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(fr) Le Jura Libertaire # 6

Date Fri, 3 Mar 2006 11:41:09 +0100 (CET)


On peut consulter et télécharger le dernier numéro du "JURA LIBERTAIRE"
bulletin du groupe Lucio à saintClaude
sur REBELLYON <http://rebellyon.info/rubrique100.html>
Bonne lecture anarchiste-libre,

LE JURA LIBERTAIRE 6
? Février 2006 ?

« À l?époque où la simple vérité doit se faire pléonasme ("sans pesticides
ni produits chimiques de synthèse", au lieu de dire : ceci est une pomme),
je trouve qu?"Anarchie libre" est un assez beau programme minimum. »
(Guy Debord, lettre à Guy Leccia, 26 mars 1977.)


LES BANLIEUES EN FEU LE SPECTACLE AU MILIEU (la question sociale)
« [?] Nous ne sommes rien soyons tout : c?est l?État qui est ouvertement
remis en cause par cette fraction la plus pauvre du prolétariat, lorsque
ses symboles qui l?évoquent de près ou de loin sont attaqués et consumés.
Partant du rejet de la discrimination, de la répression policière, des
expulsions, de l?ensemble de la vie qui leur est faite, ceux qui tournent
en rond dans la nuit, dévorés par la rage, ont esquissé la disparition de
cette société, gageant qu?elle ne soit bientôt plus qu?un lointain
souvenir : mairies, McDo, entrepôts, les cahiers au feu l?école au milieu.
Ils ont amorcé objectivement, à travers la consumation de tout ce décor en
toc de la société spectaculaire marchande, la critique en actes de son
urbanisme, de sa survie précarisée, de ses médias (on n?oubliera pas de
sitôt ces journalistes qui rasaient les murs, accompagnés le plus souvent
de gardes du corps), de ses vitrines, de ses banques et de sa voiture,
cette marchandise vedette de la société de consommation.
[?] La fausse conscience politicienne pourra trouver mille défauts à
cette jeunesse perdue, qui sont grosso modo ceux dont on a affublé
historiquement les pauvres à diverses époques du passé. Mais pour la
critique radicale il ne s?agit pas de moraliser sur les révoltés ou de les
juger, en se plaignant d?une violence contradictoire, ou en la condamnant
dans l?abstrait (à ceux qui n?ont pas compris le rôle de la violence dans
l?histoire, nous n?avons rien à dire) ; il s?agit
d?exprimer ce qui a déjà été fait, comme ce qui pourrait se faire plus
efficacement lorsque toutes les limites qui sont encore dans les têtes
auront été dépassées, lorsque la jonction se fera avec tous les
pauvres, avec l?ensemble du salariat. C?est ce système qui engendre la
révolte. "Il ne s?agit pas de ce que tel ou tel prolétaire ou même le
prolétariat entier se REPRÉSENTE à un moment comme le but. Il s?agit de CE
QU?EST le prolétariat et de ce que, conformément à son ÊTRE, il sera
historiquement contraint de faire." (Marx.)
[?] L?État n?a eu qu?une seule hantise, l?extension à d?autres secteurs
de la société, la jonction avec d?autres luttes sociales. [?] Mais lorsque
ceux qui n?ont aucun pouvoir sur l?emploi de leur vie en sont à ce stade
de conscience pratique, on peut imaginer que les diverses mesures (le
couvre feu et l?état d?urgence, le service civil volontaire ou la punition
du travail à quatorze ans, ou encore les moyens
financiers débloqués, les tentatives de réforme et autres palliatifs)
seront de peu d?effet ou d?un effet limité. Tôt ou tard il y aura de
nouveaux départs de feu (c?est un risque structurel, affirment
désormais les assureurs) ; car les causes de ces incendies et de ces
révoltes sont impossibles à éliminer dans le système socio-économique
présent, elles en sont même la base. Ce que la fausse conscience
dominante ne peut admettre, c?est que les divisions entre riches et
pauvres, comme l?ensemble des aliénations qui rongent notre vie, ne
disparaîtront qu?avec la liquidation sociale généralisée. Sur cette voie
les insurgés de novembre sont bien le négatif à l??uvre, "le mauvais côté
qui produit le mouvement qui fait l?histoire en constituant la lutte"
(Misère de la philosophie).
[?] Toute une génération vient de découvrir que ce monde est à la merci
d?une allumette. Elle ne l?oubliera pas. [?] »
(Le fin mot de l?Histoire, novembre 2005.)
<http://www.geocities.com/jf_martos/>

