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(fr) Classes en lutte - edition du 17 mars

Date Sun, 19 Mar 2006 11:38:06 +0100 (CET)


Pour suivre la lutte au quotidien...

Vous trouverez le Classes en lutte... au quotidien ! édition du vendredi
17 mars à cette adresse :
http://jeremie.detrey.free.fr/fte/rubrique.php?id_rubrique=35

Merci de le diffuser aussi largement qu'il le mérite.
Rappel : le format d'impression est A3 (sinon on ne peut pas lire...) Pour
pouvoir le lire sur votre ordinateur télécharger PDF Reader c'est un
logiciel libre équivalent d'Adobe reader mais moins commercial et surtout
plus léger ! http://www.foxitsoftware.com/download.htm

Pour tout abonnement ou résiliation d'abonnement, il suffit de nous
répondre à cette adresse...

Pour suivre la lutte au quotidien


CLASSES EN LUTTE..., le bulletin internet de la fédération CNT des
travailleurs et travailleuses de l'éducation passe à une formule « quasi »
quotidienne pour répondre aux enjeux du mouvement social actuel. Il nous a
semblé que notre rôle en tant que syndicat était d'offrir un outil
supplémentaire pour développer et renforcer la mobilisation.
Avec cette diffusion au jour le jour, nous entendons proposer un espace
d'information indépendant, tant la manipulation gouvernementale,
relayée par des médias complaisants et/ou ignorants est flagrante.
Mais notre ambition ne s'arrête pas là : cette lutte contre la loi sur
l'égalité des chances a également besoin d'une tribune de réflexion,
d'échanges et de propositions.
Cette initiative entend répondre à cette exigence, dans la limite de
nos moyens et avec un esprit d'ouverture et de détermination.
Le comité de rédaction


CLASSES EN LUTTE... édition du 17 mars 2006
PAS DE RETRAIT... PAS DE PAIX !


SOMMAIRE :
La chaîne
Face à la violence de l'État et du patronat : la grève !
Combattons Pour l'Égalité
Pour gagner... il faut lutter !
Pédagogie... émancipatrice !
Nous ne lâcherons rien ni personne
Ensemble dans la galère, ensemble dans la lutte
La journée du 16 mars : 500.000 manifestants
Et pendant ce temps-là, les conneries du jour

LA CHAÎNE - La scène a lieu ce matin, jeudi 16 mars. La journée est dite «
de mobilisation ». Comme chaque jour, la grille du lycée professionnel de
Mantes-la-Ville est encore fermée, quelques petits groupes patientent, le
soleil peine à les réchauffer. Un bruit monte, un noyau plus imposant
s'avance, ce qu'il dit n'est encore qu'une rumeur. Au milieu des cris qui
grandissent, difficile de bien saisir ce qui se passe, mais c'est certain,
cette rentrée n'est pas une rentrée comme les autres.
Au milieu des rires, une chaîne humaine se forme, filles et garçons, un
peu gauches, un peu gêné(e)s. Mais, en entonnant «Non au CPE !», le groupe
se remotive et se poste devant la grille. Une poignée seulement, pour le
moment. Le petit portail s'ouvre, la chaîne n'ose pas encore bloquer, elle
reste devant la grande grille, pourtant bien fermée. Une silhouette veut
rentrer, elle se faufile sans problème... La chaîne se referme sur
elle-même, discussions, mise au point. Elle se reforme mais ce coup-ci
devant la petite ouverture, la seule qui donne vraiment accès au lycée.
Les spectateurs de la scène se rapprochent, visiblement peu décidés à
rentrer. La chaîne s'élargit : un rang, puis deux, elle devient groupe
compact. Certains passent, très peu, visiblement la consigne est aussi
simple qu'efficace : ceux qui veulent entrer le peuvent, mais cela
signifie rompre la chaîne, ne pas se joindre aux autres... Et puis,
derrière cette grille, tout est gris.
La musique arrive, des percussions, des cris désordonnés s'élèvent de
nouveau. Entourant les musiciens, la chaîne en oublie de rester devant la
porte. Les élèves vont-ils pouvoir rentrer ? Non, car après un quart
d'heure, la petite chaîne du début est devenue suffisemment importante
pour bloquer... la rue !
Au rythme des percussions, le cortège part dans les rues de la ville
avant de rejoindre la manif parisienne. Le lycée, lui, reste désert.
Pourquoi vouloir briser cette chaîne ?


