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(fr) Contre la societe de la precarite, organisons la lutte contre le capitalisme

Date Wed, 1 Mar 2006 10:44:19 +0100 (CET)


Tract contre le CPE, à diffuser pour la manifestation du 7 mars 2006

Contre la société de la précarité organisons la lutte contre le capitalisme
C'EST ENSEMBLE QU'ON PEUT GAGNER

Jeunes, chôm eu(r)s-e-s, salarié-e-s nous sommes toutes et tous concernés
par l'instauration du CPE et du CNE, nème dispositif qui contribue à faire
de la précarité une norme sociale. Pour mettre un coup d'arrêt à la
régression sociale qui n'a de cesse depuis 30 ans, seule une riposte
généralisée peut faire plier le pouvoir économique et politique.

Pour gagner, il faut cesser de lutter chacun dans son coin, pour finalem
ent perdre, quand nous sommes tous et toutes attaqué-e-s. Les défaites
successives : lycéens contre la loi Fillon, retraites, sécu, privatisation
d'EDF, traminots marseillais,... l'ont démontrées. Ce n'est que ensemble
que nous pouvons gagner en engageant un bras de fer avec les patrons et
les gouvernants, dans la rue et dans la grève. C'est pourquoi aujourd'h
ui, il est de la responsabilité de toutes et tous de ne pas laisser la
jeunesse s'engager seule dans la confrontation avec le gouvernement.

CONSTRUIRE LA RIPOSTE À LA BASE SANS ATTENDRE LES ORDRES D'EN HAUT !

En nous baladant dans des «journées d'actions», les bureaucraties
syndicales montrent leur non-volonté d'en découdre. Quelle que soit la
hauteur de la mobilisation, elles restent inefficaces et sans perspectives
; le 4 octobre dernier en est un triste exemple. Ces journées de 24 heures
servent plus de soupapes de sécurité à la grogne ambiante et de
pré-campagne électorale pour 2007 que d'outils réels de construction d'un
rapport de force. Au lieu d'aider à l'organisation d'une riposte efficace,
les bureaucraties syndicales préparent l'alternance politicienne,
méprisant la démocratie syndicale.

N'attendons pas les appels des directions syndicales et organisons nous à
la base comme les étudiant-e-s de diverses villes qui ont construit la
grève et la mobilisation de leurs universités. Faisons-nous les porte-voix
dans nos syndicats, sur nos lieux de vie, de travail, de la nécessité
d'entamer la bagarre sociale : préparons la grève sur la durée, seule
riposte pouvant contraindre l'État et le patronat à céder.

NE RIEN ESPÉRER DE 2007, SE BATTRE MAINTENANT

L'économie de marché, c'est la loi du plus fort, le chacun pour soi, le
tous contre tous, la misère, la guerre et la destruction de notre
environnement. Aujourd'hui, les capitalistes ont fait de la précarité leur
arme de prédilection pour nous diviser, salariés et chômeurs. Ils évitent
bien d'ailleurs de se l'appliquer à eux-mêmes ! Tout gestionnaire du
systèm e capitaliste quelle que soit son étiquette politique n'y changera
rien. Dans cette perspective, le salut ne viendra certainem ent pas d'un
retour de la «gauche» au pouvoir. D'ailleurs, celle-ci n?a jamais été en
reste pour initier des contrats précaires et bidons (CES, TUC, Em plois
jeunes,...) et participer à la destruction systématique de nos conquêtes
sociales. Si elle revient, nul doute qu'elle continuera à faire ce qu'elle
a toujours fait.

ROMPRE AVEC LE CAPITALISME ET L'ÉTATISME

Si aujourd'hui nous pouvons faire reculer patrons et gouvernants contre le
CPE et le CNE, ce ne sera qu'une bataille contre la société de la
précarité généralisée qu'ils nous préparent. La perspective de la
construction d'une société libre et solidaire, ne peut se faire qu'en
rupture avec le système capitaliste. Par ailleurs, l'État n'a jamais été
un outil neutre au service d'un peuple qui aurait choisi ses dirigeants.
Il a toujours été un instrument visant à maintenir la domination de ceux
qui en profitent grassement. Des révolutions marxistes à l'accession par
les élections de Lula à la présidence du Brésil, pas un exemple ne déroge
à ce constat. L'État n'a jamais été «social» que sous la contrainte des
luttes et a toujours gardé son rôle répressif. Par conséquent, le «retour
à un État providence» n'est qu'un mirage.

POUR SE RAPPROPRIER NOS VIES CONSTRUISONS UN AUTRE FUTUR

Pour ne plus subir, c'est aujourd'hui dans les luttes et en nous
organisant collectivement que nous pouvons nous donner les moyens réels
d'agir sur ce qui nous entoure, que nous commençons à ne plus subir, à
devenir acteurs et actrices de nos vies. Demain, ce pouvoir collectif
retrouvé au travers de la démocratie directe et du fédéralism e, que nous
pratiquons le temps des luttes, doit s'étendre à l'ensemble de
l'organisation sociale. Pour cela, il faut nous organiser dès aujourd'hui,
directement sans intermédiaires, pour nous passer des patrons qui nous
exploitent et des élus nous confisquent notre pouvoir de décider. Pour ne
plus voir une humanité au rabais qui vit à moitié, il faut s'engager dans
les luttes dans la construction d'une autre société égalitaire, libertaire
et solidaire.

Groupe Un Autre Futur
de la Coordination des Groupes Anarchistes

Librairie la Mauvaise Réputation
20, rue Terral, 34000 Montpelier
ouverture tous les samedis de 15h à 19h

groupe-uaf(a)c-g-a.org
http://www.c-g-a.org

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