LE FASCISME INTÉGRÉ (répression)
"SARKO DICTATEUR - 59 NORD" - Inscription relevée sur la façade du Palais
de « justice » de Lons-le-Saunier (« Le Progrès », édition du Jura, 24 X
2005.)
L?état d?urgence, institué le 8 novembre 2005, a été levé le 4 janvier
2006. Près de cinq milliers de personnes ont été arrêtées suite aux
troubles de novembre.

LE CAS FINKIELKRAUT (une canaille)
Devenu le maître-à-penser et porte-parole officiel du racisme, le
néo-intellectuel Finkielkraut n?a pas pu se rendre à Lyon ; parmi les «
200 e-mails d?invectives ou d?insultes contre sa venue » (« Le Monde », 10
XII 2005), voici le gros du message adressé par nos soins aux responsables
de la Villa Gillet le 25 novembre :

« Mesdames/Messieurs,
Vous organisez, à l?initiative du Conseil régional de Rhône-Alpes,
trois journées de colloque sur la laïcité, les 13, 14 et 15 décembre
prochains. Parmi vos intervenants figure M. Alain Finkielkraut, qui
envisage de causer du "sacré", du "laïc" et du "profane".
[?] À l?heure où les libertés publiques sont lourdement mises en péril
par un état d?exception qui se voudrait permanent, la présence d?un tel
personnage dans vos murs ne constituerait pas seulement une insulte à la
raison et au compromis démocratique : elle serait une provocation de plus.
Nous vous demandons donc de renoncer à faire paraître le triste
Finkielkraut à votre tribune : il en trouvera d?autres, où déverser sa
haine enrobée de sophistique.
Sincères salutations antifascistes, »

LA MEILLEURE NOUVELLE DE L'ANNÉE (la question sociale)
« Je veux que ma poésie puisse être lue par une jeune fille de quatorze
ans. » La nuit de la saint-Sylvestre et la nuit suivante, une trentaine de
feux de poubelles ont été recensés à Amiens (Somme) ; dix voitures ont
brûlé. InterpelléEs mercredi 4 janvier à leurs domiciles des quartiers
nord, quatorze suspects âgés de 12 à 15 ans, DONT QUATRE FILLES.


HAMBURGUERRILLA CONTRE LA NÉFAST-FOOD (une action directe)
Quelques potes inorganisés ont l?habitude de « faire les poubelles » des
supermarchés, afin de recycler le gâchis de la société de SURconsommation
d?une part pour bouffer, d?autre part pour offrir des repas à prix libre
(pour ne pas dire gratuit) lors de rassemblements militants ou festifs ;
le 26 novembre 2005, le McDo de saintClaude venait d?être inauguré ;
souhaitant marquer la journée sans achat, ils ont organisé un petit
barbecue sur le parking de l?Hyper Casino et du « fastfood » pour en
détourner ses clients. Petite interview à propos de cette journée :