FACE À LA VIOLENCE DE L'ÉTAT ET DU PATRONAT : LA GRÈVE ! - De Paris à
Bordeaux en passant par Grenoble, les étudiants se mettent en grève, de
nombreuses universités sont occupées. Un mouvement social se met en route
pour faire barrage à la dictature patronale et à la précarité généralisée.
Les étudiants, les lycéens sont en lutte mais le CPE ne concerne pas que
la jeunesse, il concerne tous les travailleurs. Le CPE fait partie d'un
arsenal législatif qui permet de détruire les quelques droits qui nous
restent. Pour l'État et le patronat tout doit brûler, code du travail,
conventions collectives, protections des travailleurs sans emploi. La
privatisation des services continue (SNCM, Sociétés d'Autoroutes, GDF...),
l'apprentissage commencera à partir de 14 ans. Ils nous veulent exploités
du berceau au tombeau !
Peut-on se contenter d'une manif d'un jour ou un samedi (qui ne bloque
rien, n'empêche pas l'économie de tourner) face à de telles attaques ?
Peut-on demander l'abrogation du CPE et laisser le CNE, qui est le même
type de contrat, en place ?
Face à la violence de la remise en cause des droits des travailleurs, à
la précarisation généralisée qui se met en place dans le public comme dans
le privé, à la répression violente de la contestation, les
étudiants et les lycéens ne doivent pas rester isolés, nous devons
reprendre l'offensive en construisant une lutte interprofessionnelle !
Le Contrat Première Embauche comme le Contrat Nouvelle Embauche permet
de soumettre encore plus les salariés aux ordres des patrons. Avec ses
deux ans d'essai pendant lesquels le patron pourra nous virer sans
justification, motif ou préavis, il faudra être rentable en permanence, ne
pas critiquer, ne pas refuser les ordres, ne pas tomber enceinte, se
soumettre en fermant sa gueule, en baissant les yeux, c'est l'atteinte aux
droits élémentaires de défense des travailleurs ; c'est l'asphyxie de
toute lutte dans le monde de l'entreprise. Bref le seul objectif est de
renforcer la violence patronale !
Nous voilà jetables à tout moment, simple marchandise aux mains du
patronat.
Le vrai objectif du CPE et du CNE est de détruire le contrat à durée
indéterminée et toutes les protections qui s'y rattachent. Avec ces
contrats, c'est tout le plan de destruction des conquêtes sociales qui
continue.
D'un côté (avec le plan Borloo entre autres) on met la pression sur les
privés d'emploi en les fliquant sans cesse, en radiant massivement, en
baissant les allocations ou en les supprimant, de l'autre on contraint
ceux qui ont un emploi à accepter des reculs sociaux, l'augmentation du
temps de travail, des baisses de salaires, la précarité, etc.
Les nouveaux contrats précaires plongent des dizaines de milliers de
travailleurs dans une pauvreté durable, 12 millions de français vivent
avec moins de 843 euros par mois. Des dizaines de milliers de
travailleurs privés d'emplois se sont fait radier des Assedic et sont
allés grossir le 1.200.000 de RMIstes, un quart des SDF sont des
travailleurs dont le salaire ne permet pas de trouver un logement. La
seule réponse de la clique MEDEF/UMP à tout cela : toujours plus de
précarité et de sécuritaire.
Jusqu'à quand allons-nous supporter les régressions sociales alors que
les bénéfices des entreprises françaises ont augmentés de 24% en 2005 ?
Il est temps de construire l'unité de tous les travailleurs à la base
(syndiqués, non syndiqués, du public, du privé, hommes, femmes,
français, immigrés, avec ou sans emploi, travailleurs en formation :
lycéens, étudiants), dans des assemblées générales souveraines, loin des
stratégies des bureaucraties syndicales dont les intérêts ne sont pas les
nôtres, et qui sont plus souvent à la recherche de tel ou tel privilège,
tel ou tel strapontin, que de la défense des travailleurs.
Pour la suppression des Ordonnances Villepin (dont le CNE), du Plan
Borloo, de la loi sur l'égalité des chances (dont le CPE), des lois
sécuritaires... Pour un partage du temps de travail et un partage
égalitaire des richesses.
Nous n'aurons que ce que nous prendrons.
Ils ont l'argent, les forces répressives, la plupart des médias... Nous
avons nos armes : le nombre, la grève, les occupations, les blocages,
l'action directe, le sabotage, la réappropriation des moyens de
production.
Puisque personne ne galère à notre place, que personne ne décide à notre
place.
CNT 38


