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(fr) Portugal : consensus du premier forum Iberique de la FESAL [pt, en, it]

Date Wed, 8 Mar 2006 16:16:38 +0100 (CET)


[La proposition initiale, après présentation et débat, a été modifiée tant en
contenu qu?en la forme, approuvée par consensus de tous les présents, dans la
version suivante:]

1.er Forum Ibérique de la FESAL, Guarda,
dans les locaux du groupe de théâtre "Aquilo"
le 04 mars 2006
Ce qui est en train de se passer au Portugal et en Europe, dans le domaine de
l?Éducation, doit être placé en perspective au niveau européen et même,
mondial.

Il est clair que le gouvernement est en train de mener une politique qui est
favorable au grand capital et au lobby de l?enseignement privé; la
diminution des
dépenses avec l?École Publique, en vue d?un apport massif d?argent pour le
financement des écoles privées, la migration forcée vers le littoral pour
un marché
du travail, sujet à la précarité et à la super exploitation, surtout dans
le secteur
hôtelier, en expansion.

En toute l?Europe, nous vivons un moment historique caractérisé para la
concentration d?un maximum de pouvoir aux mains de très peu de gens. Pour
que ceci
devienne possible il faut que l?éducation (celle de qualité) redevienne un
privilège
d?un petit nombre? les fils des détenteurs du capital et leurs plus proches
serviteurs.

Pour la grande masse de gens, fils de la classe moyenne inclus, est
réservée une
éducation au rabais, sans le privilège des collèges et universités
privées, sans
les possibilités de promotion professionnelle et le prestige social qui en
découle.
C?est ce modèle là qui a été en vigueur dans une grande part du monde
anglo-saxon,
comme les États Unis ou l?Australie, pour ne cite que les exemples plus
extrêmes.
Avec l?adhésion de l?U.E. au GATS (Accord de Tarif et Commerce de
Services) dans le
cadre de OMC, les pays européens sont obligés d?envisager l?éducation
comme ?un
service?, susceptible d?être privatisé, comme n?importe quel autre; il en
découle
que l?École est sujette aux mécanismes de la concurrence, que l?État a
l?obligation
d?appuyer l?initiative privée dans ce domaine, qu?il n?est pas autorisé a
faire ?de
la concurrence déloyale? à l?enseignement privé, etc. ...
C?est ce modèle qui a été choisi et indiqué comme voie à suivre dans la
?stratégie
de Lisbonne? ; et c?est dans ce contexte-là que le ?processus de Bologne?
vient
promouvoir ça conversion rapide des universités à la logique des
entrepreneurs.

Les syndicats ?concertatifs? d?Europe sont des instruments décisifs pour
?faire
passer? ceux-ci et d?autres aspects de la politique néo-libérale.
Ceux-ci, ont été contrôlés par des partis divers, bien que tous d?accord pour
?partager le gâteau?, qui se servent des instances syndicales, sans
vergogne, pour
des fins clairement partisanes.

La dérive réformiste et bureautique des syndicats a une longue histoire en
toute
l?Europe occidentale, qui se confond avec celle de la politique de l?U.E.
et de la
Commission de Bruxelles. En effet, celle-ci avait besoin d?avoir les
syndicats sous
son aile. Ella a alors crée la CES (Confédération Européenne de Syndicats)
pour
obtenir le plus grand degré de contrôle possible, par voie de cet organisme
pseudo-syndical, sur le mouvement syndical de chaque pays-membre.
Depuis la Commission européenne et par l?intermédiaire de la CES, les plus
divers
financements coulent, déguisés en «programmes de formation» ou autres «aides
dépenses courantes» desquels seuls les syndicats affiliés à la CES
bénéficient.
Mais à quel prix? Sans doute au prix de la perte de leu indépendance par
rapport aux
politiques européennes et donc, devenant des dociles marionnettes des
gouvernements
et des capitalistes qui les manipulent.

Les syndicats "concertatifs" non seulement sont inefficaces pour mener une
lutte
conséquente de défense de l?École Publique, ils sont même un obstacle,
puisque leur
jeu est de dire une chose et faire une autre, dans la pratique.

Cependant, la défense de l?École Publique doit être assumée par tous et pas
seulement par les enseignants; c?est toute une culture et civilisation ?
l?européenne - qui est en péril.

Notre concept d?École est que celle-ci répond à un besoin fondamental de
la société
et des individus, reconnu dans la Déclaration Universelle des Droits
Humains. En
Europe, en conséquence d?une tenace lutte des classes de plusieurs
décennies, on a
obtenu des niveaux élevés de services publics et de défense des droits,
qui se
traduisent par des investissements élevés dans le domaine de l?éducation
publique.
C?est la destruction de ce modèle ce dont il s?agit, ici et maintenant. Ils
prétendent la transformation de l?École publique, d?un droit universel et
gratuit
des enfants et des jeunes, en un simple ?service supplétif? destiné aux plus
pauvres, ceux qui sont incapables de payer le collège ou l?université
(privés) à
leurs enfants. D?autre part, les marchands de l?éducation auront ainsi
champ libre
pour étendre au maximum et au moindre risque de concurrence leur "business".

Notre proposition, au 1.er Congrès de la FESAL-E, qui aura lieu à Locarno,
le 29-30
avril de 2006, c?est de réaliser une énergique campagne de l?information
et de
mobilisation dans l?espace européen, à partir de la 2.e moitié de mai
prochain, avec
des caravanes, des réunions ouvertes à toute la population pour discuter
les chemins
de la défense d?une École Publique sur la base des principes suivants:
Universalité,
Gratuité, Laïcité, Qualité, Liberté d?enseigner et d?apprendre, Adéquation
aux
besoins des individus et du pays.

Cette campagne de la FESAL-E pourrait être coordonnée dans chaque pays
avec des
structures syndicales alliées, notamment les syndicats qui participent aux
Rencontres Européennes de Syndicalisme Alternatif, ainsi qu?avec tous les
syndicats
participant au Forum Européen de l?Éducation (EEF= European Education Forum).


[Voir aussi: http://www.ainfos.ca/fr/ainfos05751.html ]

www.fesal.it

[ expediteur/expéditrice <fesal-portugal(a)hotmail.com> ]
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