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(fr) Critique de livre - Les Black Blocs : La liberte et l?egalite se manifestent

Date Thu, 1 Jun 2006 18:16:06 +0200 (CEST)


Une affection bâclée : Dupuis-Déri et les blacks blocs

La notoriété récente des blacks blocs, leur présence spectaculaire à
chaque manifestation d?une certaine ampleur des opposants à la
mondialisation (Gènes, Québec, Seattle, Prague) les interrogations sur
leurs motivations ainsi que la complaisance intéressée des médias
devaient nécessairement déboucher sur des livres. Au Québec un
politologue universitaire s?en est chargé[1] il y a quelques années.
Entre analyse sociologique et survol politique, l?auteur explorait la
stratégie et les principes anarchistes des blacks blocs. Il est
pertinent de revenir sur son analyse, même avec quelques années de
décalage, car ce petit livre illustre parfaitement l?ignorance, la
confusion et la prétention d?une pensée sociale qui ne s?embarrasse ni
des apports de l?histoire ni de possibles effets retours sur tous ceux
qui seraient séduits par les blacks blocs. Il est regrettable que cet
opuscule ait été écrit par un universitaire qui par ailleurs donne un
cours sur l?éthique alors que ces thèses en sont si totalement
dépourvues. Il est tout aussi regrettable que cette analyse puise passer
pour une lecture radicale ou révolutionnaire d?un moment historique
particulier. Cette lecture parasite n?a, au contraire rien de radicale,
elle est l?expression d?une pensée morte dont l?expression embrouillée
est un moment nécessaire à la récupération de tous les combats et de
toutes les formes de résistance qui sont liés à ces luttes . De cette
façon, l?aliénation se perpétue sans mal : ceux qui se réclament
maintenant de l?anarchisme (cette idéologie qui a échouée en Espagne au
siècle dernier) ne propageant plus que des idées fausses.
Les blacks blocs sont nés d?une forte mobilisation d?individus
inorganisés autour des squats autonomes de Berlin ouest dans les années
80. Pour défendre des expulsions les squats du quartier de Kreutzberg,
ils utilisaient alors une tactique et une stratégie de convergence
rapide sur les lieux de l?affrontement mêlant solidarité active dans
l?action (priorité à la libération des arrêtés, premiers soins,
regroupements rapides et harcèlement) et résistance afin de lutter
efficacement contre les groupes tactiques policiers. Cette mini guérilla
urbaine était adaptée à un quartier de Berlin où les autonomes allemands
étaient majoritaires, remarquablement motivés et parfois protégés par
les habitants, eux-mêmes notamment les immigrés (majoritairement turcs)
et une frange importante des marginaux (artistes, chômeurs) de la
société berlinoise. Les groupes autonomes en RFA, en Italie et en
France, le mouvement punk en Angleterre, certains groupes à Madrid et à
Barcelone vont généraliser ces types d?actions offensives et coordonnées
et, parallèlement, leurs critères de groupe et d?identification vont
évoluer vers des modes vestimentaires où le noir et le port des masques
vont se généraliser dans les manifestations pour tenter de générer un
certain anonymat des manifestants. La tentation de la violence incarnée
dans la rage et la haine ou dans le geste de révolte spontané (casse de
vitrines, incendies ciblés de banques, jets de pierres, pillage) va
devenir la marque distinctive de ces groupes. À ce sujet, il aurait été
nécessaire que l?auteur indique le contexte révolutionnaire et social
dans lequel sont nés ces groupes autonomes et l?influence de ces
conditions d?émergence sur leur pratique et leur théorie. Il aurait
alors compris combien la tentation du terrorisme (souvent en arrière
plan lorsqu?on prône la violence sociale) de la pratique comme culte,
était considérable dans les années 70/80 en Europe. Elle ne fut écartée
qu?en partie en France (Action Directe) et après des débats difficiles
parmi les organisations les plus radicales alors qu?en Italie et en RFA
le terrorisme recouvrait peu à peu toutes les perspectives de la lutte
comme de la critique. Manipulés, infiltrés, détournés de leurs objectifs
révolutionnaires, les activistes des Brigades rouges, de Prima Linea, de
la RAF, et de tant d?autres groupes enfermés dans une logique
clandestine ont servi à atomiser considérablement un mouvement social
alors d?une certaine ampleur. Sur le continent
américain, les Weatherman ont joué le même rôle tragique d?une façon
encore plus isolée. Le militant américain Michael Albert a raison de
souligner, dans sa contribution à ce livre, que se sont souvent les
meilleurs parmi nos camarades qui avaient choisis la lutte armée, nous
rajouterons que par rejet viscéral de la théorie ils ont voué leurs vies
à l?apologie désespérée de la ? pratique ?. Une des leçons de cette
fausse guerre aura consisté au moins à montrer la nécessité d?une praxis
et non le fétichisme d?une lutte suicidaire, la réapparition cyclique du
sacrifice.
Les conditions ont changé, la répression et le contrôle social se sont
renforcés en partie à cause des effets du terrorisme de ces années-là,
mais la stratégie des Black bloc continue à colporter les illusions et
la fable de cette opposition extra parlementaire littéralement en écho
du pouvoir. Cette stratégie, si elle s?étend, conduit tout droit vers
l?exclusive d?une pratique érigée en dogme. Michael Albert a raison de
s?en inquiéter et de rappeler l?impasse dans laquelle se sont détruits
les Weatherman aux U.S.A. Maintenant que nous pouvons tirer partie de
l?enseignement de cet engrenage, de l?action directe au terrorisme, nous
observons qu?il a été aussi un constat d?impuissance généralisé face aux
impasses historiques du mouvement ouvrier et à la recomposition
nécessaire de sa praxis. L?insurrection devenue impatience solitaire et
apologie systématisée de la violence révolutionnaire a privilégié
l?urgence du désir, la réalisation du ? beau geste ?dont rien ne
garantit la pertinence de l?angoisse obsessive. Les textes des blacks
blocs cités dans le livre de Dupuis-Deri relèvent de l?incantation
subversive, de la magie du geste, d?une perception immédiate fermée à
son propre sens, d?un discours romantique et révolutionnaire qui est le
rêve de la chose mais non la chose elle-même. Aucune autre perspective
que cette stratégie de lutte, que la présence de gestes répétés issus de
la souffrance du manque ne définit la différence et la cohérence de
leur projet historique. Or ? il n?est pas douteux, pour qui examine
froidement la question, que ceux qui veulent ébranler réellement une
société établie doivent formuler une théorie qui explique
fondamentalement cette société. ?[2] Voici une violente vérité qui
échappe à l?entendement des Blacks blocs comme à l?auteur du livre. Ou
plus récemment à Baillargeon dans son dernier morne livre[3].