COMBATTONS POUR L'ÉGALITÉ - La CNT-FTE se félicite de la mobilisation du
16 mars, avec 500.000 personnes dans les rues de France, les étudiants
ainsi que les travailleurs en grève démontrent que la mobilisation contre
le CPE s'amplifie.
Face à ça le gouvernement choisit une nouvelle fois la matraque en
multipliant les provocations dans les villes mobilisées, c'est le cas à
Rennes, Paris ou encore Lyon où les déploiements policiers n'avaient
d'autre but que d'affirmer la fermeté d'un gouvernement qui cherchent à
compenser sa faiblesse par le coup de force. C'est dans la même logique
que des officines de droite (syndicats étudiants de droite, groupuscule
d'extrême droite...) interviennent plus ou moins violemment dans les
unviersités mobilisées. Si ceci n'était pas suffisant, les syndicats de
policiers déplorent que les autorités aient donné des consignes de
souplesse. Sarkozy a réagi rapidement par une nouvelle provocation
affirmant qu'il ne pouvait assurer qu'il n'y aurait pas de bavures
policières aujourd'hui. Il est donc clair que le gouvernement joue la
stratégie de la tension.
Dans cette situation nous resterons forts, unis et déterminés à étendre
notre action au delà du 18 mars. Le tout sécuritaire ne nous fera pas taire.
(Lyon le 16 mars, le secrétariat fédéral)


POUR GAGNER... IL FAUT LUTTER ! - La CNT rappelle les bases revendicatives
de la coordination nationale étudiante, formée par les mandaté(e)s des
diverses Assemblées Générales issues du mouvement de grève dans les
Universités et les Lycées :
- Retrait du CPE
- Retrait du CNE
- Retrait de la loi sur l'égalité des chances
La CNT insiste sur les points suivants :
- Qu'à l'évidence, ces revendications ne concernent pas uniquement les
milieux universitaires et lycéens.
- Que le mouvement de grève initié dans les Universités et les Lycées a
bien compris que le CPE n'est qu'une extension du CNE pour les personnes
de moins de 26 ans et aux entreprises de plus de 20 salariés. Qu'à ce
titre, le CNE doit être combattu avec autant de force que le CPE.
- Que le CPE fait partie intégrante de la loi dite de l'égalité des
chances. Que cette loi ne fait qu'entériner une organisation sociale
hiérarchisée, fondée sur la précarité physique et morale du plus grand
nombre condamné sans cesse à mériter son existence. Que cette loi conduit
à promouvoir une société où les relations humaines se réduisent à un
rapport de servitude.
- Que pour gagner ce combat social, toutes les forces, travailleur(e)s du
privé, du public, chômeurs, sont appelées à prendre part de manière active
au mouvement afin de le généraliser et le durcir.
La CNT appelle toute personne en rupture avec l'organisation sociale
inégalitaire actuelle à grossir les rangs des contestataires.
La CNT rappelle que les revendications ci-dessus peuvent naturellement
être étendues.
La CNT fait une proposition concrète simple : l'abolition du système
patronat-salariat et son remplacement par la libre association.


