lutte des classes. Plus nous serons nombreuses et
nombreux, plus nous ferons perdre du pognon aux requins de la finance,
plus ils reculeront.

Et après ?

Quelle que soit l'issue du combat, la lutte ne doit pas s'arrêter là.
Parce que leurs avancées sont faites de nos reculs. Parce que le CPE
n'est qu'un stade de plus dans la précarité et l'exploitation. Parce que
l'idée de l'égalité économique et sociale, n'a rien d'une utopie. Elle
est la seule alternative à la barbarie capitaliste. Pas d'égalité réelle
sans abolir le salariat, sans remettre en cause la division
dominant-e/dominé-e, sans mettre à bas l'Etat et les patrons, sans
partager les richesses, sans reprendre le contrôle des moyens de
production et d'échange.
Pour cela, il nous faut nous organiser, pour faire face à l'isolement,
dans les périodes difficiles. Dans les syndicats, dans les structures de
lutte (coordinations, collectifs...), en mettant nos forces en commun, en
se gardant des politiciens et des bureaucrates nous pouvons construire la
riposte pour autogérer la société.
Toutes les dynamiques autogestionnaires construisent, ici et maintenant,
les conditions d'une autre société, dans laquelle nous gérerions
l'économie avec comme seul but la satisfaction de nos
besoins.


Groupe de Seine Saint Denis
liaison93(a)c-g-a.org
site : www.c-g-a.org
Adresse : c/o La mauvaise réputation, 20, rue Terral 34000 Montpellier

[ expéditeur/expéditrice <liaison93(a)c-g-a.org> ]


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