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(fr) Classes en lutte - edition des 15-16 mars

Date Wed, 15 Mar 2006 14:46:37 +0100 (CET)


Pour suivre la lutte au quotidien...
Vous trouverez le Classes en lutte... au quotidien ! édition du mercredi
15 et jeudi 16 mars (pas d'édition demain soir pour cause de réunion du
comité de rédaction) à cette adresse :

http://tmp.lautre.net/greg/

Merci de le diffuser aussi largement qu'il le mérite.
Rappel : le format d'impression est A3 (sinon on ne peut pas lire....)
Pour pouvoir le lire sur votre ordinateur télécharger PDF Reader c'est un
logiciel libre équivalent d'Adobe reader mais moins commercial et surtout
plus léger ! http://www.foxitsoftware.com/download.htm

Pour suivre la lutte au quotidien


CLASSES EN LUTTE..., le bulletin internet de la fédération CNT des
travailleurs et travailleuses de l'éducation passe à une formule « quasi »
quotidienne pour répondre aux enjeux du mouvement social actuel. Il nous a
semblé que notre rôle en tant que syndicat était d'offrir un outil
supplémentaire pour développer et renforcer la mobilisation.
Avec cette diffusion au jour le jour, nous entendons proposer un espace
d'information indépendant, tant la manipulation gouvernementale,
relayée par des médias complaisants et/ou ignorants est flagrante.
Mais notre ambition ne s'arrête pas là : cette lutte contre la loi sur
l'égalité des chances a également besoin d'une tribune de réflexion,
d'échanges et de propositions.
Cette initiative entend répondre à cette exigence, dans la limite de
nos moyens et avec un esprit d'ouverture et de détermination.
Le comité de rédaction


CLASSES EN LUTTE... édition du 15 et 16 mars 2006
Attention ! Notre lutte est contagieuse


SOMMAIRE :
Citations
Lettre ouverte aux étudiants qui voudraient que la grève se termine
Combattons Pour l'Egalité
BNF contre CPE
La journée du 14 mars heure par heure
nous ne lâcherons rien ni personne
La Sorbonne aux étudiants... et aux travailleurs !
La démocratie syndicale c'est pas pour demain


CITATIONS...
1) LE CPE, C'EST BIEN, PLUS DE CONTRAT DU TOUT C'EST MIEUX... La
présidente du Medef, Laurence Parisot, espère que le contrat première
embauche (CPE) sera mis en oeuvre et salue le choix "très clair et
courageux" du Premier ministre pour combattre le chômage des jeunes. [...]
Mais la dirigeante de l'organisation patronale a également
demandé des discussions avec le gouvernement sur une réforme globale du
marché du travail en France. Elle a estimé qu'il fallait ouvrir avec le
gouvernement "des discussions les plus larges possibles pour une
réforme cohérente et globale" et fait valoir que "le contrat de
travail, la remise à plat de l'assurance-chômage et le service public de
l'emploi constituent un tout". (dépêche Reuters)
2) ON S'EN CONTREFOUT - Daniel Cohn-Bendit est interrogé par les
journalistes et constate lui-même qu'il n'a rien à dire... D'ailleurs
Chirac est actuellement en Allemagne !
3) BENÊT - Philippe de Villiers accuse Dominique de Villepin de
"négocier avec la gauche"...
4) OFFICIEL... "Souhaitez-vous la levée du blocage ?"
Université Lille 3 : non (1958), oui (923), nombre de votants (2881) IUT B
: non (150), oui (77), blanc (13), nombre de votants (240).
(Chiffres mis en ligne sur le site de l'université). Ceci dit, la plupart
des Ag se prononcent à juste titre contre la tenue de ces
pseudo-consultations...
7) RETOUR À LA NORMALE... «La Sorbonne aux étudiants !» scandent depuis
5 jours des manifestants de plus en plus nombreux.
6) ESPOIR - «Ni CPE, ni CDI, réapproprions-nous nos vies !» peut-on
lire à l'entrée d'un amphi de la fac de Lyon.
7) PERPECTIVES - Nous ne lâcherons rien... (ni personne) !