PÉDAGOGIE ÉMANCIPATRICE
UN CDI C'EST QUOI ?
C'est un contrat de travail à durée indéterminée. Mais il faut d'abord
rappeler ce qu'est un contrat de travail : c'est un contrat de
subordination. Subordination d'un salarié, qui n'a que sa force de travail
pour vivre , à un patron qui décide qui il embauche et dans quelles
conditions : horaire, salaire, etc... L'entreprise n'est pas un lieu de
démocratie. Le droit du travail s'est construit, en fonction des rapports
de force et des luttes sociales, pour compenser la
position de faiblesse du salarié face à son employeur. Le CDI, bien
qu'encore imparfait, est le seul contrat de travail qui permette à un
salarié de construire sa vie. Il n'empêche nullement à un patron de se
séparer d'un employé et de le licencier, simplement il donne quelques
garanties au salarié que cela ne se fera pas de manière sauvage.
Aujourd'hui la durée moyenne d'un CDI est d'environ onze ans.
POURQUOI LE CPE MAINTENANT ?
Parce que le chômage baisse mécaniquement du fait des départs en
retraite des « baby-boomers » de 1945-47. Les jeunes auraient pu
espérer être attendus sur le marché du travail pour les remplacer. Les
entreprises en manque de salariés, dans l'obligation de recruter, leur
auraient proposé des CDI avec un salaire convenable. Pour éviter cela
plusieurs séries de mesures ont été prises :
. allongement de la durée du travail, par la réforme des retraites, pour
freiner la baisse du chômage
. flexiblisation-précarisation du travail pour diminuer les embauches :
il y a en France 950 000 CDD, 650 000 intérim, 800 000 saisonniers, 3,5
millions de temps partiels ( certains de ces chiffres se recoupent) la
précarité monte : elle passe en 2002 de 1,5 à 2 contrats sur 10. Le CDI,
et c'est pour ça qu'il faut le défendre, représente encore 8 contrats sur
10.
. création de contrats spécifique, CPE-CNE, pour les nouveaux entrants
sur le marché du travail, pour couper court à toute velléité
revendicative.
L'objectif n'est pas, contrairement à ce qu'affirme la propagande
politico-médiatique, de diminuer le chômage, mais de maintenir les
tensions sur le marché du travail, pour contraindre les salariés à
accepter les emplois précaires. La nouvelle convention Unedic
renforçant les moyens de pression sur les demandeurs d'emploi complète ce
dispositif.
TOUT CA POUR QUI ?
Ces dernières années, les grandes entreprises, celles du CAC 40, se
sont réorganisées. Désormais, elles n'emploient plus directement de forces
productives, elles externalisent, sous-traitent... bref elles commandent
aux petites et moyennes entreprises. 97% des entreprises sont des
entreprises de moins de 50 salariés, elles emploient 8
millions de salariés. C'est à ces entreprises qu'est dévolu le rôle de
faire suer le burnous des salariés. C'est dans les entreprises de moins de
10 salariés que le code du travail est le plus mis à mal, que l'on trouve
le plus de temps partiel, de CDD, d'intérim, d'accidents du travail, de
maladies professionnelles, les plus bas salaires, les plus longues durées
du travail, le plus d'heures supplémentaires impayées... et le moins de
défense syndicale, pas d'élus du personnel. Les patrons, coincés par les
donneurs d'ordre des grandes entreprises, y
surexploitent leurs personnels. Résultat : 57 milliards d'euros de
bénéfices en 2004 pour les entreprises du CAC 40 et 2005 s'annonce encore
plus juteux, une réponse à ceux qui se demandent où passe les milliards de
subventions aux entreprises, pourquoi le trou de la sécu et la baisse du
pouvoir d'achat...
De tous temps les salariés ont dû se battre pour obtenir de meilleures
conditions sociales. Aujourd'hui cela passe par l'exigence d'un code du
travail plus protecteur. Dans ce système économique, le chômage ne
diminuera que si les patrons, ne pouvant plus recourir aux contrats
précaires, se voient contraints pour faire tourner leurs entreprises de
créer de vrais emplois en CDI.
Le projet du MEDEF et du gouvernement c'est le travail jetable dès le
plus jeune âge jusqu'à la tombe. Le patronat n'en aura jamais fini avec la
misère, l'injustice et l'exploitation. Contre la propagande
gouvernementale assénée chaque jour à domicile par les médias.
Suscitons les discutions publiques, les débats afin que chacun
comprenne que le chômage et la précarité ne sont pas une fatalité
économique. Auto-organisons-nous dans des organes de luttes, combatifs et
démocratiques ! C'est dans la rue, sur nos lieux de travail par la grève
que nous ferons reculer l'État et le patronat et que nous
gagnerons de nouvelles conquêtes sociales ! Grève générale !
Notre précarité c'est leurs profits : soyons inflexibles !
PS : Merci à Gérard Filoche, inspecteur du travail et militant PS, pour
sa contribution involontaire à ce tract. Même si nous ne cautionnons pas
ses solutions, nous avons trouvé des analyses pertinentes sur son site :
http://www.democratie-socialisme.org/
CNT 29