A ? D?où vous est venue l?idée de faire cette action ?
Cé ? La journée sans achat?
P ? ? C?était l?occasion de faire un truc. Le McDo qui venait d?ouvrir
; on savait qu?il y avait deux ou trois gens qui militaient un peu dans le
Jura (ça te motive aussi un petit poil, tu vois) ; et on voulait triper
avec nos poubelles, parce qu?on est accros aux poubelles. On a fait un mix
de tout ça devant McDo : poubelles, emmerder un coup McDo, détourner ses
clients qui bouffent de la poubelle.
J ? L?idée, on l?a trouvée un matin à 5 heures devant un pack de bière
issu des poubelles, voilà. C?était la deuxième fois, d?aller se poser
comme ça à l?arrache, avoir de la gamelle? La première fois, c?était au
Larzac, où j?ai trop plané. J?attrappais les gens, les gens motivés ; je
leur expliquais le topo : qu?on avait une grande ratatouille dans des
casserolles. Faire passer le message « Partageons les richesses » d?abord
dans la bouffe. Les Français, c?est pas leur truc de partager la bouffe,
le voisin peut crever. Chez les Arabes ou les Africains c?est plus zen, la
gamelle est plus communicative? Et nos histoires de bouffe déambulent par
là-dessus, voilà? Mais on ne fait pas que dormir devant notre congélateur
non plus?
A ? Qui peut raconter comment la journée a été organisée ? Comment elle
s?est déroulée ?
Cé ? C?est parti sur une semaine. À faire les textes : on s?est pris
deux-trois soirs dans la semaine, essayer de trouver les mots qu?il
fallait et englober toute l?action. Et après il a fallu préparer tout ce
qu?il fallait pour le barbec, c?est-à-dire le barbecue en lui-même, un fût
pour aller, le bois ; faire les poubelles, trouver des dates assez
récentes. On le fait régulièrement. Ça marche bien. Là il nous fallait
surtout des dates récentes, des bons produits, une bonne
variété.
A ? Un barbecue pour distribuer la bouffe gratuite aux abords du McDo ?
P ? L?histoire, c?est dans le délire « journée sans achat », truc non
payant, gratuité, truc issu des poubelles, recyclage. La journée sans
achat c?est un prétexte comme un autre. L?installation devant le McDo,
c?est venu qu?après coup. Au départ, on avait cogité éventuellement les
grandes surfaces. On savait pas trop ce qu?on pouvait faire ce jour-là.
Cé ? À la base, mon idée c?était surtout contre les grandes surfaces,
éventuellement de monter à Lyon. Et cette occasion d?un McDo : du coup, là
on savait qu?on serait les seuls à le faire. À Lyon, on partait sur une
action où on aurait rejoint un groupe.
J ? Qu?est-ce qu?on fait le prochain coup ? On s?était dit que le
lendemain de la première action, on parlerait de la deuxième.
Cy ? Vous faites ça la journée sans achat : est-ce que vous attendez
l?année prochaine pour faire l?anniversaire ?
Cé ? Une action par an, ça fait un peu? Mais des trucs peuvent se faire
au quotidien.
J ? Deux actions par an !
P ? On est un peu des feignants, mais c?est la première action qu?on
faisait localement. Au Larzac, on avait profité d?un événement :
c?était pas un truc sauvage que nous faisions nous-mêmes.
Cé ? Après, se poser dans une rue piétonne un samedi après-midi, ça n?a
rien d?exceptionnel. Mais il faut une autre organisation, il faut plus de
monde, il faut faire du bruit aussi. À la limite, c?est à refaire dans
très peu de temps.
P ? On a fait ça à la sauvage.
R ? La banderole avec le slogan, une bonne installation par rapport au
public, Georges qui était là?
Cé ? Georges, c?était le saxo pour le bruit.
R ? ? C?était bien organisé, entre la grande surface et le McDo? P ?
Cédric qui a fait le repérage dans la semaine, le barbec préparé à
l?avance?
