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(fr) Bulletin "Luta Social": syndicalisme revolutionnaire aujourd'hui [pt,en]

Date Mon, 20 Mar 2006 22:54:11 +0100 (CET)


par Manuel Baptista
coordinateur du Collectif portugais de la FESAL-E
fesal-portugal(at)hotmail.com

à l'occasion du Centenaire de la Charte
d'Amiens, du Congrès de la CGT française

------

Le syndicalisme, ou bien il est réellement révolutionnaire,
ou alors il se transforme en un instrument de contrôle
de la classe dominante sur la classe opprimée.

La tendance à la conciliation entre classes (antagonistes)
n?est pas seulement insufflée de l?extérieur de la classe
ouvrière.
Au contraire, c?est du dedans de la classe ouvrière
elle-même que se forme la tendance à la conciliation
de classes. Ceci parce que l?organisation capitaliste
du travail va permettre et stimuler une différentiation
permanente aux niveaux des salaires, des conditions
de vie et des statuts parmi les travailleurs. La séparation
artificielle entre travailleurs « manuels » et «intellectuels»
est maintenue par ceci même.

La seule possibilité de lutte pour les travailleurs, dans
une société dominée par le capitalisme ? où a lieu,
en fait, le phénomène de régression de toutes les idées
généreuses d?égalité et de solidarité, en conséquence de
l?offensive agressive de l?idéologie globalisante et
neolibérale ? c?est leur organisation autonome.


Dis-moi d?où vient ton fric, je te dirai qui tu es!

C?est à dire, si l?argent d?une organisation de travailleurs,
d?un syndicat, vient seulement des travailleurs eux-mêmes,
qu?ils soient associés du syndicat ou d?autres travailleurs
des organisations solidaires, avec ils sont en alliance /
fédérés, sous une ou une autre forme, il ne sera pas
impossible, mais cependant moins facile qu?ils entrent
en collusion avec le patronat et ses politiciens.

Mais, si, au contraire l?organisation dépend des subsides
de l?État, si elle dépend des ?aides? des organisations
régionales de la mondialisation capitaliste, tel le
cas des confédérations européennes affiliées à la
C.E.S. (Confédération européenne de syndicats),
sous la dépendance totale des financements de l?U.E.,

inteiramente dependentes de financiamentos da U.E.,
comment peut-on espérer que de telles organisations
fassent preuve d?indépendance, de capacité de lutte, de
volonté de combat?

-Que peut-on espérer, sinon une permanente trahison
de leurs associés (et de la classe ouvrière en général)
á la table des négociations?

-Que peut-on espérer, sinon qu?ils signent des « pactes »
qui consacrent la perte de droits et garanties, durement acquis
aux prix de luttes de classes de décennies?

- Que peut-on espérer, sinon l?abandon des positions les
plus fondamentales telles la défense des conventions de l?OIT
souscrites par les syndicats, le patronat et les gouvernements
de la plupart des pays européens?

Le problème qui concerne le syndicalisme européen n?est pas seulement
européen


Ceci parce qu?il existe une mondialisation et l?Europe de l?U.E.
est l?un des protagonistes de cette mondialisation, qui perpétue
les mécanismes neo-coloniaux et impérialistes dans de vastes
régions du Globe. Les Etats-Unis ont beau être la super-
puissance hégémonique, il ne fait aucun doute que les
bourgeoisies et gouvernements des pays européens participent
aussi à cette mondialisation « neolibérale », la mondialisation
de la misère.


D?un autre côté, il y a l?effet d?attraction qui s?exerce
sur les travailleurs du Monde entier, du modèle d?«État
social européen» (?welfare state?), qui fût l?apanage
des États européens occidentaux en 1950-1970, qui
a commencé à être mis en pièces avec le teacherisme,
dans les années 1980, et ceci continue, systématiquement,
que le gouvernement soit conservateur, libéral,
social-démocrate seul ou en coalition avec des forces qui
se désignent elles-mêmes (encore) comme anticapitalistes
(Par exemple: les gouvernements Jospin en France, avec
la participation du P"C"F).

Il est avéré par l?Histoire depuis cent ans, que
dès qu?il y a une avancée significative, dans les
domaines des droits humains et du travail, au début
conquise par les travailleurs du monde « développé »,
très vite ceux des pays ?en développement? se mettent
á revendiquer les mêmes garanties, obtenant parfois
gain de cause et la consécration de certaines normes
légales plus favorables.
Ceci veut dire aussi que, dès qu?il y a perte des droits
et garanties en Europe, également dans les pays « en
développement » les bourgeoisies rapidement éliminent
celles-la des lois générales et du travail de leurs pays.

Il suffit de penser à l?involution / régression sociale des
dernières 25 années au Portugal, un pays européen, pourtant
avec des standards de développement humain plutôt
proche du ?Tiers-Monde?, où ceci est précisément arrivé.

Malheureusement, le même modèle a été appliqué
à tout notre continent et à l?échelle mondiale, par le
neoliberalisme triomphant.