LETTRE OUVERTE AUX ÉTUDIANTS QUI VOUDRAIENT QUE LA GRÈVE SE TERMINE - Ce
texte, distribué aux étudiants de Nanterre il y a quelques jours aurait
très bien pu être écrit dans n'importe quelle université en France. Il
révèle la misère intellectuelle d'étudiants manipulés par des mouvements
pro-gouvernementaux mais elle démontre aussi l'engagement grandissant des
salariés dans la lutte (voir également nos brèves...)
Chers étudiants,
Ce matin vous avez trouvé des tracts en nombre, des autocollants à foison,
proclamant « Stop la grève ». Votre formation universitaire devrait vous
fournir un regard critique sur le monde qui vous entoure. Il n'est donc
pas déplacé de se poser quelques questions :
* D'où viennent ces tracts et ces autocollants ?
* Quelle organisation a ses locaux au siège de ce « collectif des
étudiants contre le blocage de l'université de Nanterre » qui signe le
tract ?
* Qui paye et qui organise ces distributions massives ?
Le gouvernement est en train de détruire ce qui reste du code du
travail. Vous avez sous les yeux tous les jours les effets d'une
précarité qui ne cesse de grandir dans le pays, d'une misère qui ne cesse
d'augmenter, d'un chômage qui s'élargit malgré les manipulations des
statistiques. Nous pouvons témoigner de la dégradation des conditions de
travail, des divisions nouvelles qui sont introduites pour dresser les
salariés les uns contre les autres, dans le but évident de favoriser la
soumission généralisée.
Vous avez encore la possibilité de vous battre pour un avenir meilleur,
pour que vos conditions de travail ne soient pas davantage dégradées.
* Si le projet Devaquet a été retiré en 1986 (après l'assassinat par la
police de Malik Oussekine)
* Si l'institution du CIP a été évitée en 1993 c'est bien parce que les
étudiants se sont battus, ont bloqué leurs facs et lycées, sont
descendus dans la rue. Au début de la lutte, ils étaient une minorité,
ne l'oubliez pas !
Empêcher le gouvernement de casser vos efforts pour obtenir un avenir
meilleur est possible !
Allez dans les assemblées, discutez avec vos camarades qui ont pris
l'initiative des blocages et n'oubliez pas que la responsabilité du CPE
revient à ceux qui voudraient aujourd'hui empêcher la grève.
Sans les blocages des facs le CPE serait passé comme une lettre à la
poste, sans même la parodie d'une discussion au Parlement. C'est
maintenant que la discussion peut commencer. Les blocages vous ont
donné une parole que normalement vous n'avez pas le droit d'avoir.
Faites-en un usage immodéré, soyez critiques, demandez des comptes à
ceux qui nous gouvernent, empêchez-les de casser vos espoirs !
Un groupe de salariés syndiqués et non syndiqués de la BDIC,
travaillant sur le site de Paris X Nanterre, le 9.2.06


COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Les enseignants de Paris 10 réunis en Ag ont voté
la grève contre le CPE/CNE
Nous sommes enseignants à Paris 10. Opposés au CPE/CNE, nous soutenons
le mouvement étudiant et avons voté ce matin en Assemblée Générale la
grève pour le retrait du CPE/CNE.
Le Président de Paris 10 avait appelé à une consultation des étudiants
sur une question biaisée. Face à la contestation des étudiants, des
enseignants et des personnels IATOS, qui estimaient qu'une telle
intiative était illégitime et dangereuse, il y a renoncé. Mais il a
décidé, unilatéralement, la fermeture du campus. Nous tenons à exprimer
notre oppsiiton à cette décision qui vise à déstabiliser le mouvement et
est contradictoire avec les votes du Conseil d'administration se
prononçant contre le CPE/CNE.
Nous avons réitéré aujourd'hui notre proposition d'organiser une
semaine sans cours, consacrée à des conférences et débats autour des
thèmes du travail, de la formation et de la précarité. Nous exigeons la
réouverture du campus pour pouvoir poursuivre les échanges et les liens
avec les étudiants.
Nous décidons d'être présents aux côtés des étudiants grévistes durant
leur occupation jusqu'à la réouverture des locaux.


COMBATTONS POUR L'ÉGALITÉ
. Un emploi stable pour tous, retrait de tous les contrats précaires .
Retrait de la Loi sur « l'Égalité des Chances », dont le CPE fait
partie (apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans...)
. Le retrait du CNE
. Le réengagement financier de l'État dans le Service Public pour une
Université publique
. Un plan pluriannuel de créations de postes à la hauteur des besoins
dans l'Éducation nationale
. Le retrait de la loi Fillon
. La reconnaissance de nos diplômes
. L'arrêt du traitement répressif des mouvements sociaux, amnistie des
lycéens qui ont participé au mouvement contre la loi Fillon, des
personnes poursuivies suite à la révolte des quartiers populaires en
novembre 2005, des étudiants et des lycéens qui ont participé au
mouvement contre le CPE.