Cy ? C?était peut-être spontané comme organisation, mais elle était
efficace, elle était réussie. L?organisation en elle-même, c?était nickel
: banderole, tout était déjà prêt, tu arrivais vite, tu
t?installais vite?
Cé ? On s?était dit : à sept, on ne va pas tenir un quart d?heure.
Fallait que ça soit prêt très très vite, installé très très vite pour que
ça puisse tout de suite dégager de l?odeur.
J ? Moi je m?attendais à ce qu?il y ait du bordel.
R ? Qu?est-ce que vous pouvez dire sur les réactions de la gérante du
McDo et du directeur du Casino ?
P ? Je pense qu?on les a amusé.
Cé ? Ce qui était marrant, c?était la discussion avec le gérant du
magasin qui est venu nous voir?
R ? ? « Je suis d?accord avec vous à 400%? »
Cé ? ? « Et j?avais des locks avant? »
C?était le jour de la Banque alimentaire, donc les clients faisaient don
d?un produit après la caisse. Nous, on faisait la même chose qu?eux, mais
gratos.
A ? Plutôt que de faire raquer les clients?
Cé ? La différence, c?est que pour eux ça ne passait pas par les
poubelles.
Cy ? C?était le télescopage de l?humanitaire conventionnel et d?une
action directe.
A ? Comment ont réagi les gens, d?après vous ?
Cé ? On a eu des réactions intéressantes, c?était rigolo?
A ? C?était pas mal ?
D ? Il y en a qui ont vachement bien apprécié quand même.
Cé ? ? Le plus rigolo, c?est qu?il y a des parents qui se cachent
derrière leurs gosses.
P ? Il y a toute une sympathie des mouvements anti-McDo (ça va du Front
en passant par quasiment toute la classe politique), une sympathie un peu
neuneu pour ces trucs-là d?emblée. Après, je ne sais pas si les gens qui
avaient une sympathie pour le barbec devant le McDo
partageaient vraiment ce que je pensais des multinationales, de
McDonald.
A ? A priori, ils savaient bien à qui ils avaient affaire quand même
(?) P ? Ce genre d?action à Lyon ça devient banal.
Cé ? Ouais, c?est plus percutant ici.
R ? Par rapport à Lyon, ici en fait on est à la campagne. C?est pas du
tout le même contexte par rapport au côté répression. Vu qu?il ne se passe
jamais rien, tu as plus de liberté pour faire un truc comme ça que dans
une grande métropole où c?est plus fliqué. C?était la question de se dire
« Combien de temps ça va tenir ? »
Cé ? Les flics, on les a vu tourner dix minutes avant sur le parking
(?) A ? Vous vous désignez comment ? Des autonomes, ou des gens
susceptibles de vouloir créer un collectif ? Va-t-il y avoir une suite ?
Cé ? Déjà, on a fait l?action sans nom. Avant de faire autre chose, il
faudrait peut-être qu?on se fasse un nom ?
J ? Un nom d?apache !
R ? En fait, moi ce que j?ai trouvé d?intéressant, c?est que justement
il n?y en avait pas besoin : il n?y a pas besoin de se définir pour faire
quelque chose.
P ? ? C?est ce qui nous plaît dans ce qu?on a fait.
J ? ? Ce qui compte c?est d?agir, c?est pas de s?expliquer.
A ? Il y avait une dame qui voulait absolument savoir qui on était,
quel collectif. Elle voulait absolument une étiquette.
P ? C?est troublant, un truc qui n?a pas d?étiquette. C?est inhabituel.
Il faut un directeur (?)
On est des feignants, mais on fera d?autres trucs.
A ? « Les Feignants », c?est pas mal comme nom ?
J ? « Les Grosses Feignasses » (?)
A ? Pour revenir sur l?action, on a quand même bien surpris les gens.
C?était spontané et surprenant.
P ? Ouais, c?était cool, c?était pas mal : c?était visuel, c?était
sonore, c?était tout ce qu?il fallait pour que ce soit un peu
surprenant et tout. La présence de Georges, c?était carrément sympa (?)
L?important, c?est de se croiser. Nous les Jurassiens on est tous un peu
perdus dans notre brousse?
Cy ? Chacun agit dans son contexte?

