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(fr) Mobilisations contre le systeme educatif de Pinoche - Chili

Date Wed, 7 Jun 2006 11:55:53 +0200 (CEST)


Un million de jeunes ont réclamé hier des changements dans le système
éducatif. Il y
a eu des mobilisations et des troubles, avec 264 détenus et 29 blessés.
Bachelet a
dit qu'aujourd'hui elle présentera le projet de réforme éducative au Congrès.

Les "pingouins" ont à nouveau attaqué hier avec une grève nationale à
laquelle ont
participé autour d'un million d'étudiants, entre lycéens et étudiants, et
à laquelle
plus de cent organisations sociales se sont ralliées, bien que la majorité
non de
manière active. Les jeunes ont essayé de ne pas générer de violence et de
détenus.
Cependant, le ton qu'a pris le conflit, ajouté à l'expectative générée
autour de
possibles infiltrés, n'a pas permis que ce soit le cas. Plus de 260 personnes
arrêtées -58 majeurs- et au moins 29 blessés -24 carabiniers et 5
journalistes- a
été le solde de la seconde mobilisation massive en moins d'une semaine.
Tandis que
le gouvernement de Michelle Bachelet continue de s'attacher à la
proposition qu'elle
a présentée jeudi dernier et qui a été le détonant de la grève d'hier, les
élèves se
réunissaient hier soir dans les collèges occupés pour décider s'ils
continuent
aujourd'hui avec la mesure de force.

Comparée à la première grande mobilisation de mardi dernier, la grève
d'hier a
convoqué à une base sociale beaucoup plus ample. Non seulement ont
participé la
majorité des lycées publics -qui sont occupés depuis des semaines-, mais
cette fois
se sont joints des étudiants de 35 universités et le Collège de
Professeurs. Comme
si c'était peu, plus d'une centaine d'organisations sociales, parmi
lesquelles
celles qui représentent les fonctionnaires du Ministère d'Education et les
travailleurs portuaires, se sont joints à la protestation. Dans le premier
cas, ils
n'ont pas travaillé durant deux heures et, dans le deuxième, ils ont
alterné entre
adhésions "plus symboliques" et d'autres plus actives, comme celles des
travailleurs
de Valparaiso, qui ont défilé avec les lycéens jusqu'au Congrès National.
Cette
mobilisation a rassemblé 12 milles personnes et a terminé par 12 détenus.

Durant toute la journée, des affrontements intermittents avec les
carabiniers,
spécialement dans la ville de Santiago, ont eu lieu. Durant le matin et
une partie
de l'après-midi, quelques groupes de lycéens, qui n'ont pas répondu à
l'appel de
l'Assemblée Coordonnatrice d'Étudiants Secondaires (ACES) de se manifester à
l'intérieur des collèges avec des activités culturelles, ont protesté dans
les zones
du centre de la ville, comme par exemple face à la Maison Centrale de
l'Université
du Chili, où ils ont coupé une des avenues principales de la ville,
jusqu'à ce que
la police les disperse avec des gaz lacrymogènes et des camions à eau.
Cette scène
s'est répétée plusieurs fois avec pas plus de mille manifestants et, à
une reprise,
a même dérivé en pillages de plusieurs commerces. Selon les journalistes qui
couvraient les protestations, les responsables auraient été "des
infiltrés" de
mouvements radicaux.

Peut-être la mobilisation la plus crainte d'hier était celle qu'avait
convoquée le
radical Frente Patriótico Manuel Rodríguez (FPMR) pour marcher dans l'avenue
centrale Alameda jusqu'au palais présidentiel de La Moneda dans
l'après-midi. En
prévoyant tout type de réaction violente, l'ACES a émis un communiqué plus
tôt dans
la journée dans lequel elle donnait liberté de mobilisation à toute
organisation qui
les soutenait, bien que sans se responsabiliser de leurs actions. Comme on
s'y
attendait, les deux mille militants du FPMR ont été interceptés par les
carabiniers,
qui les ont empêché d'avancer. Le marquant de la journée a été la grève
"bruyante"
qui bien qu'elle n'a pas été autant massive que les étudiants le
désiraient a été l'
exemple d'une protestation pacifique dans les rues. Des dizaines
d'automobilistes
ont klaxonné, alors que depuis les maisons on entendait le
bruit des caceroles et depuis les fenêtres des édifices on voyaient des
bougies
allumées en signe de solidarité avec les jeunes qui depuis plus d'un mois
demandent
un amélioration intégrale du système éducatif instauré par la dictature de
Pinochet.

La grève a eu des répercutions au niveau des directions politiques. Pour
la première
fois, l'ex-président Ricardo Lagos a parlé du sujet. En plus de réaffirmer
son
soutien à son successeur, qui le matin avait qualifié la grève de
"superflue",
l'ex-mandataire a questionné les manifestants qui ont lancer des pierres aux
carabiniers. "Les pierres correspondent à une autre époque de l'histoire
du Chili",
a-t-il rappelé. L'opposition a profité de la situation de faiblesse du
gouvernement.
Des parlementaires des deux principaux partis, Renovación Nacional et l'Unión
Democrática Independiente (UDI), ont décidé de présenter dans la semaine une
interpellation contre le ministre de l'Education, Martín Zilic. La
présidente,
cependant, continue de défendre sa proposition et a déjà annoncé
qu'aujourd'hui elle
présentera le projet de réforme éducative au Congrès. Une conciliation qui
semble à
chaque fois plus éloignée.

Pagina/12 (Argentine), 6 juin 2006.

Traduction : Fab, santelmo(a)no-log.org

Fotos :
http://santiago.indymedia.org/news/2006/06/51178.php
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