BNF CONTRE CPE - Obtenir le retrait des dispositifs CPE et CNE ? C'est
possible !
Les étudiants ont raison de dénoncer massivement le Contrat Première
Embauche (CPE), et par-là même le Contrat nouvelle embauche (CNE) qui
approfondit la précarité et ouvre la voie au Contrat unique. C'est en
effet une nouvelle attaque contre le Code du travail et les garanties
acquises depuis des décennies par les travailleurs grâce à leurs luttes
collectives. Le remplacement du CDI par le CNE ou le CPE, c'est
l'instauration de la précarité comme nouvelle norme sociale : deux ans de
période d'essai, licenciement sans motifs, etc. Contrairement à ce
qu'affirme le gouvernement, ces nouveaux dispositifs ne créent pas
d'emploi mais visent à se substituer au CDI.
Pour les jeunes, c'est une dépendance économique et financière toujours
plus importante; pour les parents, angoisse, inquiétude et difficultés
matérielles qui fragilisent l'ensemble de la famille.
Dans la Fonction Publique les CDD de courte durée se multiplient, et de
nouveaux contrats encore plus précaires sont mis en place : CAE
(contrat d'aide à l'emploi), CE, PACTE, etc. Parallèlement, le
gouvernement profite des départs en retraite pour supprimer des emplois
statutaires.
Ainsi à la BnF, le sous-effectif est entretenu quand des centaines de
collègues vacataires se voient maintenus dans la précarité et privés de
toutes perspectives d'emploi stable et d'intégration.
Cette précarisation tant dans le public que dans le privé permet au
gouvernement et au MEDEF de faire pression sur l'ensemble des salariés,
sur leurs revenus, les conditions de travail, etc. L'individualisation des
carrières et des salaires permet ainsi de remettre en cause les
conventions collectives dans le privé, les statuts dans le public.
UNITE D'ACTION ! Face à la mobilisation croissante des étudiants et de
certains personnels enseignants, administratifs et des bibliothèques, tels
ceux de Paris I, de Paris III, de Paris VIII ou de la Bibliothèque
Sainte-Geneviève (ces derniers en grève depuis 12 jours), le
gouvernement Villepin a fait le choix de l'affrontement et de la
répression violente.
La remise en cause du Code du travail est le prélude à la liquidation
des statuts de la fonction publique.
Ne pas agir maintenant serait lourd de conséquences pour l'avenir de
chacun d'entre nous.
C'est pourquoi nous appelons les collègues à rejoindre massivement les
étudiants dans l'action les 163 et 18 mars.
Intersyndicale de la BNF : CFDT - CGT - CNT - FSU - SUD