Le soir même de cette action, le juge « antiterroriste » Jean-Louis
Bruguière était à saintClaude, intronisé Premier Fumeur de pipe de France
2005 par la confrérie des Maîtres-Pipiers. Au banquet qui
suivait la cérémonie, un représentant de la haute bourgeoisie locale est
revenu sur le barbecue de l?après-midi en ces termes : « Ce sont
quelques-uns des millions de ressortissants sempiternels de la misère
française, qui prélèvent la taxe de leur fringale sur les déjections de la
richesse. Et maintenant, ils assaisonnent à la fumée de marmites publiques
et festives la croûte symbolique récoltée dans les ordures? »
On ne pouvait pas rendre un meilleur hommage à nos copains.

HS (un sabotage)
« Dimanche matin, les Sanclaudiens désireux de retirer de l?argent liquide
ont eu de quoi être un brin agacé. En effet, après avoir constaté qu?un
premier distributeur de billets portait la mention "hors service", ils ont
bien dû se rendre à l?évidence. Tous ceux de la rue du Pré étaient
affublés de la même petite affichette. Apparemment seule une panne de
réseau pouvait avoir de telles conséquences mais la réalité est toute
autre. Il n?y a que les plus tenaces qui s?en sont aperçus en introduisant
malgré tout leur carte bancaire dans le distributeur et en obtenant tout
naturellement leurs billets. Alors, serait-ce la journée sans achat,
organisée vendredi 25 novembre dans toute la France, qui a tourné la tête
à ce taquin sanclaudien ? Nul ne le sait, mais ce qui est sûr c?est qu?un
monde sans argent, ça peut faire rêver. »
(C. L., « Au pied du mont Bayard », Le Progrès, 28 XI 2005.)


AU COFFRE-FORT (solidarité)
Dans la guerre ouverte que le Capital et les États mènent contre nous
touTEs, personne ne s?organisera à notre place. Rappel des trois dernières
soirées du groupe Lucio pour une solidarité active :

- Le 27 octobre, meeting internationaliste avec Matan Cohen, activiste
contre l?occupation de la Palestine, en tournée européenne afin de
récolter des fonds pour la défense des « Anarchistes contre le Mur »
victimes de la répression israélienne.

- Le 10 novembre, rencontre avec les camarades de deux collectifs de lutte
contre le chômage et la précarité :
AC ! Besançon : 2 rue Victor Hugo, 25000 Besançon.
tél. 08 73 81 96 42 <ac.besancon@free.fr> <http://ac.besancon.free.fr/>
AC ! Rhône : 37 cours de la République, 69100 Villeurbanne.
tél. 08 72 15 38 51 <acrhone@no-log.org> <http://www.acrhone.lautre.net/>

- Le 12 novembre, concert en soutien à la défense d?un licenciement
anti-syndical :
(?) La soirée fut une réussite tant sur le plan organisationnel que sur
la performance des musiciens (que nous remercions beaucoup au passage). On
a pu voir pour commencer un duo masculin basse, guitare acoustique. Ils se
nomment « Une poignée de niais ». D?abord distribution de textes de chants
révolutionnaires pour faire participer le public qui lui, à part
quelques-uns, a bien joué le jeu, le ton était donné. Ensuite c?était le
tour des « Konkasseurs » une formation anarchounk-garage, là par contre
c?était un autre son, et des textes « engagés ». De quoi projeter un punk
contre le mur (haï imaginez le chuck hihihi). Ensuite c?était au tour d?un
autre duo plus connu et celui-ci est féminin, d?ailleurs elles se nomment
« les Fées Minées ». Une guitare bien
rythmée, un accordéon nous emmènent sur des notes mélodieuses, de très
belles voix et de très beaux textes pour emballer le tout. Ces ex-«
Lystéria » n?ont pas fini de faire parler d?elles. À nous elles nous
auront laissé de très beaux souvenirs de cette soirée. Ensuite pour
revenir sur le public il y avait toutes sortes de gens. Du RG à
l?indic, au badau, en passant par les punks, baba, hippie, etc? et même
tenez-vous bien des simples curieux. Enfin ce fut une bonne soirée et pour
le soutien (?) cela servira. Merci à tou-te-s !
Le CRI de la TIQUE NOIRE

Le COFFRE-FORT, rue de Bonneville (en face de l?IME) à saintClaude.


