A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005 | of 2006

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) Solidarite avec un groupe de libertaires marocains (en)

Date Tue, 13 Jun 2006 14:21:25 +0200 (CEST)


Communiqué sur le refus du CLER par les autorités locales de Boumalne
Dadès Ouarzazate (Maroc)

La CGT [ Etat espagnol ] soutien un groupe de libertaires marocains qui
est en train de mettre en place le Centre libertaire d'étude et de
recherche (CLER) de Boulmane-Dadès (province de Ouarzazate au Maroc). Le
projet est de créer une bibliothèque, d'organiser des rencontres, des
débats, des travaux sociologiques particulièrement concernant les
traditions collectives et fédéralistes des imazighem (berbères) avec une
vision non pas ethnique mais libertaire.

Les autorités locales ont rejeté, y compris l'envoi par courrier
recommandé du dossier pour sa légalisation. Ils refusent de rassembler la
demande de légalisation, alors que le local existe et que commence la
préparation du projet.

Pour toutes ces raisons, la CGT demande l'envoi massif de faxes avec le
texte ci-dessous ou un texte similaire au gouverneur de la province :


M. LE GOUVERNEUR DE LA PROVINCE DE OUARZAZATE :

Devant l?attitude du président du cercle de Boumalne Dàdes, province de
Ouarzazate, qui a réfusé même reçevoir le dépôt du dossier sur un Centre
Libertaire d'Études et de Recherches à Boumalne sans aucune explication
des motifs de ce refus

NOUS VOULONS DÉNONCER :
La violation de la légalité et des droits des citoyens à créer un centre
d?études de dénonciation , de recherche et de la défense des droits
humains dans cette région marginalisée du pays.

NOUS DÉMANDONS :
Le respect de la legalité et l?autorisationn qui permet le
fonctionnement du Centre Libertaire d?Études et de Recherches à
Boulmane Dadès.

Contactos:
Fax Gobernador de la provincia de Ouarzazate 00 212 44 88 25 68
Fax Ministro de Justicia 00 212 37 72 37 10
Fax Ministro del Interior 00 212 37 76 74 04

Con copia a : tiwirga(a)caramail.com


----------

Voici une traduction de l'email de Fillali Brahim <tafokt2001(a)
yahoo.fr> qui présentait le projet originel

Bonjour
Nous avons essayé aprés l'affaire du journal "Ici et Maintenant " de
reprendre notre travail /devoir , cette fois-ci par l'enrichissement de
l'expérience du journal en élaborant un centre libertaire d'études et de
recherches à Boumalne Dadès province de Ouarzazate, indépendant du
périodique mais qui constitue une continuité de la même logique de
dénonciation, de recherche et de la défence des droits humains dans
cette région marginalisée du pays. Nous avons choisi ici vu les grands
problèmes que rencontrent les gens, car les organisations (syndicales ou
politiques, etc.) qui ne sont pas révolutionnaires deviennent
réactionnaires parce qu'elles facilitent l'exploitation et la domination
du régime dictateur qui veut par une façade
"démocratique " faire croire au monde que le peuple participe à la
gestion de sa vie quotidienne à travers ses "représentants" qui
"militent " au sein de ces organisations côte à côte avec un Etat "
moderne et démocrate ". Ces illusions auxquelles personne ne croit
justement que nous voulons démasquer, analyser, critiquer et depuis tout
cela donner une alternative libertaire de la conscience et de l'action
pour un avenir meilleur que nouscroyons que cette
population , ce peuple mérite. Le journal " Ici et Maintenant " étais un
pas un premier pas dans cette voie et le centre libertaire est chemin
qui se trace par notre volonté et conviction légitimes que cette terre
n'appartient pas au voleurs des biens et de la joie de notre peuple,
nous sommes touchés au quotidien par ce que nous
voyons , par l'évidence de la crise permanente qui nous
écrasent . Pour ces raisons nous avons constitué le dossier du centre
selon la loi des libertés publiques au Maroc qui nous permet de
travailler théoriquement, ( mais en réalité non si tu n'es pas pro- Etat,
et si tu n'es pas fidèle à l'esclavagisme ) , et nous sommes partis
chez le président du cercle de Boumalne qui nous a bien écouté en lui
expliquant ce que veut dire ce centre puis en lui donnant toutes les
pièces nécessaires, le président nous a dit qu'il ne peut pas nous donné
le reçu de dépôt du dossier parce que selon lui il ignore ce que veut
dire un centre de recherche, mais nous avons
répondu que nous sommes pas responsable de son ignorance et que la loi
est claire dans ce domaine, nous lui avons dit que nous allons lui
envoyer le dossier refusé par poste avec avis de réception, et il nous a
répondu que même si le dossier est envoyé de cette façon il sera refusé
une autre fois , effectivement c'est ce
qui s'est passé ; nous l'avons envoyons et après 21 jours le dossier
nous est renvoyé plein de cachet de refus sans même dire les motifs de
ce refus bizarre .

Voilà comment les choses sont passées , maintenant je suis venus à rabat
chez le sundicat national de la presse marocaine SNPM afin de nous
permettre d'organiser une conférence de presse le 06 mai 2006 pour
expliquer à tout le monde cette contradiction entre les slogans
officiels et les réalité des droits humains surtout au sud du pays , et
que veut dire un citoyen sans aucun droit de logement
jusqu'à la liberté d'expression .

J'ai déposé la demande dans le siège du syndicat en attendant la réponse .

Je vais vous envoyer la réponse du SNPM sur le sujet .

- Enfin nous tenons à dénoncer vivement l'attitude des autorités locales
de Boumalne Dadès Ouarzazate .

- Nous déclarons que nous avons plein droit de faire des recherches , de
nous exprimer .

- Nous adressons cet appel à tous ceux qui luttent pour un avenir
meilleur afin de nous aider pour pouvoir faire notre
devoir face à cette catastrophe quotidienne , ce desert qui visent à
dépeupler le monde .

- Nous refusons de garder notre misère et nos maux pour nous, car cela
va engendrer des symptômes
d'une situation maladive où nous acceptons la situation qui nous est
faite et nous nous engageons dans le combat contre nous-mêmes .

- Nous déclarons que la carte nationale et le passeport ne font de
l'individu un citoyen , et que la citoyenneté dépend de la dignité et
des droits humains .

Salut.
Brahim Fillali .




_______________________________________________
A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr


A-Infos Information Center