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(fr) La lutte n?est pas terminee, loin de la...

Date Wed, 5 Jul 2006 16:29:11 +0200 (CEST)


Malgré l?intervention de Chirac et ses déclarations sur ce qui
ressemble à une man?uvre d?endormissement au sujet du CPE (en
attendant une nouvelle loi qui le vide en partie de sa substance pour
mieux faire passer le reste), notre vigilance et notre lutte contre (entre
autres) la loi sur « l?égalité des chances » ne doivent pas retomber.

Au contraire, il s?agit maintenant d?accroître le rapport de force afin de
faire aboutir un maximum de revendications. Le mouvement social qui a
débuté il y a deux mois a démontré sa détermination à travers l?étendue de
la mobilisation des lycéens, des étudiants, des chômeurs et des salariés.

Les syndicats institutionnels, après des semaines de lutte, se sont
miraculeusement réveillés (comme par hasard, après le déroulement des
élections professionnelles du 23 mars, dont les invitations au vote
étaient plus flagrantes sur les panneaux syndicaux que les préavis de
grève !). Ils tentent aujourd?hui de reprendre le contrôle d?une lutte qui
continue de leur échapper (pour preuve leur entêtement à Tours à refuser
des A.G. interprofessionnelles au profit de leurs intersyndicales).Mais
c?est le cul entre deux chaises qu?ils se
retrouvent, entre leur rôle de cogestionnaires du capitalisme et celui
(relatif) de défenseur des intérêts des travailleurs, auprès desquels
ils ne peuvent trop se décrédibiliser une nouvelle fois (souviens-toi de
la lutte pour nos retraites en 2003 et de leur coup de poignard dans le
dos!). Ces syndicats défendent leurs intérêts, pas ceux des gens
mobilisés ; ils n?ont rien à négocier, on ne leur à rien demandé!!!
- Nous remercions nos camarades étudiants et lycéens sans qui?

Du côté de la mobilisation étudiante et lycéenne, le constat est plutôt
positif. La volonté de nombre de gens de décider et d?agir avec le plus
de démocratie possible permet de mettre le doigt sur les tentatives de
récupération syndicales et politiques. Ne laissons pas l?UNEF, satellite
d?un PS aux ambitions présidentielles, parler en notre nom et magouiller
les coordination nationales. De plus, nous ne devons pas compter sur les
médias ; ce n?est pas nous qui les utilisons à notre profit, mais
l?inverse, puisque nous n?avons aucun contrôle sur ce qu?ils expriment.
En revanche, des actions vont dans le bon sens : tractages vers les
secteurs publics et privés du salariat, tentative d?A.G. interpros,
occupations de lieux stratégiques, etc. A propos d?occupations, nous nous
demandons cependant pourquoi rester seulement ¼ d?heure sur les lieux, par
exemple au Vinci lors d?une réunion d?exploiteurs, et y laisser une
délégation qui n?a servi à rien ? Si la détermination et le courage de
biens des personnes dans le mouvement est à souligner, nous avons par
contre quelques critiques. Nous n?apprécions guère que certains laissent
prendre aux autres tous les risques, les accompagnant du regard au lieu de
faire masse pour se protéger. On ne fait pas non plus des actions que pour
marcher beaucoup et courir un peu, et encore moins pour passer à la télé.
C?est en visant le portefeuille de l?Etat et des patrons que la pression
sur eux
s?exercera de la manière la plus efficace.

En consolidant la lutte par une structuration des A.G. et des
commissions (au lieu d?en créer à tout va au risque de se disperser), en
travaillant au développement de l?interpro (élargir la mobilisation et la
lutte aux problématiques des conditions de travail et au CNE, un peu
délaissés), nous pourrons alors remettre directement en question nos
conditions d?exploitation.

Défendre la sécurité de l?emploi nous semble être une impasse
puisqu?il s?agit de défendre la sécurité d?être bien exploités.
Dénoncer le CPE, allant d?après certains créer l?exploitation du travail,
est nécessaire, mais rappeler que le salariat est déjà un système
d?exploitation l?est tout autant. Doit-on en rester à de simples rappels ?
Ce serait choisir la facilité !..