Dans la première partie de l?ouvrage, l?auteur définit les groupes qui
se réclament des blacks blocs non comme une organisation, ce qu?ils ne
sont pas en effet, mais comme un rassemblement informel de groupes
libertaires rassemblés autour d?une tactique de lutte. Chaque groupe
élabore librement la fameuse diversité des tactiques en fonction des
impératifs de la situation et des modalités des mots d?ordre, des
objectifs et des moyens d?y parvenir. La démocratie directe entre les
membres du groupe est la norme. Chacun(e) s?y exprime dans le respect
des principes anti-autoritaires et égalitaires anarchistes. L?accent est
mis en permanence sur l?autonomie et le libre choix de chaque personne
dans l?élaboration de sa stratégie. Une fois posés les termes de
l?existence pratique de ces groupes affinitaires, l?auteur décrit leurs
pratiques insurrectionnelles dans le cadre des manifestations
anti-mondialisation. Il en développe les conséquences et les limites en
fonction des réactions des médias et des autres groupes de manifestants
(ATTAC et les altermondialistes notamment).
Sa vision des blacks blocs semble un joli conte de fée. Des discussions
agitées ont en effet suivies les mobilisations anti-mondialisation, les
stratégies utilisées ayant trouvées plus que des limites : des
impossibilités. Ces analyses ont aussi libérés des frustrations
longtemps contenues. La démocratie interne des groupes a été souvent
vécue sous la forme d?un nivellement par le bas de la participation de
tous et par des spécialisations : de la parole, de l?action, de
l?organisation. Parallèlement, la posture romantique du héros radical,
la rhétorique du sacrifice, sacrifice au groupe, aux nécessités de la
lutte, ont été vécus comme la mise en place de systèmes compensatoires
au détriment d?une véritable réflexion théorique et pratique. Avec
toutes ces réserves, il s?est agi alors de poser les termes d?un
véritable débat d?orientation, de chercher à théoriser et à remettre en
cause des vérités installées dans l?évidence, d?y retrouver un élan
propulsif du moment que les
gens étaient prêts à lutter pour elles.
Dans cette première partie du livre, nous notons la complaisance avec
laquelle la problématique de la violence est débattue, justifiée sans
véritable pertinence révolutionnaire, du seul point de vue
spectaculaire, comme un syndrome généralisé et juste à tout moment de la
pratique sociale. La violence existe quotidiennement dans la guerre
sociale actuelle. Les révolutionnaires doivent y répondre mais non par
une dimension anecdotique de la révolte qui n?exprime qu?une perception
immédiate privant la critique radicale d?une violence cohérente qui soit
un réel dépassement de l?impuissance. Le rapport de forces est négligé,
l?expérience de la répression, les nombreuses arrestations et
emprisonnements récents sont oubliés. Les enseignements de l?histoire
concernant cette stratégie violente et fragmentaire de la pratique
rebelle sont occultés. La conduite de la lutte sous les drapeaux du
vandalisme, de la provocation, de l?envie d?en découdre sans véritable
plan qui vaille autre que la spontanéité sont données comme les règles
du jeu des blacks blocs. Bonnes sur le terrain des manifestations de
rue, il serait illusoire de vouloir généraliser celles-ci partout sans
un minimum de réflexion critique. Les Blacks blocs ont élaboré une
stratégie de survie dans les manifestations efficace pour eux. Mais il
semble qu?en dehors du terrain balisé de la manifestation de rue
commencent les difficultés à maintenir leurs thèses, indéfendables
ailleurs que sur un terrain réactionnel. Reste la rage mais la rage
n?est pas une stratégie limpide, elle pourrait devenir aveuglante et
verser dans une technique activiste dont l?efficacité semble plus
épanouie sous les caméras des TV, aidée d?une très trompeuse impunité
des groupes radicaux que les services spéciaux de la police infiltrent
si aisément. La matière de cette colère, son image ramenée trop
explicitement à ce qu?en attendent les médias masquent la vérité de la
substance révolutionnaire, réduite à l?oppositionnel, à la dépendance et
finalement peu différente car réduite dans ce qu?elle préfigure (voir le
texte Communiqué au sujet des tactiques et de l?organisation p. 87 et
suivantes du livre de Dupuis-Deri) à la violence d?état ou aux
stratégies militaires.