LA JOURNÉE DU 14 MARS HEURE PAR HEURE
20h30 - Meaux, Une centaine d'étudiants de Marne-la-Vallée qui protestent
contre la fermeture administrative de l'université s'apprêtent à passer la
nuit à l'intérieur.
18h20 - Nantes, Des étudiants opposés au CPE bloquent plusieurs voies de
la gare SNCF de Nantes.
18h10 - Strasbourg, des étudiants anti-CPE occupent brièvement une
antenne Assedic de Strasbourg.
17h45 - Lille, 4.000 étudiants manifestent dans les rues de la ville.
17h20 - Paris, Un millier d'étudiants et de lycéens opposés au CPE
manifestent de nouveau aux abords de la Sorbonne.
17h15 - Rennes, 5000 étudiants et lycéens manifestent contre le CPE.
17h15 - Melun, Le président de l'université de Marne-la-Vallée indique
avoir décidé de fermer les bâtiments "au moins jusqu'à jeudi, sans doute
jusqu'à lundi".
17h05 - Clermont-Ferrand, Plus de 1.500 étudiants et lycéens manifestent
contre le CPE.
17h00 - Paris, Des incidents éclatent à l'angle de la rue Saint-Jacques
et de la rue des Ecoles, les gendarmes mobiles répondant par des jets de
gaz lacrymogène à des jets de bouteilles et de pierres.
16h45 - Paris, Une cinquantaine d'étudiants et de lycéens anti-CPE
bloquent le départ de deux TGV à la gare Montparnasse à Paris.
16h45 - Paris, L'Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT
appelle "les salariés de la fonction publique à manifester" les 16 et 18
mars contre le CPE.
16h35 - Oloron-Sainte-Marie, Une partie des élèves d'un collège refusent
d'aller en cours pour protester contre le CPE.
16h00 - Montreuil, Plusieurs centaines de lycéens de quatre
établissements de Montreuil (Seine-Saint-Denis) débrayent pour rejoindre
la manifestation parisienne.
15h35 - Lille, Les étudiants de l'université de Lille III se prononcent,
après consultation de près de 3.000 d'entre eux, à une large majorité
(68%) pour la poursuite du blocage.
15h15 - Montpellier, Entre 600 et 800 lycéens et étudiants des
universités Montpellier II et III (sciences et lettres) manifestent à
Montpellier.
15h15 - Brest, Environ un millier de lycéens de plusieurs lycées de Brest
ont envahi la gare et défilé sur les voies ferrées pour protester contre
le CPE.
15h10 - Toulouse, L'assemblée générale regroupant plus de 200 membres de
l'université scientifique Paul-Sabatier, enseignants et non-enseignants, a
voté à l'unanimité une grève reconductible contre CPE.
15h00 - Le Havre, Environ 1.000 jeunes selon la police, 2.000 selon les
organisateurs, manifestent dans les rues du Havre contre le CPE.
14h45 - Toulouse, Les personnels enseignants et non enseignants de
l'université du Mirail présentent lors d'une assemblée générale des
étudiants le comité de lutte qu'ils viennent de mettre en place pour
s'opposer au CPE.
14h40 - Créteil, Les étudiants de l'université Paris-XII Val-de-Marne
commencent à se mobiliser avec une assemblée générale qui a réuni à
Créteil plusieurs centaines d'étudiants.
14h20 - Paris, Plusieurs centaines d'étudiants anti-CPE de Paris
III-Censier et de Paris IV-Sorbonne, partent en cortège de Censier vers la
place d'Italie, où ils vont être rejoints par ceux de Jussieu (Paris VI et
VII) et de Tolbiac (Paris I) et mener une "action symbolique".
13h35 - Toulouse, Le président de l'université de Toulouse le Mirail
décide de suspendre les cours mardi après-midi et jeudi après le vote par
le conseil d'administration d'une motion appelant à la suppression des
cours pour la semaine.
11h25 - Toulouse, 200 étudiants en éducation physique et des lycéens
toulousains ont entrepris de bloquer mardi un des principaux carrefours du
centre-ville de Toulouse.
11h00 - Paris, Un important dispositif de sécurité est en place aux
abords de l'Hôtel de Matignon, résidence du Premier ministre.
09h30 - Paris, Laurence Parisot, présidente de Medef, a répondu
positivement aux offres de discussion du gouvernement sur le CPE,
réclamant néanmoins, au-delà, une discussion globale pour réformer le
marché du travail en proie à de multiples "dysfonctionnements".


NOUS NE LÂCHERONS RIEN NI PERSONNE... Aujourd'hui à Lyon, un groupe
composé d'une cinquantaine d'étudiantEs, précaires, travailleurs-euses et
chômeurs-euses s'est réuni ce matin lundi 13 mars 2006 dans le but de
réaliser une action symbolique et non-violente pour signifier leur refus
du C.P.E..
Ce groupe a décidé d'investir les locaux de l'UMP (voir notre édition
du 14 mars), symbole des politiques sécuritaires et antisociales menées
depuis 5 ans. L'occupation s'est déroulée dans le calme et de manière
pacifique, les actions étaient orientées vers le détournement du
matériel de propagande de l'UMP. Le groupe a choisi par lui-même de
quitter les locaux vers 11h. Il s'est ensuite dirigé vers le centre ville
afin de se disperser. Alors que la police n'était pas intervenue lors de
l'occupation, des personnes ont été encerclées par les forces répressives
débarquées en force pour pratiquer des arrestations « pour l'exemple ».
Huit personnes se sont retrouvées en garde à vue au
commissariat du 1er arrondissement et ont été fichées et mises en cause
pour outrage et dégradations de biens privés. Suite à la mobilisation
effectuée dans l'après-midi ainsi qu'au rassemblement ayant eu lieu devant
le commissariat, les personnes ont été relâchées vers 18h. Elles attendent
actuellement leur convocation au Parquet de Lyon.
La CNT éducation 69 condamne fermement la réponse sécuritaire et
répressive apportée au mouvement social.
Nous exigeons l'abandon des poursuites envers les personnes mises en
cause et soutenons la lutte anti-CPE/ CNE comme toutes les luttes
contre la précarité. (CNT éducation 69)

Le 9 mars, alors que des lycéen-nes s'appretaient à investir le lycée de
Vaugelas à Chambéry, un copain de la CNT, Stéphane, discutait avec le
proviseur adjoint du lycée. Il se retrouve entre les lycéen-nes souhaitant
entrer et la direction tentant de fermer. Stéphane fait tout pour
maintenir la porte ouverte, mais un policier ainsi que le proviseur
adjoint le poussent/tirent à l'interieur de l'établissement. Il sera
ensuite emmené au commissariat, sous le coup d'une plainte du lycée pour
intrusion illégale, le policier en témoignant.
Pourtant nous sommes quelques témoins à avoir vu clairement qu'il a été
poussé de force dans l'établissement. Nous ne pouvons admettre ce
chantage répressif et laisser une fois de plus l'Etat criminaliser ceux et
celles qui tentent de lutter contre la toute puissance du capital.
Solidarité avec Stéphane !