LE JURA LIBERTAIRE (pas mort)
« Bulletin du groupe Lucio de la Fédération Anarchiste. Délocalisation
des patrons, et divers opinions et sautes d?humeur locales et
fédérales. Alors, vers une refondation de la Confédération Jurassienne ? »
(CONTRE CULTURE #5.)
« Ce bulletin des libertaires jurassiens a été une bonne découverte,
puisque les quelques articles (délocalisations, paysans, etc.) sont d?une
facture assez consistante, et il y a aussi une réponse au
bulletin "À trop courber l?échine", bref ils ont l?air de connaître leur
affaire. Une colonne est consacrée aux choses de l?anarko-punk, espérons
que cela continuera ! » (VENDETTA #10.)
« Toujours brièvement, mais on en reparlera également, le Groupe Lucio
de saintClaude publie quant à lui "Le Jura Libertaire", feuille dans
laquelle ils reviennent sur l?histoire des luttes. » (ZOOP ! #26.)


SAINTCLAUDE, 6 FÉVRIER 1906 (archives de l?athéisme)
« Vers 1 heure, l?église fut entourée et assaillie par des bandes ignobles
chantant l?Internationale. Ils ont commencé par casser les vitres de
l?évêché, de la cure, du Cercle catholique, de la maîtrise. Dans la cour
de la maîtrise, une statue de la Vierge a été enlevée, portée à trois
cents mètres de là et précipitée du haut du pont suspendu.
Après une heure au moins de désordres et de violences, les apaches ont
réussi à enfoncer une des portes de la cathédrale. Alors ça été une scène
indescriptible de pillage et de destruction : les autels, la salle
capitulaire ont été saccagés, les ornements sacerdotaux arrachés des
armoires et mis en lambeaux ; les chaises, les confessionnaux, les
candélabres, les chandeliers, des reliquaires, des statues, des
tableaux, etc., jetés dehors et brisés, au milieu de huées, de
hurlements et de chants immondes.
Plusieurs Catholiques, des jeunes gens, ont été frappés et blessés.
Cette scène de sauvagerie n?a été arrêtée qu?à 4 heures, par l?arrivée du
lieutenant de gendarmerie et de sept ou huit gendarmes, venus sur l?avis
de simples particuliers sans en avoir été requis ni par le
maire, ni par le sous-préfet, ni par une autorité quelconque.
Les Catholiques, dans leur résistance du matin, ne s?étaient laissé
aller à aucun sévice ni à aucune violence. Le soir, des bandes
socialistes parcouraient la ville en hurlant l?Internationale.
Les dégâts causés dans la cathédrale par les bandes révolutionnaires
ont été évalués à plus de 50 000 francs.
Le soir de ce jour de désordres, la statue de la Vierge du Mont-Chabot
a été renversée de son piédestal par les forcenés, au chant de
l?Internationale, et plusieurs maisons catholiques ont été l?objet de
manifestations hostiles et de menaces. »
(« Livre d?or de la défense des libertés religieuses », publication
diocésaine recensant les résistances aux inventaires de l?Église par
l?État en 1906, cité par La Voix du Jura, 8 XII 2005.)


LE JURA LIBERTAIRE
c/o Maison du Peuple - 12 rue de la Poyat - 39200 saintClaude
<groupelucio@altern.org>

[ expéditeur/expéditrice <groupelucio(a)altern.org>]
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