La conjoncture historique, l?autonomie comme conscience, la théorie du
mouvement réel, la cohérence expérimentale de ces nouvelles formes de
regroupement stratégique, la nécessité d?une pratique renouvelée, tous
ces détails ne sont jamais abordés du point de vue de la critique dans
ce livre mais seulement repoussés très loin, dans l?écho simplifié d?une
expression radicale et non d?un point de vue qui tendrait à devenir
unitaire. ? L?accent mis sur la gestualité rebelle occultait à ses
chroniqueurs la mutilation produite : jamais on n?aura rassemblé autant
de préceptes d?activisme et d?aventure pour masquer les mésaventures du
spontanéisme, partout où celui-ci se postulait comme le court circuit
capable d?abolir magiquement le manque à soi réciproque de théorie
pratique et d?auto conscience critique. ?[4] Au fond, ce qui intéresse
Dupuis-Déri, c?est de montrer que le zèle activiste des blacks blocs ne
doit pas dérouter les organisations réformistes (p.53 et suivantes-
chapitre anti-mondialisation). Au contraire, derrière le visage de cette
violence, se dissimulent des gestes qui font avancer l?histoire et que
les réformistes pourraient et devraient récupérer à leur profit. En
vérité, cette interprétation n?est pas dépourvue d?humour involontaire.
Ce sens commun de l?honnête rentier politique, éternelle duplicité de la
récupération, est toujours soucieux de légalité, là où même les
organisations réformistes, dans leur conscience simple, prennent pour
argent comptant leur condamnation dans les intentions des blaks blocs
qu?on sait assez subversives pour s?affronter durement à leurs services
d?ordre.