Luttons ensemble contre les coups bas dans l?immédiat tout en
continuant le combat de fond qui consiste à travailler à la
construction d?une société sans classe sociale, sans salariat et qui
produirait en fonction des besoins et en protégeant la nature.
Commençons par nous respecter nous-mêmes au lieu de nous soumettre chaque
jour à la consommation, à l?exploitation, au respect des hiérarchies, aux
discriminations, etc.

Nous aussi nous subissons le capitalisme, mais personne n?est obligé de
l?accepter comme une fatalité.

Groupe syndical GARAS de Tours


------------------

Lutter contre le CPE et le CNE ?
Oui, mais pas seulement?

Allons à l?essentiel : on nous impose un contrat avec période d?essai de 2
ans. Donc deux années où l?on pourra se faire virer par l?employeur sans
justification (pratique pour lui, vous ne trouvez pas ?). Ceci vient après
la flexibilité du temps de travail généralisée par les lois sur les 35H,
la baisse des pensions de retraite par l?allongement de la durée de
cotisation et la décote, les déremboursements répétés de médicaments par
la sécurité sociale, la baisse des allocations chômage et le renforcement
du flicage des demandeurs d?emploi s?accompagnant à présent d?un
chantage à la suspension des assédics? On pourrait allonger la liste, et
elle ne date pas de l?arrivée de ce gouvernement en particulier.
Ces attaques contre notre protection sociale évoluent en même temps que le
durcissement de la compétition économique mondiale. Chacun peut constater
les vagues de licenciements, les délocalisations, la montée de nouveaux
concurrents pour le patronat européen, comme les patronats indiens et
chinois?
Ce que nous vivons en ce moment c?est le durcissement des conditions
d?exploitation de notre force de travail, la volonté d?économiser au
maximum sur le social pour continuer à être compétitifs. Ce qui a été
acquis, et accordé pour maintenir la paix sociale, nous est
aujourd?hui repris. La possibilité d?exploiter la main d??uvre dans les
meilleures conditions de rendement possible n?est plus garantie pour le
patronat. Il n?y a pas d?avenir dans ce système inhumain, cessons de rêver
sur les ??30 glorieuses?? ou d?envier une vie de bourgeois bien illusoire
et nourrie de la misère des autres.
Si les arguments sociaux ne vous convainquent pas, le pourrissement de
notre planète par les pollutions devrait suffire : nous en arrivons au
stade suprême de l?absurdité, puisqu?en détruisant la nature, ce chaos
organisé qu?est le capitalisme est en train de nous détruire. Et on nous
dit d?être réalistes, responsables, que c?est pire ailleurs...
Responsables ? On nous dit de bien éduquer nos enfants, tout en nous
demandant de ne pas nous soucier de leur laisser une planète de plus en
plus invivable ? Réalistes ?
Accompagner cette course sans fin à plus de rendement pour plus de profit,
en participant à la gestion de ce système qui entretient des nantis et
divise l?humanité en classes sociales ? Continuer la politique du moins
pire ? Toujours se soumettre à ceux qui nous font dépendre d?eux pour viv
re (patrons et Etat, défendus par leurs forces de sécurité), afin que les
membres des prochaines générations qui en auront les moyens puissent se
payer une chimio à des tarifs raisonnables, dans ce monde où le cancer se
développe ?
Alors, plutôt que de faire le énième tract d?analyse ou de dénonciation
des CPE et CNE, nous vous disons plutôt que ces contrats ne sont qu?une
conséquence parmi d?autres de ce système. L?être humain a pu être soumis
et maintenu dans de plus ou moins mauvaises conditions d?exploitation
pendant de nombreux siècles, mais, avec la dégradation de la planète, nous
arrivons en ce moment au point d?un lent suicide généralisé. Jusqu?à quand
allons-nous laisser faire ? N?est-il pas plus que temps de mener une lutte
globale, de lier nos problèmes quotidiens avec la lutte contre le
capitalisme ? A vous de voir...


-------------

En lutte contre la misère sociale !