L?application du modèle involutif, la contre-offensive
du capitalisme dans sa phase néo-libérale, a été
particulièrement cruel dans la destruction totale des
mécanismes sociaux qui existaient dans les pays dits
« socialistes » de l?Est européen, en particulier,
dans les sanglantes et barbares guerres de "partitions
ethniques" en Yougoslavie, déclenchées grâce aux basses
man?uvres des gouvernements allemand et autrichien
(et la bénédiction Jean Paul II), qui ont culminé par
une campagne de terrorisme d?État, dans la guerre
du Kosovo. Dans ce cas aussi, le rôle de la CES a été
transparent, puisque, non seulement elle empéchea
une réponse organisée du prolétariat contre la guerre
d?aggréssion ( la première guerre entre États européens
depuis la fin de la IIe Guerre Mondiale), comme
elle a pris une position d?appui à la campagne criminelle
de l?Organisation Terroriste Nord Atlantique (OTAN)
sous prétexte de «libérer le Kosovo».

Les guerres de l? "Empire" depuis 2001, durant le consulat Bush,
sont aussi le réflexe de l?impuissance et désorientation globale
de la classe ouvrière.

Celle-ci s?est laissé prendre par l?intérieur, c?est à dire,
dont les bourgeoisies ont réussi à coopter discrètement
les leaders ouvriers, soit ceux de la direction des syndicats,
ou des partis dits ouvriers. En réalité, un parti ouvrier,
indépendamment des intentions pures de ses fondateurs,
devient toujours - en fin de compte- un parti de la bourgeoisie,
puisque finalement ce sont ses fils, avec touts leurs réflexes
et préjugés de classe et surtout avec une énorme soif de pouvoir
sur les autres, qui s?approprient la direction et l?appareil.
C?est ainsi que les énergies sont si souvent déviées de l?auto-
organisation des travailleurs, sans que les gens,
révolutionnaires mais ingénu/es, s?aperçoivent
à quel point ils/elles sont manipulé/es.

Nous voyons donc une évolution internationale très
négative pour la classe ouvrière, qui cependant a du
potentiel de rupture à plusieurs niveaux et dans tout
le Monde, étant donné l?exacerbation de la lutte des
classes: notamment les exemples d?Amérique latine
dans les 5 dernières années ou les développements
récents dans la lutte des classes en France.
Cette inévitable montée de la confrontation globale
ne pourra pas être mise en équation par personne, ni
par un «comintern» ou autre ?élite? révolutionnaire.

Ce qui se passe sous nos yeux est indépendant de l?existence
d?une force révolutionnaire organisée forte ou hégémonique
dans tel ou tel pays. Si l?on constate cela, du même coup on
balaye toutes les illusions du léninisme et du mythe de
la construction du «parti », qui dit que seulement sous la
direction du « parti », les « masses » pourront faire la révolution. Au
contraire, la réalité sociale contemporaine vient confirmer
les bases théoriques du syndicalisme révolutionnaire, dans
sa vision la plus large, la moins sectaire? ce qui nous donne
encore plus de confiance pour nous orienter et organiser en
harmonie avec de tels principes et méthodes.


L?unité n?est pas une fin en soi-même et elle se construit dans la lutte

En effet, nous devons savoir avec qui nous devons nous unir.
Soit avec ceux qui partagent les mêmes objectifs ou bien avec
ceux qui ? au bout du compte- sont directement ou indirectement
au service de l?ennemi ?
Nous savons trop bien que nous sommes plongés dans une vaste
guerre de classes, dont le dénouement arrivera, s?il arrive, après le
triomphe de la Révolution Sociale.

Si nous continuons à donner un crédit aux bureaucrates syndicaux,
si nous faisons alliance avec eux et taisons les vérités sur ces faux
amis, vrais amis de nos ennemis, que pouvons-nous attendre ?
Le prolétariat (les hommes et femmes qui -d?une façon ou d?une
autre- produisent tout) va rester dramatiquement impuissant.
Ceux-la même qui pourraient faire arrêter la machine de guerre
-et de toutes les guerres ? et réorganiser le monde sous de nouveaux
principes.
Donc, nous ne pouvons retrouver les chemins de la lutte
que si nous bâtissons notre syndicalisme du XXIe. Siècle,
c?est á dire, un syndicalisme qui se propose de détruire le
monstre capitaliste, un syndicalisme expression authentique
et légitime des travailleurs organisés, celui-la qui ?
parce qu?il défend la vraie indépendance de classe ?
n?admet pas d?ingérences d?organisations non-
syndicales dans la vie des syndicats et dont les membres
prennent les décisions en assemblées, suivant la
méthode de la démocratie directe, en mandatant les
directions, du niveau local au confédéral.

(*)
FEDERATION EUROPÉENNE DE SYNDICALISME ALTERNATIF - EDUCATION

http://luta-social.blogspot.com

http://www.fesal.it





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