La deuxième partie du livre, Les Blacks Blocs par eux-mêmes, comprend
des documents ayant circulés à peu près tous sur le net et le texte
critique du militant américain Michael Albert. Ces documents n?ont rien
de véritablement inédit, toutefois ils nous inspirent un certain nombre
de commentaires. D?une façon générale, la sympathie de l?auteur envers
les Blacks blocs augmente la valeur de reconnaissance de leurs faits
d?armes, de leurs pensées. Elle renforce la rumeur spectaculaire de leur
efficacité en tant que groupe. Qu?en est-il vraiment ? Les textes
proposés et attribués aux blacks blocs sont d?une indigence théorique et
critique totale. Par exemple le texte ( Communiqué au sujet des
tactiques et de l?organisation p. 87) qui décrit l?organisation
révolutionnaire idéale va jusqu?à proposer une très militaire structure
de commandement basée sur des principes anarchistes entretenant (on ne
sait trop comment) la fameuse spontanéité anarchiste. Nous signalons aux
auteurs de ce texte désolant que les conditions historiques et sociales
ont largement changé depuis la Colonne de fer de Durruti. On ne saurait
sacrifier, sous prétexte d?une efficacité qui reste à prouver, à la
prudence et à la vision claire du rapport de force actuel. Un peu de
bon sens suffirait parfois à clarifier la pensée.
La mise en place de structures clandestines ou semi-clandestines basées
sur la seule exigence d?une stratégie toujours plus efficace mérite
qu?on s?attarde au moins au niveau théorique à la prise de risques dans
un livre qui entend traiter de ce sujet. Mais ici, il n?y a aucune
analyse critique, aucune objectivité, aucune perception des limites de
l?attitude proposée. Seul le texte de Michael Albert commente avec une
bienveillante compréhension, la dérive suicidaire qui attend ceux parmi
les Blacks blocs qui seraient les plus impatients, les plus en colères
pour accélérer la venue du Grand Soir. Dupuis-Déri qui « s?intéresse aux
questions d?éthique que soulèvent les actes de désobéissance et de
contestation politiques, qui s?inspire des théories de l?éthique
délibérative pour penser la légitimité de ces actions directes [5] », ce
professeur donc aurait du poser quelques gardes fous aux textes de ces
Blacks blocs. Gardes fous explorant leur idéologie pour mieux en faire
sentir les passions intérieures exacerbées. La criminalisation du
mouvement anti-mondialisation, les exemples de manipulation (le Groupe
Germinal au Québec par exemple) sont restitués au niveau de la pure
surface journalistique. Il aurait été judicieux de se demander en quoi
les membres du groupe Germinal ont fait preuves d?inconscience et de
naïveté, quelles étaient leurs prédispositions ? jeunesse, enthousiasme,
confusion théorique- pour constituer la cible du SCRS, en quoi
étaient-ils manipulables, etc.
L?absence de critique solide, une certaine indulgence, aboutit en
conclusion, à proposer l?idéologie des Blacks blocs comme une
alternative crédible et efficace de lutte. Nous y voyons avant tout des
actes groupusculaires, une sorte d?anticipation et d?espoir dans
l?avènement d?une guérilla pour le moment sans moyen, une colère
subversive aux batailles fictives qui peuvent conduire aux sordides
tragédies vécues en Italie, en RFA et en Espagne. Le temps du
terrorisme, de l?action directe anarchiste, des Netchaïev et Ravachol,
Bonnot, etc.? est révolu. Il faut inventer d?autres gestes, d?autres
vérités qui soient gagnantes et symbolisent la vie, non le nihilisme et
le désespoir. La naïveté et la confusion des arguments avancés (se
procurer des armes p.129, la logique proactive des groupes p.168, la
gauche anarchiste ? qu?est ce qu?une gauche anarchiste dont les deux
termes conceptuels s?annulent?- p.89, l?exemple direct d?un style de
vie p. 93) rappellent les pratiques des communautés thérapeutiques, ces
bases révolutionnaires, lieux d?utopies concrètes, mises en place en
Italie par les autonomes des années 80 afin d?expérimenter de nouveaux
rapports humains, des stratégies de lutte et de survie abordées comme
une préfiguration du communisme réalisé. Elles se sont toutes terminées
en désastre humain. Quand ce ne furent pas la drogue et les suicides, la
police s?en est occupée avec une rare détermination en les assimilant
avec des bases terroristes. Ces enclaves ? libérées ? se sont avérées
des pièges encore plus archaïques que la théorie qui était à leur
origine pour toute une frange jeune et insuffisamment préparée à faire
face à ce genre de mystifications.
Les blacks blocs, du moins ceux des communiqués proposés par le livre de
Dupuis-Déri, passent beaucoup de temps à se justifier (p.178-179 par
exemple). C?est du moins une interrogation en négatif de la légitimité
de leurs stratégie.