Un mois que le mouvement contre le CPE s?amplifie. Contre le CPE ? Oui,
mais pas seulement, contrairement à ce que les médias, les politiciens et
certains syndicats disent. A Tours, nous sommes aussi pour l?abrogation de
la loi sur l?égalité des chances, le retrait du décret sur le contrôle des
chômeurs, l?abrogation du CNE, du dispositif LMD et b ien d?autres choses.
On peut parfois déplorer un manque d?intérêt pour l?interpro, mais nous ne
pouvons pas être taxés de corporatistes, ce qui est très positif. Elargir
notre mouvement aux salariés et chômeurs est une nécessité, et il faudrait
continuer le travail de diffusion vers les entreprises et les ANPE, même
si les salariés réfléchissent toujours à deux fois avant de perdre leur
paye et que les chômeurs sont très souvent isolés les uns des autres.
Nos AG ont décidé d?aller aux intersyndicales, mais ne nous faisons pas
d?illusions : elles n?ont pas aidé à la grève générale contre la réforme
des retraites en 2003, elles ne le feront pas plus aujourd?hui ; ce sont
uniquement les sections combatives qui peuvent nous aider. Le minimum
que nous avons à leur demander, sans y consacrer trop d?énergie, est le
dépôt de préavis de grève couvrant de manière illimitée les personnels de
la fonction publique ; dans le privé on fait la grève sur le tas. Mais
c?est ava nt à nous de créer les contacts, de mandater des personnes
pour le relais des informations, et d?aider dans la mesure de nos moyens.
Par ailleurs, nous déplorons toujours aussi fortement l?absence de caisses
de solidarité pour payer une partie des salaires des grévistes, ce qui est
un gros frein aux grèves (pourtant, ce n?est pas faute pour la plupart des
syndicats de brasser des millions chaque année). Quant aux forces
politiques n?attendons rien des partis de gauche qui préparent déjà les
élections de 2007 : si ce mouvement échoue, cela fera leur affaire,
puisque la seule solution qu?ils avanceront pour changer les choses sera
de voter pour eux (comme d?hab). Remarquons que contre le CNE, similaire
au CPE (2 ans de période d?essai), syndicats et partis de gauche n?ont
rien tenté...

Et l?action ? A Tours le blocage de l?IUT a pris une tournure très
conflictuelle avec une partie des étudiants, stimulés par l?UNI et un
petit groupe d?activiste faisant également penser à l?extrême-droite, même
s?il serait abusif de coller cette étiquette à la majorité des
anti-grévistes, et encore moins à l?ensemble des étudiants de l?IUT. Par
contre, il y a un noyau formé pour une bonne part de fils à papa bien
égoïstes qui emploient le « moi je » à tour de bras, et qui n?ont même pas
le courage d?assumer qu?ils sont pour le CPE.
Profitant de cette alliance provisoire des arrivistes, des fachos et des
petit-bourges encouragée par certains profs, le CA de l?université essaye
de décridibiliser notre lutte en organisant un référendum. Comme si les
référendums était organisés pour ce qui nous concerne en temps normal dans
notre pseudo-démocratie (Sur l?adoption du CNE ? Au travail, en politique
?), et comme si dans notre système nous pouvions considérer que
l?organisation des référendums est démocratique. La démocratie sur
convocation non merci, oui à celle des AG.
Sur l?utilité du blocage, nous renvoyons au journal du mouvement Demain en
main n°1. Les actions qui peuvent bloquer des lieux d?étude, mais aussi de
travail ne sont pas à négliger, surtout si elles touchent au portefeuille
des patrons et/ou permettent la redistribution immédiate des richesses.
Dans le capitalisme, s?en prendre au profit est toujours un moyen de
pression efficace. Si nous bloquons les voies SNCF, pensons à bloquer le
fret pour paralyser les marchandises, au lieu de bloquer les voyageurs.
Piller des magasins alimentaires, ou genre la FNAC, pour redistribuer les
richesses
produites par la collectivité et qui profitent avant tout à une
minorité s?est déjà fait sur d?autres mouveme nts.

Une dernière proposition : voter une liste d?action très large en AG, dans
laquelle la commission action choisira ensuite, en secret. Le
fonctionnement actuel nous rend dépendant de quelques personnes, alors que
nous pouvons allier démocratie et efficacité.

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