LA SORBONNE AUX ÉTUDIANTS... ET AUX TRAVAILLEURS ! Le mouvement contre le
CNE et le CPE s'amplifie à la Sorbonne nouvelle. Hier lundi, nous avons
battu les records de participation aux AG du personnel et à celle commune
des étudiants et des personnels à Censier. Les déclarations de Villepin et
l'évacuation par les CRS de la Sorbonne n'ont fait que radicaliser le
mouvement. De nombreux étudiants ont connu là leur premier affrontement
avec les CRS. Et c'est formateur !
Lors de l'AG commune aux étudiants et aux personnels, nous avons réussi
à déjouer l'intervention de plusieurs membres de l'UNI et d'un prof de
droit appartenant à l'UMP qui sous couvert d'apolitisme ont tenté de
"faire entendre la voix de ceux qui veulent travailler" dixit. Ils sont
sortis sous les huées de l'amphi. Aujourd'hui pas d'AG, mais dans la
matinée ont commencé les réunions d'information de "l'université
populaire", nouvellement créée. Thème d'aujourd'hui : la précarité, avec
la participation d'un inspecteur du travail syndiqué à Sud, un économiste
et un médecin du travail. Grosse participation étudiante et des débats
très intéressants. Cet après-midi, nous étions plusieurs à manifester
jusqu'à la Sorbonne, des étudiants, mais aussi des lycéens, des
enseignants et des IATOS. La section CNT Sorbonne nouvelle se porte très
bien. À l'origine de la mobilisation des IATOS, nous voyons
aujourd'hui se développer les contacts avec les étudiants et les
enseignants. Les membres de la section ont investi les commissions de
travail et nos propositions en AG sont très bien accueillies. Les
syndicats maisons des IATOS (SGEN et CGT) sont totalement absents des
discussions. Seul le SNASUB-FSU regroupant les travailleurs des
bibliothèques s'investit dans la lutte à nos cotés.
La démocratie syndicale syndicale c'est pas pour demain...
L'intersyndicale des UD du 35 du lundi 13 mars à l'invitation de l'UD
CGT a tourné au fiasco. il est vrai que seules, la CFDT, FO, FSU,
l'UNEF, la CFTC, la CGC-CFE étaient conviées pour préparer la seule
journée du 18 mars. La présence de la CNT et de SUD a déplu parce que nous
ne sommes pas représentatifs, nous ne sommes pas des
confédérations, nous sommes des casseurs (propos savoureux de la
CFDT...STM si tu savais!)... Le préalable à la réunion a été notre départ
: finalement, elle n'a pas eu lieu... Nous avons assisté sans pouvoir le
croire à un moment ubuesque de bureaucraties imbéciles. Nous pouvons le
regretter parce que le mouvement contre le CPE, le CNE est une lutte
contre la casse sociale, mais aussi le 18 était le moment d'une
manifestation des sans-papiers, nous n'avons pas pu en parler. Mais la
lutte ne se fait pas dans les UD et les intersyndicales de pacotille qui
préfèrent les samedis parce que la grève se gagne !!! On confond ainsi
moyen et fin pour mieux prendre les vessies pour des lanternes... La lutte
n'est réelle que dans la rue, dans les assemblées générales d'étudiants,
de lycéens, de salariés,de sans-papiers, dans les grèves... le
syndicalisme bureaucratique est moribond, il est pour le dialogue social,
et refuse la voix de la rue.
L'anarchosyndicalisme est dans la rue, il se vit spontanément et la
plupart ne sont pas à la CNT !
Urti - CNT ste35


CLASSES EN LUTTE... comme l'ensemble des publications de la CNT, est
rédigé et maquetté par des syndiqué(e)s, après leur journée de travail.
Notre syndicalisme, refusant toute bureaucratisation, fonctionne sans
permanent et sur la base de la rotation des tâches afin que chacun/chacune
s'implique concrètement dans le fonctionnement du syndicat.


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