NOUS NE LÂCHERONS RIEN NI PERSONNE... - Soirée de soutien : dimanche 19
mars 2006 au CICP à partir de 17h 21 ter rue Voltaire - 75011
Soirée de soutien à RESF (Réseau éducation sans frontière) et Défense
Active (Contre la répression du mouvement lycéen).
Infos, tables de presse, débats et musiques avec :
. Sons de Lucha (Street punk Bordeaux)
. Brixton Cats (Punk Rock Paname)
. MC Duval (Hip Hop insolent - Etang de Berre 13)
PAF 5 euros


ENSEMBLE DANS LA GALÈRE, ENSEMBLE DANS LA LUTTE - Les personnels du lycée
Jean-Jaurès de Montreuil (93) se sont réunis ce 14 mars 2006 en Assemblée
Générale avec leurs sections syndicales FO, SNES, CNT et SUD
· Conscients du fait que la précarisation générale et les attaques contre
le droit du travail sont une menace directe pour leur statut et pour
l'avenir de leurs élèves,
· Conscients de l'importance de l'enjeu que représente le retrait du CPE
et du CNE pour les salariés, pour la jeunesse de ce pays,
· Mesurant la montée du refus de ces contrats dans la jeunesse et chez
les salariés de ce pays notamment dans leur établissement où les lycéens
se sont mobilisés massivement dès le 7 mars et de manières continue depuis
lundi 13 mars
· Indignés des réponses que donne le gouvernement à l'exigence qui monte
vers lui de retirer le CPE-CNE, de la pédagogie méprisante du Premier
Ministre d'une part, les coups de bâtons de ses forces de l'ordre d'autre
part
· Soucieux dans l'intérêt même des lycéens qui leur sont confiés que
l'action commune ne s'effiloche pas dans le temps et porte ses fruits au
plus tôt
1. appellent tous leurs collègues à participer massivement à la grève du
16 aux côtés des étudiants, des lycéens et des salariés
2. seront présents le 16 mars dès 8h devant le lycée Jean Jaurès et
manifesteront ensemble avec leurs élèves l'après-midi Place d'Italie à 14h
3. informent qu'ils se réuniront le vendredi 17 mars dès 8 heures en
Assemblée générale pour décider des suites éventuelles à donner à leur
action ;
4. appellent au cas où le CPE-CNE ne serait pas retiré vendredi soir de
participer massivement à la manifestation du 18 mars