Enfin, le spectacle, le show de cette lutte fragmentaire fait partie du
mythe des Blacks blocs. Les médias (Dupuis-Déri a été lui-même
commentateur pour R.D.I., une chaîne de Radio Canada) ont largement mis
en scène la caricature de ces blacks blocs dont la sincérité a été
constamment dévoyée en une apologie de la brutalité et de la ? casse ?,
bonne à augmenter les taux d?écoutes et à faire frémir les bourgeois.
C?est avec le soutien des TV, les interviews complaisantes (BB2, BB3 (?)
dans cet ouvrage), la tendance à s?insérer comme un élément
esthétiquement présentable du spectacle, la séduction d?un vedettariat
passager, que l?image publique des Blacks blocs progresse en clameurs et
confusions du spectre du chaos. Ce qui manque dans ce livre c?est une
dimension critique tournée vers l?histoire. Encore faut-il en être
capable, c?est vrai. Les blacks blocs admirent les grands mythes
anarchistes (La commune de Paris, l?Ukraine révolutionnaire, l?Espagne
de 36, Mai 68), mais ils ont manifestement à découvrir les théoriciens
et les activistes qui ont rendu possibles ces évènements ou qui les ont
interprétés du point de vue de la révolution. À commencer par Debord
qu?ils recommandent pourtant (p.130) et qui écrivait dans la société du
spectacle, thèse 93 : les anarchistes, qui se distinguent explicitement
de l?ensemble du mouvement ouvrier par leur conviction idéologique, vont
reproduire entre eux cette séparation des compétences, en fournissant un
terrain favorable à la domination informelle, sur toute organisation
anarchiste, des propagandistes et défenseurs de leur propre idéologie,
spécialistes d?autant plus médiocres en général que leur activité
intellectuelle se propose principalement la répétition de quelques
vérités définitives.

Debord avait anticipé ce qui ne peut manquer d?arriver : la
déliquescence des Blacks Blocs. Il avait aussi prévu, mais c?était sans
doute plus facile, la médiocrité des commentateurs. Ce livre en est une
bonne illustration.


Titusdenfer666

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