LA JOURNÉE DU 16 MARS : 500.000 MANIFESTANTS
Paris : nouveau rassemblement dans la soirée place de la Sorbonne, tirs
de gaz lacrymogène.
Lyon : 10.000 manifestants ont défilé pour demander le retrait du CPE.
Angers : des étudiants et lycéens angevins manifestant contre le
contrat première embauche ont investi les voies de la gare d'Angers,
entraînant des perturbations sur la ligne Paris-Nantes.
Bretagne : plusieurs gares avaient été envahies par des manifestants
anti-CPE.
Paris : 120.000 manifestants dans la capitale, des incidents à hauteur
de Sèvres-Babylone, face-à-face avec les CRS.
Poitiers : 8.000 personnes ont manifesté dans la ville.
Toulouse : 17.000 manifestants ont défilé contre le CPE.
Caen : 15.000 personnes contre le CPE.
Montpellier : 10.000 manifestants contre la précarité et le CPE. Le
Mans : sit-in de 500 étudiants et lycéens sur les voies à la sortie
nord de la gare. Parmi les gares bloquées, figuraient Le Mans,
Saint-Brieuc, Morlaix, Angers et Vannes.
Clermont-Ferrand : 10.000 personnes ont défilé contre le CPE.
Lille : 12.000 lycéens et étudiants ont défilé dans le froid dans les
rues du centre-ville.
Strasbourg : 6.000 personnes ont défilé dans le centre pour réclamer le
retrait du CPE.
Bordeaux : 25.000 personnes ont manifesté
Orléans 5.000 manifestants
Entre 14h00 et 15h00
Rennes : 15.000 manifestants dans les rues. Heurts entre jeunes et
policiers
Bobigny : 2 policiers et une lycéenne ont été légèrement blessés lors
d'échauffourées jeudi à la mi-journée devant la mairie du Raincy où
plusieurs centaines de lycéens étaient rassemblés.
Grenoble : Cinq mille personnes, en majorité des étudiants, ont
manifesté jeudi matin à Grenoble pour le retrait du contrat première
embauche (CPE).
Marseille : 15.000 manifestants dont de nombreux lycéens, dans le
centre-ville pour demander le retrait du CPE.
Le Havre : 4.000 manifestants ont défilé contre le CPE.
Paris : des lycéens anti-CPE ont érigé de mini-barricades faites
notamment de poubelles renversées et ont entièrement bloqué à la
circulation sur le cours de Vincennes, devant le lycée Hélène-Boucher dans
le 20e arrondissement.
Toulouse : affrontements à l'Université des Sciences sociales de
Toulouse, "Arsenal", entre des étudiants grévistes qui avaient occupé les
locaux pendant la nuit et des groupes d'étudiants venus les déloger au nom
de "la liberté".
Mercredi soir :
Paris : le lycée Maurice Ravel (Paris XXe) a été envahi mercredi en fin
d'après-midi par une cinquantaine de jeunes qui l'ont occupé avec
l'intention d'y passer la nuit.


ET PENDANT CE TEMPS LÀ, LES CONNERIES DU JOUR
Le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, sur
France-Info: "si aujourd'hui, c'est la rue qui fait la loi, nous
rentrons dans un système qui n'est plus le système républicain".
Nicolas Sarkozy se rend à la salle de commandement de la préfecture de
police afin de superviser le dispositif mis en place pour la
manifestation contre le CPE. "On a identifié 500 individus à risque",
explique le ministre. "Pas de gros problème." Non, non, juste 499.500 «
sans problèmes » encore en liberté dans les rues...
Lure, la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité,
Catherine Vautrin, explique à des lycéens que "le CPE est un CDI".
Gilles de Robien appelle les manifestants à "penser à ceux qui sont au
chômage : parce que les étudiants, ce n'est pas pour eux (le CPE), ce sera
dans deux ou trois ou quatre ans"...
Dans le même sac, et en plus on comprend pas ce qu'elle dit... Ségolène
Royal: "Les jeunes ne comprennent pas que le message du gouvernement ne
soit pas celui qui consiste au contraire à dire aux entreprises :
faites confiance aux jeunes, donnez-leur leur chance et pas un travail au
rabais".


CLASSES EN LUTTE... comme l'ensemble des publications de la CNT, est
rédigé et maquetté par des syndiqué(e)s, après leur journée de travail.
Notre syndicalisme, refusant toute bureaucratisation, fonctionne sans
permanent et sur la base de la rotation des tâches afin que chacun/chacune
s'implique concrètement dans le fonctionnement du syndicat.


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